samedi 18 décembre 2010

La solution de la situation en Côte d’Ivoire

Oui, en effet, un président élu, investi selon la loi fondamentale de notre pays et un candidat auto-proclamé élu, auto-investi par courrier déposé auprès de l'institution dont il renie l'arrêt. 
Oh mon pays la Côte d'Ivoire que devenons-nous ses filles et fils ? Qu'avons-nous fait à notre créateur ? Ceux qui ont le gîte et le couvert grâce à nous se permette de porter des jugements sur mon pays. 
C'est toujours le même, depuis qu'il est apparu dans mon pays en 1989, et révélé au monde comme Ivoirien en 1990, nos malheurs ont commencé et pris un coup d'accélérateur le 18 février 1992. Le 7 décembre 1993, la mort nous arrache notre père de la nation Félix Houphouet-Boigny. La loi fondamentale disait que le président de l'Assemblée nationale devient président de la République jusqu'à la fin du mandat en cours. Ah ! c'était mal le connaître, il veut tordre le coup à la Constitution et devenir président. On assiste à une guerre de communiqué entre les partisans. Tout le pays était pour l'application de la loi et c'est ce qui fut fait et la légalité est demeurée. L'anti-démocrate, l'anti-loi, le hors-la-loi, s'est résolu à un exil au FMI dans l'attente d'une prochaine fois. Il n'ose pas se présenter aux élections de 1995 qui ont été boycottées par l'opposition dirigée par son père historique, qui a fait un duo avec lui.
Un an avant la fin du mandat du PDCI-RDA en 1999, on assiste à un coup d'Etat militaire salué par toute la population. En 2000, certaines candidatures ont été rejetées par un arrêt de la Cour suprême et le Président actuel a été élu devant le général Robert Guéi. Il ne fera que 22 mois d'exercice quand survint le coup d'Etat du 19 septembre 2002 transformé en rébellion avec le soutien de la France, l'ONU et du Burkina Faso. Aujourd’hui, chacun peut le dire sans risque de se tromper ou de créer un incident diplomatique. La guerre réelle n'a duré que deux mois quand un cessez-le-feu a été signé sous le contrôle d'un autre acteur d'hier et d'aujourd'hui, le vieux Wade qui disait que les rebelles de 2002 étaient civilisés, et qui reçoit entre les deux tours de la présidentielle, l'un des deux premiers. 
Tout le temps que la crise politique et socio-économique a duré, le monsieur n'a rien fait pour la Côte d'Ivoire, même dans son domaine de prédilection, les finances internationales. Par contre, il demandait avec ses camarades la mise de notre pays sous la tutelle de l'ONU ou la dissolution de nos institutions telle que notre Assemblée nationale en 2005. Deux ans après toutes ces tourmentes et sans oublier l'épisode de novembre 2004, le Président Laurent Gbagbo a trouvé la voie pour aboutir aux élections et à la paix : l'accord politique de Ouagadougou (APO) de mars 2007, c'est-à- dire le dialogue direct avec l'homme qui avait prédit sa mise à mort. Un sens très élevé de la valeur humaine. En l'homme, il faut toujours croire, il peut en sortir toujours quelque chose de mieux. L'APO a été validé par l'ONU et accepté par les autres parties prenantes au conflit de mon pays, et nous sommes arrivés au premier tour le 31 octobre 2010 que beaucoup de mes compatriotes prenaient pour un rêve.
Ils étaient au nombre de 14 Ivoiriens pour prétendre à nos suffrages. Une période de campagne civilisée, un temps de passage sur les medias d'Etat équitable entre tous, personne n'en revenait, car nous en avons vu et entendu durant 35 années depuis l'avènement de la télévision chez nous. Les résultats de ce premier tour qui ont permis au monde entier d’apprécier l'esprit de paix des Ivoiriens et le taux de participation le plus élevé au monde 83 % nous donne Laurent Gbagbo premier avec 38,03 % suivi de Ouattara Alassane avec 32,08 %. C'est ce duel du 2nd tour qui va faire monter le mercure et nous assistons à une campagne virulente avec la résurgence des vieux clichés, ce qui se comprend aisément car l'un croit fermement que l'autre est responsable du coup d'Etat manqué de 2002 transformé en rébellion. 
