vendredi 28 septembre 2012

RDC : Greenpeace s’oppose à l’exploitation du pétrole dans le parc national de Virunga



le 28 septembre, 2012


Buffles et éléphant dans le parc des Virunga, Nord-Kivu.

L’ONG internationale Greenpeace s’oppose à la décision du ministre congolais des Hydrocarbures autorisant l’exploitation pétrolière à l’intérieur du parc national de Virunga. La chargée de campagne forêt de cette structure, Irène Wabiwa a déclaré, jeudi 27 septembre que les activités pétrolières ont un impact négatif sur la biodiversité et l’habitat.

Le ministre des Hydrocarbures, Crispin Atama Tabe, a annoncé, samedi 22 septembre, que la compagnie britannique Soco International devra effectuer des repérages aériens au-dessus d’une zone proche de la frontière avec l’Ouganda. Selon lui, la RDC cherche à développer son secteur pétrolier, qui est aujourd’hui largement sous-développé avec seulement 26.000 barils par jour, malgré d’importants gisements à la fois dans l’est et l’ouest du pays.

Pour Greenpeace, le gouvernement congolais doit respecter des conventions internationales sur la protection du patrimoine mondial dont il est signataire.

« Le gouvernement a signé l’accord sur le patrimoine mondial. Et là, le gouvernement est en train d’aller à l’encontre de sa décision, à l’encontre de sa signature qu’il a eu à apposer sur la convention sur le patrimoine mondial en prenant cette mesure d’autoriser l’exploration pétrolière dans le Parc National des Virunga », a affirmé Irène Wabiwa.

Selon l’article 6, alinéa 3 de la convention portant sur la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel « Chacun des États parties à la présente convention s’engage à ne prendre délibérément aucune mesure susceptible d’endommager directement ou indirectement le patrimoine culturel et naturel visé aux articles 1 et 2 qui est situé sur le territoire d’autres États parties à cette Convention. »

Le parc national des Virunga est l’un des endroits d’Afrique où la biodiversité est la plus riche et dernier refuge des gorilles de montagne. Greenpeace dit s’opposer à l’exploitation pétrolière à cet endroit pour protéger cette espèce menacée d’extinction, qui ne reste que huit cents survivants dont deux cents dans le parc.

Le chaos de l'après-Kadhafi était à prévoir

Et si le film qui a mis le feu aux poudres n’expliquait pas tout?

Ruines du consulat américain à Benghazi, après l'attaque du 11 septembre. © AFP

En ce 11 septembre, Barack Obama aurait pu souhaiter un meilleur anniversaire. Lynché puis tué, le jeune ambassadeur américain en Libye a fait les frais de l'aveuglement islamiste.

On peut, à partir de ce point, tout déplorer: ce navet qui ne lancera pas le cinéma israélien et ce meurtre qui ne relancera pas la paix.

Sauf que, si pour les Etats-Unis, chaque mort est un problème et les 3.025 morts du World Trade Center sont 3.025 problèmes, de l'autre côté du monde, la mort n'a pas la même importance.

La mort n'a pas le même sens partout

 

Après les milliers de civils tués en Irak, en Palestine, en Libye, au Mali ou même en Algérie, la vie n'est plus la même, seuls comptent l'intention, la forme et l'acte.

Et, peut-être que le film n'a rien à y voir, possible que le meurtre de l'ambassadeur soit lié à l’élimination d'un chef d'al-Qaida en Afghanistan, Abou Yahia El Libi (de Libye).

«On l'avait annoncé, ce chaos de l'après Kadhafi», hurlent les défenseurs de l'avant-printemps des autocrates éternels.

Mais si c'est l'Amérique qui a offert la Libye aux islamistes (qui ont perdu les récentes élections), pourquoi se retourneraient-ils contre elle?

Ce que va faire Washington

 

L'islamiste est fourbe, répond-t-on. Il mord la main de celui qui le nourrit et coupe le pied de celui qui le porte.

Que vont faire les Etats-Unis? Bombarder la Libye? C'est déjà fait. Nommer un nouvel ambassadeur? Vu d'ici, d'un pays où la mort est cousine proche, les réseaux sociaux ont déjà réagi et mis en ligne une pétition demandant à ce que Bernard-Henri Lévy soit nommé ambassadeur en Libye.

D'autres ont rappelé que le cow-boy américain est intervenu militairement 111 fois à l'étranger (en dehors des guerres mondiales), en tirant sur tout ce qui bouge, et que parfois l'une des balles ricoche.

Mais c'est ce commentaire qui résume bien l'approche: un musulman pense que Dieu le protège. Un islamiste est convaincu que c'est lui qui protège Dieu.
Chawki Amari (El Watan)

Sommet de la Francophonie : Hollande ne passera pas la nuit à Kinshasa

27/09/2012  Par Jeune Afrique


Le président français François Hollande, le 25 août 2012 à Paris. © Bertrand Langlois/AFP

François Hollande fera une visite express au Sénégal, le 12 octobre, pour y saluer son homologue Macky Sall. Le lendemain, il participera à la première journée du sommet de la Francophonie à Kinshasa, et repartira dans la soirée.

En route pour le sommet de la Francophonie, François Hollande fera le 12 octobre une escale de quelques heures au Sénégal.

Au programme : un déjeuner avec Macky Sall, une visite de l’île de Gorée et une rencontre avec les Français expatriés. Le soir même, il s’envolera pour Kinshasa, où il arrivera dans la matinée du 13.

Avantage pour le président français : avant sa venue controversée en RDC, il foulera le sol d’un pays démocratique et saluera en Macky Sall le vainqueur d’une élection exemplaire.

Quant à l’étape kinoise, elle ne durera qu’une journée. Le sommet se prolongera jusqu’au 14, mais Hollande sera reparti dès la veille au soir.

RDC - Mieux vaut être accroc à la bière qu'à l'eau


Pour les habitants de la ville Mbuji-Mayi, située au centre de la République démocratique du Congo, mieux vaut être porté sur la bière que l’eau.

Et pour cause, dans ce chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental, se réhydrater en bière est nettement plus économique que se ravitailler en eau.

