mardi 25 janvier 2011

RDC: 2011, année électorale. On se sait pas où on va, mais on y court.


Libre antenne 04/01/2011Que va-t-il se passer en 2011 en RDC ? Tous les Congolais semblent être d’accord (ce qui est rare) pour répondre « Des élections ! ». Au-delà de cette affirmation de principe, c’est peu de dire que l’unanimité se défait. C’est carrément l’empoignade.

Et tout d’abord, il y a la question la plus fondamentale : y aura-t-il des élections ?

Les Congolais se soupçonnent entre eux de ne pas avoir un désir égal d’y aller, et même d’en désirer le report. Au départ, il y a un peu plus de six mois, quand il est devenu manifeste que la majorité entendait faire des fêtes du 50naire le démarrage d’une campagne électorale anticipée et qu’elle développait autour de JKK un « culte de la personnalité » forcené, c’était surtout l’opposition qui semblait être à la traîne et ne pas avoir d’intérêt à ce qu’elles se tiennent à bref délai. En plus de la « prime au sortant » et de la plus grande visibilité médiatique de qui est au pouvoir, JKK bénéficiait des fêtes du Cinquantenaire, avec afflux de visiteurs étrangers - dont Albert II – pour exhiber son « prestige international », de la remise de la dette dans le cadre de l’initiative PPTE- mise au crédit du Président alors que le (douteux) mérite en revient plutôt à Muzito – bref, de « bonnes nouvelles ». En face, l’opposition divisée se distinguait plutôt par une crise de leadership, avec Bemba en prison et Tshisekedi à l’hôpital, ou presque. Mais, à « surfer sur la vague », la majorité se laissa entraîner à un triomphalisme excessif et prématuré, oubliant qu’on ne peut pas se hasarder à parier sur une succession uniquement de bonnes nouvelles pendant quatorze ou quinze mois ! D’où les rodomontades des « rhinocéros » à Kisangani, annonçant des objectifs herculéens et contradictoires : victoire de JKK au premier tour et majorité absolue du PPRD. Non seulement l’un comme l’autre sont rares et difficiles à atteindre, mais ils exigent des tactiques contradictoires. On ne saurait trouver mieux que ces objectifs de Kisangani pour témoigner de ce que le parti présidentiel – y compris le Président lui-même, activement présent à ces assises – était alors en proie à une crise d’euphorie et d’optimisme conquérant. Depuis lors, il y a eu au contraire de « mauvaises nouvelles » : meurtres louches suivis de procès de carnaval, radiation de l’AGOA …

Il est inévitable que des élections puissent être influencées par un événement fortuit et sensationnel. C’est même d’autant plus inévitable que, ces dernières années, les médias se sont écartés de plus en plus de l’information pour cultiver le sensationnel. Il y a quelques années, les Belges ont eu ce que l’on a appelé les « élections dioxine » où la révélation, au ras du scrutin, d’un scandale portant sur la qualité des produits alimentaires a produit un transfert de voix massif au profit des écologistes. On ne saurait évidemment demander aux états-majors politiques de tenir compte de ce genre d’effets, par nature imprévisibles.

Mais il faut aller au-delà de ces « bonne » ou « mauvaises » nouvelles ponctuelles et anecdotiques. Plus globalement, la « bonne nouvelle sans cesse annoncée, mais dont les effets sont invariablement reportés aux Calendes grecques, c’est que le gouvernement va avoir de l’argent pour « faire du social ». Les « contrats chinois » étaient une bonne nouvelle parce qu’on avait trouvé dans le géant asiatique un nouveau bailleur de fonds, l’initiative PPTE étaient une bonne nouvelle parce qu’elle allait rendre disponible l’argent qui ne serait plus englouti dans le service de la dette et 2010 avait même été proclamée « année du social ». La réalité est moins drôle. Le budget de la République reste microscopique : 6,7 milliards de dollars pour plus de 72 millions de Congolais. Les conditions de vie sont très difficiles.

Ces derniers mois, les prix ont flambé dans tous le pays. Cette augmentation des prix va du simple au double en l’espace de trois mois : riz, manioc, grains de maïs, farine de froment et viande congelée, pour ne citer que ceux-là. Une dernière étude du PNUD, le niveau de développement en République Démocratique du Congo est en recul en 2010 par rapport à celui de 1970, selon le classement annuel du développement humain… on vivrait donc plus mal à Kinshasa en 2010 qu'en 1970 !

2011 doit sonner comme l'heure de vérité pour le président Joseph Kabila. A la surprise générale, en plein été 2010, le président sortant de la CEI annonce la date de la tenue des prochaines élections présidentielles: novembre 2011. Le recensement et l'enrôlement des électeurs ne sont pas terminés, la CENI n'est toujours pas en place et suscite déjà des controverses… mais les élections auront bien lieu ! A moins que comme de nombreux observateurs le prédisent, Joseph Kabila ne décide de reporter le scrutin. La mise en place chaotique des élections, son manque financement et la nomination contestée du futur président de la CENI pourraient pousser le président Kabila remettre le scrutin aux calendes grecques. Car pour la président sortant, les élections ne s'annonce plus comme une simple promenade de santé. Si les élections ont bien lieu, le scrutin se révèlera plus ouvert que prévu et plus personne ne sera en mesure d'assurer la réélection "programmée" de Joseph Kabila. Si les élections sont reportées, comme beaucoup le prédisent, la RD Congo entrera alors dans une zone de fortes turbulences et fera de 2011, l'année de tous les dangers.

La deuxième élection est la plus importante.

Le grand mérite démocratique des élections réside essentiellement dans leur caractère répétitif. Il n’y a en effet aucune raison de penser que le résultat de ce hasard qu’est la majorité des suffrages dans une consultation populaire serait « meilleur » que l’autre hasard, qui est celui de l’hérédité dans un système aristocratique. Mais les élections permettent de se débarrasser d’un dirigeant qui n’a as donné satisfaction, sans devoir recourir au poison ou au poignard. Les élections qui reviennent à intervalle régulier offrent en effet la possibilité de sanctionner les dirigeants sortants, en ne les réélisant pas.

Cela mène à considérer que peut-être on a, en RDC, sorti les vuvuzelas un peu trop tôt en 2006, pour célébrer par des fanfares joyeuses et triomphales « les premières élections libres depuis quarante ans ». Voter une fois, même si c’est la première fois depuis longtemps, ne suffit pas. On ne peut parler d’une véritable implantation de la démocratie élective dans un pays que lorsque, des élections s’étant correctement déroulées, l’alternance se produit sans heurts. La Côte d’Ivoire donne actuellement un exemple grandeur nature du cas où des élections trébuchent juste avant le poteau d’arrivée parce que les résultats n’en sont pas acceptés.

Si, écartant toute autre considération, on ne regarde les prochaines élections congolaises que comme test de l’appropriation ou non par les Congolais de la démocratie élective, il faudrait souhaiter qu’elles aient lieu, que Kabila les perde et qu’il ait le fair-play de féliciter son successeur et de lui céder la place avec le sourire. (On ne demande pas l’impossible : on n’exigera pas que le sourire soit totalement sincère. Il pourra être un peu crispé).

L’irritante question du calendrier n’arrange rien.

Qu’a voulu exactement l’abbé Malumalu en sautant dans le plat avec ses plus gros sabots pour faire un « plouf » sonore ? On ne peut écarter l’hypothèse qu’il ait simplement voulu ce qui a suivi. Par là, je veux dire non les remous, mais le souci soudain que l’on a eu de composer et de mettre en place la CENI et de s’occuper enfin de ces élections dans leurs modalités concrètes. S’il a agi dans cette intention civique et patriotique, il faut alors constater que cette belle inspiration est venue à celui des Congolais qui avait le moins de chances d’être apprécié, bien accueilli et suivi. Malumalu est pour beaucoup synonyme de magouilles et de truquages. Il a la réputation imméritée d’avoir « programmé » la victoire de JKK en 2006. Nous avons vu[1] que c’était impossible et que Malumalu, mis en place en utilisant ses compétences qui allaient permettre les élections sans recensement pour que la CENCO puisse téléguider la CEI, a introduit l’absurde système RAPTA qui n’est contrôlable par personne. Mais sa personne est si bien associée, dans l’esprit de beaucoup de Congolais, à l’idée d’élections truquées, qu’il est impossible de prononcer son nom, à propos d’élections, sans déchaîner les pires soupçons.

On ainsi aussitôt entendu dire que le but de la manœuvre était de prolonger le mandat des institutions actuelles de quatre mois. Peut-être ceux qui disaient cela avaient-ils l’arrière-pensée que Kabila méditait un scénario imité de Laurent Gbagbo qui a réussi à gagner plusieurs années avant d’aller aux élections à coup de remises « pour raison de force majeure ». Dans cet ordre d’idées, il circule des rumeurs sur d’étranges troupes « ne parlant pas lingala » observées dans certains districts frontaliers, troupes qui devraient servir à Kabila pour monter de toute pièces une « rébellion » qui lui servirait à demander une prolongation de son mandat, non de quelques mois, cette fois, mais de quelques années.

Il faut aussi tenir compte, chez les Congolais, d’un certain fétichisme du calendrier. Dans beaucoup de pays, on considérerait comme un détail sans importance un écart de quelques jours ou de quelques semaines. En RDC, on prend cela au pied de la lettre… tout en ne faisant rien pour que tout soit prêt à temps. JKK est par la suite monté au créneau pour affirmer que les élections auraient bien lieu en 2011 dans les délais prévus par les lois et la Constitution.

A l'Est, il y a à la fois une guerre sans fin et de gros bataillons électoraux.

J’ai évoqué, parmi les causes de mécontentement, la régression sociale qui concerne l’ensemble du Congo. La question qui se pose à ce propos est identique à celle qui se pose dans bien d’autres pays du monde : dans quelle mesure les électeurs vont-ils faire « payer » les élus sortants pour la vie difficile et chère ? La situation est différente dans l’Est, en particulier dans les trois provinces du Kivu, Nord et Sud, et la Province Orientale.

Le chaos règne toujours à l'Est du pays. Les groupes rebelles font toujours la loi dans les Kivu et la frontière Nord de la RD Congo continue d'être la proie de la LRA. Attaques sanglantes, massacres, viols, enlèvements, pillages… les civils sont les premières victimes de l'insécurité permanente à l'Est de la République démocratique du Congo. Milices Hutu des FDLR, Maï-Maï, ex-CNDP et soudards de l'armée régulière (qui ne mérite guère cet adjectif) ont jeté plus de 1,4 millions de déplacés sur les routes congolaises. Pour l'heure, ni les 17 000 casques bleus de la MONUSCO, ni les FARDC ne se sont souciés de rétablir un semblant de sécurité dans la région. Cette situation est, au mieux minimisée, souvent presque niée par le gouvernement de Kinshasa.

