samedi 20 octobre 2012

La Belgique en quête désespérée du graal perdu au Congo


En adoubant, par sa visite au Congo, Joseph Kabila dont l'élection est entachée de suspicions de fraudes massives avérées, le ministre des affaires étrangères, Didier Reynders perpétue le pacte néocolonial belge.

[Express Yourself]


" Derrière le Prince se pressent hommes liges et conseillers, flatteurs et profiteurs, qu'il s'agisse d'individus, de groupes d'intérêt, ou de nations.

Seul sans doute à ne pas être impliqué est le peuple zaïrois (congolais) qui subit à la fois le poids des mécanismes socio-économiques et l'arbitraire du pouvoir des autres. "

J. Vanderlinden, Du Congo au Zaïre, Essai de bilan, CRISP, Bruxelles, 1980, p. 404.

Pouvait-on imaginer meilleur symbole des entourloupes de la diplomatie belge? Le ministre des affaires étrangères, Didier Reynders, s'est rendu au mois de mars au Congo adouber Joseph Kabila dont l'élection est entachée de suspicions de fraudes massives avérées au moment où triomphe au Sénégal l'expression électorale populaire.

La virulence des querelles entre La Cour suprême de justice et la Commission électorale indépendante indique l'ampleur des fraudes.

Les élites intellectuelles et politiques congolaises sont au pied du mur: jusque à quand resteront-elles indifférentes à la désespérance de leur peuple, laquelle se nourrit aussi de la pusillanimité des universitaires ayant, politiquement, fait l'option du mandarinat ?

Rappelons qu'en 1965, la République démocratique du Congo était quasiment le seul pays africain où se sont tenues dans une totale transparence des élections législatives et provinciales démocratiques, concurrentielles et pluralistes sans le moindre financement international.

Le coup d'état militaire perpétré le 24 novembre, avec le soutien des Etats-Unis d'Amérique et favorablement accueilli par la Belgique, avait empêché la tenue de l'élection présidentielle prévue au mois de février 1966. Le Sénégal, à l'instar d'autres pays africains, connaissait déjà un régime de monopartisme de facto.

De nombreuses pétitions signées par des Congolais vivant tant au Congo qu'à l'étranger dénoncent avec véhémence ce voyage qui provoque, par ailleurs, de controverses au sein de la classe politique belge, sur fond de querelles communautaires.

Les Congolais devraient se garder des imprécations vociférées avec outrance sur le registre de l'émotionnel et de l'irrationnel.

Un tel registre apporte, immanquablement, une caution politique aux byzantines querelles belgo -belges faites de conflits d'intérêts économiques ; de rivalités entre personnalités au sein d'un même parti et de sordides marchandages pour fructifier de rentes de situation ainsi que pour se ménager des plans de carrière, grâce aux dividendes soutirées par la manipulation du champ politique congolais.

Car en réalité, Didier Reynders poursuit l'oeuvre qu'avait initiée son collègue Louis Michel - libéral francophone - en 1999: recycler dans un contexte géopolitique post-guerre froide, le paradigme de la politique congolaise de la Belgique mis au point - gravé en Tables de Loi du Royaume - par Paul-Henri Spaak, artisan en 1961 du rebond diplomatique belge au Congo, après le " tsunami " que fut la calamiteuse décolonisation du Congo suite à la myopie de la politique belge.

Pacte néo-colonial

Marquée du sceau de l'esbroufe, l'escapade de Didier Reynders au Congo tend à réactualiser l' essentiel et la portée d'un paradigme fondé sur le Pacte néo-colonial qu'Américains et Belges ont imposé à la classe politique congolaise dès septembre 1960 pour confisquer l'indépendance du Congo : 5 septembre, le Premier Ministre Lumumba, disposant pourtant d'une large majorité parlementaire, est brutalement démis par le Chef de l'Etat, monsieur Joseph Kasa-Vubu ; le 14 septembre, le colonel Mobutu, Chef d'état-major de l'armée fait un coup d'état.

C'est ainsi que se trouve consolidée la sécession de la riche province du Katanga, suscitée et puissamment soutenue par la Belgique politique et les grands groupes industriels de la Société générale de Belgique.

C'est alors que le pays sera divisé en trois pouvoirs de fait : le gouvernement du Katanga que présidait Moïse Tshombe, soutenu par la Belgique ; le gouvernement de Gizenga à Stanley ville (Kisangami) qui se considérait comme le seul légitime et le gouvernement de Joseph Iléo à Léopoldville (Kinshasa) qui n'a pas osé se présenter devant le parlement.

Ce gouvernement était en concurrence avec le " Collège de commissaires généraux ", mis en place après le coup d'état du colonel Mobutu.

Fortement ébranlée sur le plan international par la crise congolaise, discréditée sur le plan interne, la classe politique belge brandit l'épouvantail communiste et une hypothétique agression soviétique contre le Congo.

La Belgique obtint alors l'appui diplomatique américain pour contrer les visées - avérées - du coq gaulois et de la perfide Albion sur les richesses congolaises.

C'est alors que Paul Spaak - secrétaire- général de l'Otan depuis 1958 - fut appelé à la rescousse. S'entourant de brillants technocrates - Vicomte Davignon, Rothschild, Van den Boch) il élabora une politique étrangère reposant sur un paradigme dont l'essentiel se déclinait en quelques points saillants :

- instauration d'une cotutelle belgo- américaine pour contrôler le champ politique congolais afin de régenter la constitution de l'échiquier politique. C'est ainsi que depuis 1961, cette cotutelle permet d'éviter que l'expression électorale des Congolais désigne des personnalités indociles aux diktats belgo -américains.

Le leadership politique congolais n'est légitime pour les Belges que s'il a reçu l'onction belgo- américaine. Rappelons ici les étranges déclarations de l'ancien ministre des affaires étrangères, Karl De Gucht- pourtant très critique vis à vis de Kabila- qui se prévalait d'un prétendu droit moral qu'aurait la Belgique à l'égard du Congo.

L'exaspération des Congolais outrés par l'insolence du pouvoir a fortement inquiété les milieux d'affaires et la classe politique belges. Le ministre Reynders s'est alors précipité au Congo pour désamorcer cette bombe et imposer à Kabila " un arrangement ".

Disposant d'informations crédibles provenant de rapports de la Conférence épiscopale congolaise, de l'Union européenne et de la Fondation Carter, la Belgique est cependant prête à passer par pertes et profits le discrédit résultant des fraudes pour autant qu'elle y trouve son compte face aux appétits des Chinois et de la perfide Albion.

C'est ainsi que se trouve reconduit et consolidé le Pacte néo-colonial de 1960 : tel est le sens profond des acrobaties diplomatiques du ministre Reynders.

Il n'en est pas à son premier voyage " électoraliste " au Congo. Il s'y était rendu en juin 2006, accompagné d'un autre ministre libéral francophone -Armand De Decker- soutenir ostentatoirement Joseph Kabila, lors de la précédente élection.

Armand De Decker offrit, à cette occasion, de somptueux cadeaux d'anniversaire à Joseph Kabila. Au même moment, Louis Michel enjoignait les Congolais de voter favorablement pour Kabila.

- une diplomatie servante des intérêts économiques, commerciaux et industriels belges,
- une coopération militaire garante de l'ordre politique et outil d'intégration du Congo dans le bloc géopolitique occidental,
- une attention particulière accordée aux signaux émis par le Palais Royal.

Certes, les ministres Pierre Harmel, Henri Simonet ont apporté quelques nuances, mais ils ont respecté ce paradigme que Louis Michel a recyclé au profit des intérêts économiques liés à la famille politique des Libéraux.

Didier Reynders s'emploie donc à restaurer ce recyclage que De Gucht semblait récuser faisant ainsi du Congo, le miroir des contradictions belgo -belges. Curieusement, c'est au terme du voyage de monsieur Reynders qu'un Premier Ministre a été désigné et aussitôt plébiscité par de bruyantes clameurs des chancelleries occidentales.

Certes, le promu est brillant universitaire mais politiquement il répond au profil préétabli par les parrains occidentaux :il est acquis aux dogmes des institutions financières internationales et son gouvernement saura garantir les intérêts économiques et géopolitiques des Occidentaux, particulièrement ceux des Belges. 

Congo... miroir des Belges 

Congo, miroir des Belges !

C'est en ces termes que Jean-Claude Willame et Hervé Cnudde introduisent l'excellent dossier de la Revue Nouvelle de janvier -février 2005 consacré à la colonisation belge afin de répondre aux controverses qu'a suscitées le téléfilm britannique sur le Roi Léopold II : " Le roi blanc, le caoutchouc rouge, la mort noire " de Peter Bate.

