jeudi 10 février 2011

Côte d'Ivoire: l'étroite marge de manoeuvre de l'Union africaine



Ramtane Lamamra, Commissaire pour la Paix et la Sécurité de l'Union africaine, membre du groupe d'expert de l'UA, le 6 février 2011, à Abidjan.
Ramtane Lamamra, Commissaire pour la Paix et la Sécurité de l'Union africaine, membre du groupe d'expert de l'UA, le 6 février 2011, à Abidjan.
AFP
Par Cyril Bensimon
Les experts de l’Union africaine sont repartis d’Abidjan, ce jeudi matin 10 février, après avoir passé trois jours sur place. Rien n’a filtré des rencontres entre la délégation de l’UA et les camps de Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Un rapport doit maintenant être remis aux cinq chefs d’Etat en charge de la médiation. Leur tâche s'annonce particulièrement difficile. Analyse de notre envoyé spécial.
De notre envoyé spécial à Abidjan
Impossible de dire avec quelle impression les experts sont repartis d’Abidjan puisqu’ils n’ont fait aucune déclaration et qu’aucun communiqué de presse n’est venu sanctionner leur visite. L’équipe qui était conduite par Ramtane Lamamra, le commissaire pour la paix et la sécurité de l’Union africaine, et qui comportait notamment un représentant de la Mauritanie, de l’Afrique du Sud, de la Tanzanie, du Burkina Faso et du Tchad, va maintenant rédiger son rapport pour le présenter au panel des cinq chefs d’Etat de ces pays.
En fait, pendant ces trois jours passés à Abidjan, cette délégation n’a rien proposé. Elle est venue écouter les deux camps politiques rivaux mais aussi des membres de la Commission électorale indépendante (CEI), le Conseil constitutionnel, des représentants de la société civile, du corps diplomatique ou bien encore des leaders religieux. Les experts ont terminé, ce jeudi 9 février, leurs consultations avec Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié et, enfin, Alassane Ouattara.
Au cours de leur mission, les diplomates africains ont donc recueilli des informations sur le déroulement du scrutin du 28 novembre dernier, mais ils ont aussi écouté les avis des différentes parties pour tenter de dénouer la crise politique qui dure depuis maintenant plus de deux mois.
Prochaine étape dans un peu moins de deux semaines avec la venue à Abidjan du panel des 5 chefs d’Etat mandaté par l’Union africaine
Leur arrivée est annoncée pour le 22 ou le 23 février. Mais avant de faire le voyage d’Abidjan, Mohammed Ould Abdel Aziz, le président mauritanien, qui préside le panel, va recevoir, le 20 février à Nouakchott, le Sud-africain Jacob Zuma, le Burkinabé Blaise Compaoré, le Tchadien Idriss Déby et le Tanzanien Jakaya Kikwete.
Les cinq présidents devront, à ce moment là, se mettre d’accord pour trouver une stratégie commune, un plan d’action. Cela risque de ne pas être simple car si l’Union africaine a adopté, lors de la dernière réunion du Conseil de paix et de sécurité, une position claire, selon laquelle Alassane Ouattara est le vainqueur de l’élection présidentielle, sur le continent tous les chefs d’Etat ne partagent pas le même avis sur la situation en Côte d’Ivoire. Par exemple, au sein même du panel, Jacob Zuma apparaît comme un soutien de Laurent Gbagbo, alors que Blaise Compaoré, bien qu’il ait été le facilitateur de la crise ivoirienne ces dernières années, entretient lui une longue inimitié avec l’actuel pensionnaire du palais présidentiel et est accusé par les proches de ce dernier d’être pro-Ouattara mais aussi d’être la voix de la France dans la sous région.
Dans ces conditions, il est aujourd’hui bien difficile de dire ce que ces cinq présidents vont venir proposer aux deux camps rivaux. Vont-ils, comme les trois chefs d’Etat de la Cédeao ou le Premier ministre kényan Raila Odinga, tenter de convaincre Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir en lui donnant le maximum d’assurance pour l’avenir ? Vont-ils tenter d’instaurer un dialogue direct entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara ? Pousser pour une formule de partage du pouvoir ? Pour l’heure, on ne peut s’en tenir qu’à des hypothèses et des spéculations.
Satisfaction dans le camp Gbagbo, méfiance dans le camp Ouattara
Pascal Affi N’guessan, directeur de campagne de Laurent Gbagbo, qui a rencontré les experts lundi 7 février, estime que la prise de contact a été fructueuse car elle a permis, dit-il, d’éclairer la délégation sur l’ensemble de la crise, sur le processus électoral et de démontrer que Laurent Gbagbo est le vainqueur de la présidentielle. Surtout, selon le président du FPI, la tendance est désormais à la négociation et non plus à la menace d’intervention militaire.
Quoi qu’il en soit, si le camp de Laurent Gbagbo se dit, une nouvelle fois, prêt à la négociation, il pose toujours une limite : que la constitution ivoirienne soit respectée. En clair, il est possible de discuter de tout sauf du départ de Laurent Gbagbo du pouvoir puisqu’il a été reconnu par le Conseil constitutionnel comme le vainqueur de la dernière élection.
Dans le camp Ouattara, on réagit un peu moins bien que dans le camp de Laurent Gbagbo. Le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie (RHDP), coalition qui soutien Alassane Ouattara, a fait l’exposé de la situation dans le pays depuis la fin de l’élection. Il a parlé des violences quotidiennes dans certains quartiers d’Abidjan mais surtout il a rappelé que, pour lui, il n’y a rien d’autre à négocier que le départ de Laurent Gbagbo du pouvoir.
Dans l’entourage d’Alassane Ouattara, si certains estiment publiquement que cette nouvelle médiation peut être une chance d’installer pacifiquement au pouvoir celui que la communauté internationale reconnaît comme le vainqueur de la présidentielle, d’autres ne cachent pas qu’elle permet surtout à Laurent Gbagbo de gagner du temps, les 5 chefs d’Etat du panel devant se prononcer sur leurs solutions à la fin février.
En fait, pour l’heure, celui qui a été le plus clair dans sa prise de position, c’est Guillaume Soro, chef des ex-rebelles des Forces nouvelles. Avant même, l’arrivée des experts à Abidjan, l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo, aujourd’hui chef du gouvernement d’Alassane Ouattara, a estimé que Laurent Gbagbo ne cèdera pas le pouvoir sous la pression de l’Union africaine. Qu’importent les décisions contraignantes du panel des chefs d’Etat, d’après lui, Laurent Gbagbo enverra une fin de non recevoir.
En clair, étant donné les positions toujours aussi antagonistes des deux camps, la marge de manœuvre des cinq présidents est infime et leurs chances de succès semblent très minces.

