mercredi 19 janvier 2011

France-Afrique: La fameuse cellule africaine.

Officiellement, la cellule africaine de l’Élysée est un groupe de collaborateurs proches du Président de la République en France chargés de veiller à la sauvegarde des intérêts de la France en Afrique.
Cette cellule a été créée en 1960, au moment des indépendances, en tant que secrétariat général à la présidence de la République pour les affaires africaines et malgaches. Son premier directeur fut le fameux Jacques Foccart, qui mit au point un véritable système qui coordonnait l’action d’un vaste réseau d’hommes politiques, de diplomates, d’hommes d’affaire français et africains. Alain Poher, président par intérim de la République en 1974, le supprime officiellement. Cependant la structure continue à fonctionner de manière autonome, la présidence française se contentant de fermer les yeux sur son existence et ses opérations.








Sous Valéry Giscard d’Estaing, ce secrétariat général est remplacé par une structure qui prend le nom de « cellule Afrique » et dont le premier responsable fut René Journiac, ancien magistrat dans les colonies, remplacé après sa mort suspecte dans un accident d’avion, par M. Kirch, magistrat à la cour des comptes.
Ladite structure est nommée « cellule Afrique » jusqu’à la fin du second mandat de Jacques Chirac. En 2007, à l’arrivée de Nicolas Sarkozy, il est décidé de ne plus avoir de conseiller Afrique mais un conseiller diplomatique adjoint chargé de l’Afrique, sous l’autorité du conseiller diplomatique, Jean-David Lévitte. En somme ce n’est que le contenant qui change.
Succédant à Michel de Bonnecorse, Bruno Joubert est actuellement conseiller diplomatique adjoint chargé de l’Afrique sub-saharienne, qui doit prochainement passer sous l’autorité du Conseil national de sécurité, qui sera dirigé par Jean-David Levitte. Il est assisté de deux conseillers techniques, Rémi Maréchaux et Romain Serman. Autour de cette cellule gravitent des personnalités telles que l’avocat Robert Bourgi (fortement contesté), l’ancien ministre Olivier Stirn et Patrick Balkany.
Dans la réalité, cette cellule a toujours dès son origine, été une structure peu honorable, regroupant des gens peu scrupuleux, voir tout simplement des criminels, des anciens militaires et légionnaires déguisés en diplomates, politiques ou encore en hommes d’Affaires.
Il faut pour s’en convaincre se reporter au mot d’ordre ou à la devise de cette structure, véritable réseau de barbouzes qui est d’utiliser tous les moyens sans exceptions (chantages, enlèvements, assassinats, crimes économiques etc) pour atteindre leur but.
Il s’agit d’une structure qui ne rend aucun compte de ses opérations, seul compte le résultat, l’objectif. C’est une véritable institution ou plutôt, un corps sans foi ni loi, et qui n’est soumis à aucun droit au sein de l’appareil étatique français, et auquel tous les français opérant en Afrique peuvent recourir pour imposer leur domination sur le terrain, au détriment des Africains.
Sous le sceau de la franceafrique, sous la pression de cette structure, et au nom de clauses secrètes, les ressources africaines sont captées par les entreprises françaises à des tarifs défiant toute concurrence. C’est vous dire que ces tarifs imposés sont souvent très largement en dessous des prix affichés par les cours mondiaux et ne dépassent jamais pour les mieux lotis, 35% des cours mondiaux.
Ni les lois africaines ni les lois françaises ne peuvent s’opposer aux objectifs et desideratas de cette cellule. D’ailleurs comme le confirme un de ses anciens patrons dans un interview donnée pour les besoins du film « FranceAfrique » le directeur de cette structure criminelle et mafieuse (appelons un chat un chat) est l’homme le plus puissant de France. Il peut faire tout sans rendre de compte à personne, et n’est soumis à aucune loi que celle qui défend les intérêts à tout prix de la France.
Ce sont essentiellement ses agents souterrains, dont parfois certains ignorent à quoi ils collaborent, qui sont les plus dangereux et constituent les chevilles ouvrières du système. Véritables sources d’informations, essentiellement composées de monsieur tout-le-monde ; du touriste à l’air innocent à l’humanitaire qui sillonne les campagnes et les villages africains forant des puits, ou participant à des campagnes agricoles, qui brassent et fournissent des informations capitales sur nos pays, nos populations…
















Avec la présidence de Nicolas Sarkozy, le titre de « monsieur Afrique » pompeusement rebaptisé « conseiller diplomatique adjoint chargé de l’Afrique » n’a rien changé à la donne. Sur le terrain, on a toujours les marchands d’armes, et d’illusion, anciens gendarmes, policiers, légionnaires reconvertis en homme d’affaires ou en diplomate qui font la guerre aux Africains chez eux, avec la complicité d’autres Africains succombant à l’appât du gain facile, et qui ayant en main les appareils d’Etat ont pris le parti d’être des soldeurs du continent et de ses ressources ; au lieu de s’en servir à édifier un pays, regroupant autour de projets les populations africaines,.
Si le nouvel épouvantail édifié par l’occident et qui s’appelle TPI (Tribunal pénal international) avait une véritable mission de lutte contre le crime international, on y aurait déjà vu une longue liste de barbouzes et d’hommes d’affaires défiler. Malheureusement cet épouvantail n’est destiné qu’à faire frémir les dirigeants africains qui se sont rendus complices et ont accepté un pouvoir confié par des criminels qui pour leurs intérêts et le pillage des ressources africaines, leur ont donné les moyens et l’autorisation de massacrer leurs frères ; se mettant ainsi une corde au cou.
KamtRâ A. A. 2486

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