Quant à la minimisation, elle repose sur un fait qui n’est pas totalement faux : il s’agit de trois provinces sur onze. Plus exactement, il n’y a que trois provinces où l’insécurité grave à grande échelle soit un souci quotidien, prépondérant et permanent. Ailleurs dans le pays, de tels faits sont sporadiques (à Pâques en 2010 dans l’Equateur avec l’affaire dite « des Enyele », dans certains quartiers de Kinshasa avec des affaires de violences, de banditisme, de racket où les « hommes en uniforme » jouent un rôle glauque, au Bas-Congo lors de l’affaire BDK…). Cela ne justifie toutefois pas les discours (comme celui de JKKK au Nouvel-An), qui semblent parler d’une autre planète, où dans un pays nommé Congo, la paix serait revenue dans un état de droit. La planète en question, c’est évident, ne saurait être la Terre !

Mais ces régions, qui effectivement ne représentent pas une bien grande surface sur la carte du Congo, représentent néanmoins un poids électoral très lourd, parce qu’elles sont celles où le peuplement est particulièrement dense. Et, pour une élection présidentielle, où le pays entier n’est qu’une seule circonscription électorale, cet effet joue à plein, puisqu’une voix pèse autant d’où qu’elle vienne.

En 2006, ces voix avaient bénéficié avant tout à JKK, présenté comme « le candidat de la paix ». La paix n’ayant pas été au rendez-vous, beaucoup de D’autant plus que l’adhésion du CNDP, parti issu de ‘ex-rébellion de Nkunda, à l’AMP, a été perçue à l’Est comme une véritable gifle et une trahison à visage découvert. Ces votes, donc, se porteront sans doute en grande partie ailleurs. Mais où ? Ce sera une des grandes inconnues de 2011 et nul doute que l’électorat de l’Est sera très sollicité et courtisé.

La « psychologie de l’électeur » est une autre inconnue.

En parlant tout à l’heure de « vote-sanction » consistant à ne pas réélire un mandataire dont on est mécontent, je faisais allusion à une pratique européenne, telle qu’elle se pratique dans des pays où les citoyens ont depuis longtemps l’habitude de voter. Si les élections de 2006 ont été le premier scrutin libre depuis 40 ans, les Congolais, comme d’ailleurs la plupart des Africains, avaient déjà été appelés aux urnes, sous Mobutu, pour des élections dont la finalité était bien sûr la réélection triomphale du Maréchal Mobutu. Les dictateurs africains se sont toujours abstenus d’élections libres, mais ne se faisaient pas faute de se faire périodiquement plébisciter. Lors de tels scrutins, de la liberté et la transparence, il n’en était guère question. Et même, on n’était pas trop sûr que le secret du vote soit respecté. Du reste, même en le respectant, rien n’empêchait de « punir » un village ou un district pour avoir « mal » voté. D’où une habitude africaine diamétralement à l’inverse du « vote-sanction », et que l’on pourrait appeler le « vote-précaution ». En substance, il s’agit de se dire : « X est un dirigeant exécrable, mais il vaut tout de même mieux voter pour lui – tout en espérant sa défaite – pour éviter des représailles éventuelles ».

Bien sûr, de telles habitudes devraient disparaître petit à petit, si le processus électoral parvient à s’enraciner dans les mœurs politiques, si les citoyens en prennent l’habitude et se l’approprient. Il s’agit là d’un des aspects de la « démocrature », situation riche en doute où, devant une abondance de signes équivoques ou allant les uns dans un sens, les autres dans le sens opposé, on ne sait plus trop où l’on en est exactement. Il est parfois questions de la « jeune démocratie congolaise » où certains événements seraient encore des traces, des « résidus de la dictature passée ». D’autres fois, on évoque ces mêmes événements comme « les signes avant-coureurs d’une nouvelle dictature qui s’établit ». Où se situeront les électeurs dans leur choix entre ces deux attitudes possibles ? C’est à encore une chose que l’on ignore et pour laquelle il n’y a pas de comparaison, puisque les élections de 2006 se sont déroulées dans un contexte de transition, sans pouvoir légalement installé.


La CENI semble déjà hypothéquée.

Assez honteusement, en rasant les murs, durant ces jours de l’extrême fin de décembre où les egns ont la tête ailleurs et où la prese se fait rare, on a levé, presqu’à la sauvette, le dernier obstacle à la mise en lace d’uenCENI politisée et dominée par l’actuelle majorité. « L’Opposition s’enflamme, Ceni : Jacques Djoli, Matthieu Mpita et Laurent Ndaye éliminés ! ». Selon La Prospérité du 21.12.10, l’Opposition parlementaire est alors en furie. Ses candidats désignés pour siéger au Bureau de la CENI ont été invalidés par la Commission Spéciale et Temporaire chargée de la vérification des dossiers des candidatures proposées. « Ainsi, poursuit ce journal, les précités, dont les représentants de l’Opposition avaient claqué la porte, ne sauraient être des personnalités indépendantes ».

Pourtant, la question n’est pas tant de savoir si Ndjoli, Mpita ou Ndaye sont ou non « indépendants », que de constater que la Commission n’a pas eu le courage de renvoyer aux partis politiques le brouillon qu’ils avaient cochonné. Ni celui d’admettre, comme l’avait fait Bahati Lukwebo, que la Chambre avait eu tort de ne pas prendre en meilleure considération le projet du Sénat qui, en introduisant la société civile, rendait impossible les votes « majorité contre opposition ». Il apparaît donc clairement que les parlementaires sont incapables de trouver le courage de dire à leurs « patrons », c'est-à-dire aux leaders de leurs partis respectifs, qu’ils ont déconné. Censés servir le peuple et représenter la Nation, ils se comportent en larbins, non d’une idéologie - tragiquement absente de la politique congolaise - mais d’intérêts partisans, pour ne pas dire « individuels ».

En dehors de ceux qui, dûment caporalisés, ont tout simplement voté « le petit doigt sur la couture du pantalon », il y a dans l’ostracisme à l’égard de la société civile un malentendu. On a amplement entendu dire, au cours des débats parlementaires, que « la société civile, c’est l’opposition ». Ce qui révèle une confusion malheureuse entre la notion d’opposition et celle de contre-pouvoir et aussi, d’ailleurs, entre opposants et conspirateurs.

Enfin, il faut remarquer que, si les « exclus » appartiennent tant à celles des candidatures qui émanaient de la majorité qu’à celles introduites par l’opposition, on a continué à considérer comme « acceptable » la candidature du pasteur Ngoy, c'est-à-dire la plus politisée de toutes, l’homme étant à la fois un des fondateurs du PPRD et un membre de la parentèle de JKK. –Même si, par ailleurs, les critiques basées sur la parenté biologique rendent un son étrange quand il s’agit de Joseph Kabila, dont on ne se fait pas faute d’insinuer qu’il pourrait ne pas être Congolais.

En agissant de la sorte, on vient déjà de faire poser à l’avance une lourde hypothèque sur la crédibilité des élections de 2011. Le sommet, c’est qu’on risque de regretter sous peu « le bon vieux temps de l’abbé Malumalu ».

Le Parlement est appelé à décider du mode de scrutin.

Les partis politiques s'activent dans la perspective de la présidentielle de novembre prochain. Le parlement congolais, convoqué du 16 décembre 2010 au 13 janvier 2011en session extraordinaire, prévoit à son ordre du jour la révision de la Constitution. La polémique fait rage autour du mode de scrutin. La majorité souhaite en effet instaurer un scrutin à un tour et le président Joseph Kabila a commencé à rallier ses troupes. Il s'est rendu le 02 janvier, à Lubumbashi pour rencontrer les parlementaires locaux. La question est aujourd’hui au centre des débats dans la sphère politique congolaise.

"Pour des raisons évidentes, nous (majorité au pouvoir) avons décidé de proposer à la représentation nationale (Parlement) le schéma d’une élection présidentielle au suffrage universel direct à un tour au lieu de deux", a confirmé le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende Omalanga, au cours d’une conférence de presse lundi à Kinshasa Selon M. Mende, également ministre de la Communication et des médias, le schéma des élections au suffrage universel direct à deux tours déjà expérimenté en 2006 en RD Congo n’est pas conforme aux intérêts du peuple du point de vue économique, politique et sécuritaire.

Sur le plan économique, M. Mende a soutenu le choix d’un "système électoral moins onéreux" (à un seul tour) pour un pays pauvre, fragile qu’est la RD Congo, soulignant que le coût de l’élection à deux tours a été évalué à 700 millions de dollars Us alors que celui à un tour coûte 350 millions de dollars US.

Du point de vue politique et sécuritaire, il a évoqué l’exemple de plusieurs pays africains tout autant que l’exemple de son pays en 2006 qui inspire la bonne décision pour le peuple congolais, même si, a-t-il ajouté, "cela devra heurter le confort intellectuel de certains amis experts étrangers ou de certains acteurs politiques au plan national qui tiennent à une rente de situation de 2ème tour qui leur permet de vendre des ralliements". (Bien que le terme « vendre » soit équivoque car on peut n’y voir qu’une allusion à une contrepartie politique, cet aveu jette la suspicion sur la légalité même du gouvernement actuel !)

Le porte-parole du gouvernement de la RD Congo a rapelé que "le déroulement des élections sur le strict modèle occidental au Kenya, en Guinée, en Côte d’Ivoire et même en RD Congo a abouti à des affrontements à caractère non politique mais identitaire".

Pour la majorité l’élection présidentielle à un tour est très profitable à la population. Elle coûterait moins cher selon Blaise Kaboué qui déclare que le scrutin à deux tours est problématique. « L’élection à deux tours a un impact négatif sur la vie politique, compte tenu des comportements de nos politiciens. Nous avons un régime purement parlementaire et au lieu de penser au peuple cela est devenu une histoire entre les politiciens », explique-il.

Un avis que ne partage pas Baudouin Mayo de L'Union pour la nation congolaise (UNC), nouveau parti de l’opposition dirigé par Vital Kamerhe. « Aujourd’hui revenir sur un mode de scrutin à deux tours au profit du scrutin majoritaire à un tour ne répond qu’aux besoin de la majorité présidentielle qui voudrait faire un passage en force », annonce Baudouin Mayo. La proposition d’un seul tour de l’élection présidentielle se bute à un refus catégorique de l’opposition congolaise qui estime notamment qu’il n’est pas indiqué qu’une quelconque révision de la Constitution ou de la loi électorale soit opérée à quelques mois de l’élection présidentielle.

C’est le Parlement qui devra donner une réponse à cette démarche de la majorité. Toutefois, on voit assez mal comment le Parlement, dans un débat qui se soldera par un vote Majorité contre Opposition, pourrait rejeter cette demande incongrue.

