lundi 17 janvier 2011

Tunisie : un exemple édifiant qui devrait nous interpeller.

Que faut-il encore d’autres pour que le nègre comprenne que lorsque l’Occident parle de Droits de l’homme, cela touche tout le reste sauf lui ?
Que faudra-t-il qu’il arrivât avant que ces gardiens lugubres des ténèbres ouvrent leur sens à la connaissance de la réalité ?















Cela fait des siècles que l’Africain se démène pour se débarrasser de cette gangrène, que sa route et son destin ont eu le malheur de croiser, et qui se proclame civilisation. Une gangrène que certains nègres vénèrent, et on se demande pourquoi. Une gangrène qui a exterminé les Indiens, les Aborigènes d’Australie, les Aztèques, les Incas... et qui a essayé sans succès d’exterminer l’Africain, se résolvant à le faire ployer sous une domination inhumaine aux antipodes de ce qu’on peut, en toute intelligence, appeler humanité, civilisation synonyme de culture. Une gangrène dont le seul attribut est la barbarie dont son parcours est semé.
Combien de temps faudra-t-il pour que le nègre ouvre ses yeux ? Quels autres malheurs faudra-t-il d’autres, pour qu’enfin ces pseudos africains qui n’ont à cœur que de singer l’occident imposteur, comprennent enfin ?
Sous nos yeux, il y a eu des révolutions, en série, et en cascade, de la perestroïka à la dernière en date du peuple tunisien et qui ont vu tous ces peuples triompher de leurs tortionnaires. Seuls les peuples africains ont vu leurs luttes s’éterniser et ne pas avancer d’un iota, vu les criminels imposés à leur tête assassiner allègrement et sans inquiétude aucune.
Dans nos pays tout n’est que factice, tout n’est que façade, les ressources de nos pays servent à nous ensevelir chaque jour un peu plus et à nous dominer.
En Côte d’Ivoire une soi-disant communauté internationale vient de faire dépenser et engloutir des sommes considérables dans une parodie d’élection. Avec les 300 milliards de francs des Ivoiriens que la France de Sarkozy, soutenue par Obama, grosse déception de beaucoup d’Africains, sous le couvert de l’Onu a fait jeter par la fenêtre dans un simulacre d’élection, « on aurait pu construire 300 hôpitaux, 1.000 écoles, 50 Universités, 3.000 crèches, 5.000 dispensaires » selon Jean-Paul Pougala, professeur à l’Université de la Diplomatie de Genève en Suisse.
Au vu de ces éléments plusieurs questions peuvent nous interpeller : « qui est le vrai perdant dans ce simulacre d’élection ? » « Où a-t-on trouvé ces fonds pour des élections ? »
Ceux qui refusent de fermer les yeux le savent que ces fonds ne sont pas sortis comme par magie d’un chapeau, et que ce sont des fonds appartenant aux Ivoiriens. Fonds séquestrés par la France et qu’elle seule décide à son gré de débloquer pour des financements dont elle décide de la nécessité et de l’opportunité comme bon lui semble.
Inimaginable, c’est comme si vos salaires mensuels sont confisqués par une tierce personne et qui décide pour vous, de ce que vous devez faire avec votre argent. La Côte d’Ivoire aurait demandé ces fonds pour construire des écoles ou des routes qu’on lui aurait opposé une fin de non-recevoir.
Impensable ? et pourtant c’est la vérité et cela l’est pour tous les pays ou plutôt possessions françaises d’Afrique que sont ces territoires que nous appelons nos pays.
Regardons Ayiti (Haïti) un an après le séisme, la même communauté internationale qui s’impose aux Haïtiens ne fait rien d’autre que d’entretenir la misère qui en a découlé. Et pourtant on vous annonce qu’elle y a débloqué des milliards pour venir en aide aux Haïtiens.
Mais où vont ces milliards ? Il suffirait de regarder les poches des multinationales et des ONG occidentales qui se partagent en général le marché de l’entretien de la misère des noirs, et vous en conviendrez qu’il n’y a pas aide pour lutter contre les fléaux mais plutôt on entretient une situation visant à la maintenir. MOSENTO entre autres, en profite pour imposer ses semences transgéniques aux paysans qui sans d’autres offres d’opportunités ne peuvent que subir ce diktat... et avec toutes les conséquences futures (appauvrissement des sols, disparition des variétés de cultures naturelles existantes, risques pour l’écosystème... Et les nègres continuent de fermer leurs yeux, leurs oreilles, se bouchent le nez face à autant de pestilences.