Gabon : affrontements entre étudiants et gendarmes à Libreville



Pneus enflammés devant l'université Omar Bongo de Libreville où des étudiants ont manifesté le 10 février 2011 ©AFP












LIBREVILLE (AFP)
Des affrontements entre étudiants, réclamant le paiement de leurs bourses, et gendarmes ont débuté jeudi à l’université Omar Bongo (UOB) de Libreville,
Les jeunes, retranchés dans l’UOB, ont lancé des cailloux et autres projectiles sur les forces de l’ordre qui ont répondu par de nombreux tirs de grenades lacrymogène.
Il y a eu au moins trois blessés légers parmi les étudiants atteints par des éclats de grenade, a constaté l’AFP.
Les étudiants réclament le paiement de leurs bourses : environ la moitié des 17.000 étudiants de l’université touchent une bourse de 66.000 F CFA (100 euros).Celles-ci n’ont pas été payées depuis sept mois, ont affirmé plusieurs manifestants à l’AFP.Selon un étudiant, seuls les nouveaux bacheliers ont touché leur dû.
Les étudiants ont décidé d’un gel des cours en assemblée générale dans la matinée et ont ensuite voulu "monter une barricade" sur l’avenue devant l’université : "On voulait montrer notre mécontentement.C’est la seule manière de nous faire entendre", a affirmé l’un d’entre eux sous couvert de l’anonymat
Ils ont été délogés par les gendarmes et les affrontements ont continué pendant l’après-midi.
Les étudiants réclament aussi de meilleures conditions d’études et notamment la rénovation des bâtiments, des sanitaires ainsi que plus d’enseignants."L’université est un dépotoir.Les bâtiments s’écroulent, les tables sont cassées, les effectifs sont pléthoriques.Certains font cours debout", a affirmé un autre.
Certains demandent aussi la "réintégration" des trois professeurs sympathisants de l’Union nationale (UN) du président autoproclamé du Gabon André Mba Obame.Ces trois enseignants font partie du "gouvernement" de l’UN et sont réfugiés depuis l’autoprolamation au siège d’une agence onusienne de Libreville.
En févier 2010, des affrontements entre étudiants et gendarmes avaient fait une vingtaine de blessés dont un grave.les étudiants avaient reçu leurs bourses quelques jours plus tard.

Hosni Moubarak va s'adresser à la nation ce jeudi soir



Le président égyptien Hosni Moubarak.
Le président égyptien Hosni Moubarak.
REUTERS/Amr Abdallah Dalsh
Par RFI / AFP / Reuters
Le Premier ministre égyptien Ahmed Chafik a affirmé, jeudi 10 février à la télévision d'Etat, que «tout est entre les mains» du président Hosni Moubarak, après l'annonce de l'armée qu'elle examinait les mesures nécessaires « pour préserver la nation ». Dans la soirée, Hosni Moubarak rencontrait son vice-président Omar Souleimane tandis que l'ambiance était survoltée parmi les manifestants de la place Tahrir au Caire.
Le président égyptien Hosni Moubarak, fortement contesté par la rue, va s'adresser à la nation ce jeudi 10 février au soir depuis le palais présidentiel au Caire, a annoncé la télévision d'Etat égyptienne.
Selon la chaîne, le chef de l'Etat égyptien rencontrait dans la soirée son vice-président Omar Souleimane. « Le président Moubarak se réunit en ce moment avec son vice-président Omar Souleimane au siège de la présidence à Héliopolis », au Caire, a indiqué la télévision. La chaîne a diffusé des images des deux hommes en train de discuter, mais il était difficile de savoir quand les images ont été tournées.
« Le Premier ministre Ahmed Chafik a assuré dans une déclaration à Nile TV que tout était entre les mains du président Hosni Moubarak. Aucune décision n'a été prise », selon des propos rapportés par l'agence officielle Mena. « Tout ce qui est étudié au sein du conseil suprême des forces armées est communiqué au chef des forces armées », a-t-il ajouté, en référence au président égyptien.

NOTRE DOSSIER SPÉCIAL
L'ambiance était survoltée jeudi parmi les manifestants de la place Tahrir au Caire, après l'annonce que l'armée voulait appuyer les « demandes légitimes du peuple ». Les manifestants scandaient « L'armée et le peuple sont unis » ou encore « A bas Moubarak ». Les soldats se trouvant aux entrées de Tahrir n'ont pas bougé, de même que les chars déployés sur plusieurs accès de la place.
La foule continuait à affluer vers cette place devenue le symbole des manifestations réclamant, depuis plus de deux semaines, le départ d'Hosni Moubarak. Sur le pont surplombant le Nil, de nombreuses voitures convergeaient vers la place, avec à leur bord des manifestants agitant des drapeaux et klaxonnant.
Plus tôt, le conseil suprême des forces armées avait déclaré dans un communiqué qu'il s'était réuni « pour examiner les mesures à prendre pour préserver la nation ».
A Washington, la CIA a jugé jeudi « fort probable » que le président égyptien Hosni Moubarak, dont des manifestants réclament depuis 16 jours le départ, quitte le pouvoir dans la soirée, a affirmé son directeur Leon Panetta lors d'une audition au Congrès. Selon la centrale américaine, c'est le vice-président Omar Souleimane qui pourrait le remplacer.
Selon la chaîne Al Arabia, le président égyptien Hosni Moubarak s'est rendu dans la station balnéaire de Charm El-Cheikh accompagné du chef d'état-major de l'armée. Aucun autre détail n'a été fourni.

RDC: Des probables élections dans un pays sous tutelle

Congo Libre 10/02/2011
Reconnaître sans fausse honte que notre pays est sous-tutelle peut nos conduire à mesurer les chances que nous y avons d’organiser des élections répondant à une vison patriotique d’un autre Congo. Si nos multiples partis politiques étaient conduits par le souci de l’intérêt général, ils se mettraient ensemble dans un ou deux grands partis populaires soucieux de mettre fin au néocolonialisme et à l’impérialisme intelligent. 



Jusqu’à ce jour, ils ne semblent pas comprendre que s’engager sur cette voie est indispensable ! Les intérêts personnels et la gloriole semblent prendre le pas sur le souci de voir renaître un Congo libre et prospère où le bonheur national brut est partagé. Il y a un débat de fond que nos carriéristes politiques évitent. Ont-ils une vision, des moyens et des hommes et des femmes capables d’incarner cette vision et d’utiliser ces moyens à bon escient ? Leur approche de la communauté internationale laisse souvent à désirer. 


Qui dirige le Congo ? 


La réponse rapide à cette question est : « les gouvernants actuels ». Jusqu’où les gouvernants actuels exercent-ils leur autorité dans notre pays ? Quels sont les moyens réels dont ils disposent ? Si ce sont eux qui dirigent, pourquoi n’ont-ils pas réussi à déplacer le CNDP de l’est à un autre endroit de notre pays ? Que fait l’ONU dans un pays dit souverain ? Comment expliquer qu’après avoir crié sur les toits qu’une bonne partie de notre dette (odieuse) extérieure allait être épongée, les gouvernants actuels n aient pas pesé de tout leur poids dans la balance des membres du Club de Paris et du FMI pour que cela devienne effectif ? Quel est leur poids dans la balance des actuels gouvernants du monde ?

Aller aux probables élections de 2011 sans répondre en permanence à ces questions et à certaines autres qui leur seraient semblables serait courir derrière le vent. Le gouverneur du Congo nous paraît être l’actuel responsable de la Monusco. Il est le représentant des membres permanents du Conseil de sécurité. C’est à ce Conseil qu’il rend des comptes.



La preuve est là : la Monuc (transformée en Monusco) n’a pas quitté notre pays quand les gouvernants actuels l’ont souhaité. Elle est restée sur place en disant, à plusieurs reprises, son incapacité à protéger les civils, cibles des milices au service des multinationales occidentales exploitant nos matières premières stratégiques. A plusieurs reprises, nos populations s’en sont prises à la Monuc en décriant son incapacité à les protéger et contre les armées étrangères et contre les FARDC.

