13/08/2011

Faustin SHUNGU OKITAWUNGU - Secrétaire Général de l’APARECO
Sur instructions personnelles de «Joseph KABILA» une opération d’épuration de l’ethnie «Enyele» décrétée sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa et sur le long du fleuve Congo.
L’APARECO dénonce l’épuration ethnique des «Enyele» entreprise par «Joseph KABILA»
Le comité national de l’APARECO dénonce l’ignoble opération d’épuration de l’ethnie «Enyele» décrétée sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa et sur le long du fleuve Congo.
En effet, sur instructions personnelles de «Joseph KABILA» qui redouterait, selon son entourage proche, la vengeance des «enyele» après la parodie de justice qui vient de condamner à mort le père d’Udjani, chef militaire des patriotes «enyele», l’Administrateur Général de l’Agence Nationale de Renseignement (A.N.R.), Monsieur DARUWEZI, a instruit, le samedi 06 août 2011 par une note spéciale de service, le Gouverneur de la villeprovince de Kinshasa, Monsieur André KIMBUTA, de procéder, sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa, à des opérations de rafle de tous les jeunes gens soupçonnés d’être arrivés récemment dans la capitale en provenance de la province de l’Équateur, et plus particulièrement les membres de la tribu enyele.
Le même samedi dans la nuit, sur instructions du Gouverneur KIMBUTA, une mission mixte A.N.R.-DEMIAP et P.I.R. a procédé au bouclage systématique de plusieurs commune de Kinshasa, dont particulièrement les Communes de Kinshasa, Barumbu, Limete et N’Sele, avec une attention particulière pour les localités riveraines de Kingabwa et Kinkole où, selon les renseignements préalablement récoltés par les services spéciaux urbains, une forte concentration des originaires de la province de l’Équateur était signalée. Sur base donc d’une liste des maisons sélectionnées d’avance depuis plusieurs semaines, des nombreuses familles des localités précitées se sont vues encerclées et sauvagement agressées dans leur sommeil la nuit de samedi 06 à dimanche 07 août entre 01h et 04h du matin. Comme à l’époque de la folie nazie contre les juifs, plusieurs jeunes gens supposés «enyele», âgés d’environs 12 à 40 ans, ont été emmenés, menottes aux points, après avoir été sérieusement passés à tabac par leurs bourreaux, sans qu’ils ne comprennent ce qui leur arrivaient.
Des sources concordantes signalent aussi le déclenchement, depuis quelques jours, d’une opération similaire de rafle des jeunes le long du fleuve Congo en provenance de l’Équateur.
Cette opération se déroule spécialement au niveau des localités de LUKOLELA et BOLOBO où des jeunes étudiants et commerçants ambulants, supposés être des «enyele» selon le seul gré des agents de «KABILA», sont systématiquement débarqués des navires ou autres embarcations, et emmenés de force vers des destinations inconnues, abandonnant ainsi sur place leurs marchandises et bagages à la merci de leurs bourreaux.
Certains témoins oculaires et membres des familles ont fait parvenir à l’APARECO quelques noms parmi des dizaines de victimes enlevées dans leur quartier cette nuit de samedi 06 août 2011 à dimanche 07 août 2011 et amenés vers une destination jusqu’ici inconnue. Il est fort à craindre que ces jeunes innocents, dont le seul crime est d’être né dans une tribu de la province de l’Equateur en République Démocratique du Congo, soient froidement et sauvagement exécutés comme des nombreuses autres victimes avant eux.
L’APARECO dénonce autant qu’elle condamne avec force ces pratiques récurrentes en RDC, dignes de l’holocauste de triste mémoire, et exhorte la MONUSCO, les ONG de défense des Droits de l’Homme ainsi que les représentations diplomatiques accréditées à Kinshasa d’entreprendre toutes les actions urgentes pour stopper cette folie et éviter au peuple congolais une nouvelle hécatombe par la folie meurtrière d’un dictateur sanguinaire.
