| par Clément Wa Mbuyi |
| Lundi, 17 Janvier 2011 19:33 |
Assez; c’en est de trop des caprices et autres facéties des manières du régime récalcitrant de Joseph Kabila qui n’en fait et n’en veut qu’à ses humeurs. Meurtres d’étudiants maquillés en suicides, misère non descriptible de la population entière du pays, coup d’Etat constitutionnel en marche par rapport à la volonté de modifier la Constitution voulue par les proches du Chef de l’Etat … La coupe n’en est que pleine au jour d’aujourd’hui. Et pour cause, la peur qui s’est emparée du camp du pouvoir depuis que le vieux Étienne Tshisekedi a fait son come back au pays avec en ligne de mire les présidentielles de septembre 2011. La démission de «l’ex-champion de la machine à gagner de l’AMP» Vital Kamerhe pour d’autres cieux politiques en créant son propre parti politique l’UNC n’a fait renforcer la panique de Kabila et son dernier carré des courtisans. Tous les moyens leurs sont bon, même à faire la modification de la Constitution du pays pour faire élire frauduleusement leur chef dans un scrutin à un seul tour au fallacieux motif du coût d’un deuxième tour et surtout des risques des troubles qu’engendreraient un tel vote. Mais c’était sans compter avec a détermination de tout un peuple qui se lèvera très bientôt comme un seul homme pour prendre en mains sa destinée. L’exemple du courage des tunisiens face à la barbarie et aux tueries des forces du régime vient de révéler à la face du monde qu’on peut brimer un peuple un temps mais pas tout le temps. 23 ans de règne du dictateur Ben Ali n’auront pas suffit de tuer l’âme du peuple tunisien dont nous nous réclamons tous aujourd’hui. La fuite de ce dictateur rappelle à s’y méprendre cette autre du Maréchal Mobutu devant les enfants soldats de Laurent-Désiré Kabila en 1997 après 32 ans de règne qui avaient chosifié le peuple zaïrois. Les congolais n’en ont que marre aujourd’hui du kabilisme qui de 1977 à 2011 soit 13 de règne monarchique s’est vu confisqué tous ses droits. De Kinshasa la capitale au plus profond du pays, toute la population ne pleure que la cherté du coup de la vie pendant que les dirigeants du régime et leurs courtisans se la coulent douce en mangeant à leur faim. A force de contenir sa colère, l’explosion risque de dépasser tout entendement si le peuple se verra encore voler ses aspirations quant à une réelle et vrai alternative politique dans le pays. A l’exemple de la Tunisie, les FARDC devraient comprendre que la protection de son peuple demeure la mission régalienne que lui donne sa mission. Être au service du pays et non d’un individu grandira son estime auprès de la population que le contraire. 50 ans après la mort de Patrice Émery Lumumba dans les circonstances que tous cannaient, son testament politique résonne encore et pour toujours dans le cœur profond du peuple : la liberté, l’indépendance et non le pain. De la révision constitutionnelle. L'inattendue sortie de Louis Michel sur les ondes de RFI au micro de Christophe Boisbouvier sur projet de révision constitutionnelle en aura surpris plus d’un, lui qui fut le maître à penser et le parrain du régime Joseph Kabila. Pour lui, toucher à cette loi électorale est contraire à la constitution en balayant d’une main les arguments mensongers du pouvoir de Kinshasa car on peut comparer les situations de la Côte d’Ivoire et du Kenya à celle du Congo Kinshasa. Et pour explication, ce qui est arrivé dans ces deux pays n'est pas du tout lier à la tenue du 2ème tour de la présidentielle mais bien le refus des perdants de se plier à la volonté du souverain primaire. Vital Kamerhe n’en reste pas loin de Louis Michel. Dans une interview au journal parisien Jeune Afrique il déclare : Le scrutin à un tour serait très dangereux pour la cohésion nationale. Un scrutin à un tour ne permettrait pas l’élection d’un président consensuel. Nous en avons pourtant besoin. Au Congo, il y a plus de quatre cents ethnies et plus de trois cents partis politiques. Nous allons donc nous battre pour que le Parlement refuse cette modification de la Constitution (dont l’adoption requiert la majorité des trois cinquièmes, NDLR de jeune Afrique). En condamnant véhément ses anciens amis, Kamerhe qui veut prendre sa place au sein de l’opposition réaffirme ses propos sur un manque d’un vrai leadership à la tête du pays dont il se demande s’il est en réalité gouverné. Le temps est donc venu pour le peuple congolais d’entamer une résistance citoyenne comme celle de nos frères tunisiens. Certes, il en tombera encore des martyrs dont les premiers ont été Floribert Chebeya et Armand Tungulu ainsi que tous ces étudiants retrouvés morts sur le campus de l’UNikin. Que leur sang féconde la lutte pour la libération nationale comme ce fut le cas de celui des chrétiens du 16 février 1992 pour la réouverture des assises de la Conférence Nationale Souveraine. Trop c’est trop et c’en est assez du régime Kabila. C’est mon coup de gueule et qui ne m’engage que moi. |
mercredi 19 janvier 2011
Mon coup de gueule : nous sommes tous Tunisiens !
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Assez; c’en est de trop des caprices et autres facéties des manières du régime récalcitrant de Joseph Kabila qui n’en fait et n’en veut qu’à ses humeurs. 








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