Qui sont les membres permanents du Conseil de sécurité ? Les USA, la Grande-Bretagne, la Russie, la Chine et la France. Qui mène la guerre de basse intensité au Congo ? Les USA et leurs alliés naturels. Qui voulaient-ils détrôner en Afrique centrale ? La France. Contre quel pays la France et les autres membres du Club de Paris se battent-ils au Congo ? La Chine. Avec quel pays la France vient-elle de signer (le 04/11/2011) des contrats économiques dans l’aéronautique, le nucléaire et les télécommunications de seize milliards d’euros ? La Chine.



Quel pays aide les USA économiquement depuis plusieurs décennies maintenant ? La Chine. Pourquoi tous ces pays se font-ils la guerre froide, chaude, tiède à travers le monde, souvent par des marionnettes interposées ? Pour avoir accès aux matières premières stratégiques. L’accès à celles-ci permet de les classifier en première, deuxième, troisième puissance mondiale. Pour ces pays gagnés au capitalisme sauvage, la guerre avouée ou larvée est un moyen d’avoir accès aux matières premières stratégiques, de contrôler leurs sources d’approvisionnement et d’avoir la mainmise sur le monde. 


Le moteur de cette guerre est la concurrence (à mort) et la compétitivité. Craignant, jusqu’à un certain niveau, leurs opinions publiques et forts de leurs expériences historiques, ils ont enterré la hache de la guerre traditionnelle chez eux sans faire la même chose dans plusieurs coins de la planète. Tous, sans exception, sont partisans du néolibéralisme et ont transformé le monde en un simple marché. Affaiblir les Etats, infléchir les règles du vivre-ensemble de façon qu’elles servent la cause de la privatisation et de la libéralisation est leur spécialité. Ils sont aidés en cela par « les petites mains médiatiques » et les autres experts philosophes, économistes, sociologues, etc.

Comment procèdent-ils ? Tantôt de manière agressive, tantôt doucement, tantôt de manière invisible…Souvent, ils sont cyniques et patients dans la poursuite de leurs objectifs. Chacun de ces pays a des slogans qu’il vend : la défense de la démocratie, la lutte contre le terrorisme, le marché gagnant-gagnant (même quand la terre-mère est achetée comme une simple marchandise, etc.)

Notre pays est pris dans cet étau de l’expansion du capitalisme sauvage, de l’impérialisme intelligent et du marché sans frontières. Les armes de la guerre permanente, de la faim sous toutes ses formes et de la dette extérieure sont utilisées pour le pousser à se rendre entre les mains de ses bourreaux. Et l’ONU veille pour que cela se passe dans les conditions dictées par ses maîtres tapis au sein du Conseil de sécurité comme membres permanents.

Tel est le contexte de tutelle dans lequel plusieurs d’entre nous rêvent d’aller aux élections en comptant sur les moyens des maîtres du jeu. Etonnant !

Pendant que les maîtres du jeu se regroupent dans les différents G (8, 20, 30, 40), plusieurs d’entre nous qui aspirent à faire de la politique leur carrière à vie font du bruit dans plus de 400 partis politiques divisés sur les possibilités d’accès à la mangeoire nationale où ceux qui les y ont précédés croquent l’os jeté par les mêmes maîtres en le nommant « pouvoir » !

N’y a-t-il pas quelque chose de drôlement incompréhensible ? Ces messieurs et dames ont-ils une vision du Congo de demain ? Une vision qui soit patriotique ? Quels sont les moyens dont-ils disposent, matériellement, techniquement, spirituellement, culturellement pour récupérer l’initiative historique afin que les Congolais deviennent maîtres chez nous, là ?

Quels sont les hommes et les femmes dont disposent nos plus de 400 partis politiques, des hommes et des femmes pouvant incarner la vision d’un Congo terre de paix, de prospérité et de bonheur national brut partagé et servir de relais pour les générations futures ?

Matériellement, nos plus de 400 partis politiques sont-ils capables d’organiser une collecte de fonds pouvant financer les probables élections de 2011 sans que puissent interférer, de près ou de loin les adeptes du tout marché ? Techniquement, sont-ils prêts à se mobiliser pour le recensement des Congolais(es), la production des urnes congolaises et des logiciels que les Congolais(es) eux-mêmes ? Militairement, sont-ils capables d’obtenir le cantonnement de toutes les milices faisant office des FARDC avant, pendant et après la campagne électorale ?

Culturellement, quel est leur héritage ? De qui le tire-t-il ? De Lumumba, de Nkrumah ? De Frans Fanon ? D’Aimé Césaire ? De Mabika Kalanda ?

Invité au Congrès pour la liberté et la culture à Ibadan en 1959, Lumumba, face aux menaces du colonialisme et de l’impérialisme, avait prôné une voie intelligente. Dans un discours d’une grande clarté, il avait dit : « Pour moi, il n’y a qu’une voie. Cette voie, c’est le rassemblement de tous les Africains au sein des mouvements populaires ou des partis unifiés. » Il pensait que « toutes les tendances peuvent coexister au sein de ces partis de regroupement national et chacun aura son mot à dire tant dans la discussion des problèmes qui se posent au pays, qu’à la direction des affaires publiques. » En homme politique averti, Lumumba estimait que « plus nous serons unis, mieux nous résisterons à l’oppression, à la corruption et aux manœuvres de division auxquels se livrent les spécialistes de la politique du « diviser pour régner ». Patrice-Emery voulait « attirer l’attention de tous qu’il est hautement sage de déjouer, dès le début, les manœuvres possibles de ceux qui voudraient profiter de nos rivalités politiques apparentes pour nous opposer les uns aux autres et retarder ainsi notre libération du régime colonial. » (Nous soulignons.)

Déjà en 1959, partant de l’expérience, Lumumba soutenait que « dans nos territoires africains, l’opposition que certains éléments créent au nom de la démocratie n’est pas souvent inspirée par le souci du bien général ; la recherche de la gloriole et des intérêts personnels en est le principal, si pas l’unique mobile. » (Lire Africains, levons-nous ! Discours de Patrice Lumumba, prononcé à Ibadan (Nigéria), 22 mars 1959 suivi de Nous préférons La Liberté. Discours de Sékou Touré, prononcé face au général de Gaulle, à Conakry (Guinée), 25 août 1958, Editions Points, Paris, 2010)

Si nous remplaçons, dans ce discours, colonialisme par néocolonialisme, impérialisme par impérialisme intelligent, il garde toute son actualité. Spirituellement, les dirigeants de nos plus de 400 partis politiques pourraient questionner leurs véritables mobiles et voir si, en fusionnant, ils ne s’engageraient pas sur la voie du renoncement aux intérêts personnels égoïstes et à la gloriole.

Il y a, à travers les discours de Lumumba, tout un patrimoine culturel et politique dans lequel nos apprentis politiciens devraient puiser pour éviter de reconduire les dérives du passé-présent. (Leur arrive-t-il de lire ?)

Il est important que les acteurs-créateurs d’un autre Congo travaillent durement pour devenir ces hommes et ces femmes incarnant une vision réaliste de « la voie congolaise » et panafricaine et mobilisant les fonds propres pour rompre avec la dépendance qui rend chimérique la conquête d’une véritable souveraineté.