Au moment où la communauté internationale s’insurge avec véhémence, contre les dirigeants politiques qui tuent sans état d’âme leur peuple avec des fusils, des chars ou des bombes, le peuple congolais ne peut comprendre que la même communauté internationale ne réagisse pas avec autant d’énergie et de promptitude contre des crimes odieux que «Joseph KABILA», avec les forces d’occupation et les services d’oppression sous ses ordres, continue de commettre impunément en République Démocratique du Congo depuis plus d’une décennie:
- plusieurs millions de vies humaines ont déjà été sauvagement éliminées dans la partie Est de la République Démocratique du Congo sous la responsabilité avérée des autorités politiques et militaires de la RDC;
- des milliers de morts par mois sont enregistrés et dénoncés par plusieurs organismes humanitaires internationaux opérant à l’Est de la RDC sans que le gouvernement de ce pays ne bronche;
- plusieurs milliers de cas de viols des femmes et d’enfants sont enregistrés par mois, sans que leurs auteurs connus (des agents officiels en fonction ou en mission pour la plus part) ne soient inquiétés;
- des nombreux cas d’assassinat des journalistes, des défenseurs des Droits de l’Homme, d’officiers et militaires congolais, d’opposants politiques congolais qui osent lever la voix pour dénoncer la dictature sanguinaire qui décime tout un peuple…
L’APARECO interpelle ici la responsabilité de la communauté internationale et l’invite à réagir avec véhémence et promptitude, comme elle le fait en ce moment sous d’autres cieux, contre l’élimination programmée d’une partie de la population de la République Démocratique du Congo, tant à l’Est qu’à l’Ouest, par «Joseph KABILA», soutenu par des forces occultes opérant dans l’ombre, dans le but de perpétuer le pillage du sol et sous-sol congolais.
A titre seulement indicatif, et dans le but de faciliter la démarche des uns et des autres en vue de retrouver la trace de plusieurs dizaines de victimes enlevées, l’APARECO publie cidessous la liste de quelques 26 personnes enlevées, rien que dans les 2 rues des quartiers
FUNA/Commune de Barumbu et KINGABWA/Commune de Limete:
a) Sur rue Militant, Quartier FUNA/Commune de BARUMBU :
BELAMA DEDE
MUNGONDO
EDIKE
MUMBEMBO
BOMPEKE
NGABUBU
EVOLOKO
LONGANGA
N.B. La parcelle numéro 48/bis a été particulièrement visitée
b) Sur Avenue Marin, Quartier KINGABWA/Commune de LIMETE :
MONYAMA BONGOMBA
NZOKO MOKO
MONYAMA John
BOBELE BOPILELA
MUNZAMBA
EPANZOLA
IBOBELA
MOLEMBE
BONGAMBA
MAKUKULA
ELONDO
ZOLA Christian
MBUNU Elvis
MABOKE Riphin
APANI IBAMBA
ENGONDO Julva
LIKOPA LEMUVA
BOTULI Jean
N.B. Les parcelles numéros 26 et 27 ont été particulièrement visitées
L’APARECO invite les parents et amis des victimes à lui communiquer les noms et adresses des personnes enlevées durant cette nuit.
Fait à Paris, le 12 août 2011
Faustin SHUNGU OKITAWUNGU
Secrétaire Général de l’APARECO
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Faustin SHUNGU OKITAWUNGU - Secrétaire Général de l’APARECO
Sur instructions personnelles de «Joseph KABILA» une opération d’épuration de l’ethnie «Enyele» décrétée sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa et sur le long du fleuve Congo.
L’APARECO dénonce l’épuration ethnique des «Enyele» entreprise par «Joseph KABILA»
Le comité national de l’APARECO dénonce l’ignoble opération d’épuration de l’ethnie «Enyele» décrétée sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa et sur le long du fleuve Congo.
En effet, sur instructions personnelles de «Joseph KABILA» qui redouterait, selon son entourage proche, la vengeance des «enyele» après la parodie de justice qui vient de condamner à mort le père d’Udjani, chef militaire des patriotes «enyele», l’Administrateur Général de l’Agence Nationale de Renseignement (A.N.R.), Monsieur DARUWEZI, a instruit, le samedi 06 août 2011 par une note spéciale de service, le Gouverneur de la villeprovince de Kinshasa, Monsieur André KIMBUTA, de procéder, sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa, à des opérations de rafle de tous les jeunes gens soupçonnés d’être arrivés récemment dans la capitale en provenance de la province de l’Équateur, et plus particulièrement les membres de la tribu enyele.
Le même samedi dans la nuit, sur instructions du Gouverneur KIMBUTA, une mission mixte A.N.R.-DEMIAP et P.I.R. a procédé au bouclage systématique de plusieurs commune de Kinshasa, dont particulièrement les Communes de Kinshasa, Barumbu, Limete et N’Sele, avec une attention particulière pour les localités riveraines de Kingabwa et Kinkole où, selon les renseignements préalablement récoltés par les services spéciaux urbains, une forte concentration des originaires de la province de l’Équateur était signalée. Sur base donc d’une liste des maisons sélectionnées d’avance depuis plusieurs semaines, des nombreuses familles des localités précitées se sont vues encerclées et sauvagement agressées dans leur sommeil la nuit de samedi 06 à dimanche 07 août entre 01h et 04h du matin. Comme à l’époque de la folie nazie contre les juifs, plusieurs jeunes gens supposés «enyele», âgés d’environs 12 à 40 ans, ont été emmenés, menottes aux points, après avoir été sérieusement passés à tabac par leurs bourreaux, sans qu’ils ne comprennent ce qui leur arrivaient.