Une bouteille d’un litre et demi d’eau potable coûte 3.500 Fc (3€), plus cher que deux bières de 73 cl à 1.500 Fc l’une (1,35€), rapporte l’agence Syfia Grands Lacs.

Si les adeptes de la boisson alcoolisée se frottent les mains, non sans risque pour leur santé, pour les autres, c’est la grise mine assurée.
«Je suis très déçu de voir que le Kasaï-Oriental, pourtant entouré de cours d’eau parfois potable, est la seule province où l’eau coûte si cher», regrette un habitant de la ville.
Cette situation est devenue dramatique pour une grande partie de la population. Seules les familles aisées peuvent se procurer facilement ces bouteilles d’eau.

Pour tous les autres, étancher sa soif est devenu un véritable chemin de croix. Et un casse-tête sans nom.

Si le robinet ne donne rien, les habitants doivent effectuer de trois à cinq kilomètres pour acheter de l’eau aux stations de vente publiques et qui n'est pas toujours potable. Là-bas, le prix oscille entre 200 et 500 Fc pour 20L d’eau.

L’eau représente une denrée rare. Plusieurs communes ne sont plus desservies par le réseau public depuis 2010.

La Regideso, entreprise publique qui a le monopole de la distribution d’eau dans la ville, ne dessert que 16% des habitations du fait de la vétusté du réseau et du manque d’électricité.

Mais quand bien même tous les robinets de la ville seraient fonctionnels, la production serait insuffisante pour fournir la quantité d’eau nécessaire à chacun estimée à 20 litres/pers/j.

S’ajoute le fait que la production locale est onéreuse. L’eau la plus chère est celle qui est mise en bouteilles localement.
«Nous nous heurtons à plusieurs difficultés. Le courant est plus cher qu’ailleurs, nous importons les emballages et les taxes et impôts sont très élevés», raconte un agent de la société de fabrication d’eau locale Safi.
L'eau est ainsi paradoxalement la boisson la plus chère.

Lu sur Syfia Grands Lacs

L'aide au développement, ça ne s'improvise pas

Comment les ONG font pour associer les populations locales à leurs projets de développement. Cinq conseils de pro.

© Rash Brax

Voici le genre d’anecdote qui circule dans le monde humanitaire et attise un peu plus encore la défiance des petites ONG envers les mastodontes de l’aide au développement. Ecoutez plutôt.
En reportage à Madagascar, un membre d’une équipe menant un projet de lutte contre la déforestation me raconte, mi-amusé, mi-consterné:
«Il y a quelques années, [un très grand bailleur de fonds] a monté un programme dans le pays, et a donc demandé aux paysans quels étaient leurs "besoins", ce à quoi ils ont répondu: des chèvres. Comme ces animaux mangent beaucoup de verdure, ce n’est pas l’idéal pour lutter contre la déforestation, donc [le bailleur de fonds] a donné des poules aux fermiers. Et qu’ont-ils fait des poules d’après toi?»
Je n’en avais aucune idée, mais quand j’ai rapporté, bien plus tard, l’anecdote à un public plus large, Bénédicte Hermelin, vice-présidente de Coordination Sud et directrice générale du Gret, n’a pas hésité: «C’est bien simple, a-t-elle ri, les paysans ont vendu les poules... pour acheter des chèvres.» C’était exactement ça.

Pourquoi prendre (ou perdre, c’est selon) quelques lignes pour raconter cette anecdote? Tout simplement parce qu’elle illustre à quel point la prise en compte des «besoins des bénéficiaires», comme il est coutume de les appeler, est primordiale pour réussir et pérenniser un projet de développement. Par ailleurs, une délégation d’experts bardés de diplômes n’est pas toujours la plus à même de comprendre les véritables «besoins des populations».

Une évidence? Pas si sûr. Dans un contexte d'hyperconcurrence entre les ONG pour séduire les bailleurs de fonds, le risque est parfois de reléguer ces fameux «besoins» à quelques lignes agrémentées de belles formules («capacity building», «empowerment», etc.) dans un rapport destiné à décrocher les appels d’offres... et donc des financements pour agir sur le terrain.

En aucun cas ici, il n’est question de blâmer les ONG. Mais force est de constater qu'elles sont parfois confrontées à des critiques de la part des habitants dont elles sont censées améliorer l’existence, comme en Haïti.

Pour y parer, et pour assurer la pérennité des actions, elles doivent plus que jamais associer ces «populations locales» à chaque étape —conception, mise en place, gestion—des projets de développement.

Comment, concrètement, réussir ces partenariats? Pas de formule magique ici, juste des bonnes pratiques livrées par des professionnels au cours d’un débat qui s'est déroulé fin septembre dans le cadre du Forum International Convergences 2015, à Paris.

#1 «Bien connaître les structures existantes»

 

«A Haïti, où nous sommes présents depuis 17 ans, nous avions mis en place des comités de gestion de l’eau bien avant le séisme. Après le 12 janvier 2010, des milliers d’ONG ont débarqué dans le pays. Certaines d’entre elles souhaitaient remettre en place des comités. Nous leur avons dit de s'appuyer sur ce qui avait déjà été mis en place. Les murs sont tombés, mais des structures sociales existent encore!», se souvient Bénédicte Hermelin.
Sans le vouloir, les ONG peuvent parfois bouleverser les structures sociales existantes. Il est donc essentiel de savoir les identifier.

#2 Miser sur les «déviances positives»

 

Que faire lorsqu'un projet de développement peine à s'implanter?
«Nous nous appuyons sur les "déviances positives", témoigne Mansour Fall, salarié de l'ONG World VisionNous sommes ainsi intervenus dans un village dont les sages ne voulaient pas d’un projet d’école. Tout en essayant de comprendre les raisons de ce refus (ils craignaient que les gens lettrés partent à la ville, et cessent de soutenir le village) nous avons établi un dialogue avec ceux qui soutenaient le projet dans le village, les fameuses "déviances positives" donc. Aujourd’hui, ceux qui étaient réfractaires sont devenus les plus fervents défenseurs de l’école!», raconte, amusé, ce spécialiste de l'efficacité des programmes basé à Nairobi.

