mardi 16 avril 2013

La Brigade d’intervention "opérationnelle d’ici juillet" en RDC : au moins 2 mois d’attente

le lundi 15 avril 2013



La Brigade d’intervention de la Monusco, dont le déploiement a été annoncé pour « d’ici au 30 avril »par le gouvernement congolais, devrait être « opérationnelle d’ici juillet » selon les Nations unies, soit au moins deux mois d’attente pour les populations victimes des conflits armés à l’Est de la RD Congo.

« Elle comptera 3.069 hommes, venus d’Afrique du Sud, de Tanzanie et du Malawi, et sera opérationnelle d’ici juillet », a précisé le secrétaire général adjoint de l’Onu chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous.

Aux termes de la Résolution 2098 adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité le 28 mars à New York, la brigade spéciale d’intervention sera formée de « trois bataillons d’infanterie, assistés d’une compagnie d’artillerie et d’une compagnie de reconnaissance et de forces spéciales ».

« La résolution propose une approche nouvelle et globale en vue de s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité dans l’est de la RDC », a expliqué le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon.

Déploiement « d’ici au 30 avril »

« Le gouvernement attend le déploiement de la brigade d’intervention des Nations unies dans l’Est de la RDC d’ici au 30 avril », a annoncé le 1er avril le ministre congolais des Affaires étrangères Raymond Tshibanda, invitant la rébellion du M23 à « cesser d’exister ».

« Le M23 peut s’agiter autant qu’il veut. Nous étions disposés à arriver à un accord politique avec eux. Il n’est plus question de recycler les spécialistes de la rébellion dans les rangs des Forces armées. 

Le seul avenir pour le M23, c’est de cesser d’exister comme mouvement politico-militaire. Si tel n’est pas le cas, la Brigade s’occupera à mettre fin à son existence », a-t-il déclaré.

Il a indiqué que la création de cette Brigade est « une grande victoire diplomatique pour la RDC, mais pas une panacée », ajoutant qu’« il faut d’abord attendre palper les résultats des opérations, notamment le désarmement du mouvement rebelle du M23 qui s’agite et appelé à s’auto-dissoudre ».

Accusé de nourrir l’ambition d’attaquer la brigade d’intervention de la Monusco, le M23 s’en est défendu tout en proférant quelques menaces. « Nous, comme M23, nous n'avons pas le droit d'attaquer le contingent de l'ONU. 

Mais, s'ils venaient à nous attaquer, nous avons le droit de répondre, de riposter, de nous défendre », a dit à la presse internationale son porte-parole, le lieutenant-colonel Vianney Kazarama.

« Je ne peux qu’encourager le M23 ainsi que tout autre groupe armé qui menace la population à suivre la volonté clairement exprimée par le Conseil de sécurité d’arrêter toute action qui continue à menacer la population, d’arrêter les combats, les affrontements, les violences parce qu’il n’y a que par cette voie qu’on arrivera à la stabilité, qui profitera a tout le monde et certainement tous les Congolais », a déclaré de son côté Roger Meece, représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC.

Angelo Mobateli
Le Potentiel

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