Mbandaka, 03.10. 2013
A Mbandaka, le gouverneur Koyagialo serait mort !
Invité à Kinshasa pour participer aux Concertations nationales, Louis Koyagialo est pris d’un brusque et gros malaise le matin de jeudi 5 septembre dernier. Il est rapidement acheminé à Ngaliema Center, une structure hospitalière de la capitale moyennement outillée.
On y constate vite que l’état du gouverneur nécessite une prise en charge par des mains plus expertes et dans une institution médicale mieux équipée. Il est diligemment conduit au Centre Médical de Kinshasa (CMK), le nec plus ultra médical de la ville, à ce que l’on prétend. On parvient là-bas à le sortir du coma.
Pius, finalement, comme avec tous les privilégiés congolais, Koyagialo sera transporté à...l’étranger, en Afrique du Sud. Où, aux dernières nouvelles et aux dires des siens, il récupère de mieux en mieux la santé, sous un "attentif" contrôle de son médecin.
Ça a été, il y a lieu de le dire, une grosse peur générale. La fausse nouvelle de sa mort a plongé habitants, ressortissants et amis de l’Equateur dans une grande inquiétude.
Et pour cause: la province vient à peine de sortir de "blessantes" disputes électorales, non encore bien cicatrisées, ayant jalonné la récente élection du gouveneur Koyagialo.
Et après ces quatre dernières années durant lesquelles l’Equateur est monté, en termes de désordre, à la seconde marche du podium - les Kivu occupant la première - suite à la gestion politique et économique chaotique de son fantasque et impétueux prédécesseur, l’on craint un retour en arrière qui ramènerait la province à une préjudiciable gestion par intérim - le gouverneur intérimaire ne pouvant notamment pas signer des arrêtés ni contracter de gros engagements - que pourrait occasionner une longue ou une totale incapacité physique de Koyagialo. Laquelle relancerait un nouveau processus électoral pour le choix d’un prochain gouverneur.
Insécurité médicale
Processus connu habituellement lent en RD Congo et, surtout, coûteux autant pour l’Etat que pour les éventuels candidats gouverneurs : ces derniers, ploutocratie congolaise oblige, devant se résoudre, à leurs corps défendant, à l’achat des voix, à se soumettre à une coutume (incontournable?) du pays qui veut que l’on "mouille" les "très honorables" députés provinciaux par une pluie de billets verts.
Le gouverneur élu recevant logiquement, en contrepartie - et c’est le contrat -, une totale liberté de gestion, une assurance omnium le mettant à l’abri de tout contrôle et de toute sanction.
Ignominieuse pratique dans un pays où, pourtant, tout le monde crie haut tenir aux principes de la bonne gouvernance et s’investir dans la lutte contre...la corruption, le grand mal.
Le ridicule est-il finalement congolais? Les Congolais se moquent-ils d’eux-mêmes? Aiment-ils leur pays?
Après le ouf de soulagement qui a suivi la panique et la relative tranquillité retrouvée par la famille et les proches, vient la question que chacun s’est probablement posé : le gouverneur aurait-il survécu s’il avait piqué sa crise à Mbandaka?
La réponse, terrifiante, est catégoriquement non. Même avec des connaissances éprouvées et la meilleure disponibilité du monde, aucun toubib n’aurait réussi à le maintenir en vie parce qu’aucune structure médicale locale ne dispose d’équipement ni de confort nécessaires pour la prise en charge des cas délicats.
Etat de choses qui révèle l’insécurité médicale dans laquelle vivent tout autant les riches que les indigents de la ville, logés ainsi, ironie de la vie - une fois n’est pas coutume -, à la même enseigne.
Les deux grands hôpitaux publics de l’agglomération, l’Hôpital général de référence de Wangata (actuellement en réhabilitation par un financement de la Banque Mondiale) et l’ancienne Clinique de Mbandaka devenue Centre Hospitalier Universitaire, sont dépourvus du nécessaire.