#3 «Révéler le potentiel des gens plutôt que de chercher à répondre à leurs besoins»

 

Un projet de développement efficace ne cherche pas à tout prix à répondre aux besoins des populations. Il s'attèle à développer leur autonomie afin qu'elles trouvent elles-mêmes les solutions.

Selon Tristan Lecomte, Président du collectif de lutte contre la déforestation Pur Projet et fondateur d’Alter Eco, «il faut révéler le potentiel des communautés locales, les conseiller plutôt que de chercher à les encadrer ou à agir à leur place 

#4. «Considérer la densité symbolique du projet»

 

Flavio Bassi, directeur du réseau d’entrepreneurs sociaux Ashoka en Afrique du Sud, prend l’exemple des communautés indigènes auprès desquelles il est intervenu au Brésil.
«Notre rôle est de tendre aux communautés un miroirNous avons pris l’exemple d’un dieu Indien, légendaire, et nous avons incité les gens à nous parler de lui. Puis nous leur avons demandé: que ferait-il aujourd’hui, face à telle ou telle situation? Sans ce travail de projection, sans donner une consistance symbolique à notre projet, nous n’aurions jamais pu le réaliser.» 
En clair: on n’enseigne pas partout de la même manière qu’en France.
Tristan Lecomte ajoute:
«Il faut toujours se méfier, lorsqu’on arrive sur un projet, à ne pas trop dire de choses, à écouter plus qu’à énoncer. On nous demande beaucoup ce qu’on pense de telle ou telle chose, car la parole de l’homme blanc —c’est un fait qu’on peut déplorer, mais c’est ainsi— est très écoutée. Dans ces cas-là, il vaut mieux rester en retrait, plutôt que de sortir une idée en complet décalage avec les réalités locales.»

#5. «Prendre en compte les réalités culturelles... quitte à mettre de côté ses convictions féministes»

 

Prendre en compte les réalités locales dans le cadre d'un projet de développement: tout le monde s’accorde sur ce principe, et pourtant la tentation est forte de vouloir introduire une dose de «modernité», notamment concernant les relations hommes/femmes.
«Je travaillais pour le PNUD au Mexique, raconte une jeune femme venue assister au débat. Nous avons réuni dans une même pièce plusieurs hommes et femmes, pour qu’ils nous disent ce dont ils avaient besoin. Personne n’a voulu parler, et nous ne savions pas pourquoi... Nous l’avons finalement compris: les hommes ne parleraient pas si les femmes restaient, et c’était de toute façon eux qui prendraient les décisions. Qu’auriez-vous fait? Nous devions mener ce projet, quitte à faire quelques entorses à nos principes sur l’égalité homme/femme.»
Bien souvent, sur le terrain, les femmes humanitaires acceptent de se voiler quand c’est nécessaire, font attention au comportement qu’elles adoptent par rapport aux hommes.

Faut-il mettre en sourdine ses idéaux égalitaires?

Le sujet fait débat dans le secteur humanitaire, car le respect de ces règles permet aussi d'accèder aux femmes des communautés locales, de recueillir leurs propos. Et sans elles, pas de changement... ni de développement.

Elodie Vialle

Kabila – Kagame : dialogue de sourds à New-York



NEW YORK (Nations Unies), 27 sept 2012 (AFP) – Les frères ennemis congolais et rwandais Joseph Kabila et Paul Kagame se sont retrouvés jeudi à l’ONU pour une réunion essentiellement symbolique, tant les positions semblent figées et la communauté internationale impuissante face au drame dans l’est de la RDC.


Tenue à huis clos en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, cette réunion rassemblait la plupart des acteurs régionaux, l’Union européenne, l’Union africaine et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs.

Objectif: se pencher sur le drame humanitaire et sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, où une rébellion « M23″, née d’une mutinerie de soldats congolais, sème depuis six mois la terreur et commet de multiples exactions sur les civils, selon l’ONU.

Mais il semble que la seule victoire de cette réunion est d’avoir réussi à rassembler dans la même pièce Joseph Kabila et Paul Kagame, qui s’accusent réciproquement de soutenir des mouvements de déstabilisation dans leurs pays respectifs.

« C’est déjà énorme symboliquement et politiquement », a estimé une source proche du dossier, tout en admettant que sur le fond, rien n’avait bougé et que les positions restaient figées.

Selon cette source, dans son discours, M. Kabila a réitéré que son pays était « victime » d’ingérences extérieures, sans jamais citer le Rwanda. Et M. Kagame a demandé que son pays, également mis en cause par l’ONU, ne soit pas le « bouc émissaire » de la crise en RDC, avant de mettre en cause les autres pays voisins de la RDC.

Les participants ont tous « exprimé leurs inquiétudes quant à la gravité de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’est de la RDC », et « la plupart ont condamné toute forme de soutien extérieur au M23 et aux autres forces négatives opérant en RDC », selon un résumé de la réunion. Mais sans jamais citer nommément le Rwanda.

« Force neutre »

Ils se sont également inquiétés de « la dégradation de la situation humanitaire » dans l’est de la RDC, déjà ravagée par des années de guerres et de crises.

Mais aucun communiqué final n’a été publié, a déploré le représentant britannique chargé de l’Afrique, Mark Simmonds. « Le Royaume Uni souhaitait un document qui aurait correctement diagnostiqué les racines de la crise et défini comment toutes les parties pouvaient travailler à sa résolution », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Par ailleurs, la proposition de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs du déploiement d’une « force neutre » à la frontière rwando-congolaise a été notée avec « intérêt ».

Mais « qui participerait, qui ferait quoi, qui payerait ? Il faut travailler le concept car le Conseil de sécurité de l’ONU réclamera des éléments très précis » avant d’adopter une résolution sur une nouvelle force en RDC, a reconnu Hervé Ladsous, le secrétaire général adjoint des Nations unies pour les opérations de maintien de la paix.

L’ONU déploie déjà en RDC sa plus importante mission dans le monde avec 19.000 personnels en uniforme.

Interrogé sur le bilan de cette réunion, un diplomate occidental a estimé que « des messages très forts ont été exprimés par des pays qui ont du poids », et que « certains d’entre eux sont peut-être passés » aux oreilles de MM. Kagame et Kabila.

