vendredi 22 juillet 2011

Financement de l’économie verte : la RDC doit tirer profit

Par BIENVENU MARIE BAKUMANYA

LaBanque africaine de développement (BAD) et le Fonds mondial pour la conservation de la nature (WWF) ont décidé de conjuguer leurs efforts sur les questions d’économie verte et de développement en Afrique. Les deux organisations ont signé à cet effet un accord de coopération à Genève, le 20 juillet. 

Les dirigeants de deux institutions ont décidé de mettre en lumière les liens croissants entre la protection de l’environnement et le développement durable, et la nécessité de se pencher sur les questions telles que l’adaptation climatique et les mesures d’atténuation de l’impact du changement climatique, la biodiversité et les écosystèmes. 

Le président de la BAD, Donald Kaberuka, a mis l’accent sur le ferme engagement de la Banque pour le développement durable et pour le changement climatique. Il a souligné le potentiel qu’offre ce partenariat. 

«Cet accord de coopération ne repose pas sur l’intérêt financier, mais en réalité sur le potentiel des synergies et les avantages comparatifs des deux organisations, ainsi que leur capacité à répercuter la voix de l’Afrique », a déclaré le président de la BAD. 

Le partenariat prendra en charge certaines des questions de durabilité les plus urgentes en Afrique, et la collaboration portera au début sur trois domaines : le développement de partenariats gagnant-gagnant avec les économies émergentes et le renforcement de la coopération sud-sud; le renforcement du partage du savoir et des produits du savoir au profit de la croissance verte et du développement durable; la collaboration sur l’énergie ainsi que sur la gestion des ressources en eau et le changement climatique. 

«Nous avons confiance que notre partenariat avec la BAD produira des résultats concrets pour toutes les populations africaines et pour les écosystèmes dont dépend leur avenir», a indiqué Jim Leape, directeur général de WWF International. 

Les deux dirigeants ont convenu de se concentrer en priorité sur quelques initiatives concrètes, pratiques et innovantes, ciblées vers leurs orientations stratégiques. Ils envisagent, par exemple, de collaborer sur une publication conjointe qui fera l’inventaire de la biodiversité de l’Afrique et son empreinte écologique. 

Cette publication devrait paraître à temps pour le Sommet 2012 de la terre Rio+20. Ils comptent également exploiter le soutien qu’offrira le succès de prochaines négociations sur le changement climatique prévues à Durban, en Afrique du Sud, en décembre 2011. 

TIRER PROFIT 

Cet accord doit bénéficier à la République démocratique du Congo qui a le deuxième poumon de la planète. Le Brésil tire des profits substantiels. La part revenant à la protection de l’environnement dans son budget n’est pas négligeable. 

La RDC doit s’en inspirer. La rare biodiversité qu’on retrouve en RDC n’est pas toujours rentabilisée comme il se doit. 

L’occasion est offerte de rattraper le retard.

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