Incongrue, non dans son principe, mais par sa date. Cela revient à eu près à convoquer les équipes et les supporters pour un match de football et à annoncer subitement, un quart d’heure avant le premier coup de sifflet, qu’il s’agira en réalité de hockey sur glace !

Il est inévitable que toute modification du mode de scrutin ou de l’attribution des sièges tourne, par ses effets mécaniques, à l’avantage des uns et au détriment des autres. Et il est non moins inévitable que les états-majors de partis, à côté du souci d’améliorer le système, aient celui de leur propre intérêt. On ne devrait donc modifier un mode de scrutin que longtemps avant une élection. On aurait dû y songer, lors de la rédaction de la Constitution, et prévoir que les dispositions concernant les élections ne pourraient être modifiées qu’au cours de la première moitié d’une législature.

Le calcul qui sous-tend la proposition est en effet limpide. La « prime au sortant » et ce que j’appelais ci-dessus le « vote de précaution » ont pour conséquence que le président sortant est presque toujours le vainqueur RELATIF du premier tour. « Relatif » signifie, en l’occurrence, qu’il arrive premier, mais totalise moins de 50 % des voix. C’est au second tour que les présidents « sortants » se transforment parfois en présidents « sortis ». Tous les scrutins africains que le « sortant » n’a pas accepté (Kenya, Zimbabwe, Côte d’Ivoire…) sont des scrutins dont on n’a pas accepté le second tour. Logique, mais primaire et simpliste, JKK trouve donc pratique de supprimer tout simplement le second tour.

Ce qu’il craint sans doute, c’est la répétition d’un « effet TSK » (Tout sauf Kabila). C’est celui-ci, bien plus que sa valeur personnelle, qui avait mené Bemba très près de la victoire en 2006. Cet homme, qui n’est pas sans qualités, avait aussi des traits qui pouvaient susciter une grande antipathie : autoritaire, voire brutal, issu du cercle des grands privilégiés de l’époque Mobutu, « saigneur » de la guerre, soupçonné de crimes contre l’humanité. L’effet TSK a été malgré cela suffisamment puissant pour l’amener à quelques pour cent de la victoire !

Dans le vote à deux tours, l’effet TSK dispense en fait l’opposition de s’unir. Dans le contexte africain, où la politique oppose des personnes bien plus que des idéologies ou des partis, le grand obstacle à cette union est la sélection de la personne à présenter comme candidat unique. Dans le vote à deux tours, le premier de ceux-ci dispense l’opposition de faire ce choix. En effet, l’effet TSK suffit à rassembler derrière son candidat tout ce qui s’oppose à JKK. Et cet effet jouerait plus fort avec un candidat comme Thsisekedi ou Kamerhe, pour une double raison : ils sont moins antipathiques que Bemba, et le président sortant ne peut plus compter sur les votes quasi-unanimes de l’Est. Avec une élection à un tour, au contraire, l’effet TSK ne pourra pas jouer ce rôle. Et, dans un monde politique hyperpersonnalisé comme celui du Congo, où pratiquement personne n’a de programme politique digne de ce nom, l’union est pour ainsi dire irréalisable, parce que c’est précisément autour d’un programme que l’union peut se faire.

Quelle est la signification du vote à deux tours ?

L’élection du Président de la République au suffrage universel à deux tours est une des dispositions de la Constitution de la V° République française que l’on a transportées telles quelles en RDC. Il n’est donc pas inutile de se pencher sur son origine, ce qui nous ramène une fois de plus au Général De Gaulle.

Celui-ci voulait doter la France d’un régime plus présidentiel que ceux qui l’avaient précédé. Jusque là, le Président, sous les III° et IV° républiques, avait été élu indirectement par les Chambres, mécanisme dont De Gaulle voulait se débarrasser parce qu’il était trop soumis au jeu des partis. Il ne pouvait adopter purement et simplement le système américain, où l’élection a bien lieu en un seul tour (suivant des modalités bizarres, combinant le direct et l’indirect, héritées du XVIII° siècle) mais après des « élections primaires », au sein des deux partis ayant un rôle institutionnel : les Démocrate et les Républicains. Impossible d’adopter cela en France, pour la double raison qu’il n’y avait pas dans ce pays, deux partis dominants occupant à eux seuls presque tout l’horizon politique et que, bien sûr, il n’était pas question d’élections primaires : cela aurait signifié accroître le rôle des partis alors qu’on voulait le diminuer.

Pour accroître le prestige de la fonction présidentielle, il fallait qu’elle fût conférée directement par le « souverain primaire », c'est-à-dire que l’élection ait lieu directement, au suffrage universel. Cependant, De Gaulle se voulait aussi rassembleur et, en France, il est bn d’assaisonner sa pensée d’un zeste de cartésianisme. D’où l’idée que, pour choisir le président de tous les Français, il fallait que le vainqueur rallie la majorité des suffrages. Si cela ne se faisait pas au premier tour (exploit que seul De Gaulle réussit), un second tour entre les deux meilleurs du premier tour amènera toujours le vainqueur final à avoir plus de 50 % des voix.

Le vote à deux tours sert, dans ce système, avant tout à éviter que l’on puisse traiter un Président élu, dans un système majoritaire à un tour, avec 35 % des suffrages de « Président de la minorité des Français ». Avec deux candidats seulement en lice au second tour, le vainqueur a fatalement plus de 50 % des voix, même quand c’est à contrecœur !

Or, potentiellement, il est bien plus dangereux d’être le président de la minorité des Congolais que celui de la minorité des Français !

A quelles réactions faut-il s’attendre ?

Jusqu’ici, sur les questions importantes, le Parlement congolais ne s’est jamais écarté de la discipline de vote qui amène les projets gouvernementaux à passer, majorité contre opposition. Ce fut le cas, notamment, lors de la « défénestration » de Kamerhe, lors des débats sur l’amnistie et le moratoire sur la double nationalité et, encore tout récemment, avec le vote en commission sur la CENI « politisée ». A moins d’un sursaut miraculeux, l’adoption du projet est donc très probable.

La manœuvre est des plus grossières et le moins que l’on puisse dire est qu’en l’occurrence, on n’a vraiment pas fait dans la dentelle. En quelques jours, mettant à profit la trêve du Nouvel-An et la période de léthargie de l’information qu’elle amène toujours dans les médias congolais, on a fait les premiers pas vers deux mesures (la CENI politisée, donc dominée par le pouvoir « sortant » et l’élection à un tour) qui n’ont pour but que de rendre automatique la réélection de JKK. Les protestations de l’opposition n’y changeront rien.

Sur le plan formel, toutefois, la manœuvre sera pleinement légale. On touche ici du doigt le fait que la démocratie bourgeoise n’est qu’une démocratie partielle. Et, puisque la démocratie bourgeoise aura été respectée, il ne faut guère s’attendre à autre chose que des protestations modérées de la « communauté internationale », elle-même composée presqu’entièrement de démocraties bourgeoises ! Quand JKK aura été élu « président de la minorité des Congolais », il ne faut pas s’attendre à ce que cela soit accepté passivement par la population. Il faut s’attendre à des troubles et à une répression sanglante, engendrant d’autres troubles en vertu de la spirale bien connue « la violence appelle la violence ». Certaines de ces violences pourraient avoir une coloration xénophobe et on ne eut exclure que, Albert II ayant jugé bon d’aller jouer les agents électoraux au Congo lors des fêtes du 50naire, cette violence ne soit en partie dirigée contre les Belges. Ils ne pourront pas dire qu’on ne les avait pas prévenus. Bien entendu, ces violences seront interprétées comme des « tentatives de prendre le pouvoir par la force » dirigées contre un pouvoir « légalement élu ». Si donc il y a alors des interventions étrangères, qu’elles soient africaines ou onusiennes, elles auront bien sûr pour but avoué de « défendre le pouvoir issu des urnes » et, sans dute, pour but moins avouable, de poursuivre la balkanisation du pays.

Adieu, Congo.

Les groupes rebelles toujours actifs à l’est de la RDC

Le Griot 25/01/2011
Depuis quelques années, la République Démocratique du Congo sert malgré elle de base arrière à de nombreux groupes armés menaçant plusieurs pays de la région des Grands Lacs. Le principal d’entre eux est formé par d’anciens génocidaires du Rwanda, les miliciens hutus Interahamwe et les membres hutus de l’ancienne armée rwandaise, réunis en un mouvement appelé Forces Démocratiques de Libération du Rwanda, les FDLR. Il y a également l’ADF-NALU et la LRA (Armée de Résistance du Seigneur), des groupes rebelles ougandais et les Maï Maï, une milice armée congolaise.

Etant donné la diversité des mouvements rebelles, l’étendue du territoire où ils sont présents et les insuffisances de l’armée régulière congolaise, plusieurs opérations militaires conjointes ont été organisées entres les pays menacés, à savoir la RDC, le Rwanda et l’Ouganda. Ils sont appuyés par la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation au Congo (MONUSCO), ancienne Mission des Nations Unies au Congo (MONUC). Le résultat de leurs opérations conjointes est assez mitigé. Un calme précaire concourt avec la poursuite des activités de ces groupes : viols, pillages, perception d’impôts dans les régions qu’ils contrôlent, exploitation des minerais et trafics d’armes.
Aujourd’hui, un nouveau mouvement rebelle a fait son apparition.

Il s’agit d’une rébellion mixte constituée de mercenaires étrangers, des combattants hutus des FDLR et des fidèles de l’ancien chef d’état major de l’armée rwandaise. Cette nouvelle rébellion a pour intention de déstabiliser le Rwanda. Les hauts responsables des armées de l’Ouganda, du Rwanda et de la RDC réunis à Kigali au Rwanda la semaine passée ont adopté un calendrier pour de nouvelles opérations militaires conjointes, sensées aboutir à une plus grande stabilité de la région que celles menées par le passé.


Écrit par Mimouna Hafidh


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sapologie -Bahonda Kwau donne les conseils aux jeunes sapeurs

Yamoussoukro : Les responsables du RHDP arment des jeunes

“De jour comme de nuit, ce sont des centaines d’armes de guerre qui sont distribués aux jeunes militants du RDR de Diaoulabougou par les responsables locaux de cette formation politique en vue d’attaquer nos positions”. Ces révélations sont d’un haut gradé de l’armée ivoirienne en poste dans la capitale politique. Il les a faites lors d’un entretien que Notre Voie a eu avec lui dans la matinée du 17 janvier dernier à l’hôtel Président de Yamoussoukro.

Notre informateur, qui a préféré garder l’anonymat, affirme que “ces armes sont convoyés dans ce quartier par des éléments de l’Onuci qui leur servent de complices”. C’est donc pour prévenir toute attaque que notre source indique que des dispositions viennent d’être prises par les hauts responsables de la hiérarchie militaire en vue de mettre en déroute ces hors-la-loi qui veulent user de la force pour installer le sieur Alassane Ouattara à la tête de la République.

