Le siège de la RTI à Abidjan.
source: Flickr
Le bras de fer Ouattara-Gbagbo va-t-il tourner à l'affrontement ? C'est la crainte de tout un pays et de la communauté internationale qui aura ce jeudi les yeux rivés sur la Côte d'Ivoire. En décidant de se rendre au siège de la Radio Télévision ivoirienne pour y installer un nouveau directeur général, Guillaume Soro, le Premier ministre désigné par Alassane Ouattara, joue une partie extrêmement risquée. Selon son porte-parole, la marche sera pacifique et encadrée, les principaux chefs militaires du pays ont été avertis et aucune provocation ne sera tolérée.
Mais dans le camp de Laurent Gbagbo la manœuvre est jugée inacceptable. « Cette marche ne se fera pas », a annoncé le ministre des Affaires étrangères de Laurent Gbagbo, tandis que les forces de défense et de sécurité qui gardent la RTI ont par avance rendu l'ONU responsable des conséquences qui pourraient survenir.
La RTI est un enjeu crucial pour les deux camps. Depuis le début du mois, la RTI qui avait pourtant couvert de façon équilibrée la campagne électorale, s'est mise au service exclusif de Laurent Gbagbo. Aucun partisan du camp Ouattara n'est autorisé à s'y exprimer. Et Pour Guillaume Soro cette situation n'a que trop durée.
Reste que la perspective d'une épreuve de force en effraie plus d'un. Le secrétaire général de l'ONU s'est dit profondément préoccupé. Ban Ki-moon appelle toutes les parties ivoirienne à s'abstenir de toute action pouvant mener à la violence.
La RTI : un symbole du pouvoir
Vraie porte d’entrée du pouvoir en Côte d’Ivoire, la RTI est plus qu’un symbole. Régie par l’Etat, la Radiotélévision ivoirienne, de tous temps, est aux mains de ceux qui dirigent le pays. Le 24 décembre 1999, lors du coup d’Etat dit du « Père Noël en treillis », c’est à la RTI, et non à la Présidence, que feu le général Robert Gueï s’est rendu pour se proclamer dirigeant suprême.
Dans les campements, en brousse, on ne trouve souvent qu’un téléviseur autour duquel toute la communauté se réunit à la veillée. Les actualités télévisées en provenances de l’étranger sont suspendues, les télévisions privées ivoiriennes sont toujours absentes du paysage audiovisuel et la presse écrite, du fait de l’illettrisme, est toujours aussi peu lue.
La RTI est donc pratiquement la seule source d’information dans le sud du pays. Dans le nord, en ex-zone rebelle, c’est le contraire. Les médias des Forces nouvelles diffusent depuis fort longtemps la propagande inverse de celle de la RTI. C’est vrai que l’information y est tout sauf pluraliste, surtout en période de tension. Mais, le temps de la campagne électorale, la RTI a respecté son cahier des charges et offert un travail éditorial équilibré. Depuis, ce bastion du pouvoir en place monte de nouveau la garde.
La RTI est un enjeu crucial pour les deux camps. Depuis le début du mois, la RTI qui avait pourtant couvert de façon équilibrée la campagne électorale, s'est mise au service exclusif de Laurent Gbagbo. Aucun partisan du camp Ouattara n'est autorisé à s'y exprimer. Et Pour Guillaume Soro cette situation n'a que trop durée.
Reste que la perspective d'une épreuve de force en effraie plus d'un. Le secrétaire général de l'ONU s'est dit profondément préoccupé. Ban Ki-moon appelle toutes les parties ivoirienne à s'abstenir de toute action pouvant mener à la violence.
La RTI : un symbole du pouvoir
Vraie porte d’entrée du pouvoir en Côte d’Ivoire, la RTI est plus qu’un symbole. Régie par l’Etat, la Radiotélévision ivoirienne, de tous temps, est aux mains de ceux qui dirigent le pays. Le 24 décembre 1999, lors du coup d’Etat dit du « Père Noël en treillis », c’est à la RTI, et non à la Présidence, que feu le général Robert Gueï s’est rendu pour se proclamer dirigeant suprême.
Dans les campements, en brousse, on ne trouve souvent qu’un téléviseur autour duquel toute la communauté se réunit à la veillée. Les actualités télévisées en provenances de l’étranger sont suspendues, les télévisions privées ivoiriennes sont toujours absentes du paysage audiovisuel et la presse écrite, du fait de l’illettrisme, est toujours aussi peu lue.
La RTI est donc pratiquement la seule source d’information dans le sud du pays. Dans le nord, en ex-zone rebelle, c’est le contraire. Les médias des Forces nouvelles diffusent depuis fort longtemps la propagande inverse de celle de la RTI. C’est vrai que l’information y est tout sauf pluraliste, surtout en période de tension. Mais, le temps de la campagne électorale, la RTI a respecté son cahier des charges et offert un travail éditorial équilibré. Depuis, ce bastion du pouvoir en place monte de nouveau la garde.
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