mardi 7 décembre 2010

L’appel de Tshisekedi aux congolais!

Kinshasa, le 07/12/2010 

*‘‘Je rentre ce mercredi 8 décembre 2010 au Congo. Je vous exhorte chers congolais et chères congolaises de l’extérieur et de l’intérieur de continuer à me soutenir dans cette tâche lourde de doter notre pays des institutions démocratiques. Que Dieu vous bénisse !’’. Tel est le message de Tshisekedi wa Mulumba qui flottait hier, toute la soirée, sur son fil d’actualité de facebook. Il s’adressait ainsi à ses compatriotes, à quelques heures seulement de son retour à Kinshasa prévu pour demain, à 13 heures.

 Parallèlement, dans le même box électronique de La Prospérité, l’Assistant du lider maximo, Albert Moleka et M. Remy Massamba, Coordonnateur du Comité d’Organisation du 1er Congrès, ont apporté des précisions sur cette grand’messe qui, à les en croire, se tiendra au Centre Féminin Mama Mobutu, sis 13ème rue Limete, du 10 au 14 décembre 2010. La première journée, soit le vendredi 10 décembre, est réservée aux formalités protocolaires dont les accréditations. Le go, le vrai, sera donné le samedi 11 par le Docteur Etienne Tshisekedi qui, à l’occasion, prononcera le grand discours inaugural, en présence des congressistes venus d’ici et d’ailleurs, mais également de nombreux invités, nationaux comme expatriés.

 Saisit par Albert Moleka au sujet des dispositions sécuritaires, André Kimbuta Yango a pris acte et invite, en même temps, l’Udps au strict respect de la réglementation en la matière. Le Gouv a demandé, par ailleurs, à l’Inspecteur Provincial de la Police et au Bourgmestre de la Commune de Limete, de prendre, chacun, en ce qui le concerne, des dispositions sécuritaires habituelles, tant pour le retour de ‘‘Ya Tshitshi’’ que pour la tenue du Congrès.

Des précisions sur le 1er Congrès C’est au Centre Féminin Mama Mobutu, sis 13ème rue Limete, où va se tenir, du 10 au 14 décembre 2010, le 1er Congrès de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social. La confirmation nous vient de M. Albert Moleka, ci-devant Assistant et Porte-parole de M. Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Un Congrès dit de modernisation du Parti A en croire M. Remy Massamba, Coordonnateur du Comité d’Organisation de cette grand’messe de l’Udps, la première journée, soit le vendredi 10 décembre, est réservée aux formalités protocolaires dont notamment les accréditations. Le go, le vrai, sera donné le samedi 11 par le Docteur Etienne Tshisekedi qui, à l’occasion, prononcera le grand discours inaugural, en présence des congressistes venus d’ici et d’ailleurs, mais également de nombreux invités, nationaux comme expatriés.

 Du contenu du speech, Remy Massamba est d’avis que le Congrès de l’Udps est un Congrès du Peuple Congolais et que ce sera une opportunité pour le Président National de leur machine politique de s’adresser à la Nation, comme il l’a toujours fait, chaque fois que c’était nécessaire. Extrapolant sur les possibles résolutions, le Coordonnateur du Comité d’Organisation est convaincu qu’il y a nécessité de moderniser l’Udps, au regard du contexte politique, nouveau, que traverse la République Démocratique du Congo. Plus concrètement, le modèle du Parti calqué sur l’Etat, avec un Chef, un parlement …, sera délaissé.

 Il est question d’éviter une lourde machine parlementaire essentiellement bureaucratique, qui tourne à vide et parfois s’emballe. Des nouveaux Statuts et un nouveau règlement intérieur pourront être adoptés, le tout doublé d’un nouveau programme politique, donc un nouveau projet de société qui tient compte de la donne politique, économique et sociale de l’heure. Des dispositions sécuritaires Dans ses lettres n°061/UDPS/PN/CAB/010 et 048/UDPS/PN/CAB/010, Albert Moleka a pris soin d’informer le Gouverneur de la Ville de Kinshasa du retour du Président Tshisekedi et de la tenue de cette importante manifestation.

‘‘Vu l’effervescence populaire que susciteront son arrivée et cet événement, nous comptons sur la collaboration franche des services appropriés sous votre autorité afin que les dispositions requises pour la sécurisation des biens et des personnes soient prises’’, a-t-il écrit à André Kimbuta Yango. Dans sa réplique que La Prospérité publie, en fac-similés, le Gouverneur de la Ville de Kinshasa prend acte et invite, en même temps, l’Udps au strict respect de la réglementation en la matière. Ce, avant de demander à l’Inspecteur Provincial de la Police et au Bourgmestre de la Commune de Limete, à qui une copie de la réponse de Kimbuta a été réservée, de prendre, chacun, en ce qui le concerne, des dispositions sécuritaires habituelles.

 Tout est fin prêt Le Coordonnateur nommé du Comité d’Organisation du Congrès rassure. Tout est fin prêt, pour accueillir cette rencontre historique. La mobilisation tant financière qu’humaine a très bien marché, indique-t-il, même si des improvisations ne peuvent pas manquer. La moitié des contributions, a-t-il dévoilé, est venue de l’extérieur tandis que l’autre moitié a été apportée par la base du parti. Tout comme à l’ouverture, les travaux seront clôturés par le Docteur Tshisekedi Etienne, sauf changement, le mardi 14 décembre 2010. Rappelons que c’est demain, mercredi 8 décembre 2010, en début d’après-midi que le Chef du Parti rentre à Kinshasa, après une absence prolongée pour raison de santé.

Mont Amba: Des têtes d’érosions menacent l’Université de Kinshasa !


MARDI, 07 DÉCEMBRE 2010 10:22


Avec les pluies diluviennes qui ont refait surface à Kinshasa, les anciennes érosions ont tendance à se développer de plus en plus, menaçant par la même occasion plusieurs sites dans la capitale.
C’est le cas notamment à l‘Université de Kinshasa, qui vit sous la menace de nombreuses têtes d’érosion dangereuses.
Pour lutter contre cette calamité naturelle, des travaux ont été confiés à l’intendance générale.
C’est justement pour s’enquérir de la situation et évaluer par la même occasion les travaux déjà effectués qu’une équipe gouvernementale conduite par le vice-premier ministre en charge des PTT a effectué une ronde sur le site universitaire de Kinshasa.
En faisaient égaiement partie les responsables de l’ESU et des ITPR, sans oublier quelques autres animateurs des instances chargées de l’assainissement de l’environnement.

Cette visite d’inspection est intervenue samedi dernier. Les visiteurs en ont profité pour évaluer les travaux provisoires effectués sur la route de l‘UNIKIN - Kimwenza, qui était coupé dernièrement, les travaux de construction du collecteur d’eau au niveau de l‘Ecole de santé publique pour empêcher la progression de l’érosion qui avait coupé à ce niveau l’axe routier qui mène vers le Centre neuro-psycho-pathologique (CNPP). Ils se sont rendus également compte de la des érosions qui menacent dangereusement les Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK) et le collecteur construit au niveau du Centre régional de l’énergie nucléaire de Kinshasa (CREN-K).