Il s'agit encore de lui, le même. En fin de campagne du deuxième tour, la RTI et le CNCA avaient prévu un face à face entre les deux candidats. Toute la nation a retenu son souffle, mais tout se passe bien et les deux candidats s'engagent devant le peuple à reconnaitre les résultats provisoires qui seront prononcés par la CEI exclusivement et par elle seule, chacun devait s'abstenir de donner un autre résultat, ni par voie de presse, ni par aucun autre canal. Les résultats définitifs seront ceux donnés pour le Conseil constitutionnel, lui et lui seul. Nos deux prétendants, face à face et yeux dans les yeux devant le peuple, ont juré sur l'honneur à plusieurs reprises de respecter, d'accepter les résultats. Et pourtant, aujourd'hui à quoi la Côte d'Ivoire notre pays ressemble ? Je ne dirai pas comme certains qu’il ya 2 Présidents ou 2 Premiers ministres car c'est une insulte et la plus infâme des aberrations humaines quand on est englué dans la défense de nos intérêts. Et notre Constitution, et le code électoral accepté de tous (sinon ils n'iraient pas aux élections), qu'est ce qu'on en fait ? Ou bien Alassane Ouattara n'est-il pas concerné par notre loi fondamentale ? Alors qu'il nous dise les raisons de son refus de respecter nos lois depuis son apparition dans notre paysage politique. Il est le seul problème de la Côte d’Ivoire depuis 1989. 
Au soir du 28 novembre 2010, aucun Ivoirien ne pouvait dire qui était élu, car le Président Bédié avait appelé à voter pour Alassane Ouattara pour le compte du RHDP. Nous avons attendu en vain durant trois jours jusqu'à ce que la CEI soit forclose le mercredi 1er décembre et passe la main et les PV au Conseil constitutionnel. Pendant que nous attendons l'arrêt de cette cour, une chaîne internationale de télévision diffuse une image présentant M. Youssouf Bakayoko en train de communiquer les "résultats". La journaliste, de manière professionnelle et honnête, explique les circonstances de cette déclaration de M. Bakayoko que nous éviterons de reprendre ici, car c'est une honte pour des partis se réclamant de l'Houphouétisme de pratiquer des manières mafieuses dont les conséquences ne peuvent que mettre la paix en mal ou la détruire tout simplement. Une paix que l'autre cherche depuis l'attaque de 2002 dont le père déclaré est redevenu le Premier ministre du vrai père.
A ce stade de mon propos, je vais vous proposer la solution de la situation. Dans toutes les solutions au problème Ouattara, il y a une seule qui nous intéresse et c'est elle seule qui nous donne la paix. Et c'est lui seul Ouattara qui la détient, si bien sûr il est capable de se libérer de ses amis étrangers qui ont d'autres intérêts à défendre. De 1989 à 2010, j'essaie de me rappeler, mais je ne trouve rien qu'il ait donné à notre pays la Côte d'Ivoire qu'il dit aimer. Il n’a plutôt créé que des problèmes en refusant de respecter la loi et de se soumettre à la Constitution de son pays. Comment compte-t-il gouverner alors ? Notre sécurité sous lui sera régie par quoi ? Et les voleurs, avec quelle loi va-t-on les condamner? 
Le Président élu de par la loi, de par le Conseil constitutionnel, a donné beaucoup à notre pays : le multipartisme, le bulletin unique, le vote à 18 ans, l'amour pour la patrie, les différents accords après les attaques, la candidature avec l'article 48, l’APO, les élections libres, transparentes, justes et ouvertes à tous, nos pièces d'identité etc.
Aujourd'hui, Ouattara doit faire une seule chose et pour être au même niveau que Laurent Gbagbo. Voici la déclaration à faire devant la nation : 
“Chers frères et sœurs ivoiriens, chers habitants de mon pays la Côte d'Ivoire, le Conseil constitutionnel a déclaré M. Laurent Gbagbo comme président de la République de notre pays. A compter de ce jour, j'en prends acte et je me soumets à l'arrêt de cette institution de notre pays. En conséquence, tous les actes qui ont été posés par moi et mes amis sont à mettre sur le compte de l'exaspération d'une injustice dont nous nous croyons victimes. Pour la paix dans le pays, pour éviter des tueries et une fissure plus grande de notre société, je lance cet appel solennel à tous mes électeurs, nos militants du RHDP que je félicite, d'accepter ce verdict et nous remettre au travail pour les élections législatives, municipales et les conseils généraux. Vive la Côte d’Ivoire!”n

Arsène Momo Touasse, 
Informaticien, directeur de société
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