Oui ! Congo, miroir des Belges. Resplendissant miroir reflétant les contradictions structurant la société belge mais que la " colonie modèle " - ciment idéologique et facteur d'unité - a quelque peu masquées.

En 1960, l'effondrement de ce ciment idéologique a laissé éclater les contradictions qui minent la classe politique, myope face à la décolonisation. Discrédité à l'intérieur, isolé diplomatiquement, le gouvernement belge tenta de redorer son blason en mobilisant les Belges à travers des représentations géopolitiques de leur pays.

En 1960 et 1964, les représentations géopolitiques remplirent plusieurs fonctions : le gouvernement belge voulut, grâce aux interventions militaires, notamment au Katanga et à Stanleyville (Kisangani) contre les " rebellions " au coeur du continent africain, (re)conquérir une place de premier plan dans le concert des nations.

La Belgique put ainsi traiter sur un pied d'égalité avec d'autres puissances occidentales dont elle prétendait assurer la défense face aux supposées visées expansionnistes soviétiques, notamment en protégeant l'accès aux ressources stratégiques au Katanga.

En 1999, la nomination de Louis Michel au poste des Affaires étrangères constitue, à coup sûr, un fait politique majeur tant sur le plan belge qu'international.

Depuis 1944, ce poste a été quasi exclusivement réservé aux socialistes (Spaak, Claes, Simonet, Derycke, Vandebroucke) et sociaux-chrétiens (Wigny, Harmel, Nothomb, Van Eslande, Mark Eyskens, Tindemans).

Depuis quinze ans, la prégnance des clivages communautaires a complètement bouleversé l'ordre institutionnel en Belgique au point que le pays vient de sortir d'une crise politique de plus d'un an. Par ailleurs, la mondialisation néo- libérale brouille tous les repères idéologiques et accentue le déclin économique de la Wallonie -avec des dégâts sociaux considérables- alors que prospère, la Flandre, dit-on, lorgne vers l'Afrique du Sud.

Economiquement florissante et culturellement proche de la Flandre, l'Afrique du sud dispose d'atouts diplomatiques et militaires que n'a pas le Congo et qui font d'elle une interlocutrice appréciée du FMI et d'une Amérique plus que jamais impériale.

Une restauration de la cotutelle belgo - américaine, sous la férule d'une Flandre à dominante politique libérale et atlantiste, permettrait aux secteurs économiques flamands et leurs partenaires de s'affirmer au sein de l'Union européenne pour imposer les revendications flamandes d'autonomie, voire d'indépendance.

Il n'est donc pas étonnant que les politiques francophones s'emploient à retrouver les vestiges de la colonie- modèle qui fit la grandeur de la Belgique pour enrayer cette perspective cauchemardesque.

Affirmer que la Belgique est en quête du Graal perdu n'est pas un cliché. Cela renvoie, au contraire, à des réalités ayant une historicité établie. Relisons attentivement deux éminentes personnalités belges: en 1908, lorsque le roi Léopold II est contraint de " céder " l'état indépendant du Congo à la Belgique, " le Congo offre le spectacle unique- au début du 20° siècle- d'un pays d'outre-mer pauvre dont une partie des ressources va être mise à la disposition d'un pays riche européen " J.Stengers,(professeur à l'Université Libre de Bruxelles) Congo Mythes et réalités, Duculot, Belgique 2007,p.110. "  

Ainsi l'investissement devient synonyme d'envahissement ;et la colonie, éternelle tributaire, voit s'écouler vers l'extérieur le flot de sa richesse. "P.Ryckmans (Gouverneur -Général du Congo -Belge 1934- 1946) Etapes et Jalons, Larcier, Bruxelles 1946,p.211.

Congo...Graal des Belges, mythe désuet ? Non, répond monsieur Denuit, auteur d'un ouvrage au titre évocateur " Congo, champion de la Belgique, en guerre " Fr.Belle, Bruxelles,1946. Congo...Graal des Belges, pur fantasme ? " Que Dieu protège la Belgique et notre Congo " c'est en ces termes que le roi Léopold III conclut son discours d'abdication, le 17 juillet 1951.

Notre Congo...la plus étincelante pierre précieuse sertie dans la couronne belge comme semble l'indiquer un dossier que le quotidien bruxellois Le Soir(23-24 février 2008) consacre à La Donation Royale :la colossale fortune que Léopold II a amassée au Congo est un des éléments constitutifs essentiels de cette Donation estimée à plus de 450 millions d'euros.

Ainsi s'explique l'acharnement désespéré du monde politique francophone de récupérer ce joyau afin de renforcer ses positions face à la Flandre.

Conjuguer optimisme de la volonté et scepticisme de l'intelligence -critique...

Le tableau dépeint ci- haut paraît si sombre qu'il serait tenté de croire que tout est irrémédiablement perdu. Les apparences peuvent être trompeuses et n'offrent qu'une vision tronquée des réalités congolaises.

Le Congo n'est pas voué à être éternellement l'otage des analphabètes politiques tirant leur légitimité des appuis extérieurs. Ce pays reste un gisement inépuisable de richesses humaines, de ressources culturelles, de compétences scientifiques et d'excellences intellectuelles qu'il faut s'employer à transformer en atouts.

Le moment paraît donc propice pour conjuguer les initiatives des parlementaires belges et congolais soucieux de libérer les relations belgo- congolaises de pesanteurs (néo) coloniales ; la vigilance citoyenne de nos sociétés civiles ainsi que les expertises scientifiques des universitaires belges et congolais pétris d'éthique intellectuelle clairvoyante afin de rationaliser les politiques de coopération pour qu'elles satisfassent les légitimes aspirations des populations congolaises.

Le poids écrasant des ingérences étrangères dans les affaires congolaises devrait désormais inciter les esprits les plus avisés des diasporas congolaises à élaborer des stratégies conséquentes pour se constituer en puissants groupes de pressions capables d'initier et de mener un travail méthodique de " lobbying "afin de libérer le politique au Congo, notamment l'accession au pouvoir et son exercice de logiques perverses du parrainage.

Le succès de ce travail passe par des choix clairs, courageux, lucides et reposant -intellectuellement -sur des argumentaires solidement articulés.

La confiscation du politique au Congo est largement favorisée par l'inculture intellectuelle des universitaires-minoritaires mais actifs et sans scrupules- asservis au pouvoir et l'analphabétisme politique d'une majorité des personnalités politiques illettrées de l'histoire du pays.

Anicet MOBE FANSIAMA
Chercheur en Sciences Sociales
Conseiller culturel du Collectif des intellectuels congolais DEFIS Paris

A Kinshasa, François Hollande inaugure une plaque à la mémoire de Floribert Chebeya


La plaque commémorative inaugurée par le président français le 13 octobre 2012.

En marge du Sommet de la Francophonie, François Hollande a tenu à rendre hommage à Floribert Chebeya, ce samedi 13 octobre. Le défenseur des droits de l’homme congolais a été assassiné dans les locaux de la police en 2010.

Le président français a inauguré une plaque au Centre culturel français de Kinshasa, et la médiathèque a été baptisée du nom du militant décédé.

Souriant et détendu, François Hollande a serré beaucoup de mains, ce samedi au Centre culturel français de Kinshasa. Le président français a tenu à inaugurer en personne la médiathèque du centre, baptisée Floribert Chebeya.

Par ce geste, François Hollande a tenu à rendre hommage au militant des droits de l’homme assassiné en 2010, et dont les assassins présumés sont actuellement jugés en appel.

Audience cruciale

Dans ce procès, une audience cruciale devait avoir lieu avant le Sommet de la Francophonie, elle a été reportée au 23 octobre prochain. François Hollande a été très ferme lors de la cérémonie samedi après midi : « Si nous faisons cela, c’est pour qu’il y ait un procès, que les auteurs présumés puissent être traduits devant la justice ».

Il a rendu hommage a des « militants des droits de l’homme qui s’étaient engagés dès la période Mobutu au péril de leur vie. Nous devons nous souvenir. Marquer la volonté de la France qu’il y ait justice. Le procès doit avoir lieu et donner le nom de Floribert à cette médiathèque est très important. »

Les membres de l’association « La Voix des sans voix » ont assisté à cet hommage émouvant, de même que la famille du défenseur des droits humains et celle de son chauffeur disparu, Fidèle Bazana.

La sœur de Floribert Chebeya a remercié le président français et elle lui a confié avoir peur pour sa sécurité. Elle a demandé à François Hollande la protection de la France, une requête qui a été entendue.