“Nous les suivons de près, mais on attend d’abord avant de lancer notre offensive sur ce quartier qui abrite de nombreux rebelles qui proviennent pour la plupart de la compagnie Anaconda de Wattao de Bouaké”.

Notre source a, en outre, lancé un appel aux jeunes de Yamoussoukro afin qu’ils ne suivent pas ces bandits qui veulent semer les graines de la guerre civile en Côte d’Ivoire. “A vous jeunes de cette ville, l’avenir vous appartient c’est pourquoi je vous demande de cesser de vous battre pour des gens qui sont dans des chambres climatisées à l’hôtel du Golf”.

Notre interlocuteur a aussi précisé que les jeunes recrues du RHDP sont entraînés dans les cocoteraies du quartier ‘petit Bouaké ’ de Yamoussoukro par des mercenaires burkinabés qui dorment chez un certain Sékou.

Cette attaque des assaillants si elle réussissait vise, selon notre informateur, à installer le président du RDR dans cette ville pour qu’il démontre à la communauté dite internationale qu’il est le président de la Côte d’Ivoire parce qu’il a désormais sous son contrôle la capitale politique de ce pays

Gervais Amany(gervaisamony@yahoo.fr) 

Crise ivoirienne: Obiang pour une solution pacifique avec une Commission spéciale.

Le Président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, qui va certainement présider l’Union Africaine l'UA) à partir du prochain Sommet , est sur le point de faire la proposition de création d’une "Commission spéciale sur le règlement" de la crise en Côte d’Ivoire, privilégiant ainsi"une solution pacifique". C’est l’annonce qui a été faite hier lundi par Juan Noël Nsue Ondo, Directeur Général et Conseiller en matière de politique à la présidence équato-guinéenne.

C’est du 29 au 31 janvier qu’est prévu le sommet de l’UA à Addis Abeba, où l’organisation panafricaine a son siège. Le président Obiang au cours de cette rencontre très attendue "va suggérer à ses homologues la création d’une commission spéciale pour le règlement du conflit (post-)électoral en Côte d'Ivoire" aux dires des autorités du pays.

M. Obiang Nguema,  qui devrait être désigné président en exercice de l’UA, privilégie la solution pacifique et négociée à tous les conflits en Afrique, dont celui en Côte d’Ivoire.

Cette proposition va en droite ligne de la main tendue à Alassane Ouattara, puis de la proposition faite depuis plus d’un mois par le Président Laurent Gbagbo de la mise sur pied d’un comité international d’évaluation de la crise ivoirienne qui verra un recomptage des voix et une analyse approfondie de cette crise.

Désormais donc, il faut s’attendre en dépit des manœuvres de certains Chefs d’Etat africains et de la communauté dite internationale à une solution négociée. "Le règlement pacifique et négocié est la voie qu`il entend d`ailleurs privilégier pour la paix et la stabilité sur le continent", a d’ailleurs ajouté  Juan Noël Nsue Ondo.
James Lossa.

Vers une « guerre mondiale » africaine

Les différentes crises qui secouent le continent africain depuis des décennies constituent inexorablement des enjambées vers un conflit généralisé, qui verra s’affronter les africanistes et les « ennemis de l’intérieur », tous ces nègres qui sont à la solde de l’Occident prédatrice qui veut par le biais de ces paresseux, diplômés, instruits ou non et qui postulent à être des gouverneurs, des suppôts de l’esclavage moderne. Tous les indicateurs tendent vers le rouge et lorsque les peuples africains auront marre de cette situation, la cocotte sautera à la figure du marionnettiste (la France), avec toute la pression mise sous étouffoir. Les mises en garde de l’Angola et les désapprobations d’une opération militaire contre la Côte d’Ivoire de nombreux chefs d’Etat africains en attestent.









L’explosion risque d’être violente et sans appel, et chaque jour s’accumulent tous les ingrédients qui serviront encore aux incendiaires occidentaux à décréter, au conseil soi-disant de sécurité de cette organisation criminelle qu’on appelle ONU, un état d’urgence justifiant une occupation militaire de nos territoires par leurs troupes aidées en cela par les milices qui partout sur le continent sont désignés comme nos armées nationales.
Le pire c’est que ni les militaires de haut rang, et encore moins ceux des troupes ne s’imaginent à quoi ils collaborent, tant est qu’ils refusent de voir la vérité en face, par paresse et abrutissement par des théories vaseuses de droits de l’homme et patati et patata qu’aucun de ces pays donneurs de leçons qui se targuent d’être des démocraties, la France en tête, ne respectent, concernant une partie de leur propres nationaux et encore moins quand il s’agit de nous africains, à qui la moindre humanité est déniée sans autre forme de procès et sans discussion.
Faut-il le rappeler aux nègres sourds et aveugles volontaires qu’il aura fallu aux humanistes révolutionnaires français quatre heures de débat pour répondre à la question de savoir si l’article un (1) de leur fameuse déclaration des droits de l’homme, devrait être appliqué et bénéfique aux noirs ?
Faut-il rappeler aux uns et aux autres qu’évidemment, la réponse fut négative ?
Faut-il rappeler à tous ceux qui contents de leur sort de salariés dans les entreprises occidentales, ces remarques de leur pairs caucasiens, leur rappelant qu’ils devraient être contents de leur sort au lieu de se plaindre d’être moins bien payés, et de ne pas avancer en promotion comme tout le monde ?
Faut-il leur rappeler que c’est ce manque de dignité et de courage à se battre pour changer leur sort qui fait d’eux des traitres, et des disciples de l’occident dont ils vénèrent les crimes jusqu’à en devenir les complices et exécutants ?
Ces messieurs ont-ils le courage de mettre les mots qu’il faut sur ce dont ils souffrent et de se rendre compte qu’ils sont des nègres, qui plus est devenus des racistes anti-noirs ?
On les voit, ces nègres, dans nos forums développer une rare violence contre tout ce qui peut déstabiliser leur certitude, leur foi et vénération en l’occident. Une telle attitude ne peut s’expliquer que par un manque chronique de personnalité, de dignité et d’identité.
Oui messieurs la guerre est à vos portes, et curieusement au lieu que l’on vous remarque sur les remparts, vous êtes plutôt au premier rang des agresseurs poussant des cris enragés comme des chiens tenus en laisse et qui tirent sur la corde, impatients que leur maître les lâche sur la proie. C’est d’ailleurs cette même attente que l’on observe aujourd’hui chez les préfets français de l’Afrique de l’ouest, prêts à envoyer des pères de familles africains faire la guerre à leurs frères ivoiriens pour exécuter les ordres de la France qui veut imposer le traitre et criminel Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire.
Pourquoi la France n’envoie-t-elle pas elle-même ses soldats mourir et que c’est le militaire togolais, béninois, malien, nigérien... qui devrait aller faire sa salle guerre à sa place ?
Pourquoi ces dirigeants africains qui veulent jouer aux chiens de la France ne prendraient-ils pas eux-mêmes les armes qu’on est actuellement en train de leur livrer, pour aller déloger Gbagbo dont le peuple ivoirien se fera le bouclier, rappelant son souvenir aux criminelles comme il le fit en 2002 ?











La France est en passe de créer une guerre généralisée en Afrique. Elle rassemble tous les ingrédients pour mettre le feu aux poudres et opposer les Africains à ses nègres.
La résistance de Gbagbo aussi énervante soit-elle, séduit en même temps, les dirigeants français qui regrettent seulement que cette hargne ne soit pas au service de leur domination.
La peur de la réaction de la rue ivoirienne qui semble avoir pris fait et cause pour Gbagbo par son silence et son calme malgré toutes les agitations diligentées depuis Paris, et la récente tournure des événements en Tunisie incitent, à raison, Paris à la prudence, car la surprise risquerait d’être de taille chez ces africains hier encore bien dociles. Cette guerre d’agression contre la Côte que l’on sait diligentée par Paris risquerait de sonner le glas de la France sur le continent où se trouvent ses principaux intérêts qui alimentent son économie basée largement et en majorité sur l’exploitation inavouée des Africains et leurs richesses. De plus, les épisodes indochinois que cette même France a dû abandonner, laissant son allié américain dans le bourbier vietnamien, et d’Algérie appellent à la raison, car dit-on, jamais deux sans trois.
Si la France veut tenir, et rester au rang des nations dignes, elle a plus aujourd’hui intérêt, à abandonner son soutien aux dictatures d’imposture, et à laisser les Africains souverains chez eux. Elle devrait se résoudre, et apprendre à vivre de son travail plutôt que de l’exploitation de l’Afrique. Elle devrait se résoudre malgré la difficulté qu’elle semble éprouver pour cela (traiter à égalité avec les Africains) à tisser des relations franches et équitables avec les Africains, au risque de se voir, par la force des choses, jeter à la porte un beau matin, et de sombrer avec son orgueil ou plutôt égo démesuré.
KamtRâ A. A. 2486
Source: Togocity

Devinette congolaise : Que va-t-il se passer avec la présidentielle à un tour ?

