JUNE 7, 2011
Malgré l’appel d’Alassane Ouattara, ses partisans armés continuent de commettre, dans la région du sud- Bandama, des crimes et autres exactions sur les populations présumées fidèles à Laurent Gbagbo.N’cho Antoine, le Directeur de l’école catholique de Gbagbam dans le département de Fresco a été ligoté le mardi 30 avril 2011 par les soldats pro-Ouattara en même temps que son petit frère Pierre Kacou Assalé. Les deux hommes ont été sauvagement battus dans la cour de la sous préfecture. Le lendemain mercredi matin, c’est au tour du chef du village de Yakassé, près de Gbagbam, de subir d’atroces tortures de la part des mêmes Frci (Forces républicaines de Côte d’Ivoire). Dans le département de Lakota, les ex-rebelles ont abattu froidement Didi Dadié Richard et Toti Okomian Hermann dans leur village à Kobéhononlilié , alors qu’ils bavardaient tranquillement en famille le soir autour d’un feu de bois. Akaffou Koffi Jean Médard, Dago Koffi dit Parisien et Gbazalé Ayéméné Paulin ont été eux aussi tués à Gogobro (sous-préfecture de Hiré). A Gazolilié, près de Lakota, Zamati Amagou a vu ses jambes et bras brisés. Au moment où nous quittions la région en fin du week-end dernier, le jeune homme luttait encore contre la mort. Des témoins rapportent que 4 personnes ont été mitraillées à Gragba-Dagolilié (département de Lakota ) devant leurs parents.
Les élus et cadres du Fpi poursuivis, leurs maisons incendiées ou saccagées
Cette situation a provoqué chez les populations autochtones Dida-Godié, surtout les responsables du Fpi (Front Populaire Ivoirien), parti du président Laurent Gbagbo des déplacements massifs dans la brousse et vers d’autres localités. Les maisons des élus et autres cadres du Fpi dans la région sont toutes incendiées ou saccagées. Même le caveau de feu Maître Boga Doudou à Néko (sous-préfecture de Niambézaria ) n’a pas échappé à la furie des soldats pro-Ouattara.
Le prétexte tout trouvé pour traquer ces personnes, c’est qu’elles cacheraient des armes dans le but de venger leur leader renversé. « Nous n’avons pas d’arme parce que notre parti, le Fpi n’est pas un parti violent. Que l’on nous laisse tranquilles mener nos activités politiques. Notre philosophie, la seule que nous a enseignée Laurent Gbagbo est la prise de pouvoir par les urnes. Ils ne trouvent pas d’armes mais ils continuent de nous traquer. Cela fait que nos militants ne peuvent se réunir pour organiser le parti», s’indignent quelques secrétaires généraux de sections de la région joints par téléphone. Qui ajoutent que l’intention des ex-rebelles, c’est de neutraliser l’opposition.
Une correspondance de
Dago Ozzidi
Source : Notre voie
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