Après le constat, ils ont décidé de tenir aujourd’hui 7 décembre 2010 une réunion à ‘UNIKIN, pour arrêter des stratégies nécessaires devant conduire à la démolition des constructions anarchique et aux travaux de sécurité et de protection du site. A cette réunion seront également associés tous les animateurs des institutions qui concernent l’habitat, le foncier, la sécurité et la tutelle de la capitale.
Une option a été prise concernant la plantation de quelque 55.000 arbres.

Une des solutions envisagées pour combattre ces têtes d’érosion. Une date a été retenue pour le lancement de l’opération : le 25 décembre prochain coïncidant avec la fête de la Nativité. D’où l’opération sera appelée « Arbre Noël ». 2010.

Un programme de développement pour le Congo basé sur la décolonisation mentale et l'authenticité

par Jacques Anneet, vendredi 3 décembre 2010, 11:16


Un programme de développement pour le Congo ne peut se concevoir que s'il répond à une "remise en question de certains principes issus de la colonisation" (Mabika Kalanda, La remise en question. Base de la décolonisation mentale, Coll. Etudes congolaises, n° 14, Ed. Remarques Africaines, Bruxelles, 1965). Mabika Kalanda est le père du concept de l'authenticité. Concept repris et érigé en modèle politique par le Président Mobutu (27 octobre 1971).

L'authenticité congolaise n'est pas un alibi folklorique à la conception congolaise de la vie mais la réalité même de la culture, de la cosmogonie, du droit des us et coutumes des peuples du Congo.

Langue maternelle

La langue étant la base de la culture, il y a lieu d'alphabétiser les enfants dans leur langue maternelle, dans toutes les langues maternelles encore vivantes et non dans une des 4 langues véhiculaires imposées par le colonisateur au mépris des autres langues pour faciliter l'administration du pays tout en limitant l'instruction des colonisés; quant à enseigner directement dans la langue nationale étrangère c'est nier la culture congolaise.

Bible et cosmogonie négro-africaine

La Bible a-t-elle sa place dans la culture négro-africaine? "Lorsque les missionnaires sont venus, nous possédions la terre et eux possédaient la bible. Ils nous ont appris à prier les yeux fermés. Lorsque nous les avons rouverts, nous possédions la bible et eux possédaient la terre." Jomo Kenyatta. Ces paroles du leader historique du Kenya résument à elles seules le bien-fondé de la question. L'utilisateur du bâton d'Ishango n'a pu connaître la Bible. Mais d'une façon plu générale j'ajouterai que parler du christianisme c'est lui faire beaucoup trop d'honneur quand on sait qu'il est apparu sur terre il y a seulement 2000 ans, qu'il s'est imposé d'abord à l'empire romain par la conversion de Constantin puis au monde par la conquête, l'inquisition, la négation des peuples autochtones, la traite des noirs et la colonisation. Et que dire alors des hommes ayant précédé le christianisme il y a au moins 3 millions d'années avec Lucy et probablement 7 millions d'années avec Toumaï.

De plus je ne suis aucunement persuadé sur le postulat d'un Dieu créateur et tout puissant (3 pouvoirs: esprit, science, politique) dans la cosmogonie kongo et/ou négro-africaine. Que Ekumani Wetschi, Simon Kimbangu, le belge Placide Tempels, le rwandais Alexis Kagame, le malien Doumbi Fakoly..... en soient persuadés tiennent peut-être à leur formation. Ce Dieu premier ne vient-il pas d'un syncrétisme religieux inspiré par la Bible et les textes pharaoniques égyptiens (base de notre civilisation gréco-romaine). Je suis seulement convaincu de la valeur très universelle du souvenir des ancêtres.

Droit coutumier

L'authenticité exige également de se référer au droit coutumier pour tout ce qui concerne au moins le monde rural. Il est évident par exemple que la terre appartient aux collectivités villageoises, groupements et chefferies qui y vivent et ne peut être aliénée; son usage seul peut être attribué à des familles ou à des individus qui l'exploitent sans toutefois que cet usage puisse être transmissible.

Il en est de même du droit familial traditionnel totalement étranger au droit romain repris par la religion chrétienne qui fait de l'épouse la gérante de la famille avec le père, ce qui est le plus généralement ignoré en droit coutumier.Dans les villes on peut admettre l'individualité transmissible en droit foncier et l'égalité pour l'épouse mais il est inadmissible de parler de droit coutumier évolué comme si le droit coutumier premier et authentique était moins valable et devrait évoluer vers le droit étranger individuel; ceux qui parlent de droit coutumier évolué nient l'authenticité congolaise car diplômés des écoles étrangères ils ignorent souvent la culture congolaise. "Le fait d'être noir ou africain ne suffit pas pour connaître son peuple. Cela ne se fait pas spontanément de retrouver le chemin de la pensée africaine. Ceux qui sont dans les grands séminaires sont comme des incirconcis culturels par rapport à ce qui se passe dans les bosquets et les savanes africains" (Paroles de Mgr Kileshye, secrétaire de la Commission épiscopale pour le développement lors du 3ème Séminaire national "Eglise et développement", Kinshasa 15/22 novembre 1981). Il en est de même de la nouvelle bourgeoisie nationale individualiste ne souhaitant plus se soumettre aux contraintes de la vie collective et des activités communautaires.

Développement économique

Le développement économique ne doit pas être axé sur l'exportation des matières premières minières ou agricoles non transformées. L'accord passé avec les Chinois est pareil à un pacte colonial, les Chinois ont besoin de matières premières, ils viennent les chercher bien entendu avec leur main d'oeuvre à tous les niveaux pour raison d'efficacité (même les femmes nécessaires au repos du guerrier travailleur sont de la partie). Cet accord peut seulement être défendable dans un premier temps nécessaire à la reconstruction des infrastructures (= les 5 chantiers présidentiels).Le seul avenir économique pour le Congo est le développement auto-centré basé sur l'agriculture et le développement rural au niveau des collectivités villageoises et non par l'intermédiaire de colons (= planteurs) fussent-ils nationaux.

Forces armées

Elles doivent rester sous l'autorité de l'administration territoriale mais en activité elles doivent demeurer dans leur sous-région d'origine car le pays est trop vaste et pour qu'elles puissent être en bonne relation avec les populations concernées par leur présence. Des Bulgares pourraient-ils agi avec efficacité à Paris?

Nationalité

L'article 10 de la Constitution concernant l'unicité de la nationalité pourrait être revu afin de favoriser le retour au pays des Congolais ayant acquis une nationalité étrangère alimentaire et des facilités d'acquisition de la nationalité congolaise devraient être accordées aux étrangers investisseurs ou nés au Congo.