Par Guy De Boeck

D’abord, il faut tordre le cou à quelques rumeurs ou espoirs irréalistes. I ne faut pas fonder d’espoir sur une quelconque réaction d’indignation de la « communauté internationale ». Comme l’ont constaté les journaux de Kinshasa « Les partenaires (sont) d’accord pour un scrutin à un tour » : la réaction internationale a été de constater que rien d’illégal n’avait eu lieu en RDC. Les partenaires de la RDC ne tiennent pas à s’ingérer dans la légalité constitutionnelle congolaise – matière relevant de la souveraineté d’un Etat. Quelques diplomates occidentaux ont rencontré le Premier ministre pour exprimer leur adhésion au principe d’une présidentielle à un tour. A la seule condition que le scrutin soit transparent, serein, ouvert à tous les courants politiques.
Un acte peut manquer de « fair play » et même de la décence la plus élémentaire, mais cependant être légal. C’est en fait ce que des « partenaires » comme la France ou les Etats-Unis se sont bornés à constater. Et ils l’ont fait en langage diplomatique, lequel en général n’est pas compris au Congo, ou même est compris à l’envers. Que veut dire, en fait, l’attitude presque unanime de « reconnaissance de la légalité de la Révision » accompagné de cette « insistance pour que le scrutin soit transparent, serein, ouvert à tous les courants politiques ». A peu près ceci : « Cher JKK, nous avons vu votre petit coup de Jarnac. Ce sont vos affaires intérieures, donc, pas de commentaire. Maintenant que vous vous êtes assuré un avantage par une tricherie légale, allez-y doucement et ne vous lancez pas dans des tricheries illégale ». Ajoutons-y le non-dit, c'est-à-dire l’arrière pensée : « Nous, puissances impérialistes, avons de toute façon intérêt à ce que les Etats africains soient faibles et instables. Vos petites ambitions vous font jouer notre jeu, bande de naïfs ! »  
De plus, les conditions ne sont plus celles de la transition, où d’une certaine manière la communauté internationale avait son mot à dire au Congo. Et même s’il y avait des protestations et de critiques, cela n’empêcherait pas le pouvoir d’aller son petit bonhomme de chemin.
Il ne faut pas trop attendre non plus, des actions de pétition, comme celle lancée par Vital Kamerhe. Il est exact que 100.000 citoyens peuvent demander au Parlement une révision de la constitution. En l’occurrence, il s’agirait d’une re-révision annulant la première. Mais il ne faut pas se faire d’illusion sur l’accueil qu’une telle proposition recevrait au Parlement. Il est évident que les Parlementaires ne vont pas se déjuger en tournant comme des girouettes à quelques semaines d’intervalle.
Il faut considérer désormais comme l’hypothèse la plus vraisemblable que l’élection présidentielle de 2011 se passera à un seul tour. Cette mesure – et c’est d’ailleurs la cause du débat passionné qui l’entoure – est prise sous des prétextes qui, quand ils ne sont pas des mensonges pur et simples, sont cousus de fil blanc d’une telle épaisseur qu’il pourrait servir de câble de marine, est en fait motivée par une hypothèse : JKK croit (ou son « brain trust » croit à sa place) qu’une élection à un tour favorisera sa réélection. Et tous les hauts cris poussés pour protester sont basés sur la même hypothèse. Toutefois, elle est elle bonne ?
Je crois, sans grand risque de me tromper, que JKK n’aime pas les campagnes électorales. Même s’il a ris de l’assurance par rapport à ses débuts où il avait carrément l’air d’un lapin pris au piège, c’est fondamentalement un timide. La panoplie de talents que lui a fourni la nature ne comprend pas grand-chose de ce qui fait un orateur de meeting politique. Sa voix ne porte pas, il lit platement ses textes. L’humour, le sens de la répartie, le charisme lui font tragiquement défaut. Dans un débat contradictoire, il se fera « moucher » comme une chandelle. Bref, on devine que si on vient lui présenter un plan qui permettrait de réduire très fortement la durée de la campagne, qui doit être pour lui un vrai supplice, il doit tendre une oreille très intéressée et spontanément favorable.
Le calcul tactique (le drame, en politique congolaise c’est que la stratégie y est une notion inconnue) se laisse assez aisément deviner. On prend les résultats de 2006 comme base de prévisions, en les modifiant en fonction de ce qui est prévisible. Or, ce qui est prévisible, ce sont avant tout des motifs pour lesquels l’AMP perdrait des voix. Il est certain que l’Est ne donnera plus les « raz-de-marée » joséphistes de 2006. Il y a la guerre qui perdure, il y a le fait que les populations orientales ont subi deux gifles magistrales infligées par Kinshasa : la négation de leur détresse pour pouvoir annoncer que « tout va bien » et l’adhésion du CNDP à l’AMP. Il y a l’abandon du redécoupage provincial qui va déplaire à l’Ituri. Il y a Kamerhe qui a changé de camp. Il y a l’inconnue des résultats que pourrait faire Tshisekedi. On a supputé en 2006 que des votes pour Bemba, dans le Kasaï et à Kinshasa, pouvaient être des votes UDPS « détournés », mais il est difficile de savoir quel va être son résultat effectif. Il y a, à travers tout le pays les « laurentistes déçus ». Je veux désigner par là les gens qui ont voté pour JKK et le PPRD en croyant sincèrement qu’ils étaient les continuateurs de Laurent Kabila et que la guerre, puis le partage obligé du pouvoir, au moment de la transition, les avaient momentanément empêchés de se manifester comme tels. Ils ont maintenant eu cinq ans pour comprendre que l’on ne monte en épingle la grande figure historique de Mzee que pour mieux le trahir.
Tout laisse prévoir une baisse du vote pour JKKK que « l’effet TSK » risquerait de transformer en déroute au second tour. 
Pour compenser cela, JKK ne peut compter que sur la « prime au sortant » et sur le « vote de précaution » pour arriver malgré tout premier au premier tour. La modification de la Constitution permettra à ce résultat de devenir le résultat final et définitif.
Bien sûr, dans les rangs de l’opposition, on a parlé plus que jamais de « candidature unique ». Cela arrangerait particulièrement les affaires du MLC, qui aurait ainsi une raison avouable, honorable et patriotique pour ne pas présenter de candidat. Il y a même eu sur Internet des utopistes bien intentionnés pour suggérer que l’Opposition organise des « primaires » à l’américaine, pour départager les « candidats à la candidature ». Ne rêvons pas. La politique congolaise est une politique dépourvue de programmes et d’idéologies. On ne peut se sacrifier à une idée là où les idées sont absentes. S’il y a un grand accord des formations les plus significatives de l’opposition, ce en pourra etre que sur une candidature Tshisekedi. Et cela, tout simplement parce que Thsitshi n’acceptera jamais d’être le Numéro Deux. Mais il est tout aussi évident que, sans atteindre le nombre de 33 comme en 2006, il y aura d’autres candidatures. D’abord, de vraies candidatures, tout simplement parce que le « moi d’abord » et le « pousse-toi de là que je m’y mette » étant les slogans fondamentaux de cet affrontement entre personnes qu’est une campagne congolaise, il y aura des individualises qui ne se laisseront pas réduire au silence. Ensuite de fausses, suscitées par le pouvoir afin de semer la zizanie dans l’opposition. Bénéficiant de deux effets favorables (la « prime au sortant » et le « vote de précaution ») et ne devant plus craindre « l’effet TSK », JKK a toutes ses chances. CQFD !
Mais est-ce si sûr ?
Il me semble que ce fin raisonnement, que l’on perçoit en filigrane derrière la démarche du pouvoir, ne tient pas compte d’un certain nombre de facteurs.
Et d’abord, il ya une question qu’on ne se pose jamais : combien de Congolais iront voter ?
Il faut se rappeler que pour beaucoup d’électeur se rendre aux urnes représente une performance plus proche du Marathon que d’une promenade de santé. N’évoquons pas même pas le cas extrême de la brousse de l’Est où l’on court jusqu’à des risques mortels en circulant. Il ya a presque toujours à la clé une longue marche, une non moins longue attente debout soit sous un soleil de plomb, soit sous une pluie battante et une journée où l’on n’aura guère le temps de faire quelque chose en vue d’une rare et toujours problématique pitance.
En 2006, les élections avaient le charme discret de la nouveauté, on en attendait monts et merveilles, et, à côté des campagnes électorales proprement dites, il y avait toute une propagande de sensibilisation aux élections  elles-mêmes.  
Il se pourrait que certains électeurs, après avoir voté en 2006 « parce qu’il faut avoir vécu ça au moins une fois dans sa vie » s’abstiennent en 2011 de se rendre dans les isoloirs. A-t-on des raisons de penser que cet éventuel scepticisme devant les élections sévirait davantage dans un camp que dans un autre ? Les abstentionnistes par simple paresse seront avant tout des électeurs peu politisés et peu au fait des enjeux. De telles gens votent le plus souvent « pour le Chef », de façon à ne pas avoir d’ennuis. Ce sont en quelque sorte les champions du « vote de précaution ». Ces voix seraient donc perdues surtout par le camp JKK.
Mais il y a pire. Le camp présidentiel a pris l’initiative de démarrer très tôt la campagne « pas électorale, mais… ». Pratiquement en juin 2010. C’était un pari absurde. En un an et demi, il était fatal que se produiraient au moins quelques événements négatifs qui feraient « couac ». Mais de plus, il ‘a pris sur un ton, non seulement de « culte de la personnalité » totalement débridé et frisant le ridicule, mais aussi d’une arrogance rare. Est-ce vraiment la bonne manière de solliciter les suffrages que d’annoncer orgueilleusement que de toute façon on est sûr d’être élu « dans un fauteuil » ? Or, il y a parmi les « joséphistes » comme partout, des durs et de mous, des militants et des pantouflards. Prendre comme thème de campagne que « JKK sera de toutes façons certainement élu » vise certes sans doute à encourager le « vote de précaution », mais peut aussi être une invitation à rejoindre les rangs des abstentionnistes par paresse.
On a pour habitude de considérer « la Majorité » comme un monolithe, alors qu’elle est composite et faite d’alliances emboitées. Dans la majorité gouvernementale à côté d’unen nébuleuse de mini-partis et d’élus « indépendants » aux allures d’électrons libres, il y a deux partis organisés extérieurs à l’AMP : le PALU et l’Udemo. Le premier avait fait savoir qu’il ne présenterait personne à la Présidence et se concentrerait sur les législatives. Le second avait annoncé ne candidature Nzanga Mobutu, mais bien avant la révision constitutionnelle et pourrait se laisser aller à faire de même. Mais il est évident que deux partis ayant été au gouvernement et faisant campagne seulement pour les législatives auront beau avoir promis de laisser le chams libre à JKK pour la présidentielle, ils devront l’attaquer. Comment, en effet défendraient-ils leur action au gouvernement sinon en expliquant – comme le font d’ailleurs tous les politiciens du monde – que ce qui n’a pas marché était « la faute des autres » c'est-à-dire avant tout du PPRD, de l’AMP et de Kabila. C’est d’autant plus inévitable que leurs concurrents AMP – même aux législatives – n’ont pas assez de mots, ni d’assez grands, pour proclamer leur fidélité indéfectible et inconditionnelle à leur « Autorité Morale ». Supposer que des électeurs convaincus de voter PALU aux législative parce que « tout ce qui est mal est de la faute à Kabila », vont cependant, le même jour, voter JKK à la présidentielle, est tout de même un peu aventureux. Et cela érode encore un peu plus l’électorat du Président actuel. Tout n’est donc pas gagné d’avance.
Néanmoins, même si les jeux ne sont pas autant faits d’avance que l’on pourrait l’imaginer, l’hypothèse qui a les meilleures chances de se réaliser, est la réélection de JKK. N’oublions pas que, si la révision constitutionnelle était un « coup » légal, il lui reste des ressources moins morales du fait d’avoir une CENI dominée par ses partisans.
On ne parle guère des autres adaptations du mode de scrutin dont on avait parlé, pourtant, depuis bien plus longtemps – notamment depuis les textes sortis par le PPRD à Kisangani – et qui concernent la  Loi électorale. Le prestige de la fonction de Président et la nécessité de réviser la Constitution, donc de convoquer les Chambres en Congrès ont polarisé l’attention sur les Présidentielles. De plus, on a conservé l’habitude détestable de tenir Présidentielle et Législatives en même temps. Cela mène a négliger l’importance des Législatives. Pourtant, ‘originalité de la Constitution adoptée par la RDC, c'est-à-dire un décalque de la V° République française, est que le pouvoir y est bicéphale, car le Président le partage avec le Gouvernement, et tout particulièrement avec le Premier Ministre.  
Et, à Kisangani, il y eut des propositions concernant une réforme du système électoral et prônant le scrutin majoritaire, mais elles concernaient les législatives, non la présidentielle. En fait, on parlait depuis plusieurs mois, du coté de la Majorité, de modifier le mode de scrutin (législatif) lorsque soudain a surgi de nulle part la demande de modification présidentielle qui a été adoptée en quatre coups de cuiller à pot.
Or, les « rhinocéros » du PPRD, si on peut ne pas les trouver sympathiques, ont le mérite d’être conséquents avec leur logique particulière. De plus, cette logique qui est la leur les amène à être dans le droit fil de la Constitution de la V° RF, telle qu’elle fut rédigée et adoptée en 1958.  
Les « rhinocéros sont partisans d’une « démocratie présidentielle verrouillée » où, tout en conservant tous les attributs de la démocratie parlementaire, et notamment la présence d’une opposition au sein des assemblées, il soit extrêmement difficile (idéalement : impossible) à celles-ci d’entraver ou de gêner réellement l’action du Président et de la Majorité. Ce n’est pas une dictature personnelle, mais c’est certainement le pouvoir quasi-absolu d’une classe politique. Cela correspond à peu près à la situation française de 1958, où le régime parlementaire laissait, aux yeux des possédants, beaucoup trop de latitude à la Gauche et faisait craindre un « basculement » vers une démocratie réelle, bien entendu qualifiée dans le langage dominant de « subversion communiste ». Contre cela, on verrouillait les institutions politiques au profit des « bons Français » regroupés autour de la figure emblématique du Général. Et, dans ce but, on votait au scrutin majoritaire qui amplifiait la marée gaulliste aux dimensions d’un raz-de-marée. Le projet initial, c’était de le « bicéphalisme » ne serait que de façade et que, dans la pratique, Président, Gouvernement et Majorité dans les Assemblées seraient toujours de la même « couleur » - et en tous cas jamais « rouge ». Ce n’est que bien plus tard, De Gaulle étant de longtemps enterré, qu’on eut la divine surprise de s’apercevoir que le système pouvait fort bien fonctionner en « cohabitation ». Il suffit d’un coup d’œil sur la presse française des années 80 pour se rendre compte que ce fut réellement une surprise et qu’en fait on ne s’y attendait pas du tout.
Le point de vue des apparatchiks du PPRD est en gros le même que celui des « barons » du gaullisme. Il faut JKK au pouvoir, une majorité joséphiste au Parlement et un gouvernement unicolore PPRD. Ce qui leur paraît la peste, c’est la nécessité de composer des gouvernements de coalition. Et ceux-ci sont rendus nécessaires par le scrutin proportionnel, qui ouvre trop facilement les portes des Assemblées à de petites listes, à des partis ayant fait localement de faibles scores. En un mot la proportionnelle favorise trop l’opposition. Mieux vaudrait un vote majoritaire, qui privilégierait les machines électorales puissantes et dégagerait – c’est l’expression consacrée – « des majorités claires ».
Du point de vue théorique, le choix est entre deux avantages : la proportionnelle fait de la Chambre la « photographie » la plus exacte possible de l’opinion des électeurs. Le vote majoritaire facilite indubitablement le dégagement d’une majorité (et pousse, d’ailleurs, à la bipolarisation). Aucun de ces objectifs n’est, en soi, mauvais, immoral ou antidémocratique. Je mettrais cependant un petit bémol à cette affirmation : il me paraît que l’objectif de représentation exacte de l’opinion, qui est celui de la proportionnelle, c'est-à-dire le souci de tenir compte avec le plus possible de respect pour toutes les nuances de l’avis émis par le peuple, ce « Souverain Primaire » à qui on ne permet de s’exprimer que tous les quatre ou cinq ans, est plus fondamental que celui d’épargner des efforts et de négociations à des politiciens professionnels qui, après tout, sont (bien) payés pour ça. Mais c’est là un avis qui n’est pas unanimement partagé[1]. 
Comme je m’en suis expliqué par ailleurs, je considère la suppression de la proportionnelle comme extrêmement dangereuse en RDC, du fait d’un effet mécanique qui ne serait pas sciemment recherché par le législateur, mais qui serait inévitable : en privilégiant les grands partis ayant beaucoup d’électeurs, on favoriserait aussi les grandes ethnies. A terme, cela mènerait à des conflits identitaires que l’on prétend vouloir éviter.
On n’entend plus guère parler de ce projet gouvernemental[2] sans savoir si le vacarme autour du Président, de la Constitution et du Congrès a simplement couvert les autres bruits, ou si ce projet a été remisé dans les cartons en attendant des jours meilleurs.  
Il se pourrait très bien que ses promoteurs aient depuis refait leurs calculs et se soient aperçus que ‘opération serait en fait blanche. L’AMP gagnerait des sièges là où elle est forte, mais les perdrait là où, étant faible, elle a bénéficié de la proportionnelle dans des circonscriptions dominée par un autre parti. A quoi bon courir de graves risques identitaires si c’est pour se retrouver, au bout du compte, pratiquement au même point ?
Contrairement à la présidentielle, où chaque voix compte, les législatives (quel que soit le mode de scrutin) se font par circonscription. Et, dans un vote majoritaire, on n’a même pas la « sucette de consolation » de la proportionnelle : le report des voix surnuméraires d’une autre circonscription. Or, si aucun parti politique congolais ne se dit ouvertement régionaliste ou tribaliste tous ont un certain « ancrage » de ce type. Même leurs succès ou revers à Kinshasa sont en grande partie fonction de la proportion des « originaires » de leur province dans la population des différents quartiers[3]. A la proportionnelle, les formations minoritaires localement peuvent encore espérer quelque chose. Au scrutin majoritaire, les carottes seraient cuites pour toutes les minorités. Si l’on suppose, ainsi que nous l’avons fait plus haut, comme très vraisemblable que l’AMP va perdre en partie ses « bases fortes » de l’Est, et n’en garder sans doute que le Katanga et le Maniema, que le PALU garderait le Bandundu, le MLC et l’Udemo, l’Equateur, que l’UDPS retrouverait sa prépondérance dans les Kasaï et que les Kivu ainsi que tout ou partie de la Province Orientale donneraient leur préférence à l’une ou l’autre formation (ancienne ou nouvelle) de l’opposition, on arrive à la conclusion que, loin d’arriver la majorité absolue, l’AMP risque d’être rejetée, au Parlement, dans l’opposition et que cette possibilité serait encore accrue par le scrutin majoritaire.   Surtout si comme ils en ont parfaitement le droit, le Palu et l’Udemo estiment qu’avec la fin de la législature ils n’ont plus aucun engagement avec l’AMP et reprennent leur liberté de manœuvre.
Il ne serait pas étonnant de se retrouver, au lendemain des élections  avec un JKK réélu, mais avec un score très minoritaire, face à un Parlement qui n’accepterait d’investir qu’un gouvernement formé par des partis de l’opposition actuelle, donc en situation de « cohabitation ». Que donnerait une cohabitation (en fait, une confrontation) entre un Président élu avec 20 % des voix et un gouvernement représentant véritablement la majorité de Congolais ?

