
Le sultan d'Oman, Qabous Ben Saîd assiste à une parade militaire à Nazwa, à 120 kms au sud de Mascate lors de la célébration de la 36e fête nationale, le 18 novembre 2006.
Mohammed Mahjoub / AFP
Après les manifestations qui ont secoué le royaume ces derniers jours, le sultan Qabous, souverain d’Oman, a renvoyé samedi 5 mars 2011 deux de ses ministres. Il fait ainsi de nouvelles concessions après avoir annoncé il y a une semaine, une série de mesures destinées à calmer l’agitation dans le pays. Depuis 40 ans, Qabous tient le royaume d'Oman d’une main de fer.
Toutefois, lors des derniers rassemblements, les manifestants n'ont jamais réclamé le
Un souverain qui n'est pas directement remis en cause
Marc Valéri souligne la très forte légitimité du sultan au sein de la population. Il n'est d'ailleurs pas directement remis en cause par les protestataires. « On n’a pas une famille royale au pouvoir. On a un homme, le sultan Qabous qui détient tous les pouvoirs mais qui, en même temps, bénéficie d’une très forte légitimité au sein de la population. On l’a vu récemment, durant la dernière semaine du mouvement de protestation : il n’était pas directement remis en cause. Contrairement à ce qui se passe à Bahreïn, (ici) ce sont des protestations contre la corruption, contre les conditions de vie qui deviennent de plus en plus difficiles, contre notamment certains ministres qui représentent cette corruption au plus haut niveau, mais pas contre le sultan directement ».
Le souverain a déjà annoncé la création de plus de 50 000 emplois, des aides pour les chômeurs. Il envisage aussi de donner plus de pouvoir à l'Assemblée consultative élue. Des annonces à concrétiser sous la pression populaire.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire