jeudi 26 janvier 2012

RDC : Étienne Tshisekedi en "résidence surveillée", ses partisans dispersés

26/01/2012  Par Jeune Afrique
Des partisans s'entretiennent avec des policiers près du domicile de l'opposant, le 20 janvier. 
Des partisans s'entretiennent avec des policiers près du domicile de l'opposant, le 20 janvier. © AFP
Le jeudi 26 janvier, les forces de l’ordre congolaises (RDC) sont intervenues pour interrompre une manifestation de partisans d’Étienne Tshisekedi.

Les manifestants s’étaient rassemblés à proximité du domicile de l’opposant afin de "l’accompagner" au palais présidentiel de Kinshasa.  

Les forces de l’ordre congolaises ont fait l’usage gaz lacrymogènes et procédé à quelques arrestations afin de disperser des petits groupes de partisans venus soutenir l’opposant Étienne Tshisekedi à proximité de son domicile kinois dans le quartier de Limete. L’accès à la dite résidence de l’autoproclamé « président élu » était également interdit aux journalistes présents sur place.

Son parti, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), avait appelé mercredi les Congolais à se « mobiliser massivement » jeudi « pour accompagner » leur leader « à son bureau de travail au Palais de la nation ».

"Résidence surveillée"

Rompant le silence, Étienne Tshisekedi a annoncé vendredi 20 janvier qu'il prenait « sa fonction active » le jour-même et formerait un gouvernement « la semaine prochaine ». Il a également considéré « comme nulles » les élections législatives, dont les résultats ne sont toujours pas connus.

Là encore, la police avait aussi interdit l'accès aux abords de la résidence à des journalistes qui souhaitaient s'y rendre pour assister à la conférence de presse de l’opposant.

Dimanche il a été empêché par la police de quitter son domicile où ses proches sont aussi privés d'accès depuis plusieurs jours. Son entourage estime que l'opposant est en « résidence surveillée de fait ».

Mardi, l'ONG congolaise La Voix des Sans Voix pour les droits de l'homme (VSV) a dit craindre pour la vie, l'intégrité physique et psychologique d’Étienne Tshisekedi « dont le droit de circuler librement est violé par les autorités congolaises ».
(Avec AFP)

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