Il y a là un débat théorique remettant profondément en question les rêves de plusieurs carriéristes politiques comptant sur une nébuleuse qu’ils nomment communauté internationale. Ce débat n’est pas fait sérieusement. Opposer les fanatiques de la résistance contre le néocolonialisme et l’impérialisme intelligent et ceux des probables élections de 2011 sans aller aux fondements de la tutelle sous laquelle notre pays est tenu depuis les années 90 relève, à notre avis, de la facilité intellectuelle. 



Allons-nous continuer à participer de la no man’slandisation de notre espace vital en nous contentant de croquer l’os jeté par les nouveaux maîtres du monde ? Les élections organisées dans les conditions actuelles ne seront pas une réponse à cette question. Ce n’est qu’un point de vue.

J.-P. Mbelu


© Copyright Congo Libre

Les Communes de Kinshasa n’ont presque plus de rues où circuler


JEUDI, 10 FÉVRIER 2011 13:32

Kinshasa, la capitale de la R-dC, n’a quasiment plus de route. Se rendre en voiture dans les communes devient difficile faute de voies d’accès. Il n’y a que les véhicules 4x4 qui peuvent y rouler sans déplorer des casses. Au fil du temps, la voirie urbaine s’est dégradé.
Normal, dira-t-on, Mais si rien n’y est fait, les quartiers de Kinshasa ne seront pas différents des villages de l’arrière-pays. Si ailleurs, dans les autres métropoles, les embouteillages sont un phénomène normal à cause du nombre sans cesse croissant des véhicules mis en circulation au jour le jour, à Kinshasa, les bouchons ont pour cause principal le mauvais état des routes. Il ne faut même pas parler des accidents et des difficultés de transport qu’engendre l’état piteux des artères. La gestion des routes d’intérêt national relève de la responsabilité du gouvernement central qui en a confié la charge à l’Office des routes (OR) alors que celle des routes d’intérêt urbain dépend du gouvernement provincial, via l’Office de voirie et de drainage (OVD). Si le gouvernement peut se féliciter de là réhabilitation de la route nationale n°1, sur l’axe Kinshasa-Matadi et sur l’axe Kinshasa-Kikwit, on attend que tout se remette aussi en place à Kinshasa. Généralement, on laisse se dégrader complètement pour entreprendre des travaux. Lesquels sont parfois réalisés sans tenir compte des études de faisabilité. Conséquence: après quelques mois, la chaussée réhabilitée revient à la situation de la case de départ.

PROBLÈMES AVÉRÉS.

Dans la Capitale, tout ou presque est à refaire. C’est le moins que l’on puisse dire. Avec ses problèmes récurrents (insalubrité, manque d’eau et d’électricité, difficultés de transport, habitat, etc.), Kinshasa serait désormais estampillé comme «la capitale la plus sale au monde». Le gouverneur de la ville, André Kimbuta Yango, est venu avec un discours pragmatique et de proximité. Mais rien n’a semblé changer sur le terrain. Presque toutes les routes de la Capitale sont dans un état de délabrement avancé. Il devient difficile de rouler a l’intérieur des communes de Kinshasa, notamment à Kasa-Vubu, Barumbu, Kinshasa, Lingwala, Ngiri-Ngiri, Selembao, Makala, Bumbu, Ngaba, etc. Dans certaines communes, les artères principales d’accès sont devenues impraticables. C’est le cas de Lemba où l’avenue Sefu est hors d’usage. Ailleurs, la situation n’est pas non plus reluisante: Ndjili, Masina, Kimbaseke... L’avenue Bokasa qui sépare la commune de Kinshasa de celle de Barumbu demande à être réhabilitée de fond en comble. Pareil pour des chaussées secondaires qui traversent les quartiers et les communes: Kabinda, Kabambare, Yolo, Kimwenza, etc. Ici et là, des lacs artificiels se sont formés sur la chaussée et les nids de poule ne se compte plus. Les caniveaux sont ensevelis par le sable et les immondices... Le boulevard Lumumba qui est la deuxième artère de Kinshasa en importance après le boulevard du 30juin, se trouvait dans un état qui laissait vraiment à désirer. Les nids de poule jonchaient la chaussée au point que les embouteillages y étaient devenus fréquents. Heureusement, les Chinois y sont à pied d’oeuvre. Les véhicules ne s’hasardent pas sur Bokassa sur le tronçon entre les avenues Itaga et du commerce. Cet endroit est dans un état piteux et est envahi par des vendeurs qui exposent leurs marchandises à même le sol. L’avenue By Pass devant l’Église La Résurrection et l’Alliance franco- congolaise s’est dégradée davantage. À Ndjili, vers la Place Sainte Thérèse, les artères non entretenues sont envahies par l’eau de pliée...
d’infrastructures routières sont accueillis avec enthousiaste à Kinshasa partout où ils sont exécutés. Cependant, les pluies diluviennes font payer un lourd tribut aux artères de la Capitale. La réhabilitation des routes nécessite des gros moyens financiers. Kimbuta et son gouvernement provincial ont-ils les coudées franches? Certains chantiers fonctionnent déjà, mais les travaux avancent à pas de tortue. Souvent les autorités confient le marché de réhabilitation des routes à des amis ou frères afin de bénéficier des commissions plantureuses. C’est comme ça que les routes ne résistent pas à l‘usure du temps. Sinon, comment expliquer que l’avenue Yolo qui, à peine réhabilitée, est-elle redevenue impraticable ?
Merveille Mandina 

Moubarak pourrait démissionner, a déclaré le Premier ministre égyptien à la BBC


Le Premier ministre égyptien Ahmed Chafik a déclaré jeudi 10 février à la BBC que le président Hosni Moubarak pourrait démissionner. La situation sera rapidement clarifiée, a ajouté le chef du gouvernement, au 17e jour du soulèvement populaire pour réclamer le départ du raïs, au pouvoir depuis trente ans. (Reuters)