Voulu copie architecturale de la Clinique Ngaliema de Kinshasa par le colonisateur belge, situé en face de la résidence locale du chef de l’Etat et de celles d’autres autorités de la place, et autrefois fleuron médical du chef-lieu de la province, le CHU est aujourd’hui en pitoyable état, sans eau courante et sans électricité.
On est aussitôt pris de stupeur mêlée de colère en pénétrant dans la salle de soins du service des urgences où l’on n’y trouve que deux lits métalliques sans matelas.
Aucun meuble, aucun matériel de prise en charge...urgente des malades, les mêmes tensiomètre, stéthoscope, glucomètre et pèse-personne se promenant de service en service.
Alors que les maisons "d’en-face" sont quotidiennement éclairées, le CHU est perpétuellement dans un noir total. Les médecins, dont il faut ici louer le dévouement, y opèrent à l’aide de lampes torches.
Pourtant, il y a quelques temps depuis que le docteur Likinda, le directeur de l’établissement, s’époumone, la mort dans l’âme, à alerter différentes autorités sur la situation désastreuse de celui-ci.
En vain. Nous sommes démunis. Nous devons payer le personnel et faire face à beaucoup d’autres charges. Mais nous n’avons que de petites recettes car il n’y a que des gens aux petits revenus et des personnes très pauvres qui viennent chez nous. Les autorités et les riches vont se faire soigner à Kinshasa ou ailleurs.
Figurez-vous que nous n’avons même pas une bonbonne d’oxygène pouvant nous permettre de réanimer quelqu’un". Triste et effrayante déclaration qui ferait quitter la ville par la première possibilité à toute personne prudente, au touriste ou à l’investisseur étranger qui tient à sa vie.
Et dire que c’est dans ce "Centre Hospitalier Universitaire" dépourvu d’appareillage élémentaire que les étudiants en médecine de l’Université de Mbandaka y font l’apprentissage pratique de leur futur métier.
Celle-ci, dont la bibliothèque – qui n’en est pas une - ne compte pas plus de trois cents livres pour toutes ses cinq facultés, du reste vieux, scientifiquement dépassés et donc inutilisables pour la plupart, et où les cours théoriques sont bâclés, administrés à la va-vite par de (rares) professeurs visiteurs - le cours d’une année se donnant par ces derniers en une ou deux semaines -, forme ainsi de futurs "dangers publics", de potentiels "assassins". Inquiétant.
L’état déplorable des infrastructures médicales est à l’image de plusieurs autres institutions publiques déliquescentes de la province. Etat qui appelle l’inévitable question à laquelle réponse doit être donnée: comment en est-on arrivé à une telle faillite générale?
La tâche de redressement se présente énorme pour Koyagialo et son gouvernement. Réussiront-ils à sortir la province de ce profond gouffre?
Elite jouisseuse
Si l’Equateur se retrouve aujourd’hui à la queue du peloton des provinces du pays, celui-ci l’est également au niveau du classement mondial de l’indice du développement humain. Tous les indicateurs socio-économiques le montrent: la RD Congo est aujourd’hui un pays en retard dans presque tous les domaines.
Les Congolais eux-mêmes le reconnaissent. Et pas seulement l’homme de la rue qui vit la crise et voit la détérioration de son environnement social immédiat. Les politiciens et les intellectuels le constatent également. « Tout a une cause et l’on ne comprend mieux que par les causes», disent les psychologues et les cliniciens.
Quelles sont les causes de cette arriération du pays? L’élite politique et intellectuelle les a-t-elle identifiées? Qu’a-t-elle véritablement fait pour remédier à cette situation? Rien. Disons, pas…grand’chose.
Pourquoi? Parce que les politiciens et les intellectuels congolais se sont détournés de leur première vocation, de leurs activités principales : l’observation attentive et objective de leur société, la réflexion et l’analyse, la confrontation sereine des idées et la production des solutions adéquates.
