| Écrit par Roger DIKU Kapotho |
| Lundi, 11 Octobre 2010 19:18 |
![]() Les improbables joutes électorales de 2011 sont encore très loin que le cynisme des calculs politiciens et les multiples positionnements politiques sont là. Et pour preuve, cette agitation dans les camps de ceux qui se sont accaparé de tous les «pouvoirs» et qui dirigent notre Congo à démocratiser depuis janvier 2001 jusqu’à ce jour. La peur aurait-elle changé de camp, c’est la grande question qui se pose à en croire ce qui se dit dans les chaumières de Kinshasa la capitale comme dans toutes celles du Congo profond. La nervosité du régime n’est plus à démontrer tant il est plus que susceptible. Les assassinats de Floribert Chebeya en juin et d’Armand Tundulu en octobre 2010 témoignent de cette perte de confiance en ses capacités. Dans l’effervescence politique remarquée, un parti sort du lot : L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et son leader incontesté Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Comme l’a écrit notre confrère Joseph Ilunga, l’UDPS de Tshisekedi hier marginalisée par toute la classe politique zaïro-congolaise a aujourd’hui le vent en poupe. Outre «le réarmement morale de sa base politique à travers le pays» et la réaffirmation de son leader «de mener le dernier combat de sa vie politique» en 2011; le parti de Limete aura tenu bon comme le dit son cri de guerre. Les débauchages, ni les multiples partis politiques satellites alimentaires crées autour de cette «fille aînée» de l’opposition n’auront eu ni la tête et encore moins la détermination dans ses idéaux de cette grande formation politique née au début des années 1980. Les dernières tendances en intentions de vote au travers du pays sont claires : 19% des congolais de toutes les provinces se prononcent de voter pour l’UDPS en 2011. Arrive en second position le MLC du Chairman Jean-Pierre Bemba Gombo avec 8 % d’intentions de vote selon ce même sondage. Cette étude réalisée du 8 au 10 septembre 2010 par L’Institut de Sondage Les Points (1, avenue de la Maternité, Kinshasa-Ngaliema email lespoints@yahoo.fr , Tél. 00243812030190) dans les chefs-lieux de province et dans des villes à forte concentration démographique est révélatrice d’une réalité. Celle de l’encrage du parti de Tshisekedi malgré sa marginalisation depuis le début des années 1990. L’échantillon représentatif de 1.000 congolais âgés de 18 ans et plus en tenant compte du sexe, de l’âge, des études faites et de la profession du sondé est également révélateur : même les jeunes qui sont nés après le 24 avril 1990 et qui seront en âge de voter en 2011 feront confiance à un parti politique dont ils n’ont jamais vécu l’expérience en dehors de l’histoire entendue des aînés. Ce sondage dont tout le monde ergote à travers le pays profond cherchait à connaître les intentions des gens quant à leur encrage politique pour 2011. Il à également prédit les intentions de vote aux Législatives de l’an prochain en permettant aussi de fixer l’opinion sur les partis politiques les plus en vue aujourd’hui. Si l’UDPS de Tshisekedi et le MLC de Bemba caracolent en tête de la course, le PPRD de Joseph Kabila s’englue avec 4% d’intentions alors que son allié du PALU d’Antoine Gizenga et Adolphe Muzito ne recueille que 6% des voix. Des autres alliés mobutistes de Joseph Nzanga avec son UDEMO, on n’en parle même pas. Pourtant, ces trois coalisés dirigent le pays depuis 2006 jusqu’à ce jour. Est-ce un signe de temps, il y a lieu de s’en interroger car l’usure du pouvoir a fini par faire ses effets sur eux tous. Aucune réalisation dans le bien-être de la population n’ayant suivi les bons discours, les électeurs sont parvenus à comprendre qu’il fallait sanctionner cette coalition contre nature et cela, une fois pour toute en 2011 si élections y en aura. Ce qui fait déjà craindre à certains «Honorables» députés et autres «Excellences» sénateurs de ne pas retrouver leurs