PAUVRE Afrique ou la Poubelle à Vaccins Périmés



Par Chloé DEMOULIN
faux-médicaments






Vous êtes industriel pharmaceutique et vous ne savez que faire de vos vaccins contre la grippe A ? Pas d’inquiétude, l’OMS se charge d’écouler vos stocks.
Un haut représentant du ministère de la Santé qui se fait piquer devant une flopée de médias pour lancer une campagne de vaccination contre la grippe A, on connaît. Sauf quand la scène se passe… au Togo, en avril, et se répète, cet été, en République centrafricaine et au Niger.
À la baguette, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui écoule les "généreux" dons de vaccins contre le virus H1N1 des laboratoires pharmaceutiques et des pays du Nord. Sur place, du côté des personnels de santé et des ONG, c’est l’incompréhension.
Pourquoi vacciner dans des pays où aucun cas de H1N1 n’a été enregistré ? L’OMS rétorque qu’il peut encore y avoir un risque, surtout dans les pays africains, où les populations sont fragiles. Étrange puisque la fin de la pandémie mondiale de grippe A a été déclarée le 10 août 2010, par… l’OMS, justement !
"Ce n’est pas parce qu’aucun cas de grippe A n’a été répertorié qu’il n’y en a pas eu", explique doctement Gregory HARTL, le porte-parole de l’OMS chargé des pandémies et épidémies. Selon lui, il suffit de se fier au cas de l’Afrique du Sud, dont le système de détection passe pour être le plus performant d’Afrique : plus de 12 000 cas et 93 décès y ont été enregistrés en décembre 2009. "Le virus ne s’arrête pas aux frontières"! Certes.
L’Institut français de veille sanitaire, qui n’a produit aucun rapport sur l’évolution du H1N1 en Afrique, estime quant à lui qu’il est"difficile d’évaluer l’épidémie dans ces pays-là".
Précisément parce qu’"on n’a pas de boule de cristal", raille un membre d’une ONG française. Et le même de poursuivre : "Faut-il, face à un ennemi invisible, vacciner sans en évaluer la pertinence et en identifier les risques ?"
Un spécialiste des vaccinations concède que ces campagnes anti- H1N1 en Afrique ne sont "pas pertinentes du tout".
D’abord parce qu’il y a effectivement d’autres priorités, comme le paludisme ou encore la grave épidémie de rougeole qui a frappé un certain nombre de pays africains à la même période.
Ensuite parce que le vaccin contre le H1N1 offre une protection de courte durée comparé à d’autres vaccins. Celui contre la rougeole, par exemple, dont une monodose protège le patient pendant dix ans. Pis, ces campagnes ont mis au pied du mur les professionnels de la santé présents sur place.
Rémunération du personnel chargé d’administrer les vaccins, conditionnement et transport des doses : tout cela a un coût. Selon l’OMS, les pays donateurs ont participé à des fonds pour la mise en œuvre de la vaccination. Et puis, "quand on a des dons disponibles, il faut bien les utiliser". Imparable.
Souvenons-nous : en janvier 2010, la polémique enfle en France autour de la surévaluation des stocks de vaccins contre le H1N1. Roselyne BACHELOT se retrouve avec des millions de doses sur les bras.
Au même moment, selon la direction générale de la Santé, la France commence discrètement à livrer à l’OMS son surplus de vaccins. Nombreux sont les pays à l’imiter, comme les États-Unis. Dans la foulée, les firmes pharmaceutiques font un «"geste".
Le laboratoire britannique GlaxoSmithKline donne 50 millions de doses à la grande prêtresse de l’OMS, Margaret CHAN. Sanofi Pasteur, Baxter et Novartis promettent également 10% de leur production. La plupart des vaccins contre le H1N1 étant périmés à la fin 2010, c’est ça ou la poubelle !


Source: Mampouya Overblog

Crise ivoirienne / Des Avocats du Tpi répondent au Procureur du Cpi : «Vous avez un parti pris scandaleux»


Publié le jeudi 10 fvrier 2011   |  Le Temps


© Autre presse par DR
Photo d`archives


    
















Nous sommes un groupe d’avocats près le Tribunal pénal international pour le Rwanda (Tpir), basé à Arusha en Tanzanie, et également près la Cour pénale internationale basée à La Haye, aux Pays- Bas.

Nous sommes interpellés par les évènements qui se déroulent en Côte d’Ivoire et qui ne laissent aucun Africain indifférent. Notre appartenance au système de la Justice internationale, nous conduit à nous étonner des propos tenus par le procureur près la Cpi, M. Moreno- Ocampo. Lesquels propos s’apparentent clairement à des menaces contre une des parties à ce litige, et plus précisément contre le camp du Président Laurent Gbagbo
Cette immixtion intempestive du procureur de la Cpi dans ce litige tente à montrer le dessein de celui-ci à transformer cette auguste Cour en une arme politique au service exclusif des puissances occidentales.
On est en droit de se demander à quel moment M. le Procureur de la Cpi a mené ses enquêtes pour indexer un camp comme étant le responsable des crimes qui ont pu se commettre en Côte d’Ivoire après les élections.
Cette position qui est le reflet de celle annoncée au lendemain des élections par certaines puissances occidentales nous conduit à redouter que M. Moreno-Ocampo ne montre qu’un parti pris proprement scandaleux. Et si c’est le cas, nous sommes bien aux antipodes du noble esprit qui a prévalu à la mise en place de la Cour dont il est le procureur.
En effet, M. Moreno- Ocampo semble vouloir utiliser l’opportunité des poursuites qui est son privilège, à des fins politiques, et semble très clairement dire au Président Gbagbo : « Quittez le pouvoir, cédez votre place à M. Ouattara, sinon nous vous poursuivrons pour crimes contre l’humanité etc. »
On se souvient que récemment, M. Moreno- Ocampo n’a pas hésité à pointer du doigt et citer nommément le ministre Charles Blé Goudé comme devant faire l’objet de poursuites devant la Cpi.
Et ce faisant, le procureur a désigné un suspect avant même de déterminer le crime commis, ce qui montre un parti pris proprement scandaleux !
Le procureur Moreno- Ocampo est-il dans l’esprit qui a prévalu à la mise en place de cette Cour pénale internationale quand il agit de la sorte ?
Il apparaît que non, et une telle attitude si elle persiste va retirer toute sa crédibilité à cette Cour
Ce faisant, le procureur Moreno- Ocampo viole un principe fondamental de droit et même les règles de la Cpi :
Violation d’un principe fondamental de Droit :
- Moreno-Ocampo qui à notre connaissance n’a pas mis les pieds en Côte d’Ivoire a décidé de là où il se trouve que s’il y a exactions, celles-ci proviendraient forcément du camp du président Gbagbo. Il y a manifestement violation du droit à la présomption d’innocence tel que prévu par l’article 64 des statuts de la Cpi qui impose le principe d’objectivité dans la recherche de la vérité, (le procureur enquête d’ailleurs à charge et à décharge, et non pas seulement à charge comme il semble le faire dans le cas de la Côte d’Ivoire).
Violation des règles de la Cpi
- Luis Moreno- Ocampo a sauté une étape importante dans la saisine de la Cpi, qui est que c’est seulement lorsque les juridictions nationales n’ont pas la volonté ou la compétence pour juger de tels crimes que la Cpi est saisie et il faut démontrer cette lacune des juridictions nationales.
- La Cpi est saisie soit par les Etats parties, soit par le Conseil de sécurité de l’Onu, ou alors le procureur peut décider d’ouvrir une enquête de sa propre initiative, mais avant de décider cela il doit en demander l’autorisation à la Chambre préliminaire.
Ces observations étant faites, il convient de rappeler ici que tout en ayant signé le Statut de Rome, , la Côte d’Ivoire n’a pas encore ratifié ce Statut et n’est donc pas à ce jour Etat membre de la Cpi.
La Côte d’Ivoire n’est pas le seul Etat dans cette situation, en Afrique, nous avons notamment le Cameroun, en Amérique, les Etats –Unis, en Asie, la Chine qui n’ont pas ratifié ce Statut
Il est d’ailleurs intéressant de s’arrêter sur les motifs invoqués par la Chine pour refuser la ratification :
- La Cpi va contre la souveraineté des Etats Nations
- Le principe de la complémentarité donne au Tribunal la capacité de juger le système de tribunal d’une Nation (à savoir si les juridictions nationales sont compétentes pour juger de tels crimes)
- La juridiction des crimes de guerre couvre à la fois des conflits internes et internationaux
- Enfin, et c’est le plus important des griefs contre ce Tribunal, la Chine estime que le droit du procureur à déposer des accusations peut placer la cour sous une influence politique.
L’on peut se rendre compte que cette crainte de la Chine est avérée face à ce qui se passe en Côte d’Ivoire, où le procureur est en train de brandir la menace de poursuites comme épouvantail pour obtenir du président Gbagbo qu’il cède son siège de président de la République de Côte d’Ivoire à la personne choisie par la « communauté internationale » , cette nébuleuse.
Lorsque l’on suit l’histoire de la Côte d’Ivoire on se pose la question de savoir pourquoi la Cpi n’a pas brandi la même menace à l’encontre des rebelles lorsqu’ils se sont livrés à toutes sortes d’exactions à partir de septembre 2002, alors même que cela rentre dans les compétences du Tribunal, fonctionnel depuis juillet 2002,
Comment la Cpi entend elle asseoir sa crédibilité si elle se laisse entrainer dans des manipulations politiques comme c’est le cas en Côte d’Ivoire ?
Comment expliquer que la Cpi s’immisce dans un conflit de politique interne et menace une des parties en cause en restant complètement silencieuse depuis de nombreuses années sur les agissements de l’autre partie
Comment la Cpi peut-elle expliquer que soudainement elle est devenue soucieuse de la protection des populations ivoiriennes qu’elle a ignorées hier, et continue à ignorer car de toute évidence, ce n’est pas l’intérêt du peuple ivoirien qu’elle protège.
Comment comprendre que la Cpi, n’a émis et continue à ne pas émettre de menaces contre les soldats français qui avaient tiré sur la foule aux mains nues à Abidjan en 2004 ?
Cas du préfet d’Abengourou, attaqué le 25 ou le 26 janvier par les jeunes du Rhdp …Les exactions de Duékoué, Daloa etc.
Et la liste est longue…….
Tout cela doit nous amener à nous demander si la Cpi n’est pas une nouvelle arme mise entre les mains des pays occidentaux pour menacer et asservir les pays du Sud par d’autres voies masquées sous des aspects de légalité etc…