Santé

Certains préconisent d' instaurer au Congo un service médical plus ou moins privé par le biais de mutuelles alors que le pays possède un service officiel couvrant tout le pays. Bien sûr je suis réaliste et sais très bien la misère des réalités congolaises. Il faut donc dénoncer ces réalités et oeuvrer au rétablissement de ce qui existait à la fin des années cinquante et sans aide extérieure sur le budget de la Colonie (le budget de la Colonie était distinct de celui de la Belgique). Je comprends très bien le désir de certains de vouloir sauver l'esprit mutuelle alors qu'il est en danger en Belgique si on arrivait à pouvoir unifier sur le plan européen le service de l'assurance maladie dans le sens d'un service de santé officiel accessible à tous et rémunéré sur l'impôt. Ce service public de santé pourrait être organisé par le biais d'assurances privées comme aux Etats-Unis, les primes d'assurance des plus faibles étant prises en charge par l'Etat, celles des autres déduites de l'impôt, soit à titre personnel, soit par l'employeur. Je ne vois aucunement l'intérêt d'étendre un service mutuelliste hybride au Congo où il ne rencontrera un certain succès qu'auprès de gens plus ou moins aisés (commerçants) ou d'employeurs pour de décharger de leurs obligations vis-a-vis de leurs salariés.

Tourisme

Présenter le tourisme comme une voie de développement des pays qui l'accueillent est certainement faux car certains pays perdent avec le tourisme plus d'argent qu'ils n'en gagnent. Comme chacun sait l'avion et l'hôtel appartiennent généralement à des compagnies étrangères et/ou des nationaux plus enclins à réexpédier le gros de leurs bénéfices en Europe et dans les paradis fiscaux internationaux. De plus une partie des matériaux et équipements des hôtels viennent de l'étranger et il n'est pas rare que les installations hôtelières bénéficient d'une aide de l'Etat hôte en exonération fiscale. Et quand les revenus de l'Etat proviennent des produits du travail des paysans agriculteurs producteurs pour financer les infrastructures touristiques on peut considérer que ce sont les populations les plus pauvres des pays africains qui subventionnent les vacances des habitants privilégiés des pays riches. Mais sur le plan social l'impact négatif du tourisme est bien plus grand. On peut parler d'une véritable agression socioculturelle et à ce titre parler d'un nouveau colonialisme. Les inconvénients les plus criants sont: la déstructuration des sociétés africaines et de leurs coutumes ancestrales, le développement de la prostitution masculine et féminine surtout quand ces pratiques sexuelles existent déjà à l'état latent dans le milieu traditionnel, l'imitation servile du comportement occidental, l'émergence d'une mentalité de "béni-oui-oui" car on ne contredit jamais le patron touriste, le développement de la filouterie, de la tromperie et du vol... Faut-il rappeler que Batista avait fait de Cuba le bordel des Etats-Unis et Frantz Fanon n'avait-il pas prévu que l'Afrique s'achemine vers le bordel des pays industrialisés. Le seul tourisme acceptable serait un tourisme villageois d'échange, de dialogue et de connaissance et non un tourisme de consommation de soleil, de pseudo folklore, de production artistique de pacotille et de produits importés. Personnellement je conçois ce tourisme respectueux de la personnalité socioculturelle africaine qu'au départ des collectivités villageoises et non d'individus même bien intentionnés. Le tourisme villageois est fragile mais  pourrait s'adresser non seulement aux européens nostalgiques du passé colonial, aux afro-américains soucieux de leurs origines, aux nordiques blonds désireux de brunir en quelques jours, mais également aux jeunes nouveaux européens, canadiens et américains d'origine africaine dont certains appartiennent déjà à la deuxième génération et ne connaissent pas les réalités africaines car ne les ayant jamais connues. Il est évident que ce tourisme villageois demande une éducation tant du touriste étranger que du paysan hôte mais au plan socioculturel les risques attachés à ce tourisme villageois sont certainement plus importants que dans le tourisme classique. Les promoteurs de ces expériences doivent être averties et ne peuvent être que des institutions ne poursuivant aucun but lucratif mais le développement des communautés villageoises. Ces promoteurs pourraient être des établissements scolaires restés en contact avec le milieu rural.

Côte d'Ivoire : Laurent Gbagbo a formé son gouvernement

Laurent Gbagbo en compagnie du Premier ministre, Gilbert Marie N'gbo Aké, à Cocody, le 6 décembre 2010.
Laurent Gbagbo en compagnie du Premier ministre, Gilbert Marie N'gbo Aké, à Cocody, le 6 décembre 2010.
REUTERS/Thierry Gouegnon
Par RFI

Le nouveau gouvernement de Laurent Gbagbo, proclamé président de la Côte d'Ivoire comme son rival Alassane Ouattara, a été présenté ce mardi 7 décembre 2010. Le gouvernement, dirigé par le Premier ministre Gilbert Marie N'gbo Aké, compte une trentaine de ministres. Au même moment, les chefs d'Etat ouest-africains se réunissaient à Abuja au Nigeria pour un sommet extraordinaire sur la Côte d'Ivoire. 

Ce cabinet compte certains très proches du président sortant Laurent Gbagbo comme Alcide Djédjé, nommé ministre des Affaires étrangères et qui était jusque là son conseiller diplomatique et ambassadeur aux Nations unies. Ces derniers jours, il était intervenu longuement à la télévision pour dénoncer « l'ingérence» des Nations unies dans les affaires internes ivoiriennes. Il avait menacé d'expulsion le représentant spécial du secrétaire général en Côte d'Ivoire, qui avait reconnu, le 3 décembre, Alassane Ouattara comme président légitime. 

Mais avec ce gouvernement, c’est aussi la garde montante qui remplace la vieille. C’est ainsi que les anciens ministres Bohoun-Boisbré, Bleu-Lainé ou Amani N’Guessan cèdent leur place à des jeunes, et notamment à un certain Charles Blé Goudé, chef des « patriotes » dont le soutien à Laurent Gbagbo ne s’est jamais démenti et figure de proue des manifestations antifrançaises, notamment en 2004.

Deux gouvernements

Charles Blé Goudé, que l’on avait baptisé jadis le « ministre de la rue » est nommé ministre de la Jeunesse, de la formation professionnelle et de l'emploi. Un poste clé dans ce gouvernement, étant rappelé les promesses de campagne de Laurent Gbagbo, qui avait fait de l’emploi des jeunes sa priorité absolue.



C'est le nouveau secrétaire général de la présidence, Désiré Tagro, ex-ministre de l'Intérieur et homme fort du camp Gbagbo, qui a lu la composition du gouvernement devant la presse au palais présidentiel.

La Côte d'Ivoire compte désormais deux gouvernements. Alassane Ouattara, reconnu président légitime par la communauté internationale, a formé le sien dimanche. Il est dirigé par Guillaume Soro, auparavant Premier ministre de Laurent Gbagbo et chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) qui tient le nord du pays depuis 2002.

