dimanche 6 mars 2011

Le rendez-vous d’Addis-Abeba n’est-il pas un piège pour Gbagbo, comme ce fut le cas d’Habyarimana ?


Posted by Editor on Mar 6th, 2011 // No Comment

Le rendez-vous d’Addis-Abeba n’est-il pas un piège pour Gbagbo, comme ce fut le cas d’Habyarimana ?

Si l’UA veut absolument asseoir le Président de la République Laurent Gbagbo, l’ancien Premier Ministre et chef de la rébellion du Nord Alassane Ouattara et le Président du Conseil Constitutionnel Paul Yao Ndré, tous des personnalités résidant à Abidjan, sur une même table, pourquoi faut-il les déplacer tous des milliers de kilomètres plus loin en Ethiopie ? Le plus souhaitable est un sommet de l’UA sans l’influence des Occidentaux, qui serait une rencontre entre les Africains pour résoudre un problème africain. Si l’UA entend donc véritablement résoudre la crise ivoirienne actuelle, créée par l’ONU et ses dirigeants que sont les Etats-Unis et la France, c’est sur le sol ivoirien qu’elle doit venir le faire.
Ndzana Seme
BALTIMORE 03/06/2011 – Sur le terrain ivoirien, d’après plusieurs sources citées dans les articles ci-dessous, l’ONUCI, la Licorne, l’Ecomog et Compaoré se positionnent tellement pour la guerre qu’il faut se demander si l’invitation de l’UA à Gbagbo de se rendre à Addis-Abeba n’est pas un piège pour avoir sa tête.
Ceci surtout quand on se rappelle, d’après Gbagbo lui-même dans une interview, que les réunions de l’UA enregistrent toujours plus d’Occidentaux « dans les couloirs » que les Africains dans les séances officielles.
Parmi ces Occidentaux dans les couloirs de l’UA, ne manqueront évidemment pas d’être présents ceux qui veulent la mort de Laurent Gbagbo, notamment les Américains et les Français.
Par conséquent, laisser Gbagbo voyager à Addis-Abeba n’est-il pas le plus grand risque qu’on puisse faire courir à l’homme dont la tête est mise à prix depuis trois mois par Barrack Obama et le gouvernement américain, Sarkozy et le régime français, les gouvernements européens et leurs laquais à la tête de certains pays africains ?
Souvenons-nous qu’au Rwanda, c’est de retour d’Arusha pour un sommet où il venait de signer avec l’opposition Tutsi armée soutenue par les Etats-Unis un accord de paix et de partage du pouvoir, que l’avion transportant le Président Habyarimana et son homologue du Burundi fut abattu le 6 avril 1994 (par des mercenaires français ou des individus aux ordres de la France !), afin de commencer le génocide qu’avait programmé le Président François Mitterand.
En Côte d’Ivoire où sont stationnées actuellement les troupes françaises Licorne, tout comme au Rwanda avant le génocide les troupes françaises étaient stationnées sur le terrain et annonçaient souvent leurs faux retraits, il se passe que la presse française et occidentale a déjà suffisamment préparé les esprits du monde sur le fait que deux groupes ethniques/religieux (du Nord musulman et du Sud chrétien, à l’image des Tutsi et des Hutus) sont sur le pied d’une « guerre civile ».
Souvenons-nous aussi que le colonialisme français, de même que ses régimes fantoches néocoloniaux, a souvent justifié sa tyrannie par la raison selon laquelle, sans les colons les tribus nègres s’entredéchireraient à l’occasion des guerres tribales. C’est justement vers cette logique que les média internationaux ont ces derniers mois entraîné les esprits au sujet de cette crise de plus en plus violente, que l’ONU, les Etats-Unis et les France ont créée de toutes pièces en Côte d’Ivoire.
Alassane Ouattara pourra-t-il jamais gouverner la Côte d’Ivoire ?
Même si Laurent Gbagbo disparaissait, il est très difficible actuellement pour Alassane Ouattara de diriger le Côte d’Ivoire dans la paix. Car il est certain qu’il sera tôt ou tard renversé par un coup d’Etat, qui ne manquera pas de commencer une guerre.
Car les officiers et hommes de troupe de l’armée nationale (FDS-CI) sont tellement anti-Ouattara et opposés aux forces rebelles FN de Ouattara, tellement fidèles et soudés à Laurent Gbagbo qu’ils puissent jamais laisser un président Ouattara en vie.
Faire disparaître Laurent Gbagbo, comme le cherchent donc actuellement les Occidentaux par tous les moyens, est le risque le plus lourd qu’ils puissent faire courir à la Côte d’Ivoire. Celui d’un génocide similaire à celui perpétré au Rwanda.
Nous savons également, et c’est cela le plus inquiétant, que partout où l’ONU a positionné ses troupes en Afrique pour le maintien de la paix, les pays concernés n’ont jamais plus connu la paix.
La République Démocratique du Congo (18 200 troupes) est un interminable chaos. Le Libéria (8 100 troupes) est un enfer dans en accalmie. La somalie (6 200 troupes) est un désastre humain. Le Soudan (17 200 troupes de l’UA et 9 900 de l’ONU) n’en finit pas avec la guerre, même après l’indépendance du Sud soutenu par les Etats-Unis pour le contrôle de son pétrole. Les Républiques Centrafricaine et du Tchad (1 400 troupes) n’en finissent pas avec les rebellions internes.
En clair, les Nations Unies ne maintiennent jamais la paix en Afrique. L’ONU enflamme plutôt les conflits qui détruisent les pays victimes.
C’est dire que même avec le soutien des troupes de l’ONUCI, de Licorne et de l’Ecomog, Alassane Ouattara président ne pourra jamais régner sur une Côte d’Ivoire en paix.
Le seul lieu pour résoudre cette crise à l’africaine est Abidjan ou tout autre endroit ivoirien
Si l’UA veut absolument asseoir le Président Laurent Gbagbo, le chef de la rébellion du Nord Alassane Ouattara et le Président du Conseil Constitutionnel Paul Yao Ndré, tous des personnalités résidant à Abidjan, sur une même table, pourquoi faut-il les déplacer tous des milliers de kilomètres plus loin en Ethiopie ?
Pourquoi l’UA n’a-t-elle pas pensé à tenir une telle réunion à Abidjan ou dans une autre ville ivoirienne ?
L’on se souvient que le Président d’Afrique du Sud Jacob Zuma avait justement déplacé un bateau de guerre sud africain au large d’Abidjan, dans le but d’héberger une telle rencontre. Malheureusement il fut agressé dans le Golf Hotel par les rebelles et les partisans de Ouattara.
L’UA a toujours tenu des sommets dans différents pays africains. La meilleure solution est que le sommet sur la Côte d’Ivoire se tienne à Abidjan, et non pas à Addis-Abeba.
Le plus grand avantage de la tenue de ce sommet à Abidjan en est que les corrupteurs, mercenaires et autres lobbyistes occidentaux, ceux là mêmes qui sont les plus dangereux ennemis de la Côte d’Ivoire, soit se décourageront de venir, soit ne seront tout simplement pas accepté sur le sol ivoirien par la douane ivoirienne.
Un tel sommet de l’UA sans influence des Occidentaux serait alors réellement une rencontre entre les Africains pour résoudre un problème africain.
Laurent Gbagbo ne devrait pas faire le voyage d’Addis-Abeba.
Car, si l’UA entend véritablement résoudre la crise ivoirienne actuelle, cette crise créée par l’ONU et ses dirigeants que sont les Etats-Unis et la France, c’est sur le sol ivoirien qu’elle doit venir le faire. Elle profiterait d’ailleurs ainsi de l’avantage que ses membres auront chacun d’entendre sur le terrain toute partie autre que les trois personnalités.
Si par contre l’UA rejette cette proposition, l’on doit comprendre que cette organisation entend absolument faire régler la crise ivoirienne par l’ONU, la France, les Etats-Unis, à travers leurs lobbyistes, leurs mercenaires et leurs corrupteurs au service des intérêts occidentaux qui veulent absolument prendre le contrôle de la Côte d’Ivoire à travers Ouattara.
Dans un tel cas, Gbagbo et les millions d’Ivoiriens solidairement regroupés autour de lui ont raison de dire qu’ils mourront pour la défense de leur Patrie. Et nous les soutenons corps et âme. Dieu protège la Côte d’Ivoire.
Ndzana Seme

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