Pour tous ceux qui doutaient de la presence de soldats du Nigeria, du BF,du Senegal voire du Mali lors de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire Lisez le rapport.
Quelques morceaux choisis
Faces aux barbaries des forces rebbeles vis à vis des populations civiles, les médias internationaux en général et les médias francais en particulier, ont commence de plus en plus par passer sous silence la paternité des groupes armés rebelles à Alassane Ouattara. Le rapport lui insiste et certifie cette paternité en son point de l’introduction:
“Les constatations du Groupe d’experts indiquent que le régime de sanctions continue de faire l’objet de violations en Côte d’Ivoire. Le pays demeure divisé entre les forces loyales à l’ex-Président Laurent Gbagbo et les partisans du Président Alassane Ouattara. Ces divisions ont entraîné des affrontements armés au sud de l’ancienne zone de confiance et dans de nombreuses villes et agglomérations, notamment à Abidjan”.
De l’implcation du Burkina Faso dans la crise ivoirienne.
107. De nombreuses sources indépendantes et fiables, dont des éléments des Forces nouvelles, ont informé le Groupe que d’importantes quantités d’armes et de munitions arrivaient du territoire burkinabé. Ces transferts auraient commencé au début de janvier 2011 (ou en décembre 2010 d’après d’autres sources) et se sont poursuivis les mois suivants, parallèlement à un entraînement intensif des unités des Forces nouvelles dans divers endroits
12. D’après les sources du Groupe, qui étaient précises et concordantes, des camions militaires bâchés, lourdement chargés, ont servi à transférer des armes et des munitions depuis la frontière avec le Burkina Faso (de Laleraba à Korhogo) et ensuite plus au sud. Ces opérations auraient eu lieu principalement la nuit. Certaines sources indiquent aussi que d’autres armes et munitions ont été introduites en Côte d’ivoire à partir du territoire malien (en passant par Pogo).
108. D’après d’autres sources, de nombreux véhicules militaires lourds auraient été observés sur les axes routiers, en particulier près de Korhogo et Ouangolodougou (le Groupe a lui-même observé à distance un convoi militaire sur l’axe reliant Pogo à Ouangolodougou, le 2 février 2011). Il est important de noter que les groupes d’experts qui se sont succédé n’ont jamais observé de véhicules militaires dans le nord de la Côte d’Ivoire et que jusqu’en 2011, les unités des Forces nouvelles ont toujours déployé des véhicules civils, notamment des pick-ups, qui étaient habituellement en mauvais état et peints de différentes couleurs non militaires.
109. Le Groupe en conclut que ces véhicules militaires ont été fournis aux Forces nouvelles au cours des deux ou trois derniers mois, ou que cela indique que les Forces nouvelles ont bénéficié d’une aide de la part de forces militaires étrangères opérant sur le territoire ivoirien. À cet égard, le Groupe et la Cellule intégrée embargo de l’ONUCI ont tous deux reçu des informations crédibles et indépendantes (y compris des membres des Forces nouvelles) faisant état de la présence de contingents burkinabé dans le nord de la Côte d’Ivoire, sans toutefois donner de précisions sur leur nombre et leur fonction.
111. Ainsi, lors d’une réunion tenue le 25 janvier 2011, le chef d’état-major des Forces nouvelles, le général Bakayoko, a informé le Groupe que si elles devaient lancer des opérations militaires (opérations qui ont été lancées depuis), les Forces nouvelles recevraient une aide de leurs voisins du nord, notamment du Burkina Faso. Il est ressorti de conversations entre des membres de la Cellule intégrée embargo de l’ONUCI et des éléments des Forces nouvelles lors d’une visite effectuée dans le nord du pays du 7 au 11 février 2011 que des armes avaient été fournies par le Burkina Faso et qu’un nombre important de militaires burkinabé se trouvaient en Côte d’Ivoire
13. Enfin, lors d’une réunion tenue le 1er mars 2011, le Ministre des finances par intérim, M. Patrick Achi, a informé le Groupe que les Forces nouvelles recevaient une aide militaire bilatérale du Burkina Faso, du Nigéria et du Sénégal.
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