Le gouvernement de Laurent Gbagbo dirigé par Aké Gilbert Marie N'gbo

- Premier ministre, ministre du Plan et du Développement, chef du gouvernement, Mr. Aké Gilbert Marie N'gbo 
- Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Mr. Yanon Yapo
- Ministre de la Défense et du Service civique, Mr. Dogou Alain dit Goba Maurice
- Ministre de l’Intérieur, Mr. Emile Guiriéoulou
- Ministre des Affaires étrangères, Mr. Alcide Djédjé Ilahiri
- Ministre de l’Economie et des Finances, Mr. Désiré Noël Laurent Dallo
- Ministre des Mines et de l’Energie, Mr. Augustin Kouadio Komoe
- Ministre de la Santé et de la Lutte contre le sida, Mme Christine Adjobi Nebout
- Ministre de la Construction et de l'Urbanisme, Mr. Yapo Atsé Benjamin
- Ministre de l’Agriculture, Mr. Coulibaly Issa Malick
- Ministre de l'Equipement et de l’Assainissement, Mr. Ahoua Don Mello 
- Ministre des Transports, Mr. N’goua Aby Blaise
- Ministre de l'Education nationale, Mme Anne Jacqueline Lohoues Oblé
- Ministre de l’Enseignement technique, Mme Angèle Gnonsoa
- Ministre de l'Environnement et des Eaux et Forêts, Mr. Koffi Koffi Lazare
- Ministre de la Fonction publique, Mme Elisabeth Badjo Djékouri épouse Dagbo 
- Ministre de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l'Emploi, Mr. Charles Blé Goudé
- Ministre de l’lndustrie et du Développement du secteur privé, M. Philippe Attey
- Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Mme Akissi Danielle Bony Claverie
- Ministre des Techniques de l’information et de la Communication, Mr. Ettien Amoikon
- Ministre de la Communication, Mr. Ouattara Gnonzié
- Ministre de la Culture, Mr. Alphonse Voho Sahi
- Ministre de la Recherche scientifique, Mr. Kata Kéké
- Ministre des Sports, Mr. Franck Guei
- Ministre du Commerce, Mr. Touré Amara
- Ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mr Kouamé Sécré Richard
- Ministre de la Solidarité, de la Reconstruction et de la Cohésion sociale, Mme Anne Gnahouret Tatret
- Ministre du Travail, Mr. Nyamien Messou
- Ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget, Mr. Koné Katina Justin
- Ministre délégué auprès du ministre de l'Education nationale, chargé de l'Enseignement supérieur, Mr. N’guessan Yao Thomas
- Secrétaire d'Etat, chargé de la Vie scolaire et estudiantine, Mme Lago Daleba Loan Odette
- Secrétaire d'Etat, chargé de la Sécurité sociale, Mr. Georges Armand Alexis Ouegnin
- Secrétaire d’Etat, chargé des Handicapés, Mr Dogo Djéréké Raphaël
- Secrétaire d'Etat, chargé des Victimes de guerre, Mr. Dosso Charles Rodel Durando

Gbagbo reçoit le soutien de la Russie, de la Chine, de l’Angola…

Gbagbo reçoit le soutien de la Russie, de la Chine, de l’Angola…


















Autre Presse-mardi 7 decembre 2010,

Un diplomate me disait un jour ceci : « la diplomatie, c’est quelque fois semblable à la sorcellerie ».Cette vérité colle ces temps-ci à la réalité ivoirienne.

Avec la « fausse »crise que veulent créer des politiciens ivoiriens, épaulés dans leur mission par des nébuleuses venues de l’étranger. La Cei bloquée et donc incapable dans le délai légal de faire connaître les résultats provisoires de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, a vu le Conseil Constitutionnel le faire. Cette Institution chargée de valider le résultat des élections, a tranché en dernier ressort. En appliquant la loi.

Tous ceux qui connaissent ici et là ce que représente dans un pays, le Conseil Constitutionnel, se sont pliés à sa décision. Mais, quelques Hors la loi en Côte d’Ivoire, traînent encore les pas. Il est sans contexte qu’avec le temps, ils entreront dans les rangs. Car, la loi, aussi dure qu’elle est, demeure la loi. Nulle société ne peut exister et fonctionner en dehors de règle, de loi.

Alors, les diplomates de pays amis qui le comprennent bien, ne se cachent pas pour l’exprimer au grand jour. « Nous sommes venus pour assister à l’investiture du Président Laurent Gbagbo. Qui a été réélu au terme du second tour du scrutin présidentiel. Nous sommes donc là pour prendre part à cette cérémonie », rappelle l’ambassadeur de l’Angola en Côte d’Ivoire, rencontré à la salle des pas perdus, au Palais présidentiel, au Plateau. Il n’était pas seul. Selon le confrère le temps, y était aussi, la Russie, le Liban, l’Afrique du Sud, le Brésil, le Conseil de l’entente ainsi que bien d’autres pays et institutions amis à la Côte d’Ivoire.

Ça ne veut pas dire que ceux qu’on n’a pas aperçu au Palais, on forcément choisi leur camp. La diplomatie rime souvent avec officiel et officieux, dit et non dit.

Il est de notoriété que la Chine et la Russie qui siègent au Conseil de sécurité n’ont pas masqué leur soutien à la Côte d’Ivoire. Ils ont carrément dit non à la France qui veut abuser de sa position à l’Onu pour mettre la Côte d’Ivoire en pièce. Une grande victoire diplomatique pour la Côte d’Ivoire et pour son président réélu, Sem Laurent Gbagbo.

Au moment où l’adversaire vaincu de Gbagbo au dernier scrutin, s’englue dans une mise en scène digne des anti- héros moribond, depuis sa retraite dans un Hôtel de la place, le nouveau président de la République de Côte d’Ivoire, rappelle à l’opposition que, « ce qu’ils(ndlr : les diplomates) vont vous dire en catimini, ils me le disent aussi… »

C’est dire qu’un Etat ne vise que ses intérêts et avance ses pions, les yeux rivés sur le sens du vent. Or, tout porte à croire que la légalité, la loi, la République, la vérité et la justice ne se trouvent pas dans le camp des adversaires de Gbagbo qui sont en train de transformer la scène politique en un jeu comique d’acteurs désarticulés.


  • L`émissaire de l`UA Thabo Mbeki appelle à "préserver la paix"
  • Cacao: la crise ivoirienne fait bondir les cours, au plus haut depuis août
  • Henri Emmanuelli et les « donneurs de leçons »
  • Déclaration du Congrès national de la résistance pour la démocratie (Cnrd) Relative à la réélection Son Excellence Laurent GBAGBO.
  • Qui est le nouveau Premier ministre de Côte d’Ivoire ?


