vendredi 27 janvier 2012

La violence post-électorale se porte bien en RDC - Etienne Tshisekedi échappe à la mort !




La Majorité au pouvoir et ses dépendants s’y attendaient le moins, Etienne Tshisekedi était en route hier pour le Palais de la Nation. Son audacieuse progression vers cet  édifice qui symbolise l’imperium a été brutalement arrêtée par des unités de l’armée déguisée …

Comme il l’avait déjà annoncé au cours d’une conférence de presse, Etienne Tshisekedi autoproclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011, est effectivement sorti de sa résidence de Limeté hier jeudi à 11 heures pour aller occuper les bureaux présidentiels installés au Palais de la Nation à Kinshasa/ Gombe.

Alors que la Majorité au pouvoir et ses dépendants s’y attendaient le moins, le cortège d’Etienne Tshisekedi s’était ébranlé accompagné des milliers de combattants et sympathisants de l’Udps qui exécutaient des chansons populaires connus des kinois et scandaient des slogans à la dimension de ses mérites en tant que précurseur de la démocratie pluraliste dans le pays.

Arrivé à la sortie de la 10e rue avant de s’engager sur le boulevard Lumumba, le cortège qui accompagnait l’auguste élu du peuple congolais a été brutalement arrêté par un escadron de forces combattantes de l’armée déguisé en unité de maintien de l’ordre de la police nationale !

Sans la moindre sommation et ne tenant aucun compte du trafic et des foules de passants qui n’avaient pourtant rien à voir directement avec le déplacement d’Etienne Tshisekedi, à cette heure de pointe sur le boulevard Lumumba, les éléments de l’escadron de répression se sont mis immédiatement en action, tirant qui des bombes lacrymogènes, pour tenter d’arrêter la progression du cortège et contraindre ainsi Etienne Tshisekedi à regagner sa résidence sans les milliers de combattants et sympathisants de son parti qui continuaient à chanter et à danser.

Comme on pouvait s’y attendre, tout s’était terminé dans la confusion la plus totale avec, à la clé, un bilan fait de plusieurs cas de blessures graves et d’arrestations arbitraires parmi la population civile qui ne jure plus que par le nom d’Etienne Tshisekedi !


Antoine Botshili

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