Ne Muanda Nsemi - Bundu dia Kongo est un Groupe Religieux à Vision Globale
La direction politique de « Bundu dia Mayala » (BDM) s’inscrit en faux contre les brimades et autres actes barbares dont les militants de ce parti continuent à faire l’objet de la part des services spéciaux de la Police nationale congolaise et d’autres au service du pouvoir. Sans oublier la discrimination qui frappe cette formation politique « qui fonctionne légalement, conformément à la loi N°4/002 du 15 mars 2004 portant fonctionnement des partis politiques en RDC.
Dans un communiqué de presse, daté du 12 décembre 2010, parvenu hier mardi 14 décembre au Potentiel, le président national de Bundu dia Mayala, Ne Muanda Nsemi, et le secrétaire général de ce parti, Fula Matingu, dénoncent, une fois de plus, des cas d’enlèvements et d’arrestations. Le dernier en date est celui intervenu le 7 décembre 2010 au siège national du BDM, situé au croisement du Boulevard Triomphal et de l’avenue Kasa-Vubu. Il s’agit de l’enlèvement de MM. Nguala Nzawu, Ngoma Mpambu, Mayimbi Muanda et Mavangulu M’Vuezolo.
Ils ont été embarqués à bord de camionnettes bondées d’hommes en tenue civile mais armés. Et ils ont été conduits vers une destination inconnue. Ce, jusqu’à ce jour, renseigne le communiqué. Qui précise : «… deux camionnettes non immatriculées, chargées d’hommes en tenue civile mais armés et munis de moyens de communication, ont débarqué au siège national pour effacer de nouveau les écrits qui ont été renouvelés. Ils ont pénétré dans la parcelle et dans l’immeuble d’où ils sont ressortis en emportant le drapeau du Parti qu’ils ont descendu, un poste téléviseur, une photocopieuse, des photos, brochures de BDM et autres biens. Et ils ont amené avec eux quatre militants qui étaient de permanence ce jour-là ».
Comme d’habitude, signale la source, les hommes qui ont mené cette opération n’avaient aucun ordre de mission. Ils seraient de l’Agence nationale de renseignements (ANR)/ville de Kinshasa, selon les éléments de la police de passage sur les lieux et qui avaient pu identifier la camionnette, note aussi la source.
Les deux membres de la direction politique de BDM expriment leur ras-le-bol suite au traitement discriminatoire réservé à leur parti, pourtant en règle vis-à-vis de la loi. Aussi demandent-ils « aux autorités compétentes d’ouvrir une enquête pour que soient condamnés les auteurs de ces actes de vandalisme inconcevable dans un Etat de droit que se veut la RDC. Et ils exigent « la libération immédiate des personnes arrêtées arbitrairement et la restitution des biens du parti emportés ».
Ils rappellent que le siège national de leur parti a également, le 24 novembre 2010, fait l’objet d’une visite insolite des hommes au service du mal. « Plusieurs personnes à bord d’une camionnette blanche de marque Mitshubishi, sans plaque d’immatriculation, sont descendues devant le siège national. Elles ont effacé les écrits de BDM sur la façade principale », fait savoir la direction politique de ce parti. Laquelle déplore la détention illégale à la prison de Kisantu du militant du parti, Ming wa Mingi de Kimpemba. Son péché : avoir hissé le drapeau de Bundu dia Mayala.
Elle rappelle également qu’au mois d’août 2010, des enlèvements, arrestations et détentions arbitraires des membres du BDM, opérées par les services spéciaux de la Police nationale, ont eu lieu à Boma, Patu, Luozi et Lukala dans la province du Bas-Congo (Kongo central). Détenus pour avoir mené des activités au sein d’un parti, soi-disant, n’ayant pas été enregistré au ministère de l’Intérieur et ne disposant pas d’une personnalité juridique, ces militants de BDM ont été acquittés.
Par DIOSSO OLIVIER
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