Mais pour l’organisation Human Rights Watch, « le sommet a échoué à reconnaître clairement le problème principal: la poursuite du soutien militaire du Rwanda au M23″.

« Tant que le Rwanda continuera à soutenir la rébellion, les civils congolais supporteront les conséquences des combats, quel que soit le nombre de sommets que l’ONU tiendra », selon un communiqué de
l’organisation.

États-Unis : la vidéo coup de poing de Samuel L. Jackson pour assommer Mitt Romney

28/09/2012 
 
Samuel Lee Jackson est un soutien actif de Barack Obama. 
Samuel Lee Jackson est un soutien actif de Barack Obama. © Capture d'écran

Sale temps pour Mitt Romney. Empêtré dans une campagne en perte de vitesse, multipliant les gaffes, le candidat républicain à la présidentielle est la cible d’une nouvelle vidéo, dans laquelle apparaît Samuel Lee Jackson. L’acteur se donne pour mission de "réveiller" l’électorat de Barack Obama pour empêcher l’élection du candidat républicain.

Samuel Lee Jackson n’a pas changé. Supporteur d’Obama en 2008, il l’est resté quatre ans plus tard. Et il n’en fait pas mystère. Dans une vidéo de près de quatre minutes, il fait clairement campagne en faveur du candidat démocrate et secoue les électeurs de Barack Obama qui se sont, selon lui, endormis depuis la dernière élection.

« Wake the fuck up ! » (« Réveillez-vous, p... ! »), lance-t-il ainsi à une famille d'Américains ramollis, aidé par la cadette de la famille qui ne parvient pas à dormir, effrayée par la possibilité de l’élection de Mitt Romney. « Désolé, mes amis, mais on n’a pas le temps de s'endormir. Un millionnaire intouchable vient de déclarer la guerre. Sur l'école, l'environnement, les syndicats, un salaire équitable, on se retrouvera tout seul si Romney réussit, et il est contre la protection sociale : si vous tombez, pas de chance. Donc je vous conseille vivement de vous bouger les fesses. »

Plus serré que prévu ?

Toute la famille y passe. Frère, sœur aînée, et même grands-parents surpris en train de fricoter sur le lit et qui, si Romney était élu, se ferait « sucrer » Medicare, la couverture médicale mise en place par Barack Obama.

Le soutien de Samuel Lee Jackson au président sortant n’a rien d’étonnant tant Hollywood reste un bastion démocrate. Financé par le Jewish Council for Research and Education de Alexander Soros (fils de George), le film, diffusé uniquement sur Internet, a pour but de remobiliser les partisans de Barack Obama dans la dernière ligne droite de l’élection présidentielle.

Si les bourdes successives de Romney ont sérieusement entamé ses chances, le scrutin pourrait être plus serré que prévu. Dans le camp démocrate, on est, semble-t-il, jamais trop prudent.

Par Mathieu Olivier (@MathieuOlivier)
La vidéo dite "des 47%". Mitt Romney estime que près de la moitié des Américains, c'est à dire l'électorat de Barack Obama, selon lui, sont des assistés.
Jeune Afrique

Naturalisation des étrangers : Valls revient sur le QCM et le CDI obligatoire

Vendredi 28 Septembre 2012

La circulaire sera transmise aux préfets dans les prochains jours. Pour accéder à la nationalité française, les étrangers ne devront plus réussir un QCM de culture générale, ni brandir un CDI. Fin des "critères pénalisants", explique la place Beauvau, mais parler le français et adhérer aux valeurs de la République resteront des critères de décision.

 
Préfecture de Toulouse, février 2012 : une cérémonie de remise de décrets de naturalisation © Maxppp Thierry Bordas

"Il ne faut pas avoir peur de ces nouveaux Français qui sont une force pour la République", affirme en préambule Manuel Valls. Avant d'annoncer l'abandon de plusieurs critères d'accès à la nationalité française qui avaient été mis en place en 2011 par son prédécesseur.

"Il ne s'agit pas d'ouvrir un débat sur l'identité nationale mais de revenir sur les critères pénalisants", ajoute le ministre de l'Intérieur.

À la trappe, le questionnaire (QCM) sur "l'histoire, la culture et la société française", imaginé par Claude Guéant. Abandonnée l'obligation de présenter un CDI (contrat à durée indéterminée) : Manuel Valls ambitionne de donner la nationalité française à des étudiants méritants, notamment des doctorants, ou des citoyens travaillant de manière régulière, même sous forme de CDD et de contrats d'intérim.

En revanche, l'obligation de parler le Français et l'adhésion aux valeurs de la République resteront des critères de naturalisation.

D'autres critères porteront sur les années de présence sur le territoire français, la "stabilité familiale" et l'emploi : les préfets recevront des directives précises dans les prochains jours, annonce-t-on place Beauvau.

"Entraves pernicieuses"

Entre 2010 et 2011, "toute une série d'entraves pernicieuses" avait fait chuter de 30 % le nombre de naturalisation. "Nous voulons revenir aux chiffres d'il y a deux-trois ans", précise le ministre.
En 2010, environ 120.000 personnes avaient acquis la nationalité française.

Né à Barcelone en 1962, Manuel Valls a lui-même été naturalisé Français à 20 ans, après l'élection de François Mitterrand.

Contre mini sommet sur la RD Congo- Manifestation des congolais devant l...

Kivu (RDC) : Le calme avant la tempête ?

Vendredi, 28 septembre 2012

Si le front militaire est encore calme entre les rebelles du M23 et l'armée régulière, la situation sécuritaire se tend autour de la ville de Goma..

Une série d'attaques depuis le début de la semaine fait craindre une reprise des combats dans la région, une fois le sommet de la CIRGL et le Sommet de la Francophonie passés.

L'aile militaire du mouvement rebelle semble prête à l'épreuve de force.



Depuis le mois d'avril, l'armée régulière de la République démocratique du Congo (FARDC) affronte les rebelles du M23, qui contrôlent maintenant le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Cet été, le mouvement rebelle a installé une administration parallèle dans ces zones et menace toujours de prendre la ville de Goma, la capitale provinciale.

