Dans le complexe fortifié de Mouammar Kadhafi à Tripoli, un bâtiment détruit, le 21 mars 2011.
REUTERS/Zohra Bensemra
La coalition occidentale a lancé dimanche soir une deuxième phase d'attaques aériennes contre la Libye. De violentes explosions ont secoué Tripoli notamment dans le secteur de la résidence de Mouammar Kadhafi. Un bâtiment administratif à Bab el-Aziziya a été presque totalement détruit par un tir de missile. Ces frappes ont apparemment stoppé les forces loyalistes de Kadhafi qui n'avancent plus vers Benghazi. La coalition internationale affirme que ses opérations commencent à porter leurs fruits, mais plusieurs voix s'élèvent dans le monde contre ces bombardements.
Sur le terrain, la coopération entre le CNT, Conseil national de la transition se passe plutôt bien, comme en témoigne son porte-parole, Mustapha Ghiriani.
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son fils, Seif El Islam, a tempéré certains propos de son père, affirmant qu'il n'était pas question de viser des cibles civiles en Mediterranée. Mais à la télévision libyenne, ce sont toujours les discours fleuve de Kadhafi, mais sans Kadhafi qui ne se montre pas.
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L'Italie, la Belgique, l'Espagne et le Danemark ont rejoint la coalition en action. Un soutien qui contraste avec les critiques qui émanent de certains pays et organisations. La Russie déplore un « recours non sélectif à la force » qui aurait fait des victimes civiles. L'Union africaine appelle « à la cessation immédiate des hostilités ». La Turquie demande aux autres membres de l'OTAN de revoir leurs plans d'intervention.
Amr Moussa, le secrétaire général de la Ligue Arabe qui avait soutenu la résolution de l'ONU, dénonce, lui aussi, des bombardements de civils et convoque une réunion extraordinaire de l'organisation. Visiblement, la Ligue arabe est troublée par les images de cadavres alignés à côté des chars libyens pulvérisés par les premières frappes occidentales. Amr Moussa estime que ces opérations diffèrent de l'objectif défini par la résolution 1973, à savoir l'imposition d'une zone d'exclusion aérienne pour protéger les civils.
De fait, la résolution 1973 exclut tout déploiement terrestre de troupes étrangères. Mais il est clair qu 'interdire l'espace aérien implique de clouer au sol la flotte libyenne. De même la protection des civils libyens exige la destruction des chars et de tous les dispositifs offensifs du colonel Kadhafi sur terre comme en mer.
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