Pour le président français, « la bataille pour les droits de l’homme demeure » en RDC, où « il y a encore des réalités inacceptables ». 

Le chef de l’Etat avait tenu les mêmes propos cette semaine à Paris, ils avaient été peu appréciés par les autorités congolaises.

Par Frédérique Misslin, In RFI, 13.10.2012

«Joseph Kabila» échappe à une embuscade à son retour de Kasangulu !




Quel sale temps pour l’imposteur rwandais qui préside la République démocratique du Congo! Alors qu’avec ses collabos il peine horriblement à se remettre du fiasco médiatique et diplomatique du XIVè Sommet de la Francophonie qui vient de s’achever à Kinshasa, voilà que « Joseph Kabila » vient d’échapper de justesse à la mort.

La rédaction de L’œil du Patriote a été informée de cette nouvelle depuis 48 heures et attendait vérifier et recouper l’information. C’est chose faite depuis qu’une source au sein des services de Kanambe vient de confirmer ces faits.

Ce jeudi 18 Octobre 2012 aux alentours de 9H du matin, encore sonné par ses déboires subis les jours précédents lors du sommet et qui font de lui la risée des médias et de l’opinion tant nationale qu’internationale , «Joseph Kabila» rentrait comme souvent , d’une escapade nocturne en dehors de la ville.

Mais ce matin-là le trajet ne se passa pas dans la discrétion habituelle. En effet, après avoir passé le quartier UPN en direction du Palais de Marbre, un groupe de militaires congolais non autrement identifiés a surgi d’on ne sait où et a fait feu sur le cortège présidentiel.

Si le fils de Kanambe a eu la vie sauve, il n’en a pas été de même pour les mercenaires rwandais tanzaniens qui assuraient sa garde. Deux d’entre eux ont été abattus tandis que plusieurs autres ont été grièvement blessés. Quant aux assaillants «inconnus», ils se sont tous évanouis dans la nature comme des fantômes !

Dans l’entourage du Kanambé, on affirme qu’il est sous le choc et comme d’habitude, les quelques militaires congolais qui assurent la sécurité éloignée de son cortège pour guider leurs collègues rwandais et tanzaniens, ces militaires congolais-là sont passés par les armes sur ordre de Kanambe qui les soupçonne de complicité avec les assaillants.

Pauvres collabos! L’œil du Patriote qui ne quitte pas de vue l’imposteur l’a suivi dans sa retraite ces deux dernières nuits dans le Bas-Congo où il a décidé de se replier en dehors de la capitale pour méditer sur son avenir.

Les médias congolais sont bien entendu tenus en laisse pour ne rien laisser échapper de cet événement dans l’opinion public. Alors, à partir des quelques témoins qui ont vécu l’événement, la radio trottoir tourne à plein régime et chacun y va de son commentaire à travers la capitale!

On ne lutte pas contre le courant de l’histoire. Vomi d’un côté par les congolais qui savent désormais à qui ils ont affaire, et rejeté de l’autre par ses anciens alliés et sponsors pour lesquels il est devenu encombrant et gênant, «Joseph Kabila» sait que ses jours sont dorénavant comptés.

Il n’échappera pas à l’étau qui se referme inexorablement sur lui. Où il devra son salut dans une fuite anticipative, ou il sera broyé dans le rouleau compresseur d’un peuple déterminé à recouvrer sa souveraineté et sa dignité bafouillées.

Car il y un temps pour toutes choses, un temps pour semer et un temps pour récolter.

Kabila veut-il courtiser le M23 dans le dos de Paul Kagame et Yoweri Museveni?



Depuis que le plan rwandais de balkanisation et d’occupation de l’Est de la RDC rencontre de plus en plus l’hostilité au sein d’une bonne frange de la communauté internationale, la panique et la confusion semblent gagner le camp des agresseurs Kagamé et Museveni qui cherchent de plus en plus visiblement à remplacer leur marionnette «Kabila» en cherchant des nouveaux alliés parmi la classe politique congolaise pour sauver leur mise.

Conscient de cette nouvelle donne qui hypothèque la pérennité de son pouvoir auquel il a réellement pris goût, «Joseph Kabila» se bat pour garder la tête hors de l’eau.

Pour cela, il tente de damer le pion à ses mentors en essayant de rallier à lui les nouveaux pions de Kagame que sont justement les dirigeants politiques et militaires du M23.

Ainsi pendant que le monde entier condamne ce mouvement terroriste pour leurs multiples exactions en RDC, voilà que Kagame et Kabila se disputent plutôt en coulisse leurs services.

De source sûre, nous savons que «Kabila» multiplie ces derniers jours des contacts très suivis avec ce mouvement terroriste par le biais de ses collaborateurs civils et militaires dont principalement les généraux ETUMBA et Charles BISENGIMANA, ainsi que le Ministre de l’intérieur de la RDC M. Richard MUYEJ

Leur négociation porte entre autres sur les ministères qui pourraient être octroyés aux cadres politiques du M23 ainsi qu’aux postes de commandement que revendiquent les dirigeants militaires de ce même mouvement. Un remake du RCD-Goma et du CNDP.

Pendant ce temps, une partie de la classe politique congolaise continue à distraire la population en la détournant des véritables enjeux.

Et alors que le parlement congolais, de son côté, se complait dans des débats futiles et s’accorde des journées de vacances pour cause de «Francophonie»,les rwandais, eux, s’activent pour faire avancer leurs plans funestes contre la RDC tant dans la région qu’à l’ONU.

Paris, le 20 Octobre 2012
Candide OKEKE
L’ŒIL DU PATRIOTE

Diomi Ndongala opéré d'urgence à kinshasa suite aux séquelles de sa pénible séquestration


19 octobre 2012


COMMUNIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE, DC, DU 19/10/2012

La Démocratie Chrétienne informe l’opinion tant nationale qu’internationale que son Président National, l’Hon. Eugène Diomi Ndongala a été opéré en urgence aujourd’hui 19 OCTOBRE 2012 à 15h00 à l’Hôpital Sino-Congolais à Kinshasa.

Il est sorti de la salle de réanimation à 20h00 et son état est pour le moment stationnaire.

L’acte chirurgical a été la conséquence directe de sa longue et pénible séquestration qui a aggravé un problème abdominal, obligeant son chirurgien à intervenir en urgence.

Les militants de la DC sont de cœur avec le Président Diomi Ndongala et ils dénoncent les interférences de l’exécutif congolais sur l’administration de l’Hôpital afin de nier l’administration de soins au dissident politique Diomi Ndongala dans cet établissement hospitalier public et par conséquent soumis à la tutelle du Ministère de la Santé.

C’est seulement à la suite de l’intervention directe de la Monusco, des ONG des droits de l’homme et de certains députés de l’opposition que l’Hôpital en question a autorisé l’admission au bloc opératoire du président Diomi Ndongala.

Des députés de l’opposition se sont rendus directement dans la salle de réanimation pour rendre visite à leur collègue après que celui-ci ait subi une ablation douloureuse d’un masse abdominale.

Le président souffre aussi de contusions au bras droit et au dos qui ont été pris en charge dans le même établissement hospitalier.

Vérité et Justice pour le Congo,

Pour la Démocratie Chretienne, DC,
Son Porte-Parole,
Marc Mawete 

La face cachée de la solidarité africaine

Une idée très répandue présente l’Afrique comme la terre de la solidarité. Souvent opposée à l’individualisme occidental, elle cache pourtant des zones d’ombres dont il est tabou de parler.


Plus qu’une option, l’entraide est un devoir. Très jeunes, nous apprenons à nous dévouer pour le bien-être de la famille, avant de penser à notre épanouissement personnel.

Les Africains de la diaspora le savent bien. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils émettent tous les mois des mandats au bénéfice du «bled».

Les transferts d'argent de la diaspora africaine ont atteint un montant de 21,5 milliards de dollars (15,4 milliards d'euros) en 2010, selon un rapport de la Banque mondiale. Cette somme équivaut à quatre fois le budget annuel de la République démocratique du Congo (RDC).

Une preuve éloquente de solidarité de la part de ceux qui sont partis et qui sont obligés d’assister les leurs, restés dans des pays pauvres et gérés de manière calamiteuse.

Depuis son deux pièces au 14e étage d’une tour HLM à Melun (région parisienne), Rolly arrose sa famille restée à Kinshasa (capitale de la RDC).

Arrivé en France en 1998, il a vécu dans la clandestinité pendant neuf ans. Régularisé en 2008, il travaille actuellement comme vigile dans une grande surface.