Depuis plusieurs semaines, un calme précaire était revenu pendant que la diplomatie essayait de trouver une porte de sortie au conflit. Mais pour le moment aucune initiative ne semble porter ses fruits. L'ONU hésite à condamner trop fermement le Rwanda, accusé de soutenir la rébellion et la République démocratique du Congo refuse toujours de négocier avec les rebelles.

Une «force neutre» pourrait se mettre en place entre la frontière congolaise et rwandaise, mais ses contours et son financement demeurent très incertains. Au mieux, elle se mettra en place dans plusieurs mois, ce qui laisse encore du temps au M23 pour s'installer et progresser.

Sur le terrain militaire, le calme devrait tenir encore quelques jours, ou quelques semaines. Deux rendez-vous internationaux mobiliseront l'attention des différents protagonistes du conflit : la rencontre des chefs d'Etats de la région, le 8 octobre à Kampala, au cours de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et enfin le Sommet de la Francophonie, prévu à Kinshasa du 12 au 14 octobre prochain.

Après ? Personne ne peut prédire l'avenir, mais les militaires du M23 risquent fort de reprendre la main sur l'aile politique du mouvement. Selon une source, les soldats du M23 sont convaincus qu'il «faut aller plus loin».

Car depuis plusieurs semaines, la simple revendication des accords du 23 mars (d'où le nom de M23) ne suffit plus. Les revendications sont devenues plus «globales» et résoluement «anti-Kabila».

D'après l'aile militaire de la rébellion, «il y a eu trop de morts, trop de populations déplacées pour continuer à faire confiance au président Joseph Kabila. On ne peut plus se retrouver dans cette armée là».

A la question «que ferez-vous par la suite ?», la réponse est claire : «on avance !».

Sans jouer les oiseaux de mauvais augure, il est donc fort à parier que la situation sécuritaire risque de se dégrader après la mi-octobre. En début de semaine, plusieurs attaques de nuit ont déjà agité la ville de Goma.

Selon les autorités provinciales, 12 personnes seraient mortes des suites de nombreuses fusillades et d'attaques à la grenade. Le porte-parole de la région du Nord-Kivu, Ernest Kyaviro, a précisé à l'agence Reuters qu'il s'agissait sans doute «d'une infiltration de rebelles du M23».

L'information est difficile de vérifier, d'autant que depuis la réactivation de la guerre dans la région, de nombreux groupes armés ont repris du service et terrorisent régulièrement la population. Une chose est sûre, la «poudrière des Kivus» ne demande qu'une étincelle pour s'enflammer de nouveau.

Christophe RIGAUD - Afrikarabia

les congolais manifestent devant waldof astoria l' hotel ou logent tous ...

L'un des meurtriers présumés de Mouammar Kadhafi décède à Paris

Omran Ben Chaaban, un jeune Libyen de 22 ans, considéré comme l'un des meurtriers présumés de Mouammar Kadhafi, est mort lundi dans un hôpital parisien.

Gravement blessé par balles en Libye, il avait bénéficié d'un visa humanitaire.














Il se présentait comme l’homme qui avait découvert Mouammar Kadhafi, le 20 octobre 2011, dans une canalisation, quelque part à l’ouest de Syrte (à 360 km de Tripoli).

Omran Ben Chabaan était alors âgé de 21 ans et avait accompli ce que tant de rebelles rêvaient de faire à l’époque : capturer Mouammar Kadhafi.

Cet étudiant en électricité, considéré comme l'un des meurtriers présumés du Guide libyen, était apparu à plusieurs reprises dans des vidéos avec le revolver en or de l’ancien homme fort de Libye.

Il est mort lundi 25 septembre des suites de ses blessures… dans un hôpital parisien, selon une source du Quai d’Orsay, contactée par FRANCE 24.

"Omran Ben Chabaan a été admis début septembre en France grâce à ce qu’on appelle un ‘visa humanitaire’ pour se faire soigner en urgence", explique la source qui ne précise pas les raisons du choix de la destination.

"Il n’a pas survécu à ses blessures et est décédé lundi soir", ajoute-t-elle, confirmant ainsi une information de l’AFP.

Enlevé, blessé, torturé

Le décès de ce jeune homme, que la Libye avait un temps porté aux nues, pose de nombreuses questions.

Pourquoi le "héros" libyen, natif de Misrata, était-il blessé à son arrivée ?

Que faisait-il en France ?

Selon son frère Walid, interrogé par l’AFP, Omran Ben Chaaban avait été enlevé au mois de juillet dans la ville de Bani Walid, un des derniers bastions de l’ancien régime.

En tentant d’échapper à ses agresseurs, le jeune homme avait reçu deux balles, l’une dans le cou, l’autre à l’estomac.

Il avait survécu et avait été maintenu en détention 50 jours avant d'être libéré, dans un état critique, grâce à l’intervention personnelle du président de l’Assemblée nationale Mohamed al-Megaryef.

Walid n’en a pas dit plus à l’AFP. Ni sur l’identité des hommes qui ont enlevé son frère, ni sur les circonstances de l'arrivée de ce dernier en France.

La mort d'Omran Ben Chaaban n’a pas laissé indifférent le Congrès général national (CGN) - ou Assemblée nationale -, la plus haute autorité de Libye qui a salué la mort d’un "héros courageux" et donné des instructions aux ministères de la Défense et de l'Intérieur pour arrêter les responsables de l'enlèvement d'Omran.

Les pro-Kadhafi responsables de sa mort ?

Pour l’heure, sa mort a ravivé les tensions entre les villes de Misrata et Bani Walid. Les ex-rebelles considèrent que l’ancienne place forte du régime n'a pas été "libérée" des "restes" de l'ancien régime et tiennent les pro-Kadhafi pour responsables de la mort de Omran Ben Chaaban.

"Nous allons nous venger militairement mais légitimement", a indiqué Walid, lui même commandant d'une brigade d'ex-rebelles.

Le 20 octobre dernier, Omran avait raconté l’histoire de la capture de Kadhafi à un ami, Ahmed Gazal.

Ce jour-là, leur brigade part en renfort pour donner l'assaut final à Syrte quand ils croisent un groupe de pro-Kadhafi, rescapé d'un convoi bombardé par l'Otan.