Me Josette Kadji (avocat au Barreau du Cameroun et près le Tpir et la Cpi)
Me Jean de Dieu Momo (avocat au Barreau du Cameroun et près le Tpir)
Source : Autres Médias
 

Le pouvoir s’obstine, la révolte aussi Le régime de Hosni Moubarak mise sur un pourrissement du mouvement de protestation, qui ne montre aucun signe d’essoufflement



Manifestants place Tahrir, mercredi 9 février (photo Morenatti/AP).

Alors que le premier ministre égyptien discute Constitution avec le « comité des sages » créé au lendemain des grandes manifestations en Égypte, la mobilisation ne faiblit pas au Caire et dans tout le pays. Après avoir, mardi 8 février, atteint un niveau jamais vu depuis le début des événements, elle s’est poursuivie mercredi notamment devant les sièges du parlement et du gouvernement au Caire, non loin de la place Tahrir, devenue le symbole de la contestation populaire.

« Il n’y a pas de négociations, c’est un leurre. La révolution appartient au peuple égyptien, déclarait l’écrivain égyptien Alaa El Aswany, proche de la mouvance conduite par l’ancien diplomate égyptien Mohamed El Baradei. L’Égypte dispose de personnes compétentes et intègres capables d’assurer une transition vers la démocratie et le changement de la Constitution. »

Le pouvoir joue le pourrissement du mouvement de protestation, sans succès jusqu’à présent. Mais il n’a rien cédé depuis que Hosni Moubarak a lui-même annoncé qu’il ne se représenterait pas à la prochaine élection présidentielle et que son fils n’avait aucune ambition politique.

De plus en plus d’Égyptiens rejoignent la contestation

« Tant que la pression est tolérable, le pouvoir continuera les négociations », analyse un observateur occidental. C’est sous-estimer la détermination de la rue. Les grandes manifestations de mardi, un peu partout en Égypte, sont venues rappeler au pouvoir que de plus en plus d’Égyptiens rejoignent la contestation, et ce malgré la propagande des médias nationaux. Des syndicats, des fonctionnaires, qui jusque-là s’étaient tenus à l’écart, sont venus rejoindre la foule. Des journalistes des médias d’État ont démissionné de leur poste. D’autres Égyptiens qui jusque-là n’avaient pas participé aux manifestations, émus par les témoignages sur les télévisions privées des jeunes blogueurs relatant leur détention, sont allés rejoindre les manifestants place Tahrir.

« Il n’y a pas d’essoufflement de la mobilisation. Je pense que le régime est mort moralement, politiquement, il est fini. Mais la machine de la dictature reste », remarque Alaa El Aswany. L’opposition, elle, a changé de stratégie : « Notre action ne se portera pas uniquement place Tahrir. Désormais, nous allons manifester devant le Parlement et les ministères », poursuit l’écrivain. Avec l’objectif de paralyser l’État.

Mais le tempo du pouvoir n’est pas celui de la rue. Il n’est pas prêt à céder quoi que ce soit. Exemple : la levée de l’état d’urgence, en vigueur en Égypte depuis vingt-sept ans, renouvelée pour deux ans en mai 2010, est l’une des revendications des manifestants. « Pour le pouvoir, ce n’est pas négociable, pas avant la fin des élections », estime un observateur occidental.

Le sort de Moubarak se joue entre les caciques de l'armée

Quant au sort du président Moubarak, « il se joue entre les caciques de l’armée », confie un observateur, pour qui le raïs déjà « n’occupe plus un rôle central ». Mais plus le temps passe et plus les révélations vraies ou fausses sur les affaires et la fortune colossale du clan Moubarak vont finir de ternir son image dans un pays où plus de 40 % de la population vit avec moins de 1,50 € par jour. Dans ces conditions, une sortie « digne » du raïs sera de plus en plus difficile.

Un départ anticipé du président est de plus en plus évoqué. Selon une rumeur persistante, Alaa et Gamal Moubarak, ses deux fils, négocieraient un départ de leur père, à la condition qu’il n’y ait pas de poursuites judiciaires contre lui. Et ce diplomate de conclure : « Un départ de Moubarak sonnerait la victoire de Tahrir. »
Agnès ROTIVEL, au Caire

LE REVERS DE BOSHAB, LES ETUDIANTS DE GOMA BOUDENT SES 500$

10/02/2011 à 10h 58

Celui qui est le président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo aura connu et subi l’un des durs coups de son histoire. Evariste BOSHAB séjourne, en effet, en ville de Goma depuis dimanche où il préside le conclave du PPRD.

Il est en effet difficile de le croire. Apparemment, il net vrai l’adage qui dit : tel père, tel fils. Comme son parrain, le président Kabia, même Monsieur Boshab a pris l’habitude de partager de l’argent, des largesses.

Le cas le plus récent est celui de Goma, le mercredi 9 février 2011. En effet, dans une rencontre avec la crème intellectuelle, les étudiants de la ville de Goma, Monsieur Evariste BOSHAB, pensant faire la générosité, s’est proposer d’offrir 5OO$ à ces étudiants venus l’écouter.

Conscient du rôle qui doit être le leur en cette période où la Rdc doit prendre son destin à main, les étudiants de la ville de Goma ont refusé cette somme modique de 500$. Sans doute les étudiants ont compris que ce pays ne doit pas être construit sur des petits cadeaux.

En fait, leur logique est claire et simple. Certains individus ne doivent pas prendre l’habitude de vider les caisses de l’Etat, brader les fonds du pays et les distribuer alors qu’il y a tant des problèmes qui demandent l’attention des politiques congolais.