Patrice Douh


RDC: Abus de pouvoir au Kasaï Occidental


Trésor Kapuku fait tabasser un hôtelier à Kananga
Par Donatien Ngandu Mupompa
Le gouverneur du Kasaï Occidental s’illustrerait par des dérapages inadmissibles vis-à-vis de ses administrés.
Les nouvelles en provenance du Kasaï Occidental sont peu reluisantes. Les habitants de la ville de Kananga vivraient dans la terreur. Il se raconte que le numéro 1 de cette province y impose sa loi. Et ce, au mépris de la loi.
C’est le cas de le dire avec ce qui s’est passé à Kananga dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 décembre 2010. Au cours de la semaine passée, le gouverneur a reçu un visiteur qu’il lui fallait loger quelque part. Le visiteur en question était un journaliste venu de Kinshasa
Mais comme la province ne possède pas de maison de passage, le gouverneur Trésor Kapuku a envoyé ses services de protocole dans l’un des hôtels chics de la ville, baptisé « QUIN-MED », afin d’obtenir une chambre pour son hôte. Ce dernier y a donc trimballé ses valises en compagnie des émissaires du gouverneur.
Le journaliste kinois y a passé quatre jours sans que le gouverneur verse un sous. Par la suite, le gouverneur a prié le journaliste de l’accompagner au lac Munkamba. Mais avant que la chambre soit libérée, le réceptionniste a exigé que lui soit payé le montant de quatre jours. Pour toute réponse, il a reçu un soufflet de la part de l’homme du protocole d’Etat. Leur ronde de Munkamba terminée, le gouverneur a encore envoyé le journaliste à l’hôtel « QUIN-MED ».
Mais cette fois, le gérant leur a signifié un non catégorique. Pas de place pour ceux qui viennent au nom de l’autorité provinciale. Raison avancée : le gouvernorat du Kasaï Occidental est le débiteur le plus insolvable de la ville. Entre-temps, il les a priés d’entrer en contact avec le propriétaire de l’hôtel pour obtenir son accord. Au lieu de suivre cette voie, ces derniers sont allés précipitamment faire rapport à leur chef.
C’était plus qu’un affront, un véritable crime de lèse-majesté. Du coup, le gouverneur Trésor Kapuku est monté sur ses grands chevaux. Ivre de rage, il a mis en route toute une armada de policiers pour l’expédition punitive.
Arrivé à l’hôtel avec ses justiciers, il leur a ordonné de tabasser tous ceux qui y travaillent. Inutile de dire que lui-même trônait superbement à l’entrée. Les policiers ne se le sont pas fait dire deux fois, et s’en sont donné à cœur joie. Les coups de crosses et les matraques pleuvaient partout, et il n’y avait pas moyen de s’échapper.
Le plus malheureux a été le réceptionniste de cet établissement. C’est surtout sur lui que les policiers se sont acharnés. Ils l’ont bastonné sans commune mesure, jusqu’à lui fracturer le bras. Tout cela, sous l’œil attentif du gouverneur de province. La mission accomplie, Trésor Kapuku a ramené ses hommes au bercail. Et le lendemain, c’est-à-dire le dimanche 5 décembre, il prenait l’avion pour Kinshasa, sans nullement se soucier du sort de sa victime.
Pourtant il paraîtrait que comme tous les gouverneurs de province, il séjourne dans la capitale congolaise dans le cadre du Congrès qui se tiendra ce mercredi 8 décembre 2010 au Palais du peuple, et où le chef de l’Etat va faire le discours sur l’état de nation. Justement, une nation dans laquelle quelques gouverneurs se comportent déjà en tyrans, prélude de ce que certaines autorités provinciales entendent par autonomie des provinces. C’est-à-dire des entités où des personnes sans cœur pourront régner en monarques absolus, en maltraitant le peuple.
Pourtant, dans ce pays qui se veut un Etat de droit, les services habilités auraient dû se pencher sur ce dossier. Et cela, pour le simple fait que le gouverneur de la province du Kasaï Occidental est un récidiviste. Après avoir fait bastonner un chef coutumier, il s’en est pris cette fois à un pauvre hôtelier.

Le Potentiel

Sirleaf demande aux Libériens de ne pas s’immiscer dans la crise ivoirienne

La présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, le 24 septembre 2010 à l'Assemblée générale des Nations-Unies à New York ©AFP


MONROVIA (AFP)

La présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf a demandé aux combattants libériens de ne surtout pas intervenir dans la crise politique qui secoue la Côte d’Ivoire voisine, a-t-on appris mardi de source officielle.

"Mme Ellen Johnson Sirleaf a adressé une sévère mise en garde aux Libériens pour qu’ils s’abstiennent de s’immiscer dans les affaires intérieures de la Côte d’Ivoire", a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué publié lundi soir.

Cette mise en garde intervient alors que la présidence a eu des informations selon lesquelles "certains individus et anciens chefs militaires avaient été contactés officieusement pour intervenir", selon ce communiqué.

"Les habitants de la République soeur et voisine de Côte d’Ivoire ont besoin de tout notre soutien alors qu’ils traversent une période difficile après la contestation des résultats de l’élection", a déclaré la présidence citée par le ministère.

Mme Sirleaf a souhaité que toutes les parties ivoiriennes donnent une chance à la médiation pour résoudre pacifiquement cette crise politique en Côte d’Ivoire, déchirée entre deux présidents proclamés, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, après le second tour de la présidentielle le 28 novembre.

La Commission électorale indépendante a donné M. Ouattara vainqueur avec 54,1% des voix mais vendredi, M. Gbagbo a été proclamé vainqueur avec 51,45% des suffrages par le Conseil constitutionnel, acquis à sa cause.L’ex-Premier ministre Ouattara est reconnu comme seul président légitime par une grande partie de la communauté internationale.

Le Liberia, sorti en 2003 de 14 années de guerres civiles (250.000 morts), possède une longue frontière poreuse avec l’ouest de la Côte d’Ivoire.Dans cette région frontalière de forêts et de montagnes, de nombreux mercenaires libériens avaient pris part au conflit ivoirien -du côté gouvernemental comme rebelle- à partir de 2002.

Des milices libériennes, envoyées par le président Charles Taylor, avaient soutenu la rébellion qui essayait d’évincer Laurent Gbagbo.De son côté, M. Gbagbo avait armé des Libériens, contribuant à la création d’une rébellion anti-Taylor, le Mouvement pour la démocratie au Liberia (Model).

Laurent Monsengwo peut-il incarner l’espoir?

 
Le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya. Photo www.idiofadiocese.com


Lors de la messe célébrée, dimanche 5 décembre, au Stade de Martyrs à Kinshasa, le tout nouveau cardinal Laurent Monsengwo Pasinya a prononcé une allocution digne de la «théologie de libération».
Analyse

«A César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu», dit un célèbre adage. Que faire lorsque «César» accuse des défaillances dans l’accomplissement de sa mission? Que faire lorsque le pouvoir temporel paraît incapable de rencontrer les attentes les plus basiques de la population? La réponse paraît simple : le pouvoir spirituel doit donner de la voix. Il doit interpeller les gouvernants. L’Eglise joue ainsi son rôle de contre-pouvoir.