Ce job lui permet d’empocher un peu plus que le salaire minimum (1.400 euros). «J’aide mes parents et mes quatre frères et sœurs restés au pays», confie t-il. Tous les mois, c’est en moyenne 500 euros qui transitent par les agences de transfert de fonds.
«Je paie pour les études de mes frères et sœurs et pour le loyer de mes parents. J’essaie dans la mesure du possible d’aider les cousins et les oncles qui sont nombreux à m’appeler au secours.»
Une fois les transferts effectués, Rolly se débrouille avec le reste, en attendant la fin du mois suivant. Il ne sort presque jamais et fait très attention à ses dépenses.

N’en déplaise à Monsieur Guerlain qui émit un jour des doutes quant à la «capacité du nègre à travailler», ils sont nombreux ces Africains qui peinent, cherchent et frottent pour entretenir la famille. Ils le font si bien qu’ils oublient de s’occuper d’eux-mêmes, obnubilés par la soif de servir.

Et c’est bien tard qu’ils se rendent compte qu’ils ne sont plus que des porte-monnaie sur pattes, au service de frères, cousins et oncles qui en demandent toujours plus et qui ne se rendent pas compte de la peine éprouvée pour gagner les euros qui entretiennent le village.

Pressions familiales et chantage 

 

«Le jour où j’ai appelé mon père pour lui dire que je n’en pouvais plus de la clandestinité et que je voulais rentrer au pays, j’ai cru qu’il aurait une attaque», se souvient Céhinah.

Actuellement nounou dans une bonne famille du XVIe arrondissement de Paris, cette Ivoirienne a débarqué en France il y a une dizaine d’années pour poursuivre ses études en droit. «Alors étudiante, j’étais quand même obligée de travailler pour envoyer de l’argent au pays.» Elle arrête les études et c’est là que les choses se gâtent. Injonction de quitter le territoire, passage à la clandestinité, travail au noir, bref l’enfer.
«Je me souviendrai toute ma vie de cette conversation avec ma mère. Elle était en larmes. Elle m’a dit que je n’avais rien à faire au pays. Ma place était en France. Je devais y rester, travailler et aider la famille. Je me suis sentie seule. Personne n’avait l’air de se soucier de mon sort. Mes propres parents n’avaient pas l’air de comprendre que c’était très dur la vie de sans-papiers.»
Que penser lorsque vos parents vous font comprendre qu’ils préfèrent votre argent à votre présence? «Lors de mes visites au pays, j’ai la bizarre sensation d’être culpabilisée pour avoir payé très cher un billet d’avion. Je ferais peut-être mieux d’envoyer l’équivalent de l’argent dépensé, plutôt que d’aller rendre visite à ma famille», regrette Céhinah.

Avoir un enfant, un frère ou une sœur dans l’hémisphère Nord est un motif de fierté. Pas besoin de travailler, le «Parisien» assure.

Ainsi, les jouisseurs de la filière «famille à l’étranger», ceux qui fréquentent régulièrement les agences de transfert d’argent, ont plus de chances de séduire la gent féminine qu’un travailleur local. Cela sans compter les mariages arrangés entre maris du Nord et femmes du Sud. La preuve même qu’on peut s’aimer et se faire des cadeaux sans s’être jamais vu!

Certaines familles poussent le vice jusqu’au chantage. Les ancêtres maudiraient leurs descendants qui s’écartent du chemin de la solidarité. Il faut également tenir compte du fait que, dans bien des cas, la famille cotise pour payer le billet d’avion ou les passeurs. Quoi de plus normal que d'attendre un retour sur investissement?

La provenance des fonds n’a aucune importance 

 

La pression familiale pousse certaines filles à la prostitution. Il suffit de traîner autour des quartiers chauds du XVIIIe arrondissement de Paris —de la gare du Nord à la porte de Clignancourt— pour croiser le chemin de ces péripatéticiennes venues d’Afrique. Les bisous exotiques se bradent ici pour des sommes allant de 10 à 30 euros. Il en faut des passes pour réunir les centaines d’euros à envoyer au bled.

Les bénéficiaires de la solidarité sont très peu regardants sur la provenance de l’argent. Ce qui compte, c’est de recevoir ses euros. Ils sont prêts à inventer des besoins pour recevoir une enveloppe plus importante. C’est ce que vit Romain, échafaudeur d’origine congolaise:
«Il y a quelques années, mon frère m’a appelé pour m’annoncer que sa femme était très malade. Il avait besoin d’argent pour l’emmener à l’hôpital. Pris de panique, j’ai couru vers une agence pour effectuer un transfert. J’apprendrais plus tard que ma belle-sœur n’avait jamais été malade. Mon frère avait inventé une histoire pour me soutirer de l’argent.»
Il ne faut surtout pas se plaindre lorsqu’on se rend compte de la supercherie. Vivre à l’étranger, c’est un peu comme avoir une source intarissable d’argent.
Il est fréquent qu’un émigré célibataire et sans enfants entretienne la famille de son frère qui a deux femmes et une flopée d’enfants.

Une solidarité qui reste informelle  

 

Dans la chaîne de la solidarité, il vaut mieux être du côté de l’arrosé. Etre solidaire, c’est en quelque sorte accepter de se faire ruiner sans broncher. Les milliards des expatriés viennent combler un déficit causé par une gestion catastrophique de la chose publique sur tout le continent.

Plutôt que de s’insurger et demander des comptes à ses dirigeants, l’Afrique fait porter le fardeau à sa diaspora.

Les millions de dollars envoyés de l’étranger ne créent-ils pas une culture de la dépendance plutôt que du travail et de la réalisation personnelle?

La question se pose sérieusement quand on sait que l’essentiel des fonds transférés sur le continent par les rescapés du bateau africain financent les petits besoins du quotidien, dans le cercle familial.

Il n’a jamais été question d’investissements de masse sur des projets d’envergure, susceptibles de sortir le continent d’un marasme économique quasi-endémique.

Cédric Kalonji

Entre la France et le Tchad, le divorce c'est maintenant

Rien ne va plus entre Paris et N'djamena. Depuis que François Hollande a multiplié les attaques contre le pouvoir de Joseph Kabila en RDC, certains pays, comme le Tchad, se sentent directement visés.

Nicolas Sarkozy, Ali Bongo et Idriss Deby le 23 octobre 2010, AFP photo / Fabrice Coffrini

Quelle mouche a donc piqué le président Idriss Déby Itno du Tchad? De retour d’Afrique du Sud, il s’est arrêté le 16 octobre à Kinshasa, trois jours après avoir boudé le sommet de la Francophonie dans cette même ville.

Durant ce voyage, il s’est aussi rendu en Guinée équatoriale. Cherchait-il à faire diversion, et rendre banal le bras de fer actuel entre son pouvoir et les syndicats tchadiens ou a-t-il des comptes à régler avec le nouveau pouvoir français?

Les dirigeants de la Guinée équatoriale et de la République démocratique du Congo ont en commun le fait d’avoir été maintes fois interpellés par les défenseurs des droits humains pour manquements graves dans leur gestion du pouvoir d’Etat.

Récemment, ils ont encore été mis à l’index par le nouveau président français, François Hollande.

Le 8 octobre 2012, à l’Elysée, une première rencontre entre les deux hommes a dû être reportée. Le président Idriss Déby Itno aurait mal pris les exigences du chef de l’Etat français.

Celui-ci, dans sa logique de faire respecter les droits de l’Homme sur le continent africain, avait demandé un geste de N'djamena dans le sensible dossier d’Ibni Oumar Mahamat Saleh.

Mur d'hostilité


La France veut que la justice tchadienne et le comité de suivi mis en place s’activent pour que l’enquête sur cet opposant politique disparu début 2008, ne soit pas définitivement enterrée. Déby garde le silence.

Hollande agacé, annule le rendez-vous au dernier moment, prétextant que son agenda était trop chargé.

Braqué à son tour, le chef de l’Etat tchadien, sans l’annoncer officiellement, boycotte le sommet de la
Francophonie. Enfonçant ensuite le clou, il entreprit de faire une courte escale à Kinshasa, de retour d’Afrique du Sud.

Fait rare: Joseph Kabila se déplace à l’aéroport, pour un tête-à-tête qui n’a certainement pas échappé à Paris. Y aurait-il d’autres contentieux entre le Tchad de Déby et la France de Hollande?

On sait que le Tchad est peu motivé à s’embarquer dans l’intervention armée visant à chasser les groupes islamistes du Nord-Mali occupé.