Activités qui demandent concentration, organisation, documentation, méthode, rigueur, temps, courage, sacrifice. Ce qui exige, de leur part, moins de distractions, moins de loisirs. Renoncements exigés et acceptés, partout ailleurs, comme juste contrepartie aux avantages et privilèges du leadership.
Toute vérité, ainsi le veut la sagesse des hommes, n’est pas bonne à dire. Mais il y a certaines vérités qui sont bonnes à être dites surtout lorsqu’elles sont évidentes et connues.
Et nous en disons une ici, sans donquichottisme : la classe politique et intellectuelle congolaise, à part quelques rares et vertueuses personnalités, passe la grande partie de son temps à chercher à s’enrichir, à accumuler les mille et les cents – ce qui en soi n’est pas une mauvaise chose lorsqu’on agit dans la légalité et sans tricherie -, à boire en permanence et à «s’occuper» des minettes, des belles créatures, les "fioti-fioti".
Mode de vie confirmant le déshonorant triptyque « BMW » (Beer, Money, Woman) collé notamment aux Congolais réputés jouisseurs et pour qui le must, aujourd’hui, est d’entendre leurs noms et titres chantés par les musiciens, que l’on voit beaucoup plus présents dans les bars, les concerts, les casinos, les restaurants et les hôtels. Lieux où les affaires de l’Etat sont parfois - souvent ? -traités avec légèreté par les grands commis de l’Etat…en permanente et galante compagnie et sous l’effet du malt.
Doit-on dès lors s’étonner que, pendant des décennies, rien de consistant et de sérieux ne soit sorti de différentes institutions nationales, que de bons et durables résultats n’aient jamais été au rendez-vous, que le pays ait accusé le retard qui est actuellement le sien ?
Peut-on encore croire que les Congolais viendront, par un sursaut de patriotisme, à changer ces désespérantes réalités? Et, dans cette atmosphère de pourriture générale, par où commencerait et qui déclencherait ce salutaire mouvement? Quelqu’un sauvera-t-il la RD Congo?
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Wina Lokondo
Wina Lokondo, Mbandaka, 03.10. 2013
© Congoindépendant
A Mbandaka, le gouverneur Koyagialo serait mort !
Invité à Kinshasa pour participer aux Concertations nationales, Louis Koyagialo est pris d’un brusque et gros malaise le matin de jeudi 5 septembre dernier. Il est rapidement acheminé à Ngaliema Center, une structure hospitalière de la capitale moyennement outillée.
On y constate vite que l’état du gouverneur nécessite une prise en charge par des mains plus expertes et dans une institution médicale mieux équipée. Il est diligemment conduit au Centre Médical de Kinshasa (CMK), le nec plus ultra médical de la ville, à ce que l’on prétend. On parvient là-bas à le sortir du coma.
Pius, finalement, comme avec tous les privilégiés congolais, Koyagialo sera transporté à...l’étranger, en Afrique du Sud. Où, aux dernières nouvelles et aux dires des siens, il récupère de mieux en mieux la santé, sous un "attentif" contrôle de son médecin.
Ça a été, il y a lieu de le dire, une grosse peur générale. La fausse nouvelle de sa mort a plongé habitants, ressortissants et amis de l’Equateur dans une grande inquiétude.
Et pour cause: la province vient à peine de sortir de "blessantes" disputes électorales, non encore bien cicatrisées, ayant jalonné la récente élection du gouveneur Koyagialo.
Et après ces quatre dernières années durant lesquelles l’Equateur est monté, en termes de désordre, à la seconde marche du podium - les Kivu occupant la première - suite à la gestion politique et économique chaotique de son fantasque et impétueux prédécesseur, l’on craint un retour en arrière qui ramènerait la province à une préjudiciable gestion par intérim - le gouverneur intérimaire ne pouvant notamment pas signer des arrêtés ni contracter de gros engagements - que pourrait occasionner une longue ou une totale incapacité physique de Koyagialo. Laquelle relancerait un nouveau processus électoral pour le choix d’un prochain gouverneur.