C’est en tous cas ce que le cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa, a fait dimanche dans l’homélie qu’il a prononcée devant une foule estimée à 100.000 personnes. Il a mis l’accent sur la finalité de l’Etat en invitant les gouvernants congolais à exercer le pouvoir pour servir le «bien commun». Car, a-t-il ajouté, «un pouvoir qui s’occupe de ses propres intérêts, c’est un pouvoir sans objet". Dans ce Congo démocratique où tous les contre-pouvoirs sont devenus aphones, les déclarations du cardinal Monsengwo sont de nature à restaurer l’espoir perdu.

Depuis l’accession du Congo à l’indépendance, les responsables tant politiques qu’administratifs de ce pays peinent à intégrer dans leur "mental" certains principes sans lesquels toute vie collective est impossible. C’est le cas notamment de l’intérêt général. Le bien-être collectif. Osons schématiser. N’ayant pas été à l’école du service public, les gouvernants congolais se considèrent d’abord comme les serviteurs des intérêts des membres de leur famille biologique, de leur clan et de leur ethnie. Sans oublier le territoire ou la province. L’intérêt national ne vient qu’en dernier leur. Il suffit de voir les réceptions organisées par les natifs de telle ou telle autre contrée pour «fêter» l’entrée au gouvernement d’un des leurs. Faute de la «culte de rendre compte» et la «culture de la sanction», les dirigeants ayant lamentablement échoué continuent à s’imposer à la population. Une population dénuée de culture associative et de revendication des droits. La population regarde et laisse faire.

Jetant un regard critique sur l’instabilité qui règne depuis plus d’une décennie dans les deux provinces du Kivu et dans la Province Orientale, le Cardinal n’a pas pu s’empêcher d’inviter "les personnes concernées par cette guerre à déposer les armes et à faire la paix dans la justice et la réconciliation". De peur qu’il soit accusé de «faire de la politique», Laurent Monsengwo a préféré mettre ses propos sur le compte du Saint Père : "Le pape nous demande à nous tous d’employer toutes les voies du droit national et international pour mettre fin à la guerre au Congo, en général, et singulièrement à l’est". Et d’ajouter : "Point n’est besoin de tuer tant d’hommes et de femmes. Point n’est besoin de tant de violences innommables pour se faire de l’argent. C’est de l’argent criminel".

Sans le dire, l’archevêque de Kinshasa pointe ainsi un doigt accusateur en direction des responsables politiques et militaires qui tirent les ficelles derrière des groupes armés qui fleurissent dans cette partie du pays. La télévision publique britannique «BBC» a stigmatisé récemment le rôle trouble que jouent certains officiers des FARDC (Forces armées de la RD Congo) dans l’exploitation clandestine des minerais dans la province du Nord Kivu. Numéro deux des FARDC, le général Gabriel Amisi Kikumba, un proche parmi les proches de «Joseph Kabila», a été nommément cité comme étant le «protecteur» d’une société minière qui exploite la mine d’Omate.

En septembre dernier, «Joseph Kabila» avait interdit l’exploitation des minerais. Depuis lors, la production se poursuit sous le contrôle direct des hommes du général Amisi et des officiers étiquetés CNDP (Congrès national pour la défense du peuple), dont la loyauté à l’égard du Rwanda de Paul Kagame ne fait l’ombre d’un doute…

«Nous invitons toutes les personnes qui mènent la guerre à l’Est du pays à déposer les armes et à faire la paix dans la justice d’abord et ensuite dans la réconciliation » a martelé le Cardinal Monsengwo. Il n’est pas sûr qu’il sera entendu compte tenu des intérêts en jeu et surtout des complicités au plus haut niveau de l’Etat.

Depuis son retour à Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo est accueilli comme un «sauveur». «Sur le parcours emprunté par le cortège, c’était la joie qui se lisait sur les visages des fidèles catholiques et des Eglises qui partagent l’œcuménisme avec l’Eglise catholique romaine. Ils étaient des milliers, ovationnant, brandissant pagnes, mouchoirs, calicots et rameaux pour dire merci à Dieu qui a doté Kinshasa d’un nouveau cardinal, le troisième après Joseph Albert Malula et Frédéric Etsou Bamungwabi», rapporte une dépêche de l’Agence congolaise de presse.

A tort ou à raison, Monsengwo semble incarner un nouvel espoir pour un peuple qui cherche désespérément un leadership capable de lui montrer le chemin. Le nouveau cardinal fera-t-il, cette fois, preuve de constance et surtout de tenacité dans ce nouveau "combat"? L’avenir le dira.
Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2010

RDC : 339 femmes violées et expulsées d'Angola sans assistance à Luiza

Publié le
2010-12-07 09:56:42 | French. News. Cn
KINSHASA, 6 décembre (Xinhua) -- 339 femmes, victimes de viols, ont été recensées dans le groupe de 4.885 personnes expulsées de l'Angola vers le territoire de Luiza, au Kasaï-Occidental dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC), où ils vivent sans assistance, a déclaré lundi à la presse le chargé de la communication à la CARITAS-Développement/ Kananga, Jean-Pierre Kamuonji.
Selon M. Kamuonji, on compte également dans ce groupe 322 enfants abandonnés et 996 personnes sans abris.
Un appel a été lancé à des instances compétentes pour venir au secours de ces expulsés et les assister avec des habits, des chaussures, des trousses hygiéniques, de la nourriture, des médicaments ainsi que du soutien psychologique afin de prévenir des problèmes humanitaires dont des épidémies.
En novembre dernier, l'ONG internationale Comitato internazionale per lo Sviluppo dei popoli (CISP) avait décrié la virulence de nouvelles expulsions des Congolais en territoire angolais.
Pour CISP, ces expulsions qui se font par petits groupes ont souvent lieu en dehors des postes de contrôle de la police nationale congolaise et s'accompagnent d'atteintes aux droits et à la dignité humaine. La structure avait évoqué des cas de viols, d'attouchement sexuel, d'extorsion des biens, etc.
Les Angolais, de leur côté, assimilent ces Congolais aux migrants clandestins.

RDC : Une cabale diabolique contre Etienne TSHISEKEDI ce mercredi 8 Décembre 2010 à Kinshasa


imageJoseph KABILA (devant) et Etienne TSHISEKEDI (derrière)
Une Cabale diabolique montée par le soit-disant joseph kabila contre Etienne Tshisekedi et contre son Retour triomphal à Kinshasa ce mercredi 8 Décembre 2010 
BEES 56

Réf.: UDPS/PN/BEES/E/56/07/12/2010
Etienne Tshisekedi prend son avion à l’Aéroport de Bruxelles (Zaventem) ce mardi 7 Décembre 2010 à 20h.
Soyons nombreux à l’Aéroport de Bruxelles ce mardi 7 Décembre 2010 à partir de 15h pour accompagner notre Leader, le saluer, lui souhaiter bon Retour au Pays, bonne chance et pleins succès dans tout ce qu’il va entreprendre et lui dire au revoir.