Il faut dire ici que personne ne pourrait se permettre de toucher ou prendre l’argent des mains de Evariste BOSHAB, au regard de son passé, très honteux.

D’abord quand il était directeur de cabinet du Président Kabila, les congolais avertis n’ont jamais oublié les sommes faramineuses sur l’énergie électrique de la Rdc estimées à des millions des dollars qu’il avait détournés même s’il n’a jamais été l’objet d’aucune poursuite judicaire.

Ensuite l’on se rappellera de l’épineuse question qui a déchiré l’assemblée nationale en mars 2009 quand la majorité au pouvoir voulait à tout prix se débarrasser de Vital Kamerhe qui devenait de plus en plus gênant pour eux qui commençaient à servir leurs inserts personnels en lieu et place des intérêts du peuple.

Ici encore il y a beaucoup à dire et à redire. Nous en voulons pour preuve les récentes révélations troublantes faites par le site wikileaks. A en croire ce site qui cite William Garvelink, ambassadeur des Etats-Unis en Rdc à l’époque, le président Kabila a exercé une forte pression et versé des pots de vin pour faire partir Kamerhe du perchoir de l’assemblée nationale. Son péché était d’avoir critiqué l\'entrée des troupes rwandaises dans l\'est de la RDC lors d\'une opération conjointe avec l\'armée congolaise.

Selon cet ambassadeur américain, le président de la république a versé 200 milles dollars à chaque membre du bureau de l’assemblée pour qu’ils quittent leurs fonctions et entraînent le départ de Vital Kamerhe.

Maintenant que toute la vérité est connue, ceux qui veulent éradiquer la corruption n’ont pas réussi à bannir ces pratiques de leur comportement, du moins les étudiants de la ville de Goma auront compris la vraie réalité.

Des dirigeants sont devenus des voleurs qualifiés dans ce pays qui voudrait repondre aux aspirations de ses populations. « Le pays est en proie à une crise économique sans précédent. Les prix des produits et services subissent une augmentation scandaleuse sans que l’état n’intervienne, mettant ainsi en mal le panier de la ménagère. La stabilité du cadre macro économique n’est valable que sur papier, alors que la réalité est tout autre. Le sociale de la population est sombre, alors qu’on lui avait promis une année du social.

Le pays est miné par les antivaleurs, alors que la gestion de la chose publique exige un certain nombre de principes qu’édicte la morale pour ne pas entraver son action. Au Congo, les antivaleurs sont devenues des règles de conduite, des dirigeants qui excellent chacun dans l’exercice du mal. Parmi ces maux ; nous citerons la corruption, le mensonge, le viol, le détournement des deniers publics.

La corruption est devenue systémique et a atteint des proportions jamais égalées plaçant notre pays parmi les pays les plus corrompus du monde. Elle se pratique au grand jour pour acheter un poste, une faveur et même pour faire passer une décision d’état. Devant ce fléau qui gangrène notre société, la justice congolaise parait impuissante et complice. De ce fait, le Congo est devenu un terrain propice au blanchiment des capitaux d’origine douteuse, rien qu’à voir les constructions des immeubles qui poussent à travers nos villes sans que leurs promoteurs ne justifient l’origine de leurs avoirs.

Le mensonge ; on ment à longueur de journée, les medias tant publics que privés sont utilisés à ces fins. A certains ministres on attribuerait le prix Nobel du mensonge et de la désinformation qu’ils se sont illustrés dans des informations contradictoires au point de désorienter la population qui ne croit plus aux versions officielles. L’intolérance ; jamais dans ce pays on a poussé l’intolérance à ce point.

On assiste à un terrorisme d’état dans l’administration et les entreprises publiques car on oblige les agents de l’Etat d’adhérer au parti politique du pouvoir au risque d’être renvoyé du service. C’est tout simplement scandaleux. Le non respect des libertés des peuples et violation des droits de homme, là encore le pouvoir en place excelle par le musellement et arrestation des membres de l’opposition politique ; des journalistes et de défenseurs des droits de l’homme qui ne sont pas épargnés »

On a vu Kamerhe brutalement menacé à Goma, les jeunes patriotes du parlement debout de furu pour s’être opposé à la révision constitutionnelle, bref, il y a plein d’exemple.

D’ailleurs certains jeunes partis au conclave du PPRD à Goma se disent déçu. Nombreux voudraient démissionner et s’engager désormais sur la voie de Vital Kamerhe. Ils auront compris sans doute que dans ce pays ceux qui disent la vérité passent pour des bêtes à immoler.

En tout cas le moins qu’on puis dire c’est que les actions actuelles du président Kabila ne sont que des simples et pures tâtons. Aussi longtemps qu’il décidera de faire route avec des gens dont les places se trouvent dans des prisons pour des dégâts commis à la république, tel Evariste Boshab, le général Bosco accusé par la cour pénale internationale des crimes de guerre et crime contre l’humanité et qui, visiblement, agissait sous l’autorité du Président Kabila de qui, il bénéficie d’ailleurs d’une protection, il y a lieu de dire que de la même manière JP BEMBA est poursuivi pour des crimes commis par ses hommes, de même KABILA pourra répondre pour des crimes, massacres au Nord et sud kivu et en province orientale, crimes attribués à ses subalternes et amis.

GHISLAIN SIRYASI »

Parlement FURU/Butembo1

Vital KAMERHE : « Victime » des manœuvres du président « Joseph KABILA »


imageVital KAMERHE - Ancien président de l’assemblée nationale et Président du tout nouveau parti UNC, lors d'une conference de presse a bruxelles le vendredi 4 fevrier 2011




Vital Kamerhe, aujourd’hui candidat à l’élection présidentielle congolaise, a été selon l’ancien ambassadeur des États-Unis en RDC, certes, "un leader parlementaire impartial" et apprécié des diplomates étrangers, mais aussi doté d’une "ambition aveugle" qui "altère son jugement".

Comme il l’a clamé sur RFI lundi, Vital Kamerhe, qui avait été forcé de démissionner de la présidence de l’Assemblée nationale congolaise en mars 2009, est bien une « victime » des manœuvres du président Joseph Kabila, selon un câble diplomatique américain recueilli par WikiLeaks. Mais il est lui-même écorché par le texte rédigé par l’ambassadeur des États-Unis d’alors, William Garvelink.

Aujourd’hui l’un des candidats à la présidentielle de novembre prochain les plus sérieux de l’opposition, il est en effet décrit comme un ambitieux, prêt à tout pour prendre le pouvoir.
Démocrate mais...

William Garvelink rend certes hommage à sa « considérable popularité parmi les autres membres du corps législatif ». « Kamerhe est reconnu comme un champion dynamique des prérogatives de l’Assemblée nationale telles que prévues par la Constitution et un leader parlementaire impartial qui s’assure que les droits de l’opposition à s’exprimer soient respectés », note l’ambassadeur.

Kamerhe a lui-même « fréquemment exprimé des désaccords avec la politique du président », rappelle Garvelink.