Or, le dossier est piloté aux Nations unies par les Français. Les animosités iront-elles croissantes? Ironie du sort, c’est la France qui, à un moment donné de l’histoire, avait sauvé l’actuel homme fort de N'djamena des griffes d’opposants armés.

Front anti-Hollande


Aujourd’hui, la soudaine réapparition publique du chef de l’Etat tchadien à l’extérieur, tend à faire croire qu’il se prépare un front anti-français ou anti-Hollande. Auquel cas, le noyau dur pourrait se constituer de pays dont les dirigeants se seraient sentis blessés dans leur orgueil, suite aux récriminations de Hollande.

Dans un tel scénario, le président Déby se projetterait-il comme le patron de la fronde?

Le Tchad, la Guinée équatoriale et la RDC ont ceci de particulier que tous trois possèdent d’énormes ressources naturelles.

Malheureusement, les dirigeants de ces pays qui croient se suffire, s’illustrent toujours négativement. Or, la France connaît bien nos réalités, parfois même mieux que nos dirigeants, généralement mal entourés.

Les faiblesses des dirigeants africains sont ainsi notoirement connues de Paris. Et c’est pourquoi, avant et pendant le sommet de la Francophonie, le nouveau patron de l’Elysée ne s’est pas privé de titiller les dirigeants africains.

Aucun doute qu’il les harcèlera sans cesse, vu la cupidité et l’égoïsme qui habitent certains d’entre eux, mais aussi le contexte de privation de libertés sur ce continent.

Dans un refrain qui reviendra probablement tout au long de son mandat à Paris, Hollande se fera le devoir de condamner tous ceux dont la gestion du pouvoir d’Etat sur le continent scandalise.

Il sait que sur ce point, il pourra toujours compter sur le soutien des «sans-voix» et de leurs défenseurs. C’est pourquoi depuis son arrivée, la panique gagne les rangs de certains gouvernants africains.

Le discours tenu par Hollande est relativement nouveau, et les actes qu’il pose troublent le sommeil de dirigeants visiblement mal dans leur peau. Eux qui avaient toujours trouvé oreille, gîte et couvert à Paris, se sentent désormais esseulés et vulnérables. 

Ecouter la souffrance du peuple 

 

Sans exagération aucune, on peut dire que, par les positions de principe, le chef de l’Etat français séduit l’opinion africaine et galvanise les opposants les plus crédibles.

Pourquoi aura-t-il fallu attendre qu’un messie —encore un autre «toubab»— nous arrive de l’Hexagone pour rappeler ces dirgeants africains à leur devoir de responsabilité?

La réalité crève l’œil depuis si longtemps: retard sur tous les plans, chômages endémiques, maladies et malnutrition, faim et soif, manque d’instruction, guerres fratricides, détournements crapuleux, assassinats politiques sur fond de querelles de chiffonniers, injustices sociales, sur un continent pourtant riche et majoritairement peuplé de femmes et de jeunes qui ne demandent qu’à s’impliquer pour juguler les fléaux.

L’opinion africaine n’en voudra pas à Hollande de servir la leçon à des dirigeants sourds aux appels de détresse de leur peuple.

C’est pourquoi ses phrases qui font si mal aux dictateurs et aux usurpateurs, elle les applaudira des mains ou à défaut, des yeux, là où les libertés sont confisquées.

Plutôt que de se tromper de combat, et faire preuve de susceptibilité, Déby aurait mieux fait de répondre à son interlocuteur français.

En tout état de cause, le comportement d'Idriss Déby donne matière à pousser les Français à soutenir Sénégalais et Belges pour vite faire juger Hissène Habré, et peser d’une certaine façon, sur son devenir à lui.

Des mal-aimés, il y en a sans doute plus!

Le Pays

Congo ? ....Le Hamas et le Fatah

Les deux mouvements se battent pour une même terre, la Palestine. Ils parlent aussi au nom d’un même peuple, les Palestiniens. Et ce peuple est de culture « Arabe ».


Chez les Palestiniens comme chez leurs voisins les Juifs, les enfants sont éduqués et formés dès le bas-âge au sacrifice pour leur terre.

Là-bas dans ce pays, en Palestine, terre d’Edouard Saïd et de Yasser Arafat, une femme ou une mère consent avec dignité, et ce après avoir longtemps gardé son bébé dans le ventre, et aussi avec tout ce que cela suppose comme souffrances, privations, douleurs de toute sorte endurées et espoirs suscités, de l’offrir sous les balles adverses comme sacrifice pour la défense d’une cause juste et noble, la terre de leurs ancêtres , la Palestine.

Comme il en est coutume dans pareil cas, des larmes qui coulent des yeux de cette femme et mère expriment les conditions des femmes dignes de porter le nom de mère.

Par contre, les familles et les voisins qui participent à ce qui ressemblerait à un deuil se réunissent non pour pleurer un « mort » mais pour honorer un digne fils dont la durée fut courte sur la terre.

Comme on sait le voir, la mort et la vie ont un autre sens que celui qui leur est accordé par des hommes ordinaires. Le sens et la valeur que ce peuple attribue à leur terre équivaut à celui qu’ils témoignent à la vie.

Pour les Palestiniens et tous les autres qui inscrivent leurs noms dans l’histoire, la terre est vie car sans terre, un peuple ne vit pas. Un peuple n’a pas d’histoires. Il n’a pas d’origine. Il n’a pas de passé. Il n’a pas de présent. Le futur lui est interdit. 

Non seulement que le peuple interdit de terre ne signifie rien, mais il est visible à peine. Nous avons que nous n’avons jamais vu un enfant arabe se laisser facilement adopté ailleurs par d’autres peuples « civilisés ou pas.

Tandis que le fils ou la fille du « Nègre » l’est souvent et ce avec pompe. Et des fois, les parents s’en réjouissent naïvement.

Quand nous observons le peuple « Arabe » et que nous toisons l’Occident, nous constatons que les deux partagent ensemble une particularité. Ils ont à tour de rôle exploité et colonisé l’homme « Noir » que les Arabes, les premiers, transformèrent en « Nègre ».

Alors, je me demande combien des Congolais éduquent ou élèvent leurs enfants à aimer leur terre et à savoir périr pour elle. Quelles en seraient les statistiques si elles étaient interrogées ?

Nos mamans, nos femmes et nos filles sont régulièrement violées et versent leur sang sur cette même terre, le Congo.

Et comme elles, nos ancêtres se demandent aussi pourquoi nous avons abandonné la terre Congo à ceux qui la piétinent sans égards et impunément. Nous l’avons abandonnée aux soudards de Paul de Kagamé et à la cinquième colonne qui lui sert de machine de guerre.

On ne saurait nous accuser de prôner la mort alors que le Congo-Kinshasa en comptabilise déjà plus de 6 000 000. Mais c’est tout de même aisé de comprendre que des hommes qui sont nés pour obéir apprennent difficilement le pourquoi de mourir pour sa terre.

D’où. Il faut compter et composer avec des paysans congolais et toutes les mamans maraichères dont le fils ou la fille a terminé ses études grâce au travail de la terre.

Le paysan Congolais et la femme paysanne Congolaise connaissent la valeur et l’importance de la terre. Ils en connaissent également le goût parce que leurs ses enfants en mangent régulièrement et en hument le parfum.

Pour eux comme pour nous, la terre Congo vaut la peine de mourir pour sa cause.

La mort ne peut effrayer que les natures ratées. «Naître, [écrit Jean-René OVONO MENDAME in Le Savant Inutile], c’est déjà appeler la mort. […] [Et] Les humains qui redoutent la mort auraient dû refuser de naître. [Mais} ne s’étant pas opposés à leur naissance, ils n’ont pas à fuir la mort ».

Les Hamas ont eu à affronter leur frère de Fatah. Ils les accusèrent de collaboration avec l’ennemi. Ce qui les poussa à les chasser de la ville symbole de Gaza où ils tuèrent quelques-uns et en firent prisonniers d’autres.

Ce faisant, ils provoquèrent Israël en duel dans une guerre, bien que perdue d’avance face au Tsahal, une armée redoutée et d’un État puissant, mais leur objectif poursuivi fut moins de remporter une victoire militaire contre Israël.

Mais ils arrachèrent péniblement le statut tant recherché d’interlocuteur direct d’Israël que le Hamas ne fut jamais. Certes que comparaison n’est pas raison, mais notre condition actuelle ou de toujours vis-à-vis de l’Occident ne diffère de celle de Hamas.

L’Occident dans son ensemble ne nous a jamais, nous comme peuple, considéré comme des véritables interlocuteurs avec lesquels ils peuvent s’asseoir autour d’une table et négocier en partenaire ou en égaux. Mais ce statut a un prix.