Insécurité médicale
Processus connu habituellement lent en RD Congo et, surtout, coûteux autant pour l’Etat que pour les éventuels candidats gouverneurs : ces derniers, ploutocratie congolaise oblige, devant se résoudre, à leurs corps défendant, à l’achat des voix, à se soumettre à une coutume (incontournable?) du pays qui veut que l’on "mouille" les "très honorables" députés provinciaux par une pluie de billets verts.
Le gouverneur élu recevant logiquement, en contrepartie - et c’est le contrat -, une totale liberté de gestion, une assurance omnium le mettant à l’abri de tout contrôle et de toute sanction.
Ignominieuse pratique dans un pays où, pourtant, tout le monde crie haut tenir aux principes de la bonne gouvernance et s’investir dans la lutte contre...la corruption, le grand mal.
Le ridicule est-il finalement congolais? Les Congolais se moquent-ils d’eux-mêmes? Aiment-ils leur pays?
Après le ouf de soulagement qui a suivi la panique et la relative tranquillité retrouvée par la famille et les proches, vient la question que chacun s’est probablement posé : le gouverneur aurait-il survécu s’il avait piqué sa crise à Mbandaka?
La réponse, terrifiante, est catégoriquement non. Même avec des connaissances éprouvées et la meilleure disponibilité du monde, aucun toubib n’aurait réussi à le maintenir en vie parce qu’aucune structure médicale locale ne dispose d’équipement ni de confort nécessaires pour la prise en charge des cas délicats.
Etat de choses qui révèle l’insécurité médicale dans laquelle vivent tout autant les riches que les indigents de la ville, logés ainsi, ironie de la vie - une fois n’est pas coutume -, à la même enseigne.
Les deux grands hôpitaux publics de l’agglomération, l’Hôpital général de référence de Wangata (actuellement en réhabilitation par un financement de la Banque Mondiale) et l’ancienne Clinique de Mbandaka devenue Centre Hospitalier Universitaire, sont dépourvus du nécessaire.
Voulu copie architecturale de la Clinique Ngaliema de Kinshasa par le colonisateur belge, situé en face de la résidence locale du chef de l’Etat et de celles d’autres autorités de la place, et autrefois fleuron médical du chef-lieu de la province, le CHU est aujourd’hui en pitoyable état, sans eau courante et sans électricité.
On est aussitôt pris de stupeur mêlée de colère en pénétrant dans la salle de soins du service des urgences où l’on n’y trouve que deux lits métalliques sans matelas.
Aucun meuble, aucun matériel de prise en charge...urgente des malades, les mêmes tensiomètre, stéthoscope, glucomètre et pèse-personne se promenant de service en service.
Alors que les maisons "d’en-face" sont quotidiennement éclairées, le CHU est perpétuellement dans un noir total. Les médecins, dont il faut ici louer le dévouement, y opèrent à l’aide de lampes torches.
Pourtant, il y a quelques temps depuis que le docteur Likinda, le directeur de l’établissement, s’époumone, la mort dans l’âme, à alerter différentes autorités sur la situation désastreuse de celui-ci.
En vain. Nous sommes démunis. Nous devons payer le personnel et faire face à beaucoup d’autres charges. Mais nous n’avons que de petites recettes car il n’y a que des gens aux petits revenus et des personnes très pauvres qui viennent chez nous. Les autorités et les riches vont se faire soigner à Kinshasa ou ailleurs.
Figurez-vous que nous n’avons même pas une bonbonne d’oxygène pouvant nous permettre de réanimer quelqu’un". Triste et effrayante déclaration qui ferait quitter la ville par la première possibilité à toute personne prudente, au touriste ou à l’investisseur étranger qui tient à sa vie.
Et dire que c’est dans ce "Centre Hospitalier Universitaire" dépourvu d’appareillage élémentaire que les étudiants en médecine de l’Université de Mbandaka y font l’apprentissage pratique de leur futur métier.