Pour réellement aider les Haïtiens il aurait fallu que les sommes destinées à la reconstruction servent à donner du travail aux Haïtiens et que les entreprises chargées des programmes et intervenant dans la reconstruction soient locales ; que ces fonds servent à relancer les secteurs économiques existants qui ont déjà prouvé leur concrétude sur le terrain.
Or ce n’est jamais le cas, on assiste souvent plutôt à un partage de gâteau entre les valets locaux de cette communauté internationale et elle-même représentée par des multinationales voraces, et charognardes.
Les vies des populations noires n’ont-elles pas de valeur ? Même pas pour nous-mêmes ? Pour que nous osions dès aujourd’hui dire NON et foutre un coup de pieds au cul à ce petit pays doté d’une arrogance insane et méprisante qui fait nos malheurs depuis des siècles, et avec lui ses valets qui sont dans nos rangs ?
Mince alors ! Il a fallu quelques jours pour que les Tunisiens en viennent à bout de Ben Ali. Et donc il faut se rendre à l’évidence que de par le monde, hormis l’Afrique, tous les peuples ont ce droit à disposer d’eux-mêmes, lorsqu’ils se lèvent pour s’exprimer. Oui il faut s’en rendre compte que ce droit de liberté, et d’autodétermination nous est refusé, nié, et les véritables criminels, responsables de cet état, ceux qui tirent les ficelles et qui sont ailleurs, jouissant des ressources de notre continent ne sont nullement inquiétés. Leurs chiens de garde qui sont partout parmi nous leur sert d’armure. Tous ces criminels par complicité qui sont dans nos rangs et avec qui nous croyons partager des nationalités et patriotismes ; mais qui sont en réalité, et volontairement des larbins, des esclaves éternels dans leurs têtes et de qui l’on ne devrait rien attendre d’autre que de la traitrise.
S’il faut se réjouir ici pour le peuple tunisien et le féliciter pour son abnégation et son courage, il faut appeler de tous vœux que cet exemple fasse boule de neige sur le continent. C’est le lieu de rappeler aux sinistres et perfides sirs qui ont pour des calculs d’une bassesse inavouable, permis au régime d’Eyadema de renaître, en vouant aux gémonies la liberté que le peuple togolais aurait pu obtenir au sortir de la conférence nationale de 1991.
Tout reste à faire ; et les dirigeants de pays africains doivent prendre leur responsabilité, soit suivre leur peuple, dans la recherche et la réalisation de leur destin et leur bien être, ou subir le sort qui est celui qui attend l’impérialisme criminel déguisé en donneur de leçon et maquillé sous l’apparence de démocraties. Le sort de Ben Ali aujourd’hui déclaré persona non grata en France par son ami Sarkozy devrait inspirer plus d’un.
PS. Pour les ignares qui aiment glousser et se complaire dans l’esclavage volontaire, sachez pour votre gouverne que lors de la déclaration soit disant universelle des droits de l’homme, dont se targue la France d’en avoir été la promotrice, l’assemblée avait débattu pendant quatre (4) heures sur la question de savoir si l’article 1 proclamant, la liberté et l’égalité de tous les hommes à leur naissance, devrait être appliqué aux noirs. C’est vous dire... pourquoi cet article est formulé comme suit :
"Article 1er : Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune."
Toute la subtilité de ce texte raciste est dans la seconde phrase qui dit que les distinctions sociales sont fondées sur l’utilité commune. Ainsi l’utilité commune a pu fonder et justifier la continuation de l’esclavage, puis la colonisation, et le post-colonialisme. L’utilité commune a pu fonder que la France ait fabriqué de la fausse monnaie pour saboter l’indépendance de la Guinée (fait révélé par ses propres barbouzes). Et qui nous dit que le fameux franc CFA n’a pas subi le même sabotage afin d’être discrédité et pour que les nègres soient contraints à quémander le parrainage français ?
KamtRâ A. A. 2486

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