À ce stade, il y a lieu de s’imprégner et du jeu et des règles du jeu. Leur maîtrise passe par la meilleure ou la bonne connaissance de l’adversaire. Tant que nous nous tromperons sur sa nature, et tant que nous hésiterons à lui coller un visage précis, nous aurons du mal non seulement de développer des stratégies adéquates mais également de saisir son mode opératoire.

Connaître l’adversaire signifie d’arrêter de nommer tantôt « celui » que l’on appelle couramment Joseph Kabila, tantôt de désigner le paralytique Paul Kagamé, mais de nommer courageusement le chasseur et de stopper de toujours nous lamenter de sa nature sauvage.

L’homme « Occidental » dans ses différentes espèces, française, allemande ou encore belge, se comporte pour celui qu’il est réellement : un prédateur. Mais de tous, les Anglo-Saxons qui opèrent visiblement aujourd’hui au Congo-Kinshasa par Kagamé interposé sont d’une autre particularité.

Les propos suivants tirés de l’interview du professeur Andrej Fursov, directeur du Centre d’études russes à l’Université des sciences humaines de Moscou et membre de l’Académie internationale des sciences (Munich) nous le contrediraient : « Les Anglo-Saxons sont des joueurs de billard au niveau mondial, ils travaillent selon le principe de tirer simultanément plusieurs balles d’un coup (ce qu’on devrait apprendre d’eux). […].

Ils agissent par «chaos orchestré». [Soudan, Lybie, Mali, Congo-Démocratique}. [Et] cela ne fait pas partie de [leurs] traditions de lâcher prise après avoir planté leurs crocs dans une proie comme un pitbull.

Ils feront pression à fond jusqu’à ce qu’ils aient imposé leur projet ou jusqu’à ce que l’adversaire leur brise les reins », ( http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3533).

Avec Aristote, nous apprenons que « [C’est la guerre qui a établi] à l’origine la division sociale entre hommes libres et esclaves, et l’art de la guerre est « en un sens, un mode naturel d’acquisition […] et doit se pratiquer contre les bêtes sauvages et contre les HOMMES qui, NÉS POUR OBÉIR, s’y refusent, car cette guerre-là est par nature conforme au droit ». Aristote, Politique I, 9, 1256b.

Les Congolais ont tout essayé. Ils ont prêté attention aux mirages de ceux qui ont conduit notre « peuple » vers des voies de compromission notamment les récentes élections organisées en 2006 et 2011.

Et récemment encore, certains vautours dont nous taisons expressément les noms pour ne pas en faire une publicité gratuite tentent de vendre des nouveaux plans de sortie de crise. Cette fameuse troisième voie, une solution de complaisance qui revient sous d’autres formes et d’autres acteurs.

Et souvent la même canaille qui fait semblant d’ignorer que dans la situation actuelle du Congo la seule négociation possible est la guerre.

Pour tout celui qui a tout perdu, comme l’homme Congolais, l’unique voie possible n’est ni l’opposition, ni une solution médiane qui lui épargne toute peine, mais comme Baldwin qui, en citant la Bible, titrait son livre : « La prochaine fois le feu ».

L’Occident ne pourrait pas sauver le soldat Kagamé qui a lamentablement échoué dans sa mission de la balkanisation du Congo.

Le nègre Kagamé n’a pas appris de l’histoire que l’Occident, en particulier les Anglo-Saxons, ne garantissent jamais rien à personne et encore moins à quelqu’un qui a trahi son pays et son peuple. Les anciens aimaient à dire: «Roma traditoribus non premia» (Rome ne paie pas les traîtres) ».

Comme le Hamas, nous devons affronter le Fatah-Congolais, tous ces collabos qui se présentent sous diverses formes. Aux vainqueurs, il incombera le devoir de livrer la bataille finale celle de l’honneur contre le paralytique qui coordonne la sous-traitance au Congo.

« Le pouvoir, [disait Patrice Emery Lumumba], ne se donne pas sur un plateau d’argent mais il s’arrache ».

J’en profite aussi pour répondre à ceux qui croient naïvement que « la lutte [devrait] se mener de l’intérieur et non de l’extérieur. [Bien sûr que} toute personne a droit de formuler ses théories.

Nos ancêtres disaient « le riz cuit à l’intérieur de la marmite, mais c’est grâce au feu qui flambe à l’extérieur. Autrement dit, lorsque les conditions de la lutte l’exigent, il faut s’exiler. C’est ce que le MPLA et le PAIGC ont fait au cours de leur lutte ».

Likambo ya mabele, ezali likambo ya makila


Mufoncol Tshiyoyo,

homme politque congolais
Président du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC
Mouvement Politico-militaire, R.A.P. en sigle, mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com
004745007236
© Congoindépendant

L'incident du Palais de la nation entre Kabila et Hollande

Vendredi, 19 Octobre 2012



La gestuelle a tout expliqué sur ce que François Hollande et Joseph Kabila pense l'un de l'autre.

Au delà, il y a eu un grave un incident lors du tête à tête entre les deux chefs d'Etat, selon des sources dignes de foi. Le Français s'est permis de demander des comptes à son hôte sur l'affaire Floribert Chebeya et celui-ci lui a rétorqué séchement que cette question ne faisait pas l'objet de leurs discussions.

«Joseph Kabila a expliqué à Hollande que déontologiquement, il ne pouvait pas interférer dans une affaire qui suit son cours normal au niveau de la justice», ont rapporté des membres de l'entourage présidentiel. Comme pour rappel au «Président normal» l'indépendance de la justice sur laquelle les Occidentaux eux-mêmes ne transigent pas du tout.

Mais ici, y a-t-il indépendance de la magistrature lorsque le jugement avant dire droit sur le statut du Général John Numbi est renvoyé au 23 octobre, question d'éviter le pression d'avant-Francophonie.

A partir du Palais de la nation, le décor était planté pour la suite des événements dans la salle de congrès du Palais du peuple. Assis l'un à côté de l'autre, Hollande et Kabila se sont à peine regardés dans les yeux. Quand le second descend de la tribune après avoir prononcé son discours, son voisin ne se donne pas la peine de le congratuler, selon les us et coutumes en la matière.

Le président congolais le lui rendra bien aux termes d'une allocution où Hollande a dit a demi mot que les dernières élections n'ont pas permis aux Congolais d'exercer pleinement leurs droits de se choisir leurs dirigeants. D'autres Chefs d'Etat abonderont dans le même sens comme s'il s'étaient distribués les rôles avec Hollande.

A commencer par le Tunisien qui a exhorté a entreprendre des réformes avant de mettre en garde que si cela n'est pas fait, le peuple le fera lui-même.

Le Sénégalais Maki Sall, à son tour, a fustigé la logique de tout ou rien. Logique qu'applique Kabila au point qu'il multiple des stratagèmes, via son bras armé Aubin Minaku, pour empêcher les opposants de se choisir leur porte-parole.

Le Premier ministre canadien a enfoncé le clou avec une rengaine instante sur le respect des droits de l'homme. Dans la matinée, il avait été plus dur, dans une interview accordée à RFI, affirmant qu'il allait saluer Kabila mais par le rencontrer. Position relayée par la Premier ministre du Québec, Pauline Marois.

Les droits de l'homme sur lesquels Hollande a ajouté une touche particulière avec l'inauguration d'une médiathèque, au Centre culturel français, en mémoire de Floribert Chebeya. Allez-y demander aux diplomates la portée d'un tel geste, posé par un Chef d'Etat étranger sur le sol d'un autre Etat.

Tous ces discours et gestes mis en ensemble, le 14ème sommet de la Francophonie aura été l'occasion pour les hôtes de Joseph Kabila de venir lui dire la vérité chez lui, dans sa propre maison. Kinshasa avait voulu en faire le moment d'une restauration internationale, elle en est sortie avec une image davantage écornée.

Même son trompe-l'oeil de quelques artères réhabilitées et repeintes pour les besoins de la cause n'a pas résisté à la curiosité des médias francophones qui a ramené à la surface les réalités kinoises profondes. Réalités faites d'une existence sans eau ni électricité pour la majeure partie de Kinois et des Congolais.

Sur le boulevard du 30 juin, les caméras des confrères ont eu le temps de s'arrêter sur la façade de l'immeuble ex-Regina pour constater que derrière cette bâtisse recouvertes des vinyl aux couleurs de la Francophonie gît un chantier abandonné depuis des années dont le rez-de-chaussée sert de décharge publique.

