«On peut noter la voie médiane entre sanctions et intervention militaire récemment proposée par le ministre nigérian des Affaires étrangères : soumettre les ports d’Abidjan et de San Pedro à un embargo commercial, appuyé par des contingents militaires de la CEDEAO. Le Mali et le Burkina Faso ont d’ores et déjà décidé de faire transiter leurs exportations de coton par les ports de Lomé et d’Accra, mais ceux-ci ont une capacité limitée. La population ivoirienne, en particulier celle du nord, sera, par ailleurs, directement affectée par l’embargo, puisque dépendant des livraisons qui sont faites au port. En outre, une telle solution nécessite des capacités logistiques importantes pour que l’embargo ait une chance d’être respecté».
Ces lignes proviennent du compte rendu du briefing sur le thème «Côte d’Ivoire : quelle sortie de crise ?» organisé, le 25 janvier dernier, à l’European Union Institute for Security Studies (EUISS) de Paris par le réseau EuroAfrican Research Network (EARN).
Comme on le constate, pour les participants à cette rencontre largement dominée par l’Europe, l’étranglement économique de la Côte d’Ivoire constitue l’option choisie si le président légal Laurent Gbagbo ne veut pas céder le pouvoir au pion de la nébuleuse dont fait partie l’Europe, Alassane Dramane Ouattara, candidat perdant de l’élection présidentielle au regard des lois ivoiriennes, mais «reconnu» par l’Europe et l’ONU de Ban Ki-moon. Cet étranglement doit passer par le blocus des ports d’Abidjan et de San Pedro. C’est la solution proposée par les Européens ayant pris part à cette rencontre qui réunissait 32 personnes, dont des experts militaires et civils (diplomates, attachés de défense, etc.), ainsi que des représentants du Quai d’Orsay (ministère français des Affaires étrangères) et du ministère français de la Défense. Cependant, les soutiens de Ouattara reconnaissent que leur idée de blocus économique de la Côte d’Ivoire est à la fois saugrenue et pourrait être désastreuse pour les pays de l’hinterland. Au delà des affirmations caricaturales et mensongères, ce pan du compte-rendu le souligne : «Le recours aux sanctions économiques apparaît comme la solution la plus réaliste, mais cette option demande du temps, et ses effets ne sont pas non plus garantis en raison de la complexité et de l’opacité du système de ressources économiques dont bénéficie le président sortant».
Non seulement Laurent Gbagbo n’est pas le président sortant mais le président en poste et réélu, mais il est loin d’être un Françafricain, comme en raffole l’Europe, qui pille son pays.
Didier Depry(ddepry@hotmail.com)
Ces lignes proviennent du compte rendu du briefing sur le thème «Côte d’Ivoire : quelle sortie de crise ?» organisé, le 25 janvier dernier, à l’European Union Institute for Security Studies (EUISS) de Paris par le réseau EuroAfrican Research Network (EARN).
Comme on le constate, pour les participants à cette rencontre largement dominée par l’Europe, l’étranglement économique de la Côte d’Ivoire constitue l’option choisie si le président légal Laurent Gbagbo ne veut pas céder le pouvoir au pion de la nébuleuse dont fait partie l’Europe, Alassane Dramane Ouattara, candidat perdant de l’élection présidentielle au regard des lois ivoiriennes, mais «reconnu» par l’Europe et l’ONU de Ban Ki-moon. Cet étranglement doit passer par le blocus des ports d’Abidjan et de San Pedro. C’est la solution proposée par les Européens ayant pris part à cette rencontre qui réunissait 32 personnes, dont des experts militaires et civils (diplomates, attachés de défense, etc.), ainsi que des représentants du Quai d’Orsay (ministère français des Affaires étrangères) et du ministère français de la Défense. Cependant, les soutiens de Ouattara reconnaissent que leur idée de blocus économique de la Côte d’Ivoire est à la fois saugrenue et pourrait être désastreuse pour les pays de l’hinterland. Au delà des affirmations caricaturales et mensongères, ce pan du compte-rendu le souligne : «Le recours aux sanctions économiques apparaît comme la solution la plus réaliste, mais cette option demande du temps, et ses effets ne sont pas non plus garantis en raison de la complexité et de l’opacité du système de ressources économiques dont bénéficie le président sortant».
Non seulement Laurent Gbagbo n’est pas le président sortant mais le président en poste et réélu, mais il est loin d’être un Françafricain, comme en raffole l’Europe, qui pille son pays.
Didier Depry(ddepry@hotmail.com)
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