Que les Compatriotes et les Partenaires qui auraient voulu rencontrer notre Leader ces derniers temps à Bruxelles, dès qu’il avait commencé les entretiens officiels et les sorties et publiques durant son séjour en Belgique mais qui n’ont pas pu à cause de son agenda surchargé sachent que, pendant qu’il était à Bruxelles, Etienne Tshisekedi supervisait de loin le déroulement des travaux préparatoires du Congrès de l’UDPS. La tenue et la réussite de ce Congrès lui tiennent tant à Coeur car elles constituent un enjeu très important et revêtent une signification historique.

Nous nous excusons sincèrement pour tous les rendez-vous ratés et pour toutes demandes d’audience qui n’ont pas pu se concrétiser. Mais que personne ne désespère. Après la clôture du Congrès de l’UDPS qui se tient à Kinshasa du 10 au 14 Décembre 2010, Etienne Tshisekedi entreprendra un périple afro-euro-américain à l’Etranger. En ce moment-là, il sera plus libre, plus relaxé et plus dégagé, ils pourront alors le rencontrer à l’aise et lui parler.

A Kinshasa , c’est toute la Ville qui est en effervescence, qui a revêtu sa plus belle Robe pour réserver un accueil triomphal et historique à notre Leader.
Mais entre-temps, à Kinshasa, que font les forces maléfiques, antipatriotiques et antidémocratiques contre Etienne Tshisekedi, saboteur son Retour triomphal au Pays,  gâcher la Fête, souiller l’image de marquee de notre Leader, détourner l’attention des Compatriotes et porter atteinte à son intégrité physique?

Le soit-disant joseph kabila a demandé à ses escadrons de la mort de se déguiser en civil, et à ses pions congolais (esclaves consentants et “heureux”), de distribuer des milliers des dollars aux enfants de rue (shegués), pour jeter des pierres contre le Cortège d’Etienne Tshisekedi.
Il a exigé qu’un match de football soit programmé ce mercredi à Kinshasa, alors qu’au Congo, tous les matches se déroulent le week-end. Et il a prévu de prononcer, au moment où l’avion d’Etienne Tshisekedi va attérrir à l’Aéroport de Ndijili, le mercredi 8 Décembre 2010, un discours mielleux et démagogique pour maquiller sa gestion chaotique et criminelle de notre beau, riche et grand Pays.

Ceux qui affirment que l’imposteur comprend les normes de gestion moderne de la Société , qu’il a instauré un Etat de droit démocratique au Congo, qu’il gère notre Pays selon les règles de la bonne gouvernance et qu’il y a un quelconque progrès pendant ses dix ans à la tête de notre Pays sont soit des médiocres pervers comme lui, soit, des sourds-muets- aveugles-de-naissance, soit des débiles mentaux, soit des sadiques, soit des individus dépourvus de toute notion de valeur, de bien, de justice et d’amour.

L’imposteur joseph kabila prouve, pour la nième fois, qu’il ne respire que le crime. Tout ce à quoi il touche perd la vie, déssèche et dépérit inéluctablement. Depuis qu’il est arrivé dans notre Pays comme une vipère dissimulée dans les valises de l’AFDL, tous les Experts sont unanimes pour affirmer que la tragédie congolaise s’est aggravée de façon exponentielle et a dépassé en ampleur, violence, horreurs, atrocités, nombre des victimes et cynisme toutes les tragédies déjà survenues dans le Monde entire depuis que l’Humanité existe.

Nous le tenons pour le commanditaire et le responsible n° 1 de tous les incidents malheureux qui arrivront ce mercredi 8 Décembre 2010.

Nous prenons l’opinion à témoin. Et nous demandons à tous nos Compatriotes et toute la Communauté Internationale de faire tout ce qui est possible pour mettre cet imposteur hors d’état de nuire.

Fait à Bruxelles, le mardi 7 Décembre 2010.
Dr François Tshipamba Mpuila
Coordonnateur
Contact: GSM 0032-485-270-866; E-mail: tshipambampuila@yahoo.fr

Au-delà du bras de fer Gbagbo – Ouattara: L’Afrique des présidents à vie

MARDI, 07 DÉCEMBRE 2010 



La démocratie continue d’enregistrer de sérieux ratés en Afrique. Comme, pour confirmer l’allergie des Africains à l’alternance au pouvoir, la Côte d’ivoire vit une situation fort confuse avec deux présidents issus des urnes. D’une part, Allasane Ouattara tire sa légitimité du verdict de la Commission Electorale Indépendante et, d’autre part, Laurent Gbagbo détient la tienne de celui du Conseil Constitutionnel. Dans un passé récent, le refus du président Mugabe de s’incliner devant le choix du souverain primaire s’était terminé par le partage du pouvoir avec le candidat de l’opposition, Morgan Tsangirai, finalement coopté Premier ministre. Au Kenya la crise politique et les morts provoqués par la réélection contestée du Chef de l’Etat en poste par son challenger issu des rangs de l’opposition avait été réglée en recourant à la même recette, celle du partage de la poire en deux.

En Afrique, la fonction politique la plus prestigieuse, à savoir celle de Chef de l’Etat, est perçue non pas comme un « mandat à durée déterminée » mais plutôt comme un « mandat à vie ». L’alternance au pouvoir — une des facettes du jeu démocratique - a du mal à passer dans les moeurs africaines.
Les architectes de la démocratie ont cru qu’après l’Afrique des dictatures, de 1960 à 1990, les élections allaient permettre la conservation ou la montée au pouvoir selon la volonté du souverain primaire. Hélas, la suite des événements ne cesse de démontrer les limites des urnes face au refus des hommes forts de se retirer de la scène, même après avoir épuisé le quota de deux mandats présidentiels. L’Africain semble insatiable, qu’il ait accompli deux mandats de cinq ans ou de sept ans. Ce qui semble lui convenir, c’est le mandat à vie.