La fête francophone passée, la tension n'a pas pourtant baissé. Bien au contraire. Retour chez lui, Alpha Condé a carrément fait état d'une dictature à Kinshasa. Kabila, de son côté, s'est vu renforcer avec les critiques de Blaise Campaoré contre Hollande en même qu'il a nargué celui-ci avec la visite d'Idriss Deby Itno au lendemain même de la clôture de la grande messe du Palais du peuple.

Deby a évité Hollande à Kinshasa, fâché que Paris lui ait demandé des explications sur le sort d'un opposant tchadien. Il a trouvé un allié objectif en Kabila qui porte le procès Chebeya comme une épine dans le pied. Alliance circonstancielle qui ne pourra pas peser face à la détermination de François Hollande qui a promis aux opposants de faire tout ce qui est à son pouvoir pour ...


MTN

Agression de la RDC : L'Angola tombe dans le piège de Kagame et Museveni !




Une action de lobbying dans précédent a été lancée à partir de Kigali et Kampala. Il vise à rallier individuellement tous les chefs d'Etats des Grands Lacs africains d'abord, de l'Afrique centrale ensuite et des plus influents du continent, enfin, à la cause du M23. C'est le président ougandais en personne qui pilote l'action.

Dos Santos d'Angola est le premier à être tombé dans le panneau. Au cours de la dernière sortie régionale, l'Angola a officiellement épousé les thèses rwandaises. A savoir que la vraie solution à la « crise congolaise » passe par les négociations directes entre Kinshasa et le M23.

Luanda, qui était au départ proche de l'approche congolaise, vient d'effectuer un virage à 180°. Au fond, le but de l'International Tutsi Power (Itp) est d'isoler la RDC dns la région. Des actions de lobbying se poursuivent ainsi auprès de différents chefs d'Etat africains. Et les agresseurs sont suffisamment avancés dans les contacts.

Le fait déjà que le Conseil Permanent de l'Union Africaine (Ua) ait recommandé l'application des accords conclus avec le Cndp, reste un signal fort alarmant.

Ainsi Museveni, qui est plus rompu à la diplomatie, s'active à obtenir un ralliement massif à la cause du M23. Un plan monté à ce propos prévoir qu'un consensus autour de cette rébellion apparaisse à l'échelle régionale d'ici la fin de l'année en cours.

Erreur stratégique

Nos agresseurs sont plus qu'actifs sur le terrain diplomatique. Chaque jour, des experts sillonnent des grands palais de la région ainsi que ceux du continent, en vue de déblayer le terrain et conditionner les différents interlocuteurs.

Museveni passe une très large partie de son temps à téléphoner personnellement à des chefs d'Etat africains pour parler de la crise congolaise.

Du côté congolais, il est décevant de constater qu'après l'emballement des premières heures, notre diplomatie est tombée en léthargie.

Complètement absorbé par les préparatifs du XIVème Sommet de la Francophonie, Kinshasa 2012, le patron de la Diplomatie congolaise a littéralement baissé la garde, voici maintenant plus d'un mois.

Et ce fut justement lorsque l'échéance du Sommet a le plus approché que le Rwanda et l'Ouganda sont devenus plus agressifs sur le plan diplomatique. Oui, ce Sommet de Kinshasa aura été d'un franc succès, mais il aura malheureusement une remarquable régression de l'action diplomatique congolaise.

En son temps, le Palmarès avait suggéré de décharger le ministre des Affaires Etrangères du protocole Francophonie. En effet, on ne voyait pas comment Raymond Tshibanda pouvait se montrer efficace, diplomatiquement parlant, en cumulant les Affaires Etrangères, la Coopération Internationale et la Francophonie. Ce dernier protocole était impossible à concilier avec le reste dans le contexte des préparatifs du XIVème Sommet.

Déjà ailleurs, notamment en France où l'on avait pourtant pas à organiser le Sommet, l'on a eu la souplesse de faire de la Francophonie un secteur à part. pour n'avoir pas compris la chose à temps, mais le payons cash en ce jour. Comment remonter la pente ?

 
LP

Conseil de sécurité : le Rwanda récompensé !

vendredi 19 octobre 2012
Malgré les tueries, les massacres et le pillage des ressources naturelles de la RDC


Depuis quarante-huit heures, le Rwanda fait partie du Conseil de sécurité des Nations unies. Pour un mandat de deux ans. Incroyable consécration de l’impunité. 

Pour avoir allumé du feu en RDC et participé activement à la violation des droits de l’Homme et  au pillage systématique des ressources naturelles du Congo, le pyromane se trouve aujourd’hui récompensé par les puissances occidentales qui l’élèvent au rang des sapeurs-pompiers appelés à maintenir la paix sur la planète.

Massacres à répétition ayant causé plus de 6 millions de morts et des centaines de milliers de déplacés ; absence d’autorité de l’Etat dans l’Est de la RDC occupé par des seigneurs de guerre à la solde de Kigali et de Kampala, instabilité permanente et généralisée, etc. 

Cette addition n’était pas suffisamment salée pour émouvoir les puissances occidentales. Au point où elles viennent d’accorder une prime à l’un des agresseurs de la RDC, à savoir le Rwanda, en l’acceptant comme membre non permanent du Conseil de sécurité pour un mandat de deux ans.

La représentante de la RDC à l’ONU a tenté, vainement d’infléchir la tendance. Sans succès, les accusations sur le rôle déstabilisateur joué par le régime de Kigali dans l’Est de la RD Congo n’ont pas apporté le résultat contraire. Les dés étaient jetés d’avance. Par ailleurs, et c’est cela le plus curieux, la candidature rwandaise était l’unique du continent. 

C’est dire que déjà en amont, la diplomatie rwandaise avait rallié à sa cause des pays du continent africain, avant d’aller à l’assaut des autres membres de l’organisation mondiale.

La preuve éloquente que l’axe du mal est établi par des puissants de notre planète vient d’être une nouvelle fois administrée à travers le choix porté sur le Rwanda. Celui-ci étant désigné membre du Conseil de sécurité suivant des critères flous et difficilement acceptables. 

L’opposition de certains membres permanents du Conseil de sécurité n’est pas allée jusqu’au bout, à savoir l’usage du droit de veto. Des pays, notamment la France ont tenté de s’opposer à cette désignation, suite aux preuves éloquentes cumulées et documentées par des experts chargés d’enquêter sur l’instabilité récurrente dans l’Est de la RDC.

Du coup, le droit international en prend un sérieux coup et l’injustice fait son entrée par la grande porte dans le concert des Nations. La démonstration de l’injustice à ciel ouvert est un fâcheux précédent. Car, ne devrait siéger au sein du Conseil de sécurité  que des Etats qui ont une conscience légère et non des Etats criminels et voyous pour reprendre le terme consacré. 

Le Conseil de sécurité est l’organe onusien à qui échoit la plus grande responsabilité de maintenir la paix et la sécurité internationales. A travers des résolutions, cet organe prend des mesures pour l’accomplissement de cette mission essentielle à l’équilibre des rapports entre Etats. 

Le Rwanda, l'Argentine et l'Australie ont été élus jeudi membres non permanents du Conseil de sécurité de l'ONU pour un mandat de deux ans à partir du 1er janvier 2013. 

Sur les 193 pays membres de l'ONU, le Rwanda a obtenu 148 suffrages, l'Australie 140 et l'Argentine 182. Il fallait rassembler 129 voix, soit une majorité de deux tiers, pour être élu. Le Conseil, qui compte 15 membres, renouvelle chaque année cinq de ses dix sièges de membres non permanents, sur une base régionale.
   
Prise en charge par les Anglo-Saxons

Dans cette bataille, Kigali a reçu le soutien des pays anglo-saxons. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont exercé des pressions considérables afin que l’unique candidature rwandaise soit entérinée par l’assemblée générale des Nations unies. 

Chose faite depuis le jeudi 18 octobre 2012. 44 Etats votants se sont opposés au choix, pour ne pas cautionner les pratiques criminelles constatées dans l’Est de la RDC. 

Cette prise en charge diplomatique du régime de Kigali n’est pas une surprise pour des observateurs avertis.

Kigali a toujours reçu la bénédiction de certaines capitales occidentales bien identifiées dans sa sale besogne de déstabilisation de la République démocratique du Congo. Des timides sanctions ont duré l’espace d’un matin, avant d’être carrément levées, sans autre forme de procès. Pour des raisons géostratégiques, Washington et Londres ont jeté leur dévolu sur Kigali et Kampala, comme à l’époque de la Guerre froide avec Mobutu.

