Le gouvernement des Etats-Unis a réagit à un rapport faisant état de nombreux viols perpétrés à Fizi, au Sud-Kivu, pendant la période des festivités de fin d’année.
Dans un communiqué à la presse, le gouvernement des Etats-Unis et l’ambassade des Etats-Unis en RDC sont très préoccupés par les rapports de viols qui ont été perpétrés à Fizi, dans la province du Sud-Kivu, le jour de l’An. Le gouvernement des Etats-Unis a condamné à maintes reprises l’épidémie de violence sexuelles dans les zones de conflit à travers le monde et continue de parler ouvertement et en toute franchise de ce problème. « Nous soutenons les mesures visant à protéger les populations locales de la violence sexuelle basée sur le genre et à traduire les auteurs en, justice ceux qui commettent de telles atrocités», souligne le communiqué de l’ambassade des Etats-Unis en RDC. Et d’ajouter : « Nous encourageons le gouvernement de la RDC à prendre les mesures nécessaires pour aider les victimes et traduire les auteurs en justice ».
Pour le gouvernement et l’ambassade des Etats-Unis, l’arrestation de certaines personnes qui seraient responsables de ces viols est un premier pas positif. « Notre programme d’aide actuel soutient les victimes de la violence sexuelle basée sur le genre dans la région », souligné le communiqué qui conclut : « Nous travaillerons ensemble avec d’autres partenaires pour trouver le meilleur moyen d’aider les victimes de cette tragédie récente ».
A rappeler que la représentante spéciale du secrétaire général de l’Onu sur les questions de violences sexuelles dans les zones de conflits, Mme Margot Wallström, a appelé dimanche 9 janvier 2011 les autorités de la RDC à immédiatement « lancer une enquête sur les viols perpétrés récemment dans le Sud-Kivu ».
La semaine dernière, l’Ong Médecin Sans Frontière (MSF) avait déjà tiré la sonnette l’alarme en indiquant que les « hommes armés avaient violé plus de 30 femmes le soir du jour de Nouvel an lors d’une attaque de Fizi, au Sud-Kivu ».
Immédiatement, après ces agressions, la Monusco a établi une base opérationnelle dans la zone.
Pour Mme Margot Wallström, ces incidents confirmaient malheureusement les inquiétudes qu’elle avait transmises au Conseil de sécurité de l’Onu tout en souhaitant la possible application des sanctions contre les soldats des FARDC auteurs de ces crimes.
En décembre 2010, le Conseil de sécurité de l’Onu avait adopté une résolution autorisant à tous les groupes armés ; à travers le monde de sanctionner les auteurs de ces incidents.
Par Louis-Paul Eyenga Sana
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire