jeudi 16 décembre 2010

RDC: Actes barbares du pouvoir et intolérance politique à kinshasa

 Par Patou Nsimba 

Les élections arrivent. Le Congo Kinshasa est toujours en perte de vitesse et les choses ne marchent 
pas bon train. Dans un communiqué de presse, en date du 12 décembre 2010, Ne Muanda Nsemi, 
président national du parti Bundu dia Mayala(BDM) et  Fula Matingu, secrétaire général de ce parti 
,dénoncent, pour une nième fois, des cas d’enlèvements,des bastonnades et d’arrestations arbitraires 
infligés aux membres de leur parti. Le dernier cas de vandalisme  en date est  intervenu le 7 
décembre 2010 au siège national du parti composé en grande majorité des Bakongo appelé « Bundu 
dia Mayala », situé au croisement du Boulevard Triomphal et de l’avenue Kasa-Vubu. Il s’agit de 
l’enlèvement de MM. Nguala Nzawu, Ngoma Mpambu, Mayimbi Muanda et Mavangulu M’Vuezolo. 
Tous  ont été embarqués à bord de camionnettes bondées d’hommes en tenue civile,armés de 
Kalachnikovs.  
   
Ces militants ont été conduits vers une destination inconnue. Ce, jusqu’à ce jour, renseigne la source. 
Elle précise : «... deux camionnettes non immatriculées, chargées d’hommes en tenue civile mais 
armés et munis de moyens de communication, ont débarqué au siège national pour effacer de 
nouveau les écrits qui ont été renouvelés. Ils ont pénétré dans la parcelle et dans l’immeuble d’où ils 
sont ressortis en emportant le drapeau du parti qu’ils ont descendu, un poste téléviseur, une 
photocopieuse, des photos, brochures de BDM et autres biens. Et ils ont amené avec eux quatre 
militants qui étaient de permanence ce jour-là ».Comme à l’accoutume , signale la source, les 
hommes qui ont mené cette opération n’avaient aucun ordre de mission. Ils sont de l’Agence nationale 
de renseignements (ANR)/ville de Kinshasa, d’après des éléments de la police de passage sur le lieu 
qui avaient pu identifier une des camionnettes. Aussi demandent-ils « aux autorités compétentes 
d’ouvrir une enquête pour que soient condamnés les auteurs de ces actes de vandalisme 
inconcevable dans un Etat de droit que se veut la RDC ».Aussi,la direction politique de BDM demande 
« la libération immédiate des personnes arrêtées injustement et la restitution des biens du parti 
emportés » 

Ne Muanda Nsemi et Fula Matingu expriment leur ras-le-bol suite au traitement discriminatoire réservé 
à leur parti, pourtant en règle vis-à-vis de la loi. Le parti BDM existe légalement, conformément à la loi 
N°4/002 du 15 mars 2004 portant fonctionnement des partis politiques en RDC.La direction politique 
de « Bundu dia Mayala » (BDM) s’inscrit en faux contre les brimades et autres actes barbares dont les 
militants de BDM continuent à faire l’objet de la part des services spéciaux de la Police nationale 
congolaise et autres, au service du pouvoir en place. 

 Le 24 Novembre 2010,  Le siège national de ce parti a également, fait l’objet d’une visite insolite des 
hommes armés au service du pouvoir de Kabila. « Plusieurs hommes armés à bord d’une camionnette 
blanche de marque Mitshubishi, sans plaque d’immatriculation, sont descendues devant le siège 
national du BDM. Et après, les flibustiers  ont effacé les écrits de BDM affichés devant le siège du 
parti », et ont emmené avec eux pour destination,le militant du parti Ming wa Mingi de Kimpemba à la 
prison de Kisantu dans le Bas-Congo. Le péché du partisan Ming wa Mingi de Kimpemba est d’avoir 
hissé le drapeau qui porte l’effigie du parti Bundu dia Mayala(BDM).Cette arrestation est logiquement  
arbitraire. 

L’on rappelle qu’au mois d’août 2010, des enlèvements,arrestations et détentions arbitraires des 
membres du BDM, opérées par les services spéciaux de la Police nationale et autres, ont eu lieu à 
Boma, Patu, Luozi et Lukula dans la province du Bas-Congo (Kongo central). En plus, quelques 
militants du parti ont été détenus et ont passé des mauvais quart d’heures en taule pour avoir mené 
des activités au sein d’un parti, soi-disant, n’ayant jamais été enregistré au Ministère de l’Intérieur et 
ne disposant pas d’une personnalité juridique. Bien après, ces vaillants combattants  ont été acquittés 
par la justice congolaise, manipulée par les ennemis du peuple que sont le pouvoir en place et autres 
marionnettes  de Kabila. 

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