Pour toutes les sales besognes, ces deux régimes ont accepté de jouer le rôle de sous-traitance. D’ailleurs, on comprend pourquoi les militaires de ces deux pays ont été déployés à travers le monde pour des missions de maintien de la paix. 

C’était à l‘instigation de ces deux puissances, membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. Aujourd’hui, ils en tirent le meilleur parti contre toute bonne conscience.

Une prime à l’impunité

En optant pour un soutien aveugle en direction de ces deux capitales, les Anglo-Saxons octroient une prime aux dirigeants de ces deux régimes pour qui le droit à la vie et à une coexistence pacifique ne serait qu’un leurre. 

Ceux-ci voudraient nous donner une leçon, selon laquelle, il faut chercher à rester sous leurs bonnes grâces si on ne veut pas se retrouver du mauvais côté, même en cas de flagrance. Les 148 votes en faveur de Kigali sont obtenus loin de la transparence et du bon sens qui guident les rapports entre Etats. 

Le mot d’ordre des puissances du Conseil de sécurité a eu raison de toutes ces considérations dont la noblesse n’a pas échappé à certains autres Etats qui ont tenté de s’opposer à ce triomphe de l’impunité et de la barbarie.

Toutefois, les morts congolais ne resteront pas impunis, ils crient justice. Personne ne quémande des faveurs pour ces victimes. Les coupables qui portent l’immense responsabilité de ce sang qui a coulé à floculation en répondront un jour. Tout comme leurs commanditaires tapis dans l’ombre. 

La justice les rattrapera et ils répondront de leurs crimes. Pendant ce temps, il se constate qu’à Kinshasa, on traine à tirer les conséquences de cette cinglante défaite diplomatique. Le changement de stratégies est devenu plus qu’une affaire urgente. 

Il s’impose comme une affaire de vie ou de mort pour la République. Le spectre de la balkanisation se précise de plus en plus. Tant les puissances occidentales n’arrêtent d’en donner le signal.

Attributions et missions du Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité est l'institution la plus puissante de l'Organisation des Nations unies (ONU). C'est à lui qu'échoit la « responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales ». 

Agissant au nom des États membres, le Conseil prend des décisions obligatoires (par exemple, des sanctions) pour que la paix et la sécurité internationales soient maintenues. Il est appelé à œuvrer « par voie de négociation, d'enquête, de médiation, de conciliation, d'arbitrage, de règlement judiciaire, de recours aux organismes ou accords régionaux ».

Si le Conseil de sécurité constate l'existence d'une menace contre la paix, d'une rupture de la paix ou d'un acte d'agression, outre les recommandations classiques, il est autorisé à prendre des mesures de deux types : l'interruption complète ou partielle des relations économiques et de tout moyen de communication, ainsi que la rupture des relations diplomatiques. Si ces moyens échouent, ou se révèlent inadéquats, des mesures d'ordre militaire peuvent être déclenchées.

Le Conseil est en effet habilité à entreprendre – au moyen de forces aériennes, navales ou terrestres – toute action qu'il jugera nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix. Ces démonstrations de force, mesures de blocus et autres opérations de degrés divers, sont mises en œuvre grâce aux contingents nationaux de forces armées que chaque État membre s'engage à mettre à la disposition de l'ONU.

À la différence de l'Assemblée générale (principal organe de délibération de l'ONU, composée des représentants de tous les États membres), qui se contente d'émettre de simples recommandations, le Conseil de sécurité se voit donc reconnaître un pouvoir de décision sur les questions fondamentales.

Composition et fonctionnement

Le Conseil de sécurité se compose de 15 membres, dont 5 ont la qualité de membres permanents : la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie (qui a remplacé l'Union soviétique). 

Les 10 membres non permanents sont élus pour une période de deux ans par l'Assemblée générale, qui tient compte de la contribution des membres de l'Organisation au maintien de la paix et de la sécurité internationale, ainsi que d'une volonté de répartition géographique équitable.

Chaque membre disposant d'une voix, les décisions du Conseil sur les questions dites de procédure nécessitent un vote affirmatif de 9 membres. Quant aux autres « questions de fond », elles requièrent une majorité de 9 voix également, comprenant celles des 5 membres permanents. 

Par conséquent, en cas de refus de l'un de ces derniers, la décision se trouve paralysée : c'est le droit de veto. Ainsi, aucune action ne peut être entreprise sans le concours d'un membre permanent ou contre lui.

Deux procédures permettent de limiter cette obstruction. D'une part, l'abstention ou l'absence d'un membre permanent n'équivalent pas à un vote négatif. D'autre part, en application de la résolution 377, dite « Union pour le maintien de la paix » (résolution Acheson, votée lors de la guerre de Corée, en 1950), l'Assemblée générale peut être saisie d'une question touchant à la paix et à la sécurité internationale si le Conseil de sécurité se trouve dans l'impossibilité de s'acquitter de sa « responsabilité principale », notamment du fait du droit de veto.

L'Assemblée, si une majorité des deux tiers est atteinte, peut en ce cas se substituer momentanément au Conseil, jugé défaillant, comme lors des crises de Hongrie (1956), de Suez (1956) ou de l'ancien Congo belge (1960). 

Après la décolonisation, puis la disparition de l'Union soviétique (1991), les questions de veto ne semblent cependant plus se poser avec la même acuité. Il règne un certain consensus, comme l'illustrent les résolutions du Conseil prises au sujet des événements dans l'ex-Yougoslavie (1992) ou de l'intervention en Somalie (1992).

En RDC, 7 ménages sur 10 sont pauvres

20 octobre 2012  

Le monde entier a célébré le 17 octobre la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté.  En République démocratique du Congo (RDC), les défis à relever dans ce domaine sont majeurs. 

Un rapport du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) indique que 7 ménages sur 10 sont pauvres, en précisant que les femmes et les personnes vivant en zones rurales sont les plus touchées par la pauvreté.
 
« S’il est facile de dénoncer la pauvreté, il est plus ardu de la combattre. Les personnes qui soufrent de la faim, vivent dans le dénuement et sont atteintes dans leur dignité, ont besoin de plus de l’expression. Elles ont besoin d’un soutien concret », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Ben Ki-moon, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté.

En RDC, 7 ménages sur 10 souffrent de ce mal, les femmes et les personnes vivant en zones rurales étant les plus touchées par la pauvreté. Dans la perspective d’atteindre les Objectifs du Millénaire du développement (OMD), le gouvernement congolais et les Nations Unies ont uni leurs efforts pour élaborer des stratégies appropriées, notamment le Document de la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté-2 et le Plan) pour la période 2013-2017.

« Plus de 71% des Congolais vivent avec moins d’un dollar américain/personne/jour, l’indicateur de développement humain (IDH) du pays est de 0,286 et l’indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM) de 0,393%. Certaines zones du pays restent confrontées à des conflits armés, principalement à l’est du pays », renseigne le Rapport mondial sur le développement humain de 2011.

Priorités

Selon Florence Marshal, chef du service de la communication du PNUD, « les priorités de l’UNDAF pour lutter contre la pauvreté concernent la création d’emplois et de revenus, l’amélioration de l’accès des populations à des services sociaux de base de qualité, l’élargissement du Programme d’élimination de la transmission du VIH-SIDA des parents à l’enfant ainsi que des traitements et soutiens aux personnes vivant avec le VIH, la gestion des ressources naturelles et la mise en œuvre de stratégies et politique environnementales».

En vue d’appuyer la RDC pour faire face à cette situation, le PNUD a conçu un programme de lutte contre la pauvreté articulé autour de cinq composantes, en l’occurrence le relèvement communautaire, la promotion de la micro-finance, l’environnement et les changements climatiques, le VIH/sida et les autres pandémies ainsi que la promotion des Objectifs du Millénaire du développement (OMD) et le suivi du Document de Stratégie de la Croissance et de la Réduction de la Pauvreté (DSCRP).

Le « relèvement communautaire » étant au centre de la stratégie et tenant compte du contexte de la RDC, le PNUD a adopté une stratégie d’intervention spécifique pour l’Est et l’Ouest du pays. Ainsi à l’Est, les interventions du PNUD contribuent à la stabilisation et cherchent à créer les bases pour un développement durable tandis qu’à l’Ouest, des schémas de développement plus classiques sont appliqués.

« A travers ce programme, le PNUD entend à la fois améliorer les revenus et les conditions de vie des populations les plus pauvres vivant dans les régions démunies et fragiles, et renforcer les capacités nationales en matière de mise en œuvre et suivi des politiques et stratégies de lutte contre la pauvreté dans les domaines entrant dans le cadre du Plan Stratégique du PNUD 2008-2011 », explique le rapport.