C’est un secret mal gardé. A défaut d’occuper le fauteuil du président Ivoirien Laurent Gbagbo, Ouattara Alassane veut embraser la Côte d’Ivoire. Depuis le mardi 11 janvier dernier, Une fusillade entre des éléments des forces de défense et de sécurité (FDS) et des individus identifiés comme des partisans du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et pour la paix (RHDP), fait plusieurs blessés et des morts dans la commune d’Abobo.
PK 18 ``Derrière pont`` et ``UNICAFE`` passeraient pour être, comme bien de sous-quartiers des périphéries de la ville d`Abidjan, des sièges de ``réseaux dormants`` d`éléments des forces armées des forces nouvelles (FAFN) débarqués dans la capitale économique ivoirienne. D`où une surveillance accrue des mouvements dans ces zones par les FDS.
Mais, les faits qui vont conduire aux fusillades d`hier, seraient partis d`une distribution de tract par des individus, lundi dernier, au grand marché, dans quelques marchés annexes et à la gare routière de la commune d`Abobo. Ces tracts, appelleraient à un boycott de toute activité sur le territoire communal. Pas de transport public, ni de commerce. Une sorte de prolongation de l`opération de désobéissance civile, dans la commune,acquise à l`ancien Premier ministre Alassane Ouattara, porte-flambeau du RHDP .
En remontant l`information, les FDS identifient encore les sous-quartiers PK 18 ``Derrière pont`` et ``UNICAFE`` d`où seraient partis le gros des distributeurs des tracts. Dans la nuit, des dizaines de cargos investissent la zone bouclée depuis la société AGRIPAC – zone d`entrée de PK 18 ``derrière pont`` - à UNICAFE.
Sur le coup de 6h, les violences vont survenir quand un groupe d`une vingtaine jeunes, dans des tenues de chasseurs traditionnels dits ``dozo``, sort des quartiers et commence à empêcher les transporteurs en activité. Le tract distribué n`ayant visiblement pas eu écho favorable auprès de ces derniers estimant avoir été les seuls à payer de la dernière grève n`ayant paralysé le trafic que dans leur seule commune.
De leurs embuscades, les éléments des FDS, composés de policiers et de gendarmes, ont aussitôt lancé l`offensive pour empêcher cette autre paralysie du trafic. Ils essuient des tirs à l`arme de guerre. La riposte est instantanée.
Les échanges de tirs s`intensifient. Peur-panique et stupeur dans le quartier dont les habitants vont rester chez eux, enfermés.
Derrière des barricades, des jeunes empêchent toute entrée dans la zone encore sous tension au moment où nous quittions les lieux aux environs de 17h.
«C`est vers 7 heures du matin que nous avons entendu les premières détonations d`armes automatiques. Si bien que je n`ai pas pu me rendre au travail parce que les tirs ont continué jusqu`à la mi-journée», nous confiera un riverain.
Quand un agent des FDS, qui a participé à l`opération nous donne une autre version des faits. «Il nous a été signalé une cache d`armes dans cette zone.
Une enquête minutieuse en ce lieu nous a permis de localiser le site. Nous avons mené l`opération pour neutraliser ce site. A notre arrivée, nous attendions l`ordre de la hiérarchie quand nous avons essuyé des tirs», dira l`agent, un sous-officier.
Nous y reviendrons.
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Par Prunelle P. (avec l'inter)
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