Mort naturelle ou coup d’Etat

En Afrique, il n’y a plus que deux possibilités d’obtenir l’alternance au pouvoir la mort naturelle du Chef de l’Etat en exercice ou le coup d’Etat contre lui. En Côte d’Ivoire, le père de l’indépendance et de la nation Houphouët Boigny, a régné de 1960 jusqu’à la fin de sa vie, en 1993. Et, après lui, c’est le déluge, pourrait-on dire. Arrivé au pouvoir dans un contexte de parti unique, Konan Bédié, était finalement chassé du pouvoir par le général Robert Gueye, en 1999. Mais ce galonné, qui paraissait acquis à l’accès au pouvoir par des voies démocratiques s’illustrait, en 2000 par une obstruction systématique à la victoire de Laurent Gbagbo à l’élection présidentielle. Et ce qui devait arriver arriva : son compte fut réglé par la rue, par une mort violente. Dans notre pays, le général Joseph Désiré Mobutu dut opérer un coup de force le 24 novembre 1965 pour mettre fin au mandat de Joseph Kasa-Vubu qui donnait  l’impression de vouloir s’offrir une prolongation. En ce qui le concerne, il ne dut s’incliner qu’après 32 ans de règne sens partage, le 17 m’ai 1997, devant la rébellion conduite par Laurent Désiré Kabila.
Au Gabon, le mandat de Léon Mba prit fin par sa mort en 1967. Celui de son successeur, Omar Albert Bongo, s’est terminé aussi par sa disparition naturelle, en 2009, après 42 ans de pouvoir,
En Guinée, Sékou Touré régna à vie de 19588 à 1984, et son dauphin, le
général Lansana Comté, s’inscrivit à la même école, jusqu’à sa mort.
Le Congo Brazza détient son petit record des coups d’Etat (Massamba Débat contre Fulbert Youbu ; Marin Ngouabi contre Mssamba Débat; Joachim Yhombi Opangault contre Alfred Raoul ; Sassou Nguesso contre Yhomhi et puis Sassou contre Lissouba) ; de même que le Tchad ( Malou contre Tombalbaye, Goukouni contre Maloum, Hissène Habré contre Goukouni, ldriss Déby contre Hissène Habré) la RCA (Bokassa contre Dacko, Dacko contre Bokassa, Kolingba contre Dacko, Bozizé contre Patassé).
Général parvenu au pouvoir par un coup de force, puis Maréchal, Jean-Bédel Bokassa au moins eut le courage de se faire investir président à vie, pour finir par s’autoproclamer Empereur Bokassa 1er.

Nyerere, Senghor et Mandela : des exceptions 

Trois Chefs d’Etat africains ont marqué l’histoire du continent par leur retrait volontaire du pouvoir : Léopold Sédar Senghor du Sénégal, Julius Nyerere de Tanzanie et Nelson Mandela d’Afrique du Sud. Hélas, le pays de Mandela est le seul à s’être totalement mis à l’école de la démocratie. Le Sénégal, après un passage de témoin en douleur entre Senghor et Adbou Diouf (sans élections ni coup d’Etat) et entre Abdou Diouf et Abdoulaye Wade à travers les urnes, semble s’engager sur une pente glissante, avec des velléités d’Abdoulaye Wade de vouloir s’accrocher au pouvoir. En Tanzanie, l’idéal démocratique a implosé.

La peur du lendemain 

En Afrique, les hommes au pouvoir  sont presque tous habités par la peur du lendemain. On croit savoir que les Chefs d’Etat ont peur d’assumer les conséquences de leur mauvaise gouvernance, aux plans politique, économique et social. Le déficit de démocratie, les violations des droits de l’homme, les mauvaises conditions de vie des populations, l’échec des programmes de développement,, la distribution sélective du revenu national sont autant de facteurs qui ne sécurisent pas les lendemains de ceux qui gouvernent les pays d’Afrique. Devoir rendre compte à la Nation, comme simple citoyen privé du soutien de l’armée, de la police, de la justice, des services d renseignements, des médias, n’est pas chose aisée.
Aussi, le meilleur moyen pour chacun de prévenir le retour de la manivelle de l‘histoire, c’est de verrouiller toutes les voies pouvant impulser l’alternance, même par les urnes.
Dans ce créneau, la Cote d’Ivoire constitue un cas typique. Laurent Gbagbo ne sait pas de quoi sera fait demain, s’il était dépouillé de sa carapace de Chef de l’Etat. En conséquence, il refuse de rendre le tablier.

Déclaration / Après l’investiture et la prestation de serment de Laurent Gbagbo Voici les vérités du CNRD

 Ivorian.Net

L’Intelligent d’Abidjan-7/12/2010

LE CONGRÈS NATIONAL de la Résistance pour la Démocratie (CNRD), réuni ce dimanche 05 décembre 2010, et après un large tour d’horizon de l’actualité politique, adresse ses félicitations les plus chaleureuses au Président Laurent GBAGBO pour sa brillante réélection à la magistrature suprême, suivie de son investiture solennelle et de sa prestation de serment devant le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire au Palais de la Présidence. Le Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD) et l’ensemble de ses 29 organisations membres remercient le peuple de Côte d’Ivoire qui, dans toute sa diversité, a porté son choix sur la personne du président Laurent GBAGBO. Les membres du CNRD saluent l’aboutissement du marathon qui a conduit la Nation toute entière, sous la houlette du Président GBAGBO, depuis le 19 septembre 2002, à explorer toutes les voies possibles de sortie de crise. C’est ce cheminement difficile, parsemé de sacrifices douloureux, qui confère à ces élections-ci un caractère historique. Le Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD), rappelant l’urgence et l’impérieuse nécessité de la paix ici et maintenant, voudrait exhorter, Monsieur le Président de la République, à demeurer l’artisan de la paix, dans ce contexte de violence récurrente et de défiance à l’autorité de l’état. Sur le fondement premier de la paix et de la cohésion sociale à retrouver, les membres du CNRD encouragent le Président Laurent GBAGBO à relever, avec la même sagesse qui l’a toujours habité, l’ensemble des défis découlant de sa noble et lourde charge, en sa qualité de président de tous les Ivoiriens. Il s’agit entre autres de : •Rassembler tous les fils et filles de ce pays par sa démarche naturelle d’ouverture ; •Bâtir une nation sur le socle des valeurs républicaines ; •Poursuivre l’enracinement de la démocratie ; •Organiser la sécurité de tous ses concitoyens et des habitants de ce pays sur toute l’étendue du territoire ; •Poursuivre, dans la solidarité, la reconstruction et le développement durable face à la pauvreté, conformément à son ambitieux projet pour la Côte d’Ivoire ; •Consolider l’état de droit, redonner à la Justice toute sa place. Par la même occasion, rappelant que l’adversité politique n’est pas la guerre, le CNRD souhaite que le Président GBAGBO puisse convaincre l’Opposition Ivoirienne afin qu’elle s’inscrive résolument et durablement dans le processus de sortie de crise. Le CNRD soutient le Président Laurent GBAGBO dans sa volonté de rappeler à certains membres de la communauté internationale le respect scrupuleux du principe de non ingérence conformément aux dispositions pertinentes de la Charte des Nations Unies. Enfin, le CNRD reste attaché à la primauté du droit, à la force de la loi et à la souveraineté de notre pays, espace de souveraineté qu’aucune armée, aucune conspiration ne sauraient arracher au peuple de Côte d’Ivoire rassemblé derrière son président. Que Dieu bénisse le Président de la République ! Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire. Pour le Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD) Le Président Bernard B.DADIE