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Le gouvernement du président ivoirien Laurent Gbagbo s'est dit samedi confronté à Abidjan à des "terroristes", selon lui appuyés par la mission de l'ONU dans le pays, l'Onuci, et qu'il a rendu responsables de la mort de sept manifestantes cette semaine. Sept femmes ont été tuées par balles jeudi à Abidjan lors d'une manifestation de soutien à Alassane Ouattara, reconnu président élu par la communauté internationale, dans son fief d'Abobo. Des témoins et l'Onuci ont accusé les Forces de défense et de sécurité (FDS) de M. Gbagbo, qui ont décliné toute responsabilité. "Nous sommes en face d'une nouvelle forme de violence qu'on appelle le terrorisme, une guerre asymétrique et l'ennemi est un invisible, c'est pour cela que le commando vous dit qu'il est invisible", a affirmé le ministre de la Défense Alain Dogou lors d'une conférence de presse. "L'ennemi est partout et nulle part, on ne le voit pas, il est avec la population civile. (...) Mais nous voyons les dégâts qui sont causés au sein de la population", a-t-il poursuivi. M. Dogou a accusé l'Onuci d'apporter un appui "logistique" aux insurgés - baptisés "commando invisible" par la presse locale - que les FDS affrontent à Abobo depuis janvier. La semaine dernière, les deux camps s'y sont livrés à des combats très meurtriers à l'arme lourde. "Tous les terroristes qui opèrent à Abidjan ont été déposés par l'Onuci qui les renseigne sur nos positions. Elle est devenue une partie belligérante en Côte d'Ivoire", a-t-il soutenu. Le ministre de la Défense de M. Gbagbo a cependant assuré que les FDS "contrôlent" Abobo et le quartier voisin d'Anyama, où opèrent les insurgés. AFP |
dimanche 6 mars 2011
Violences à Abidjan: le camp Gbagbo se dit confronté à des "terroristes"
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