[1] La France de Mitterrand vota à la proportionnelle en 1986, et ce fut soi-disant une catastrophe, pare que le FN de Le Pen eut alors 35 députés. On en revit donc bien vite au scrutin majoritaire. Il est clair que le respect pour les petits partis bénéficie aussi aux petits partis d’extrême droite. Il faut informer et éduquer l’électeur pour qu’il vote mieux, non restreindre ses possibilités de choix sous prétexte qu’il est un imbécile. Il faut toutefois reconnaître que les « majorités claires » sont sinon une nécessité, du moins davantage dans le droit fil du système de la V° RF.
[2] Apparemment, le PALU – qui est majoritaire dans le Bandundu – est sur cette question à peu près sur la même longueur d’ondes que le PPRD.
[3] Qu’on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas. Il serait aussi idiot de prétendre qu’un électeur mupende vote automatiquement PALU que de dire qu’un électeur flamand donne automatiquement sa voix au CD&V ou à la NVA. Tut vote est une décision complexe. Mais les innombrables concordances observées ne peuvent s’expliquer que d’une façon : en cas de doute ; d’indécision, le « au moins c’est un type de chez moi » tend à l’emporter.

Afrikarabia : Interview Vital Kamerhe Télésud.mp4

ACP - Demande japonaise d’introduire la télévision numérique en RDC

KINSHASA – Le Premier ministre Adolphe Muzito s’est entretenu lundi à la Primature avec l’ambassadeur du Japon en RDC, M. Kamji Kitazawa qui lui a fait part de l’intention de son pays d’introduire au Congo la nouvelle technologie de télévision numérique terrestre (TNT). La TNT offre beaucoup d’avantages, notamment le fait qu’elle fonctionne même dans le monde rural, dépourvu d’électricité.

Le diplomate japonais a estimé que ce nouveau système aura un impact considérable en RDC parce que grâce à son caractère portable, un nombre important de la population va accéder à TNT, dans les centres tant urbains que ruraux. Le Premier ministre a promis d’examiner le dossier au niveau du gouvernement avant de se prononcer.
© ACP, 25.01.11

Côte d'Ivoire : Jacob ZUMA au secours de Laurent GBAGBO

image Jacob ZUMA et Robert MUGABE


Cette évolution de la crise ivoirienne était-elle à craindre? Les jours à venir y répondront. Samedi 22 janvier en Afrique du Sud, Jacob Zuma, le fier Zoulou qui préside aux destinées du pays de Mandela pour quelques quatre ans, a quasiment lâché le chouchou de la France, des Etats-Unis, et de la communauté internationale dans la crise ivoirienne, Alassane Dramane Ouattara.

Au terme de deux entretiens, respectivement avec Raïla Odinga, le premier ministre kényan chargé par l'Union Africaine (UA) de trouver une solution négociée à la crise en Côte d'Ivoire, et le président ougandais Yoweri Museveni, le chef de l'Etat Sud-africain a donné une estocade inattendue : " Il est temps de réorienter autrement la recherche des solutions à la crise ivoirienne par l'Union africaine en cessant de se cramponner à l'exigence du départ d'un des deux protagonistes (le président Gbagbo) ", a-t-il martelé avant d'ajouter qu'il fallait désormais prendre en compte les arguments de ceux qui contestent les résultats des élections.

Il s'agit, ni plus ni moins, des revendications de Laurent Gbagbo qui demande un recomptage des voix. Dans ce territoire d'un pays quasiment coupé en deux, une partie étant gérée par des rebelles et une autre par Abidjan, des fraudes électorales en masse ont été commises pour aboutir à la prétendue défaite du vainqueur du premier tour du scrutin présidentiel ivoirien, le socialiste Gbagbo.

