Les élections arrivent. Le Congo Kinshasa est toujours en perte de vitesse et les choses ne marchent
pas bon train. Dans un communiqué de presse, en date du 12 décembre 2010, Ne Muanda Nsemi,
président national du parti Bundu dia Mayala(BDM) et Fula Matingu, secrétaire général de ce parti
,dénoncent, pour une nième fois, des cas d’enlèvements,des bastonnades et d’arrestations arbitraires
infligés aux membres de leur parti. Le dernier cas de vandalisme en date est intervenu le 7
décembre 2010 au siège national du parti composé en grande majorité des Bakongo appelé « Bundu
dia Mayala », situé au croisement du Boulevard Triomphal et de l’avenue Kasa-Vubu. Il s’agit de
l’enlèvement de MM. Nguala Nzawu, Ngoma Mpambu, Mayimbi Muanda et Mavangulu M’Vuezolo.
Tous ont été embarqués à bord de camionnettes bondées d’hommes en tenue civile,armés de
Kalachnikovs.
Ces militants ont été conduits vers une destination inconnue. Ce, jusqu’à ce jour, renseigne la source.
Elle précise : «... deux camionnettes non immatriculées, chargées d’hommes en tenue civile mais
armés et munis de moyens de communication, ont débarqué au siège national pour effacer de
nouveau les écrits qui ont été renouvelés. Ils ont pénétré dans la parcelle et dans l’immeuble d’où ils
sont ressortis en emportant le drapeau du parti qu’ils ont descendu, un poste téléviseur, une
photocopieuse, des photos, brochures de BDM et autres biens. Et ils ont amené avec eux quatre
militants qui étaient de permanence ce jour-là ».Comme à l’accoutume , signale la source, les
hommes qui ont mené cette opération n’avaient aucun ordre de mission. Ils sont de l’Agence nationale
de renseignements (ANR)/ville de Kinshasa, d’après des éléments de la police de passage sur le lieu
qui avaient pu identifier une des camionnettes. Aussi demandent-ils « aux autorités compétentes
d’ouvrir une enquête pour que soient condamnés les auteurs de ces actes de vandalisme
inconcevable dans un Etat de droit que se veut la RDC ».Aussi,la direction politique de BDM demande
« la libération immédiate des personnes arrêtées injustement et la restitution des biens du parti
emportés »
Ne Muanda Nsemi et Fula Matingu expriment leur ras-le-bol suite au traitement discriminatoire réservé
à leur parti, pourtant en règle vis-à-vis de la loi. Le parti BDM existe légalement, conformément à la loi
N°4/002 du 15 mars 2004 portant fonctionnement des partis politiques en RDC.La direction politique
de « Bundu dia Mayala » (BDM) s’inscrit en faux contre les brimades et autres actes barbares dont les
militants de BDM continuent à faire l’objet de la part des services spéciaux de la Police nationale
congolaise et autres, au service du pouvoir en place.
Le 24 Novembre 2010, Le siège national de ce parti a également, fait l’objet d’une visite insolite des
hommes armés au service du pouvoir de Kabila. « Plusieurs hommes armés à bord d’une camionnette
blanche de marque Mitshubishi, sans plaque d’immatriculation, sont descendues devant le siège
national du BDM. Et après, les flibustiers ont effacé les écrits de BDM affichés devant le siège du
parti », et ont emmené avec eux pour destination,le militant du parti Ming wa Mingi de Kimpemba à la
prison de Kisantu dans le Bas-Congo. Le péché du partisan Ming wa Mingi de Kimpemba est d’avoir
hissé le drapeau qui porte l’effigie du parti Bundu dia Mayala(BDM).Cette arrestation est logiquement
arbitraire.
L’on rappelle qu’au mois d’août 2010, des enlèvements,arrestations et détentions arbitraires des
membres du BDM, opérées par les services spéciaux de la Police nationale et autres, ont eu lieu à
Boma, Patu, Luozi et Lukula dans la province du Bas-Congo (Kongo central). En plus, quelques
militants du parti ont été détenus et ont passé des mauvais quart d’heures en taule pour avoir mené
des activités au sein d’un parti, soi-disant, n’ayant jamais été enregistré au Ministère de l’Intérieur et
ne disposant pas d’une personnalité juridique. Bien après, ces vaillants combattants ont été acquittés
par la justice congolaise, manipulée par les ennemis du peuple que sont le pouvoir en place et autres
marionnettes de Kabila.
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