Parmi eux, l’ancien Guide libyen, réfugié dans une canalisation, non loin de là. "On a entendu crier : 'C'est Mouammar ! C'est Mouammar!'.

Omran était le plus près de lui, il l'a attrapé. Il lui a planté son pistolet sous le menton", avait confié à l’époque Ahmed. L'ancien dictateur mourra, quelques minutes plus tard, sur la route de Misrata, selon lui.

Mardi, la famille attendait l'arrivée du corps d'Omran Ben Chaaban, qui devait être transféré en soirée à Misrata dans un avion privé.

France24

Kagame quitte une réunion pendant l'intervention de Reynders à L'ONU

jeudi 27 septembre 2012

Le président rwandais Paul Kagame a quitté jeudi une réunion internationale sur l'Afrique centrale pendant l'intervention du chef de la diplomatie belge Didier Reynders.

La délégation rwandaise réfute tout incident diplomatique, mais le geste intervient en plein regain de tensions autour de l'est du Congo.


© Reuters
M. Kagame participait, avec une trentaine d'autres chefs d'Etat et de gouvernement, dont le président congolais Joseph Kabila, à une rencontre de haut-niveau convoquée en marge de l'assemblée-générale de l'ONU à New York.

Le secrétaire-général des Nations Unies, Ban Ki-moon, espérait parvenir à une condamnation internationale de la violence à l'est de la RDC.

Mais aucun consensus ne s'est dégagé, le Rwanda refusant toute référence aux "soutiens extérieurs" dont bénéficierait le mouvement rebelle M23 accusé d'exactions. Plutôt qu'une déclaration commune, c'est un compte-rendu des différentes interventions qui a été publié.

Ces dernières semaines, Didier Reynders a multiplié les appels en direction de Kigali pour que le gouvernement rwandais démontre clairement qu'il ne soutient pas les rebelles, comme il l'affirme.

Le ministre belge a reçu un certain soutien de la communauté internationale. Alors qu'il répétait ses critiques voilées lors de la réunion jeudi, Paul Kagame s'est levé et a quitté la salle.

Selon la délégation rwandaise, le geste ne doit pas être interprété comme un incident diplomatique. M. Kagame est parti parce qu'il avait un rendez-vous urgent, souligne-t-on. Du côté belge, on s'interroge sur les intentions de Kigali.

"Si vous parlez à des femmes de l'est du Congo, qui vous parlent de viol, de mutilation ou du meurtre de toute une famille, il est clair qu'arrêter la rébellion doit être une priorité absolue. Mais Kigali veut d'abord régler les 'grands problèmes' de la région, sans vraiment expliquer ce dont il retourne", a dit M. Reynders à la presse.

"Ce qui manque clairement du côté rwandais, c'est la volonté politique", a-t-il ajouté. M.Reynders appelle la communauté internationale à continuer d'oeuvrer à une solution. Mais sans la participation du Rwanda, il sera impossible de mettre fin à la rébellion, a-t-il souligné.

La Belgique ne soutient néanmoins pas encore ouvertement la voie des sanctions. Un rapport d'experts est en train d'être rédigé, en préparation d'une réunion du comité des sanctions du Conseil de sécurité, en novembre.

L'Union européenne a pour sa part fait savoir jeudi qu'elle attendrait ce rapport avant de prendre de nouvelles décisions sur l'aide budgétaire au Rwanda.

Avec Belga

Kabila humiliated at New York City

Situation sécuritaire dans l’Est de la RDC : Bientôt les chefs du M 23 devant la justice




De Washington, il nous revient que Hillary Clinton, la Secrétaire d’Etat Américain a souligné la nécessité d’un dialogue honnête et nourri entre la Rd Congo et le Rwanda afin de parvenir à un règlement politique.

Elle a toutefois insisté sur le fait que tout passerait par la traduction en justice de tous les chefs du M23 et que les deux pays devaient s’engager à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’autre.

Le mini-sommet à huis-clos a eu lieu à New York comme prévu. Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l’ONU a prié Joseph Kabila de serrer la main de Paul Kagame, signe qui illustre la forte détermination de la Rdc d’amener le Rwanda à cesser toute intervention militaire qui occasionne mort d’hommes, pillages et déplacement massif de la population civile

*Très coincé par l’allure des discussions, Paul Kagame a quitté la salle avant la fin des travaux. Et ce, pendant que des dizaines des Congolais s’étaient déplacés à New York pour manifester au siège des Nations Unies. Ils avaient un seul message : si le Rwanda ne quitte pas la Rdc, il faut que le Congo attaque et envahisse le Rwanda, afin de bien attirer l’attention de la communauté internationale sur le génocide en gestation contre la population du Kivu.

Toutes les stratégies mises en œuvre par le Rwanda afin de distraire la Communauté internationale sur son soutien avéré à la bande à Bosco Ntaganda ont été ébranlées.

 Ce conflit aux conséquences incalculables qui se déroule en Rd Congo, et plus particulièrement dans sa partie Est, laisse impuissants et honteux tous les pays qui soutenaient encore le Rwanda.

Des sources sûres, nous apprenons que les tensions entre la Rd Congo de Joseph Kabila et le Rwanda de Paul Kagame inquiètent de plus en plus les États-Unis.

En effet, ils ont décidé d’intervenir au plus haut niveau, après avoir suspendu leur coopération militaire avec le Rwanda, accusé par un rapport de l’ONU de soutenir la rébellion du Mouvement du 23 Mars (M23) au Nord-Kivu.

Et c’est la secrétaire d’État américaine qui tente en personne d’amener Kabila et Kagamé « à négocier pour mettre fin au conflit des rebelles de l’Est de la RDC », a indiqué mercredi un haut responsable américain. Elle a notamment rencontré lundi 24 septembre les deux présidents pour des entretiens en commun, avant la 67e Assemblée générale de l’ONU, à New-York.

 « La ministre a souligné la nécessité d’un dialogue honnête et nourri entre les deux pays afin de parvenir à un règlement politique », a-t-on précisé à Washington. La secrétaire d’État a néanmoins souligné que toute solution passerait par « la traduction devant la justice des chefs du M23 et que les deux pays devaient s’engager à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’autre ».

C’est ici qu’il convient de préciser que Bosco Ntaganda, ainsi que la plupart des chefs du M23, sont aujourd’hui inculpés par la Cour pénale internationale (CPI). Si l’on ne s’en tient qu’aux propos de Hillary Clinton, il est permis de croire qu’il n’y aura effectivement de négociation entre les deux pays, que lorsque les chefs du M23 seront traduits devant la justice.

Il revient donc au Rwanda de jouer le rôle de premier plan, en demandant à ses protégés de mettre un terme au gouvernement parallèle, de se retirer de tous les territoires conquis, au risque de s’exposer à la colère de toute la Communauté internationale.

Mais la question qui reste pendante est celle de savoir quel comportement faudra-t-il adopter si et seulement si le Rwanda et le M23 n’obtempèrent pas ?

Mais vu que le Rwanda n’a plus d’argument à faire valoir au sein de la Communauté internationale, il est difficile qu’il ne s’exécute pas. Et toute désobéissance dans le chef du M23 sera désormais considérée comme étant le témoignage visible de la volonté du Rwanda de maintenir l’Est de la Rd Congo comme un ventre mou, afin de faciliter le pillage des ressources naturelles.

Kabila n’a plus confiance en Paul Kagame

Selon des échos qui nous parviennent de New York, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton appuie les présidents du Rwanda et la République démocratique du Congo pour résoudre leur différend sur la guerre à l’Est du Congo, dont les militaires du M23 ont alimenté les tensions dans l’une des régions les plus instables de l’Afrique.

 Hillary Clinton s’est entretenu avec le président rwandais Paul Kagame et le président congolais Joseph Kabila à New York le lundi, délivrant un message de fermeté selon lequel des mesures doivent être prises pour résoudre la crise, a déclaré mardi un haut responsable américain.

 A une réunion non annoncée, Madame Clinton, visait à souligner la préoccupation américaine sur le groupe M23, dont les États-Unis et les experts de l’ONU ont tous dit qu’ils reçoivent l’appui du Rwanda voisin.

"Le secrétaire a envoyé un signal de notre préoccupation face à ce qui se passe dans la région, et la nécessité pour ces deux dirigeants à trouver un moyen de désamorcer les tensions », a déclaré le responsable américain, s’exprimant sous couvert de l’anonymat. « Il est impératif qu’ils prennent des mesures", a-t-il indiqué.

 Cette rencontre de madame Clinton devançait la réunion de l’ONU sur la crise prévue pour hier jeudi, une série d’événements qui ont lieu parallèlement à la réunion de l’Assemblée générale à New York cette semaine.

En juillet dernier, les Etats-Unis avaient pu retirer quelque $ 200,000 en aide militaire pour le Rwanda. C’était la première action directe punitive contre les Rwandais. Plusieurs autres pays d’Europe occidentale ont également coupé ou suspendu leur aide.

Un haut responsable de l’ONU, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a dit que la foi et la confiance doivent être établies entre le Rwanda et Kabila. Il a dit que Joseph Kabila avait décrit sa confiance au Rwanda comme « zéro ».

Alors que le Rwanda a nié toute implication dans l’Est de la RDC, le haut fonctionnaire Américain a déclaré en privé : « Ils sont un peu gênés ‘’les rwandais’’, pour dire, et cela pourrait être une des raisons qui expliquent l’accalmie (dans le combat) dans le Kivu."

Il a dit que si le Rwanda retire son appui au M23 ; le groupe "pourrait être soumis et on aura aucun problème pour transférer ses chefs devant la CPI ».

Très acculé, Kagame quitte la salle avant tout le monde

De notre correspondant à New York, Bruno Mbolisson, nous apprenons que comme prévu, le mini-sommet entre la Rd Congo, le Rwanda et l’Ouganda s’est déroulé hier en présence de Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l’ONU.

Il nous renseigne qu’à l’entrée de Joseph Kabila, président de la Rd Congo, il s’est fait prier par Ban Ki Moon de serrer la main de Paul Kagame. Signe visible qui illustre la forte détermination de la Rd Congo d’amener le Rwanda à cesser toute intervention militaire occasionnant mort d’hommes, pillages des ressources naturelles et déplacement massif de la population civile.

Il sied aussi d’insister sur le fait que plusieurs dizaines des Congolais ont fait le déplacement à New York pour manifester au siège des Nations Unies.

Ils avaient un message de colère : « si le Rwanda ne quitte pas la Rd Congo, il faut que le Congo attaque et envahisse le Rwanda afin de bien attirer l’attention de la Communauté internationale sur le génocide en gestation contre la population congolaise du Kivu ».
Il faut signaler en passant que Paul Kagame, coincé par l’allure des discussions, a quitté la salle avant la fin des travaux.

Et aux dires de Olivier Ladsous et de Didier Reynders, le M23 doit être condamné et doit cesser toute activité. Et ceux qui soutiennent ce mouvement à l’extérieur doivent être condamnés également.

Rébellion M23: L’Est de la R.D Congo en proie à l’abandon partiel de la souveraineté nationale !

Vendredi, 28 Septembre 2012



Par manque d’honnêteté patriotique pour vulgariser le contenu du projet de Constitution soumis au référendum en 2006, le peuple congolais n’aura-t-il pas été pris en otage jusqu’à légitimer la fragilité de sa propre souveraineté ?

Cette manœuvre sordide est, de l’avis des hommes avertis, un secret de polichinelle qui a tiré ses origines dans le rang des pseudo-nationalistes accompagnateurs de Laurent-Désiré Kabila dans sa conquête de pouvoir au pays de Patrice Emery Lumumba.

De quoi s’agit-il ?

Les ennemis de la nation congolaise autoproclamés libérateurs du pays du joug de la dictature mobutienne, se sont évertués à glisser une disposition malicieuse citée à l’article 217 de la Constitution qui stipule notamment : La République Démocratique du Congo peut conclure des traités ou des accords d’association ou de communauté comportant un abandon partiel de souveraineté en vue de promouvoir l’unité africaine !

