L’ancien ambassadeur US à Kinshasa (2004-2007) Roger Meece. Un "kabilophile" devant l’Eternel devenu chef de la Monusco.
Une semaine après l’affreux carnage accompli à l’Université de Kinshasa par des policiers conduits par le colonel Kaniama, la presse internationale connue pour sa promptitude à dénoncer les "massacres d’étudiants" se tait quand elle n’évoque pas le sujet sous forme de "brève" dans les pages intérieures. Il n’y a donc pas eu de manchette au titre racoleur. La "communauté internationale" se tait également. Etrange n’est-il pas?
Mon ami qui sait tout sur tout et presque tout sur rien à Kinshasa-lez-immondices assure qu’une vingtaine d’étudiants ont été "canardés". "De nombreuses familles attendent toujours la restitution des corps", soutient-il. Selon lui, les citoyens de la République très démocratique du Congo ne devraient s’en prendre qu’à eux-mêmes à force de croire que la fameuse "communauté internationale" doit cesser de veiller sur les intérêts des Etats membres du Conseil de sécurité pour résoudre les problèmes congolo-congolais en lieu et place des Congolais.
Très en colère, mon ami de me dire que les étudiants ont été tués pour avoir exigé plus de sécurité dans leur campus suite à deux morts suspects en l’espace de deux semaines. Il y a de quoi interroger les pouvoirs publics et singulièrement tous ces policiers ventrus, "payés" pour assurer la sécurité des personnes et des biens. Eh bien non!, poursuit mon ami, les étudiants ont été renvoyés à leurs syllabus par des tirs nourris laissant sur le macadam une vingtaine de leurs camarades. Pire, lors de son point de presse, le «vuvuzéla national», Lambert Mende, revenant sur la manifestation étudiante de déclarer : «Ils (les étudiants) ont pillé un camion contenant cinq cent ordinateurs don du gouvernement sud-coréen, incendiés quatorze véhicules, pillés la maison du recteur et détruit une station service.» "On perd la vie pour des malheureux ordinateurs de surcroît, reçus en cadeau!" s’exclame, mon ami, les bras levés au ciel.
Après l’affaire Chebeya dont le procès tourne en rond, Armand Tungulu enterré précipitamment alors que sa dépouille était réclamée par sa famille résident en Belgique, gageons, dit mon ami, que la mort de ces étudiants ne connaîtra pas un sort différent. Qui a donné l’ordre de tirer à balles réelles? Pourquoi? Autant des questions qui resteront sans réponses. Par ailleurs, regrette mon ami, aucune information judiciaire n’a été ouverte à ce jour pour connaître les circonstances de ce massacre. Le gouvernement avait pourtant annoncé l’ouverture d’une enquête pour élucider les deux décès.
Mon ami qui sait décidément tout de me rappeler qu’en 1990, la communauté internationale a condamné le Zaïre de Mobutu suite au "massacre des étudiants de l’université Lubumbashi". Vingt ans après, le bilan reste inchangé : un mort. Sans doute un mort de trop. Aujourd’hui, alors qu’un véritable massacre a été perpétré par les sicaires de "Joseph Kabila" alias «la haute hiérarchie», «l’autorité morale» que la planète entière nous envie -, la communauté internationale observe un silence absolument assourdissant. La presse mêmement. "Quand les intérêts sont en jeu, il y a des vérités qui ne sont pas bonnes à dire...", conclut mon ami.
Mon ami qui sait tout sur tout et presque tout sur rien à Kinshasa-lez-immondices assure qu’une vingtaine d’étudiants ont été "canardés". "De nombreuses familles attendent toujours la restitution des corps", soutient-il. Selon lui, les citoyens de la République très démocratique du Congo ne devraient s’en prendre qu’à eux-mêmes à force de croire que la fameuse "communauté internationale" doit cesser de veiller sur les intérêts des Etats membres du Conseil de sécurité pour résoudre les problèmes congolo-congolais en lieu et place des Congolais.
Très en colère, mon ami de me dire que les étudiants ont été tués pour avoir exigé plus de sécurité dans leur campus suite à deux morts suspects en l’espace de deux semaines. Il y a de quoi interroger les pouvoirs publics et singulièrement tous ces policiers ventrus, "payés" pour assurer la sécurité des personnes et des biens. Eh bien non!, poursuit mon ami, les étudiants ont été renvoyés à leurs syllabus par des tirs nourris laissant sur le macadam une vingtaine de leurs camarades. Pire, lors de son point de presse, le «vuvuzéla national», Lambert Mende, revenant sur la manifestation étudiante de déclarer : «Ils (les étudiants) ont pillé un camion contenant cinq cent ordinateurs don du gouvernement sud-coréen, incendiés quatorze véhicules, pillés la maison du recteur et détruit une station service.» "On perd la vie pour des malheureux ordinateurs de surcroît, reçus en cadeau!" s’exclame, mon ami, les bras levés au ciel.
Après l’affaire Chebeya dont le procès tourne en rond, Armand Tungulu enterré précipitamment alors que sa dépouille était réclamée par sa famille résident en Belgique, gageons, dit mon ami, que la mort de ces étudiants ne connaîtra pas un sort différent. Qui a donné l’ordre de tirer à balles réelles? Pourquoi? Autant des questions qui resteront sans réponses. Par ailleurs, regrette mon ami, aucune information judiciaire n’a été ouverte à ce jour pour connaître les circonstances de ce massacre. Le gouvernement avait pourtant annoncé l’ouverture d’une enquête pour élucider les deux décès.
Mon ami qui sait décidément tout de me rappeler qu’en 1990, la communauté internationale a condamné le Zaïre de Mobutu suite au "massacre des étudiants de l’université Lubumbashi". Vingt ans après, le bilan reste inchangé : un mort. Sans doute un mort de trop. Aujourd’hui, alors qu’un véritable massacre a été perpétré par les sicaires de "Joseph Kabila" alias «la haute hiérarchie», «l’autorité morale» que la planète entière nous envie -, la communauté internationale observe un silence absolument assourdissant. La presse mêmement. "Quand les intérêts sont en jeu, il y a des vérités qui ne sont pas bonnes à dire...", conclut mon ami.
Jacky Mopipi
© Congoindépendant 2003-2011
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