Par Xinhua.net
Malgré l'absence d'un chronogramme officiel, la République démocratique du Congo (RDC), fameux "scandale géologique et minière" d'Afrique centrale, bruit déjà de manœuvres en tous genres pour la succession de Joseph Kabila, élu en 2006 après un processus électoral initié pour mettre un terme à une transition politique de trois ans consécutive à 5 ans d'une sanglante guerre civile.
Malgré l'absence d'un chronogramme officiel, la République démocratique du Congo (RDC), fameux "scandale géologique et minière" d'Afrique centrale, bruit déjà de manœuvres en tous genres pour la succession de Joseph Kabila, élu en 2006 après un processus électoral initié pour mettre un terme à une transition politique de trois ans consécutive à 5 ans d'une sanglante guerre civile.
Principal adversaire politique de Joseph Kabila, l'ex-vice-président Jean-Pierre Bemba, leader du Mouvement pour la libération du Congo (MLC, ex-rébellion) mis aux arrêts et emprisonné dans les geôles de la Cour pénale internationale de La Haye aux Pays-Bas pour des accusations de "crimes de guerre et crimes contre l'humanité" en Centrafrique, sera d'office hors course.
"Ça c'est une autre forme de gestion des conflits qu'on a eu à observer ces derniers temps en Afrique, souligne le Pr. Ntuda Ebodé. On annonce un armistice, mais à peine on a commencé cet armistice, on arrête les gens. Ça veut dire qu'on joue avec le feu. Donc, en République démocratique du Congo, je crois qu'il y a deux problèmes fondamentaux".
"Le premier problème, c'est l'immensité du pays. Quel type d'organisation politique les Congolais pensent qu'il peut faire en sorte que tout le monde vive décemment en se sentant Congolais ? Le deuxième problème, c'est la répartition des richesses. Et c'est sur cette répartition des richesses que la communauté internationale oppose les Congolais les uns aux autres, depuis Lumumba".
Pour ce qui semble la dernière bataille de sa vie, l'ex-Premier ministre Etienne Tshisekedi, 78 ans, de retour d'un exil volontaire en Belgique, croit pouvoir créer la surprise. Seulement, "si cet opposant qui vient d'arriver était parti pour des raisons de sécurité, qu'est-ce qui a changé en matière de sécurité au Congo pour qu'il revienne donc maintenant ? Ça veut dire qu'il pouvait aussi rester. Lorsqu'il revient, il est porteur de quel message ? Il est l'envoyé de qui ? Il va servir les intérêts de qui ? Des Congolais ou bien de l'extérieur ?", note malicieusement le politologue.
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