mardi 18 janvier 2011

Héros ou aventurier?

 
Le défunt président LD Kabila.

Dimanche 16 janvier 2011 coïncidait avec le 10eme anniversaire de la mort de Laurent-Désiré Kabila (LDK) autrement dit Mzee, père putatif du "raïs", alias la «haute hiérarchie», «l’autorité morale» de l’AMP, lequel, à cette occasion, a assisté avec femme et enfant au culte présidé par monseigneur Marini Bodho en mémoire du «héros national». Un héros? Mais de quoi?

Selon mon ami qui sait tout sur tout et presque tout sur rien à Kinshasa-lez-immondices, l’Histoire est têtue et nul n’a le droit de la travestir. Les Congolais n’oublieront jamais que Rwandais, Ougandais, Angolais et Américains ont parrainné l’accession de Mzee au pouvoir. Et mon ami de s’interroger : «Qui a fait rentrer le loup dans la bergerie?» De même, ils n’oublieront jamais que le chef d’état-major des Fardc (Forces armées de la RD Congo), nommé par Kabila père, avait pour nom : James Kabarebe.

C’est bien cet officier rwandais - devenu depuis ministre rwandais de la Défense nationale - qui a téléphoné à "LDK", alors à Lubumbashi, pour lui annoncer la chute de Kinshasa et l’inviter à gagner la capitale. Le récit que fera plus tard l’officier Rwandais mérite la palme au festival du… ridicule : «J’ai entendu Kabila hurler au téléphone : «Je suis chef ! Je suis président du Congo ! Je suis tout !» Et tout cela, vautré à même le sol. "Héros" avez-vous dit?

Comment laisser de côté un pan de l’Histoire qui accorde, suivant les "accords de Lemera", le Nord et le Sud-Kivu au Rwanda? Mon ami qui sait tout m’informe d’ailleurs que le journaliste français Pierre Péan en parle dans sa dernière publication "Carnage". Les contrats miniers signés à tour de bras avant même de s’autoproclamer président de la République. Les diamants subtilisés à la Miba lors de la chute de Mbuji-Mayi. Le brave peuple congolais aurait pu passer l’éponge sur les larcins de Mzee s’il n’avait pas en héritage le porteur d’œufs, "l’autorité morale", "la haute hiérarchie" que la planète nous envie. Pour cela, dit mon ami, aucun Congolais n’est prêt à lui pardonner.
Jacky Mopipi
© Congoindépendant 2003-2011

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