fauteuils au Palais du Peuple de Kinshasa Lingwala, siège des deux chambres du parlement. Pendant ce temps, Pierre Lumbi Okongo; hier dans l’opposition radicale et aujourd’hui l’homme fort de la Sécurité auprès de Kabila continue à brouiller les cartes. C’est son parti en même temps ONG, le Mouvement Social pour la République (MSR) qui semble récolter les miettes de l’effritement des alliées du régime. Vers une alliance UDPS et MLC ? La question se pose dans le pays au vu des derniers sondages plaçant les deux partis politiques en tête de listes électorales pour 2011. Paraît-il que des contacts officieux existent entre les responsables de deux formations politiques depuis un certain temps tant au niveau intérieur qu’à l’extérieur du pays à Bruxelles où s’séjourne Etienne Tshisekedi et à la Haye aux Pays-Bas dans sa prison du CPI pour Jean-Pierre Bemba. La dernière sortie de Tshisekedi dans Jeune Afrique à propos de l’incarcération de Bemba est claire : «Non, il ne le mérite pas. Sa place est au Congo, pas à la Haye» est plus que claire. Sincère, le leader Maximo dont on connaît la probité intellectuelle et morale l’ toujours été. Mais est-ce cette attitude est-elle aussi claire dans l’autre camp du côté du MLC ? Dans tout le Congo, une autre question taraude les esprits de la population et des militants : «Est-ce qu’il ya du sérieux dans ces contacts» ? La réponse parait difficile eu égard «aux précédents» entre parti politiques congolais depuis le 24 avril 1990. D’ailleurs, la constitution du Bureau de la nouvelle CENI dans sa composante opposition nous a démontré la véritable face des gens. Ceux qui ont goûté aux bienfaits du pouvoir avec son argent facile n’ont jamais voulu voir l’UDPS accéder aux mêmes privilèges du fait qu’elle n’a jamais été avec eux dans la gestion du pouvoir depuis la période du «pré dialogue» et celle d’après les élections générales de 2006. La suite est connue de tous… Ceci n’excluant pas cela, l’UDPS et le MLC pourront toujours se retrouver dans une alliance stratégique pour faire barrage aux aventureux et autres opportunistes politiques actuels pour que demain triomphe une réelle démocratie. Il y va donc du sérieux et de la vérité d’engagement de chacun des partis politiques sur des bases bien définies dès le départ. C’est du reste cette stratégie qui avait fait défaut aux leaders politiques congolais dès la fin du Dialogue inter congolais de Sun City en Afrique du Sud. Les gens avaient privilégiés les intérêts personnels au bonheur collectif de tout un pays au travers d’un vrai projet de société devant amener le changement et le développement tant attendus depuis 50 ans après l’indépendance. L’illusion Kamerhe. D’aucuns tentent aujourd’hui de présenter Vital Kamerhe comme un futur candidat sérieux parmi tant d’autres. Le député national et ancien Président du Parlement qu’on ne cesse de présenter comme l’homme du succès de Kabila face à Bemba en 2006 serait subitement devenu un opposant notoire ? A Congoone comme dans l’ensemble du pays, tout semble démontrer le contraire car un jour ou un autre, l’homme finira par revenir à son premier amour, Joseph Kabila. Ce ne sont aucunement les rencontres avec Bemba à La Haye ou avec Tshisekedi par des intermédiaires à Bruxelles qui font que l’homme Kamerhe soit devenu un opposant politique fréquentable. Au contraire, Bemba et Tshisekedi feraient mieux de se méfier de cet homme comme de la peste car on en a connu les retournements des costumes depuis 1990 jusqu’à ce jour. Les alliances futures ne devront faire perdre de vue que chaque formation politique devra se battre pour remporter les suffrages et gérer la chose publique. Tout positionnement devra donc être éloigné du vrai objectif à atteindre : le changement du régime pour le bien du grand CONGO. Source: congoone |
vendredi 15 octobre 2010
RDC: Les joutes de 2011 et «les probables alliances»…
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire