mardi 2 juillet 2013

Quand Kigali s’apprête à lancer une nouvelle guerre les Grands-Lacs



Alors que la Brigade onusienne d’intervention finit de se déployer dans le Nord Kivu, Paul Kagame et son armée ont choisi de l’affronter en faisant traverser des bataillons entiers qui prennent position sur les collines de la région et vont jusqu’à renforcer les lignes du M23 dans l’hinterland du Nord Kivu.

Au commandement de ces troupes, on fait état de la présence d’un revenant, le général renégat Laurent Nkundabatware Mihigo, celui-là même que la justice rwandaise a fait semblant de poursuivre pour ses crimes commis en RDC.

Tout indique que le Rwanda, qui n’avait accepté que du bout des lèvres le déploiement de cette force d’intervention, a décidé de (re) jouer un véritable coup de- poker.

En passant outre, purement et simplement, l’Accord-cadre pour la paix dans la région des Grands Lacs africains d’Addis-Abeba pour en découdre carrément avec l’ensemble de la communauté internationale. Une bravade à la limite de la témérité.

Malgré l’engagement collectif pour la paix dans la région des Grands Lacs, le Rwanda a donc fait le pari de faire cavalier solitaire et de ramer à contre-courant d’un processus qu’il s’était pourtant engagé de promouvoir.

Depuis, la signature, à Addis-Abeba, de l’Accord-cadre pour la paix, la stabilité et le développement de cette région, Kigali n’a posé aucun geste allant dans le sens de son application. Au contraire, tout, dans le comportement des dirigeants rwandais, est allé dans le sens d’un torpillage en règle de cet accord.

L’illustration la plus récente est cet ensemble des mouvements des troupes de l’armée régulière rwandaise qui viennent sans se cacher en renfort aux pseudo mutins du M23 en prévision, manifestement, dyne charge dissuasive contre les FARDC et la Brigade d’intervention des Nations – Unies, dont Kigali avait farouchement combattu le déploiement. La société civile du Nord Kivu renseigne, en effet, que le M23 renforcé entend déclencher de nouvelles hostilités après les examens d’Etat qui se sont terminés jeudi 27 juin 2013.

Me Omar Kavota, le courageux porte-parole de la société civile du Nord-Kivu, livre à cet effet un flot d’informations qui établissent clairement que le Rwanda se met en première ligne des combats avec des bataillons entiers mis à contribution pour semer le « kavuyo » (désordres) en terre congolaise.

Le M23, qui ne souhaite pas se retrouver sur la défensive face la brigade de la Monusco, aurait choisi de s’impliquer dans ce schéma qui consiste à surprendre et attaquer le premier.

Après le Territoire de Nyiragongo, le week-end dernier, lundi 24 juin 2013, vers 17 heures locales, des bataillons de l’armée rwandaise sont de nouveau entrés en territoire congolais par Rutshuru, témoigne Omar Kavota, qui rapporte que si une partie de ces hommes de troupes est stationnée au Camp militaire de Rumangabo, une autre a été positionnée à Chanzu.

Un autre groupe aurait rejoint des éléments ougandais de l’UPDF à Bunagana. Information qui coïncide avec la dénonciation récente de la présence ougandaise en Ituri, aux côtés des forces négatives qui écument ce district de la Province Orientale.

Laurent NKUNDA, meneur des troupes 

Poursuivant la description de la situation sur terrain, Maître Omar Kavota révèle des indiscrétions faisant état de la présence du Général déchu Laurent Nkundabatware à la tête des bataillons rwandais qui traversent la frontière.

Les troupes rwandaises en appui au M23 auraient pour objectif immédiat de prendre les villes de Goma, Tongo (en Territoire de Rutshuru) et Kanyabayonga (en Territoire de Lubero) avant de progresser vers le Masisi. Un groupe important des bataillons rwandais qui sont entrés en territoire congolais a rejoint le M23 à Kibati en territoire de Nyiragongo.

Tout ceci, ajouté aux récentes exactions du M23, convainc la société civile du Nord Kivu qu’il se prépare quelque chose de grave destiné à impressionner la communauté internationale autant que les Congolais.

Une nouvelle sonnette d’alarme est ainsi tirée, et les Congolais, qui sont de nouveau confiants aux FARDC après les récents succès face au M23, attendent de voir comment la communauté internationale va se déterminer devant l’attitude du Rwanda qui la brave avec une arrogance qui laisse pantois.

MAXIMUM & P. D. MPOKO
Direct!cd

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