En un mot comme en mille, il s'agit, de ce point de vue, de réexaminer les résultats des scrutins à travers toute la Côte d'Ivoire. De replacer les challengers de la présidentielle sur le même piédestal pour juger en toute objectivité.

Plutôt que de se baser sur la certitude de la victoire de Alassane Dramane Ouattara, telle qu'annoncée par la Commission Electorale Indépendante ivoirienne à partir du Qg de Ouattara, et certifiée avec une rapidité suspecte aussi bien par l'Onuci que par la plupart des pays occidentaux trop heureux de se débarrasser d'un empêcheur de recoloniser en rond.

On le sait désormais, parce que de plus en plus des voix s'élèvent pour stigmatiser l'incurie : en Côte d'Ivoire, la commission électorale indépendante était aussi ouattariste que le cour constitutionnelle était gbagboiste. Il n'y avait donc pas lieu de privilégier les certifications de l'une au détriment de l'autre. Quant à la certification onusienne et occidentale, le désamour entre Gbagbo et ces instances rendent nombre d'Africains méfiants à son égard.

Or, c'est ce que suggère depuis plusieurs semaines maintenant, le candidat présenté comme perdant par la communauté internationale, Laurent Gbagbo : un recomptage et un réexamen des votes ivoiriens. La toute puissante et suggestive communauté internationale qui a accédé à un schéma similaire en Haïti n'a pas voulu de cette perspective qui risquerait de donner une chance au pestiféré et a tout déployé pour l'étouffer.

L'accueil mitigé du numéro un sud africain à l'intermédiation de l'UA par le Kenyan Odinga (qui voit en Gbagbo la réincarnation en Afrique de l'Ouest de son frère ennemi le président Mwai Kibaki) ouvre une nouvelle perspective. Jacob Zuma a promis, samedi dernier, de défendre sa nouvelle orientation fin janvier prochain, à l'occasion du sommet de l'UA à Addis Abeba.

Zuma se révèle ainsi à l'Afrique : un dirigeant bien au fait des tribulations néo-coloniales sur le continent, et un africaniste. Car, cela s'énonce de plus en plus clairement : en Côte d'Ivoire, c'est l'Occident qui craint de perdre un pré carré paradisiaque et tente d'y perpétuer un néocolonialisme sans fards.

Un renouvellement du pacte colonial synonyme d' " uranium nigérien vendu à vil prix à la compagnie française Areva, le pétrole gabonais à Elf Aquitaine, les projets d'aménagement de nos territoires réservé à Bouygues, les télécommunications au groupe Orange ; paludisme et pieds nus pour les enfants de Cocody, hors-bord et école privée pour les rejetons français de la Lagune, mains calleuses et toits de chaumes pour les cultivateurs de cacao du ZanZan, Jaguar et appartements de luxe pour les chocolatiers de Neuilly ; parce que c'est à ce prix-là que l'on mange du sucre en Europe ", selon les termes combien pertinents de Malick Noël Seck de la Convergence Socialiste.

Jean-Jacques ALIMA Analyste géopolitique

RDC : Cacophonie et amateurisme au sein du gouvernement d’occupation de « Joseph KABILA »

image Joseph KABILA et Adolphe MUZITO


« Joseph KABILA » frappe encore : Après l’UNIKIN, répression sanglante à l’UPN
Les armes ont (encore) crépité  à Kinshasa  ce Samedi 22 Janvier 2011 à l’UPN (Université Pédagogique Nationale). Que s’est-il passé ? En l’espace de quelques jours voilà que les anges de la mort au service de notre imposteur national viennent à nouveau de verser le sang des congolais, et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit  de celui de l’élite de demain.
Des jeunes filles et garçons qui depuis des années, font ce que « Joseph Kabila » le diplômé imaginaire (soutenu dans ce  mensonge par Vital Kamerhe) n’a jamais fait, c'est-à-dire étudier malgré des conditions de vie difficiles. Hélas, comme à l’accoutumée face à tout mouvement de contestation sociale, le 1er kuluna de la République et ses hommes  ont une fois de plus usé de leurs méthodes barbares semant la panique et la désolation au sein de la population congolaise.
L’étincelle qui a mis le feu aux poudres provient de différentes  décisions controversées et prises par le Dr. MASHAKO MAMBA, Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, dont notamment celle de nommer un nouveau Comité de gestion à l’UPN.
En effet, comme par défi, le Ministre avait entre autres, décidé de porter à la tête dudit Comité de gestion, un nouveau Recteur, Professeur  d’une autre Université, et faisait fi des recommandations contenu dans un mémorandum lui adressé par les  Professeurs de l’UPN qui réagissaient suite à sa décision de suspendre certaines filières de l’Université. Et pendant que son Ministre se montrait particulièrement incapable de désamorcer cette situation de crise, provoquant une manifestation des étudiants le Samedi 22 janvier, notre imposteur national et ses tontons macoutes optaient pour une nouvelle démonstration de force. Décidé à ne tolérer aucune velléité susceptible de faire ombrage à son pouvoir, et sans doute déjà échaudé par le vent de révolution qui souffle depuis la Tunisie, Kanambe a eu une fois de plus recours à son homme de main, le Général Jean de Dieu OLEKO, Inspecteur Provincial de la Police de la Ville de Kinshasa, pour mater cet énième mouvement de contestation estudiantin.
En réalité le Général OLEKO a été utilisé comme paravent car, l’opération a plutôt été dirigée sur le terrain par un Officier de la garde personnelle de « Joseph Kabila » avec l’ordre formel d’user de balles réelles pour dissuader les étudiants de rééditer ce type d’action.
Pour exécuter leur sale besogne, les bérets rouges des soldats de la garde présidentielle ont simplement été retournés, afin que ces anges de la mort puissent arborés des bérets noirs de couleur identique donc  à ceux réservés à la Police . Ce subterfuge est régulièrement utilisé par les sbires au service  du « raïs » afin d’éviter les soupçons de la population. Le bilan  de cette expédition punitive ne s’est pas fait attendre : plusieurs blessés ont été dénombrés parmi les pauvres étudiants.
Mais quelques heures après cette énième « bavure organisée », le Ministre de l’ESU a été publiquement désavoué par le Premier ministre, qui par la voix du Porte-Parole du gouvernement d’occupation, a annoncé que les décisions prises par Monsieur Mashako Mamba étaient suspendues :
« Dans l’après-midi, le Premier Ministre Adolphe Muzito préside un Conseil des Ministres restreint. Il est 20 heures, heure locale, le même samedi 22 janvier,  sur le plateau de la télévision nationale, la Rtnc, lorsque le Ministre de la Communication et des Médias est reçu au cours du journal télévisé. Il informe les téléspectateurs de la chaîne nationale que le Premier Ministre venait de rapporter les décisions prises par le Ministre de l’ESU.(…) Mende Lambert rappelle qu’au lendemain de la décision prise par Mashako Mamba portant suspension des filières, le PM Adolphe Muzito avait reçu une délégation d’étudiants de cet alma mater et qu’il a été décidé de surseoir à cette mesure, en attendant le Projet d’Ordonnance devant spécifier le caractère pédagogique de l’UPN. » La Prospérité.
Sous d’autres cieux un tel désaveu, mettant à ce point à nu les limites d’un responsable politique aurait dû être accompagné du limogeage du Ministre concerné et considéré de toute évidence incompétent par son Premier Ministre. Mais  les responsables politiques de la République bananière du Congo-Kinshasa ont pris l’habitude de s’accommoder de toutes les formes d’aberration. Et il ne faudra pas non plus compter sur eux pour prendre en charge les frais des soins des congolais blessés, victimes pourtant de leur barbarie et de leur incompétence.
L’œil du Patriote, présente ses vœux de prompt  rétablissement à tous les étudiants blessés, et malgré ces moments difficiles, nous invitons tous les autres à ne pas baisser les bras pour autant, mais à redoubler plutôt de vigilance car ces derniers  incidents ont attisé la psychose de notre imposteur national et ses collabos. En effet, deux officiers  supérieurs  de l’armée acquis au changement et dont nous taisons les noms pour des raisons évidentes, informent les patriotes que plusieurs mouchards au sein des campus sont  désormais mis à contribution pour informer de plus belle les services de « sécurité » au service de « Joseph Kabila ».
Notre imposteur national oublie une fois de plus que d’autres despotes sanguinaires comme lui, perdus dans leur illusion d’un pouvoir qu’ils  croyaient devenu éternel, ont utilisé les mêmes méthodes barbares pour se maintenir au pouvoir coûte que coûte, faisant de nombreuses victimes. Mais rien de toutes leurs manœuvres, ne les ont pas empêchés de tomber comme des fruits mûrs le moment venu.
Candide OKEKE

Liste des 347 députés signataires de la proposition de loi portant révision de la Constitution 2006 de la RDC