Celle-ci, dont la bibliothèque – qui n’en est pas une - ne compte pas plus de trois cents livres pour toutes ses cinq facultés, du reste vieux, scientifiquement dépassés et donc inutilisables pour la plupart, et où les cours théoriques sont bâclés, administrés à la va-vite par de (rares) professeurs visiteurs - le cours d’une année se donnant par ces derniers en une ou deux semaines -, forme ainsi de futurs "dangers publics", de potentiels "assassins". Inquiétant.
L’état déplorable des infrastructures médicales est à l’image de plusieurs autres institutions publiques déliquescentes de la province. Etat qui appelle l’inévitable question à laquelle réponse doit être donnée: comment en est-on arrivé à une telle faillite générale?
La tâche de redressement se présente énorme pour Koyagialo et son gouvernement. Réussiront-ils à sortir la province de ce profond gouffre?
Elite jouisseuse
Si l’Equateur se retrouve aujourd’hui à la queue du peloton des provinces du pays, celui-ci l’est également au niveau du classement mondial de l’indice du développement humain. Tous les indicateurs socio-économiques le montrent: la RD Congo est aujourd’hui un pays en retard dans presque tous les domaines.
Les Congolais eux-mêmes le reconnaissent. Et pas seulement l’homme de la rue qui vit la crise et voit la détérioration de son environnement social immédiat. Les politiciens et les intellectuels le constatent également. « Tout a une cause et l’on ne comprend mieux que par les causes», disent les psychologues et les cliniciens.
Quelles sont les causes de cette arriération du pays? L’élite politique et intellectuelle les a-t-elle identifiées? Qu’a-t-elle véritablement fait pour remédier à cette situation? Rien. Disons, pas…grand’chose.
Pourquoi? Parce que les politiciens et les intellectuels congolais se sont détournés de leur première vocation, de leurs activités principales : l’observation attentive et objective de leur société, la réflexion et l’analyse, la confrontation sereine des idées et la production des solutions adéquates.
Activités qui demandent concentration, organisation, documentation, méthode, rigueur, temps, courage, sacrifice. Ce qui exige, de leur part, moins de distractions, moins de loisirs. Renoncements exigés et acceptés, partout ailleurs, comme juste contrepartie aux avantages et privilèges du leadership.
Toute vérité, ainsi le veut la sagesse des hommes, n’est pas bonne à dire. Mais il y a certaines vérités qui sont bonnes à être dites surtout lorsqu’elles sont évidentes et connues.
Et nous en disons une ici, sans donquichottisme : la classe politique et intellectuelle congolaise, à part quelques rares et vertueuses personnalités, passe la grande partie de son temps à chercher à s’enrichir, à accumuler les mille et les cents – ce qui en soi n’est pas une mauvaise chose lorsqu’on agit dans la légalité et sans tricherie -, à boire en permanence et à «s’occuper» des minettes, des belles créatures, les "fioti-fioti".
Mode de vie confirmant le déshonorant triptyque « BMW » (Beer, Money, Woman) collé notamment aux Congolais réputés jouisseurs et pour qui le must, aujourd’hui, est d’entendre leurs noms et titres chantés par les musiciens, que l’on voit beaucoup plus présents dans les bars, les concerts, les casinos, les restaurants et les hôtels. Lieux où les affaires de l’Etat sont parfois - souvent ? -traités avec légèreté par les grands commis de l’Etat…en permanente et galante compagnie et sous l’effet du malt.
Doit-on dès lors s’étonner que, pendant des décennies, rien de consistant et de sérieux ne soit sorti de différentes institutions nationales, que de bons et durables résultats n’aient jamais été au rendez-vous, que le pays ait accusé le retard qui est actuellement le sien ?
Peut-on encore croire que les Congolais viendront, par un sursaut de patriotisme, à changer ces désespérantes réalités? Et, dans cette atmosphère de pourriture générale, par où commencerait et qui déclencherait ce salutaire mouvement? Quelqu’un sauvera-t-il la RD Congo?
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Wina Lokondo
Wina Lokondo, Mbandaka, 03.10. 2013
© Congoindépendant

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