Mais le diplomate se fait ensuite plus incisif. « Bien que Kamerhe ait pris soin de se bâtir une image positive dans les cercles politiques congolais et pour beaucoup d’observateurs étrangers, sa réputation de leader modernisateur et honnête n’est peut-être complètement pas en accord avec la réalité, écrit-il. Les contacts avec lesquels nous avons parlé affirment que son ambition aveugle de devenir un jour président altère son jugement. »

« Il est soupçonné d’avoir bloqué les enquêtes sur des accusations selon lesquelles il avait détourné des sommes d’argent considérables en tant que président de l’Assemblée nationale », poursuit William Garvelink.

Kamerhe et la guerre à l’Est

Plus grave, mais non prouvé, comme le signale l’ambassadeur lui-même, ses ennemis l’accusent « d’attiser le feu du conflit dans les provinces déchirées par la guerre du Nord et du Sud Kivu [natif du Sud-Kivu, il a une grande influence dans l’Est du Congo] pour tenter d’affaiblir le président Kabila ».

L’ambassadeur écrit ensuite une phrase pour le moins étonnante : « D’après une source, il a même acheminé de l’argent au général rebelle Laurent Kabila [sic] pour tenter de perturber Kabila. » Il est probable que le texte faisait en réalité référence au chef rebelle congolais Laurent Nkunda, qui luttait contre l’armée régulière congolaise (FARDC). Au moment où le câble est rédigé, Nkunda vient d’être arrêté par les Rwandais qui opèrent un spectaculaire retournement d’alliance, se rapprochant des FARDC pour combattre les rebelles de la région.

Vital Kamerhe s’était publiquement opposé à l’alliance rwando-congolaise, et cette prise de position rend un éventuel soutien à Laurent Nkunda peu crédible : le chef rebelle était justement proche de l’armée rwandaise jusqu’à ce revirement.

Le câble montre par ailleurs très bien comment les diplomates occidentaux à Kinshasa se réunissent régulièrement pour accorder leurs violons sur la situation intérieure congolaise. Lors de ces rencontres où ils recoupent les propos tenus par Vital Kamerhe à ses différents interlocuteurs, Garvelink et ses homologues croient pouvoir déceler qu’il « a clairement tenté de manipuler les ambassadeurs étrangers à son avantage ».
La rivalité Kabila - Kamerhe, vue par Washington
Selon un câble diplomatique américain recueilli par WikiLeaks, le président congolais Joseph Kabila aurait usé de pots-de-vin, voire de menaces, pour obtenir la démission de Vital Kamerhe du perchoir de l’Assemblée nationale, en 2009. En cause : les ambitions présidentielles de son ancien allié, qui commençait à lui faire de l'ombre.

Alors que la campagne pour la présidentielle paraît déjà lancée en République démocratique du Congo (RDC), WikiLeaks lâche une nouvelle bombe. Selon l’ambassadeur américain à Kinshasa, Joseph Kabila aurait usé en mars 2009 de différents types de pressions, dont de très copieux pots-de-vin (il est plusieurs fois question de 200 000 dollars) et de possibles menaces, afin d’obtenir la démission de Vital Kamerhe, lequel était alors président de l’Assemblée nationale mais était tombé en disgrâce pour sa liberté de ton.

Constitutionnellement, le président congolais n’a pas le pouvoir de révoquer le président de l’Assemblée nationale, en vertu de la séparation des pouvoirs. A en croire le rapport qu’a établi à l’époque l’ambassadeur américain à Kinshasa William Garvelink pour le Secrétariat d’État américain*, Kabila aurait donc entrepris de l’obtenir d'abord par des pressions indirectes.

Vital Kamerhe venait de s’opposer publiquement au chef de l’État sur deux points sensibles de sa politique : les « contrats chinois » négociés par Kinshasa et son alliance avec le Rwanda dans la guerre dans l’Est de la RDC (où Kamerhe dispose de nombreux soutiens). Pour Joseph Kabila, qui voyait en Kamerhe un sérieux rival potentiel, le président de l’Assemblée nationale venait de franchir la ligne rouge.
« Le gang des quatre »

Selon le câble diplomatique, Joseph Kabila a offert 200 000 dollars à chacun des membres du bureau de Kamerhe pour qu’ils démissionnent. L’ambassadeur précise que cette affirmation est confirmée par « plusieurs sources ». Et le jour où le câble était rédigé, trois membres du bureau avaient déjà démissionné.

À en croire le diplomate américain, outre la carotte, Joseph Kabila aurait aussi manié le bâton en constituant un groupe informel, baptisé « le gang des quatre », pour mettre directement la pression sur Vital Kamerhe lui-même. Ce groupe était constitué d’Augustin Katumba Mwanke (très proche conseiller de Joseph Kabila), Ghislain Chikez (ancien ministre de la Défense), Olivier Kamitatu (toujours ministre du Plan) et Évariste Boshab (à l’époque secrétaire général du parti de Kabila avant de succéder à Vital Kamerhe à la présidence de l’Assemblée nationale où il officie toujours).

Kabila aurait également formé une délégation de quatre chefs tribaux pour intervenir auprès de Kamerhe. L’un d’entre eux, qui sera interrogé ultérieurement par deux représentants (un de l’ONU et un de la France), confiera que Kabila « voulait éliminer » Kamerhe. Une déclaration que les occidentaux ne prennent toutefois pas au sérieux, car émanant d’un chef « manquant de crédibilité », notamment à cause de son « alcoolisme sévère ».

Au représentant de l’Union européenne (UE) pour les Grands lacs, Roeland van der Geer, Kamerhe aurait lui-même confié qu’il craignait qu’on s’en prenne à lui physiquement et qu’il n’avait d’autre choix que de démissionner et de quitter le pays. Là encore, les ambassadeurs occidentaux, qui surveillent ensemble cette « première crise politique majeure » dans le camp de Kabila, mettent en doute cette version qu’ils considèrent comme probablement exagérée. Pourtant, quelques jours après la rencontre avec Van der Geer, c’est un Vital Kamerhe « tremblant » qui réaffirme les risques pesant sur sa sécurité au chef de la Mission des nations unies en RDC (Monuc), Alan Doss, et à l’ambassadeur de l’UE, Richard Zink.

Les Occidentaux, qui semblent tenir Vital Kamerhe en piètre estime, décident toutefois de ne pas intervenir « tant que la Constitution est respectée ». Et le président de l’Assemblée nationale annoncera finalement sa démission le 25 mars 2009.
Kamerhe : « C’est moi la victime »

Interrogé par RFI lundi, Vital Kamerhe dit avoir pris connaissance du contenu des câbles « comme tout le monde ». « Dans ces documents, c’est moi la victime. Je n’ai pas été associé à une quelconque opération de corruption », plaide-t-il.

Le ministre de la Communication, Lambert Mende, également interviewé, estime quant à lui que l’ambassadeur américain, auteur du câble, avait « été abusé, pour autant que le texte vienne de lui ». Vital Kamerhe « a fini par jeter l’éponge de lui même [...] après qu’il s’est rendu compte que [l’Assemblée nationale] n’était pas pour lui en majorité », juge-t-il.

Lambert Mende estime par ailleurs « tout à fait incroyable » que les membres du bureau ait pu recevoir 200 000 dollars affirmant que « le président n’est pas quelqu’un qui distribue de l’argent ni à ses visiteurs et encore moins à ses députés... ». Mais selon le câble diplomatique, les tentatives « d’acheter les votes » au Parlement congolais sont « souvent efficaces dans cette culture politique hautement corrompue »…

(Jeune Afrique)
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