A la prétendue libération de Laurent-Désiré Kabila du nom de l’A.F.D.L, se sont succédés des mouvements armés analogues, à savoir le RCD, le CNDP par le passé et le M23 actuellement qui, dans leurs combats justifiés par la défense des droits de l’ethnie minoritaire Tutsi, se sont manifestés à chaque occasion sous forme de mutinerie.

Dans sa livraison du 29 juillet 2012, le Journal « La Référence plus » paraissant à Kinshasa a révélé ce qui suit : « Les M23 sont des militaires venus du Rwanda installés au Congo depuis longtemps et qui ont été intégrés dans les FARDC. Ils ne travaillent pas pour la RDC.

Ils sont une sorte de bouclier anti-FDLR placés en RD. Congo par Kigali pour contrer toute attaque de ces derniers. »

C’est dans ce contexte que les FARDC, qui comptent pour l’instant des milliers de soldats rwandais déguisés en Congolais, ont perdu leur caractère d’une armée républicaine et ce, vraisemblablement en complicité avec les dirigeants au sommet de deux pays.

Il se fait malheureusement que le mouvement migratoire du Rwanda au Congo Démocratique, ne répond plus aux exigences de l’article 50 de la Constitution qui traite de la nationalité.

Cette violation s’est accentuée davantage au profit de la population civile du Rwanda en quête des terres et des minerais.

N’est-ce pas pour les habitants du pays de mille collines de la manne tombée du ciel lorsque le contrôle frontalier et les enquêtes démographiques ne sont pas de rigueur dans cet Etat d’accueil ?

Au fil de temps, profitant des guerres interminables d’usure pour les populations congolaises de l’Est, les autorités congolaises pourraient tenter de se servir de l’article 217 de la Constitution pour sa mise en application à l’avantage de leurs confidents du Rwanda voisin.

Ce faisant, le tour serait joué pour la balkanisation tant décriée en RD.Congo au motif de l’extension du territoire rwandais au nom de la paix.

La passivité des parlementaires S’il est vrai que lors du référendum constitutionnel de 2006, l’électorat congolais aura été induit en erreur quant à l’article sus évoqué qui met en péril la souveraineté nationale, la passivité de nos parlementaires n’est-elle pas coupable au moment où, pendant bientôt deux mandats, ils ont eu largement le temps pour se défaire de ce plan machiavélique ?

D’aucuns conviendraient avec nous que ces élus du peuple ont toute la latitude d’éradiquer le danger imminent représentant une menace réelle de balkanisation du pays dont la matérialisation dépend jusque-là de l’humeur du garant de la nation congolaise.

En effet, le Chef de l’Etat peut jouir à tout moment des prérogatives lui reconnus par la Constitution ; ce qui lui permet de signer en toute liberté une ordonnance ici dans ce cas précis.

Il s’inscrit que la négligence entretenue de la part des Députés et Sénateurs dénote un acte condamnable dans l’exercice de leur noble mission de légiférer pour l’intérêt supérieur de la patrie.

C’est bien dommage qu’au lieu d’accorder l’importance à cette question de souveraineté, les parlementaires de la précédente législature ont préféré s’occuper plutôt d’une banalité consistant à opter pour un seul scrutin présidentiel avec cet imbroglio électoral qui en a découlé en 2011.

De son côté, les parlementaires en fonction semblent emboîtés le pas à leurs prédécesseurs. Ils affichent un mutisme à ce sujet tout en dénonçant à cor et à cri l’agression de la RD. Congo par le Rwanda et alliés.

Ce qui revient à affirmer que l’Est du pays est toujours en proie à l’abandon partiel de la souveraineté nationale.

Pierre Welle Alimasi, Correspondant occasionnel

Soutien du Rwanda au M23 : l’Union Européenne vient de durcir le ton

27/09/2012


M23 = Joseph KABILA et Paul KAGAME

Pendant que certains pays de l’Union Européenne (UE), ainsi que les USA qui avaient suspendu l’aide au Rwanda, en raison de son implication avérée dans le financement de la rébellion de M23, l’UE vient de durcir le ton, en suspendant son aide au Rwanda.

Pendant que certains pays de l’UE, ainsi que les USA qui avaient suspendu l’aide au Rwanda, en raison de son implication avérée dans le financement de la rébellion de M23, l’UE vient de durcir le ton, en suspendant son aide au Rwanda.

Nous avions maintes fois affirmé que le Rwanda est un pays qui a assis sa soi-disant bonne gouvernance sur les appuis budgétaires et sur l’exploitation des ressources naturelles de la Rd Congo.

Cette décision de l’UE va pousser tous ceux qui participeront au mini-sommet de ce jeudi de ne pas mâcher les mots.

En d’autres termes, ils devront demander la condamnation du Rwanda, d’autant que c’est le Conseil de sécurité qui a dépêché une équipe d’experts à l’Est de la Rd Congo et qui a constaté qu’effectivement, le Rwanda apporte son soutien à la bande à Bosco Ntaganda.

Selon Jean-Michel Dumond, Chef de la Délégation de l’UE en Rd Congo, son institution a toujours défendu l’unité et la souveraineté de la RDC. Elle y reste et restera attachée. « Nous condamnons avec la plus grande fermeté la rébellion du M23 ainsi que les agissements des autres forces négatives à l’Est du pays.

Nous intervenons à Kigali pour appeler le Rwanda à condamner explicitement le M23, à prendre toutes les mesures pour que cessent toutes ingérences dans les affaires intérieures de la RDC, à promouvoir le dialogue avec la RDC afin de trouver une solution durable aux problèmes de la région ».

Il a aussi dit que l’UE appuie les efforts des forces armées pour y mettre fin même s’il est clair qu’il ne saurait y avoir de solution uniquement militaire.

Il revient aux autorités congolaises, à l’armée et à la police, d’assumer une responsabilité accrue en établissant pleinement l’autorité de l’Etat non seulement dans les provinces du Kivu mais aussi sur toute l’étendue du territoire de la République.

La protection de la population civile et de ses droits humains doit être au centre de l’action du gouvernement, en étroite collaboration avec la MONUSCO.

Pour cela, le gouvernement doit pouvoir compter sur des forces armées professionnelles, mieux formées, mieux équipées et mieux payées. En bref, tout ce à quoi vise la réforme du secteur de sécurité.

© KongoTimes