par Jean-jacques Mbungani, mardi 25 janvier 2011, 12:07
 
1. Mpetshi Woto Bernard
2. Zulu Kilo-Abi Fabien
3. Nsiala Wa Bansiala J.P
4. Yanga Kidiamene
5. Katende Wa Ndaye Muledi
6. Beyeye Djema Christophe
7. Nkizinkiko Mpawe Nephtali
8. Kipele Aky Azua Lucie
9. Mapati Kahindo Jean-Bosco
10. Budu Tandema Vital
11. Bondomiso Bebisyame Célestin
12. Shalo Dudu Martin
13. Uwor Cwinya’Ay Moïse
14. Ukumu Nyamuloka Jean-Bosco
15. Kakule Sumbusu Marc
16. Bahati Vitsange Emmanuel
17. Anziama Kamuzibami
18. Wanga Kipangu
19. Furabo Tonda
20. Isomela Lyongha Freddy
21. Jacques Nkulu Mupenda Mukala
22. Séraphin Bata Kyala Ngangu
23. Alain Makhana Manzenza
24. Iyamulemye Barago Manwa
25. Grégoire Lusenge Kakule
26. Hubert Masala
27. Jean-Bosco Barihima
28. Adirodu Mawazo
29. Willy Mercier Ntumba
30. Aza Bhatre Martin
31. Kikadi Gapolongo Wilfrid
32. Mbayo Kilumba Eugénie
33. Kyaviro Jean Louis Ernest
34. Kamate Lukundu
35. Mbuku Laka Boris
36. Mugiraneza Ndizeye
37. Mukwakani Gahungu Zénon
38. Ntumba Mwangung Isidore
39. Biyenge Mukabi David
40. Ngolomingi Mpele
41. Bukasa Ngo Emin
42. Nteny Olele Afya Nic.
43. Mabokolo Ngulambangu
44. Mbanza Manguata
45. Mukwabatu Buka
46. Paluku Wa Muthethi
47. Mazono Ansur Ankus Donat
48. Athu-A-Guyimba Arthur
49. Kikapa Rufin
50. Kutudisa Paula
51. Masamba Kianfu Germain
52. Manzombi Baudouin
53. Zimba Zimba Séraphin
54. Midu sha Muhambi
55. Lusasi Kinangidi
56. Kazwala Mayanga
57. Kahusu Makwela
58. Pea Pea Ndembo
59. Gizanga Cléophas
60. Nkeanda Kaslema
61. Luete Katembo
62. Bashala Kantu wa Milandu
63. Luzitu Ispako Jacques
64. Kaditanga Toussaint
65. Marc Nvuama Anedu
66. Metela Mikaba Pulumba Rémy
67. Madiko Mulende Georgine
68. Fono Makiashi Fulgence
69. Bieto Kutoma
70. Lemba Sala Midimu François
71. Balabala Kawanganda Balax
72. Mukalay Bikuhangila Lama
73. Mukanya Nkashama jean Chrysostome
74. Kaubo Mutula lwa Matanga
75. Kasilembo Mazambi Aubert
76. Ngoie Mwenze Wilfried
77. Ngabu Rparri Jean-Pierre
78. Mukeba Tshikola Jean-Pierre
79. Mulumba Izuela
80. Ngoma Kasi Adboul Mutumbe Mbuya Crispin
81. Bosamba Ngono
82. Uvoya Cwinya’Ay Jean-Pierre
83. Kpenumo Moolongawi
84. Kalumba Mwana Ngongo
85. Wenga Charly
86. Mushiti Kat Bijou
87. Mimbanga Mbuya
88. Kakudji Yumba
89. Mitendo Myl
90. Mulongo Ngoy Ivan
91. Mohulembi Bubanga Kozo
92. Gapemonoko Lob. Jean-Marie
93. Tshombe Nawej Jérôme
94. Tshilembi Mbuyi Shambuyi
95. Ntombolo Mutuala
96. Bokona Wipa B.
97. Manzembele Kokongo
98. Dumbi Mbadu Flory
99. Nsimba Lutete Esaïe
100. Koyengete Solo Désiré
101. Kpawili Wedogulime J.P
102. Egide Michel Ngokoso
103. Lifoma Likulia Claudien
104. Longomo Nsongo
105. Munayi Muntu Monji Thomas
106. Vicky Katumwa Mukalay
107. Agbumane Motingia
108. Makuba Lutondo Richard
109. Ipakala Yobwa Joseph
110. Lessedjina
111. Kayiba Mua Mbuyi Annie
112. Bamboka Lobendi
113. Ndudi Ndudi Pascal
114. Ngwande Mebale Balezu Séraphin
115. Ngbanyo Mbunga Detato José
116. Mngbanzo Dua Fulgence
117. Kakule Moyo
118. N’Bole Mokuir Michel
119. Boyenda Ayela Cyril Ekam Wina Ferdinand
120. Muhindo Kitsongori
121. Mazhunda Zanga
122. Katsuva Kanusi
123. Mbungu Mbungu
124. Essandja Michel
125. Gema Oscar Limageko
126. Ngwala Bamavid Victori
127. Jemsi Mulengwa Molisho Sadi Didier
128. Nday Kabongo K. René
129. Sezinga Kodeye-W.
130. Kwigwasa Makahiga
131. Mbenza Kunietama
132. Kondokelwa Itunga
133. Famba Gaspard
134. Ucircan Bule Ibrahim
135. Likunda Ndolo
136. Mulaya Octave
137. Perpétue Kapindo
138. Lukusa Mukunayi
139. Luzolo Wa Nganga
140. Mushesha
141. Katsuva Sikuli
142. Buffon Banza Lupuba B.B.
143. Tela Falanda Nestor
144. Mbalu Kikuta
145. Kafindo Maurice
146. Mata Ebeka
147. Bapolisi Bahuga Paulin
148. Missa Amubuombe Réginald
149. Christophe Lutundula Apala
150. Bitakuya
151. Katembo Jacques
152. Kingotolo Christophe
153. Kasereka Vutuku Edmond
154. Dieudonné Bolengetenge Baleta
155. Kamona Yumba Dieudonné
156. Alain Mulya Kalonda
157. Bunda Jeanne
158. Ngoy Kitangala Richard
159. Mbambu Mughole Juslette
160. Ndjoku D.
161. Kisala Wabongya Simon
162. Batumoko Jean-Pierre
163. Ayobangira Samura
164. Logo Mugenyi Jean-Claude
165. Tabu Mulali David Tamus
166. Kudura Adiya Pascaline
167. Sabiti M. Georges
168. Banganyigabo Bertin
169. Kabagambe Magbo Claude
170. Mubalama Kashamanga
171. Munanire M. Alphonse
172. Diumasumbu
173. Mashauri B. Augustin
174. Sumari Balike
175. Kanyengere Lwaboshi
176. Masumbuko B. Christophe
177. Bashizi Zirimwabagabo
178. Baitsura Musowa
179. Bahati Lukwebo
180. Jean-René Katehiela
181. Kayombo Sekesenu Dieudonné
182. Disashi Kalenga
183. Kabongo M.
184. Kalenga Wa Kubwilu
185. Dembo Olma M.T.
186. Ebwende Yonzaba Jacques
187. Omar Kalonji Tshisenge
188. Kasongo Numbi K.
189. Longina Bwana
190. Mboso N’kodia Pwanga
191. Mbenza Tsimba Chantal
192. Nkondi Kituba Odile
193. Tshisumpa Tshiakatumba
194. Mabongo Katembo Garry
195. Kahembe Rwandinda Jean-Claude
196. Kisimba Kimba Eric
197. Mpaka Malundama Joseph
198. Kalembe Kiboko
199. Bukamba Luf. Ghandi
200. Pasi Zapamba Buka
201. Munongo Ban’Ghy
202. Mavungu Mbunga André
203. Pero Mahoga
204. Moussa Kalema
205. Amuri Kibisha Serge
206. Leonne Katikati
207. Mbuya Mukiewa Daniel
208. Nzazi Mwana Louise
209. Bope Lobo Albert
210. Kembe Ntambwe André
211. Mwamikedi Makani
212. Kyenge Sama Kipioka
213. Bopolo Robert
214. Mwange Musangu Marie
215. Sekimonyo wa Magango
216. Bosaga Sumaili P.K.
217. Musemena Bongala
218. Bura Pulunyo
219. Sugabo Ngbulabo
220. Kasongo Ngoie Gérardine
221. Kamoni Mokota Lissa
222. Muhindo Kasole
223. M’Vula Kapome
224. Muba Kitwa
225. Lupula Matshalo Félix
226. Nawezi Chikwand
227. Mathe Nzinzi Hula
228. Adia Leti mawa B.
229. Mwenze wa Mujinga Dieudonné
230. Kasongo Sakadi Gilbert
231. Katshongo Mbavu Paulin
232. Marthe Bashomberwa
233. Nkubonage Chibi Chabene
234. Angalikiana Kalumbula
235. Uweka Ukaba
236. Moleko Moliwa
237. Sumbu Ignace
238. Ndombeze Loeko Albert
239. Tunda ya Kasende
240. Ngalula Kalala Mamie
241. Mwami Mikundi
242. Bosco Mananga
243. Makepa Cyrille
244. Makiadi Makikhela
245. Kienge Dyashi Ghislain
246. Marie Moke Mambango
247. Longo ki Mbenza
248. Kidini Kila-Kilala
249. Mambo Mawa Lebon
250. Petwe Kapande
251. Kasongo Kawaya Jean-Louis
252. Konde Muwelwa Boniface
253. Mukende Tshimabula
254. Nyami Ngwamashi
255. Muyumba Ndubula Jacques
256. J.P. Mambu
257. Yagi Sitolo
258. Matabishi Musakanisafari wa Kibansha
259. Kahengasompo Joseph
260. Birindwa Chamikire Solide
261. Feruzi Kavira Brigitte
262. Mpalanga Mutok Idelphonse
263. Banze Bwana Kasongo
264. Bonyoma Falanga Jacques
265. Muulwa Kataala Thomas
266. Mwenye Mutombo
267. Pitshi Ndambi
268. Chin Murish
269. Kilengwa Lubambo
270. Sindani Mulonde Esdras
271. Modua Molengomo
272. Mbemba Fundu Théophile
273. Wildor Makonero
274. Kalombo Tambwa Francis
275. Aleku Kitika Cyprien
276. Kawesha Muntudu Ambroise
277. Sibkasibka Malaume Vincent
278. Ilunga Kampany Jean
279. Kashindi Asumani
280. Guyeni Masili
281. Mujinga Kayenu Alphonsine
282. Kuabene Mwetaminwa Damien
283. Avongi Marie Noëlle
284. Androa Jean-Marie
285. Kalema Losona Jean-Pierre
286. Kalau Ngungu Gode
287. Muhigirwa Mulume
288. Segbewi Zamu Jacques
289. Ngbalindie Sasa
290. Muhima Bintu Sabine
291. Nkulu Mwenze Gérard
292. Matondo Kati Mayala Georgette
293. Ndjaba-Kpande Gilbert
294. Kibambe Lubangi Marcelline
295. Balume Tussi Valentin
296. Panda Jakulu
297. Ngoi-Mukena Aimé
298. Yvonne Mutombo wa Ngoy
299. Mokoha Monga Adogo
300. Dianzenza Mayasilua
301. Atandele Soge
302. Gilbert Tutu Kango
303. Gbandazwa Masibando
304. Kisolokele Léon
305. Budri Ngaduma
306. Beya wa Kabenga
307. Moleka Nsolo Wivine
308. Mbuyu Luyongola Jean
309. Mokako Jacques
310. Diru Katong Gaspard
311. Kazadi Nyembwe Didier
312. Katumba Mwanke Augustin
313. Antoine Ghonda Mangalibi
314. Masanza Mbay
315. Nyabirungu Mwene Songa
316. Obote Sirika
317. Kayembe Mwadianvita Serge
318. Minaku Aubin
319. Ramazani Shadari Emmanuel
320. Evariste Boshab
321. Mukanga Oniotombo D.
322. Bumba Ngalam
323. Manara Linga
324. Kisombe Yves
325. Buunda Baroki
326. Andubango Ali
327. Mwenze wa Kadilo Rosen
328. Joseph Nsinga Udjuu
329. Kayinda Mahima Adèle
330. Kutekala Kaawa Albert
331. Denis Kambayi Cimbumbu
332. Pius Mwabilu Mbayu Mukala
333. Umvor Keno
334. Mpungue Muitshika M.
335. Mulunda Shimbi Jean
336. Katanti Mwitwa Philippe
337. Lukunga Katana
338. Mankunbwa Yasupa
339. Chokwe Cembo M.
340. Onosumba Yemba
341. Vunabandi Célestin
342. Ejiba Yamapia
343. Katolu Mumona Malu Etienne
344. Tshitoka Ngalamulume Pascal
345. Mulamba Katoka
346. Ilunga Kambala
347. André Mbata