samedi 18 décembre 2010

Laurent Gbagbo demande à la mission de l'ONU de quitter la Côte d'Ivoire

Le gouvernement de Laurent Gbagbo a demandé le départ « immédiat » de la mission de l'ONU dans le pays, l'ONUCI, et aussi de la force militaire française Licorne.
Le gouvernement de Laurent Gbagbo a demandé le départ « immédiat » de la mission de l'ONU dans le pays, l'ONUCI, et aussi de la force militaire française Licorne.
REUTERS/Luc Gnago









Par RFI
En Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo répond à la communauté internationale. Le président sortant demande le départ « immédiat » de la mission de l'ONU dans le pays, l'ONUCI, et aussi de la force militaire française Licorne. L'information a été donnée dans un communiqué lu à la télévision d'Etat par le porte-parole du gouvernement Gbagbo. Pour Laurent Gbagbo, l'ONUCI a failli à sa mission.
Le camp de Laurent Gabgbo accuse l'ONUCI d'avoir posé des actes qui ne sont pas conformes à son mandat d'impartialité. Il est notamment reproché à la force onusienne d'appuyer militairement les ex-rebelles alliés à Alassane Ouattara.
Signe de ce rejet, le siège de la mission des Nations unies a d'ailleurs été mitraillé cette nuit par 6 hommes en tenue militaire à bord d'un véhicule civil sans qu'il y ait de blessés.
L'ONUCI compte aujourd'hui 10 000 casques bleus, dont un contingent de 800 hommes qui protège l'hotel du Golf, le siège du gouvernement Ouattara. Et c'est aussi ce qui cristallise le rejet du camp Gbagbo.

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Présidentielle en Côte d'Ivoire
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Il faut rappeler que l'opposant, Alassane Ouattara, a été reconnu vainqueur de la présidentielle par la communauté internationale, à commencer par les Nations unies qui ont accompagné, financé et observé tout le processus électoral. La position de l'ONU est claire : pour le secrétaire général Ban Ki-moon, le maintien de Laurent Gbagbo au pouvoir conduirait à une « parodie de démocratie ».
Selon le communiqué lu à la radio, ce samedi 18 décembre 2010, la force française Licorne est aussi sommée de quitter le pays. Il faut savoir qu'il n'y a plus de dispositif permanent français en Côte d'Ivoire, mais une force de 900 hommes basée à Port-Bouët, un quartier d'Abidjan. Ces hommes sont là en appui de l'ONUCI.

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