Des sources concordantes signalent aussi le déclenchement, depuis quelques jours, d’une opération similaire de rafle des jeunes le long du fleuve Congo en provenance de l’Équateur.
Cette opération se déroule spécialement au niveau des localités de LUKOLELA et BOLOBO où des jeunes étudiants et commerçants ambulants, supposés être des «enyele» selon le seul gré des agents de «KABILA», sont systématiquement débarqués des navires ou autres embarcations, et emmenés de force vers des destinations inconnues, abandonnant ainsi sur place leurs marchandises et bagages à la merci de leurs bourreaux.
Certains témoins oculaires et membres des familles ont fait parvenir à l’APARECO quelques noms parmi des dizaines de victimes enlevées dans leur quartier cette nuit de samedi 06 août 2011 à dimanche 07 août 2011 et amenés vers une destination jusqu’ici inconnue. Il est fort à craindre que ces jeunes innocents, dont le seul crime est d’être né dans une tribu de la province de l’Equateur en République Démocratique du Congo, soient froidement et sauvagement exécutés comme des nombreuses autres victimes avant eux.
L’APARECO dénonce autant qu’elle condamne avec force ces pratiques récurrentes en RDC, dignes de l’holocauste de triste mémoire, et exhorte la MONUSCO, les ONG de défense des Droits de l’Homme ainsi que les représentations diplomatiques accréditées à Kinshasa d’entreprendre toutes les actions urgentes pour stopper cette folie et éviter au peuple congolais une nouvelle hécatombe par la folie meurtrière d’un dictateur sanguinaire.
Au moment où la communauté internationale s’insurge avec véhémence, contre les dirigeants politiques qui tuent sans état d’âme leur peuple avec des fusils, des chars ou des bombes, le peuple congolais ne peut comprendre que la même communauté internationale ne réagisse pas avec autant d’énergie et de promptitude contre des crimes odieux que «Joseph KABILA», avec les forces d’occupation et les services d’oppression sous ses ordres, continue de commettre impunément en République Démocratique du Congo depuis plus d’une décennie:
- plusieurs millions de vies humaines ont déjà été sauvagement éliminées dans la partie Est de la République Démocratique du Congo sous la responsabilité avérée des autorités politiques et militaires de la RDC;
- des milliers de morts par mois sont enregistrés et dénoncés par plusieurs organismes humanitaires internationaux opérant à l’Est de la RDC sans que le gouvernement de ce pays ne bronche;
- plusieurs milliers de cas de viols des femmes et d’enfants sont enregistrés par mois, sans que leurs auteurs connus (des agents officiels en fonction ou en mission pour la plus part) ne soient inquiétés;
- des nombreux cas d’assassinat des journalistes, des défenseurs des Droits de l’Homme, d’officiers et militaires congolais, d’opposants politiques congolais qui osent lever la voix pour dénoncer la dictature sanguinaire qui décime tout un peuple…
L’APARECO interpelle ici la responsabilité de la communauté internationale et l’invite à réagir avec véhémence et promptitude, comme elle le fait en ce moment sous d’autres cieux, contre l’élimination programmée d’une partie de la population de la République Démocratique du Congo, tant à l’Est qu’à l’Ouest, par «Joseph KABILA», soutenu par des forces occultes opérant dans l’ombre, dans le but de perpétuer le pillage du sol et sous-sol congolais.
A titre seulement indicatif, et dans le but de faciliter la démarche des uns et des autres en vue de retrouver la trace de plusieurs dizaines de victimes enlevées, l’APARECO publie cidessous la liste de quelques 26 personnes enlevées, rien que dans les 2 rues des quartiers
FUNA/Commune de Barumbu et KINGABWA/Commune de Limete:
a) Sur rue Militant, Quartier FUNA/Commune de BARUMBU :
BELAMA DEDE
MUNGONDO
EDIKE
MUMBEMBO
BOMPEKE
NGABUBU
EVOLOKO
LONGANGA
N.B. La parcelle numéro 48/bis a été particulièrement visitée
b) Sur Avenue Marin, Quartier KINGABWA/Commune de LIMETE :
MONYAMA BONGOMBA
NZOKO MOKO
MONYAMA John
BOBELE BOPILELA
MUNZAMBA
EPANZOLA
IBOBELA
MOLEMBE
BONGAMBA
MAKUKULA
ELONDO
ZOLA Christian
MBUNU Elvis
MABOKE Riphin
APANI IBAMBA
ENGONDO Julva
LIKOPA LEMUVA
BOTULI Jean
N.B. Les parcelles numéros 26 et 27 ont été particulièrement visitées
L’APARECO invite les parents et amis des victimes à lui communiquer les noms et adresses des personnes enlevées durant cette nuit.
Fait à Paris, le 12 août 2011
Faustin SHUNGU OKITAWUNGU
Secrétaire Général de l’APARECO
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