
Le Sénégal.
RFI/Latifa Mouaoued
Au Sénégal, la mort de Malick Bâ, tué par les gendarmes ce lundi 30 mai lors d’une manifestation, provoque un vif émoi dans l’opinion publique. Elle prend des allures d’affaire nationale. Le sujet est omniprésent dans les médias et de nombreux politiques élèvent la voix. Les opposants dénoncent l’attitude du pouvoir et réclament la sanction des responsables.
Omar Gueye ne décolère pas. Ce proche d’Idrissa Seck dirigeait la communauté rurale de Sangalkam, jusqu’à ce que l’opération de redécoupage des collectivités locales actuellement en cours cherche à le remplacer par une délégation spéciale… C’est dans une manifestation de protestation des populations que Malick Bâ a été tué, lundi.
« La responsabilité incombe entièrement au président Wade », déclare Omar Gueye à RFI, « car c’est lui qui a voulu persister dans ce plan de redécoupage qui ne respecte pas le suffrage des populations. »
Des représentants de la coalition d’opposition, Benno Siggil Senegaal se sont de leur côté rendus devant le ministère de l’intérieur, mardi, où ils ont lu une déclaration.
« Nul n’est au dessus de la loi », a rappelé Benno à l’intention des forces de police et de gendarmerie, tout en souhaitant que « ce crime ne reste pas impuni ». Les opposants ont également exigé le retrait immédiat et sans condition de tous les décrets pris dans le cadre du redécoupage administratif.
Du côté du pouvoir, le porte-parole adjoint de l’Alliance Sopi pour Toujours, Makhtar Gueye, parle d’une réaction déplorable des gendarmes à Sangalkam, mais tient à rappeler que les populations avaient été chauffées à blanc et qu’elles se sont attaquées à la gendarmerie à l’aide « de gourdins, de couteaux et de machettes. »
Ce partisan d’Abdoulaye Wade appelle à l’apaisement et à la retenue : « il serait dangereux et irresponsable, a-t-il indiqué, de vouloir politiser cette affaire ».
« La responsabilité incombe entièrement au président Wade », déclare Omar Gueye à RFI, « car c’est lui qui a voulu persister dans ce plan de redécoupage qui ne respecte pas le suffrage des populations. »
Des représentants de la coalition d’opposition, Benno Siggil Senegaal se sont de leur côté rendus devant le ministère de l’intérieur, mardi, où ils ont lu une déclaration.
« Nul n’est au dessus de la loi », a rappelé Benno à l’intention des forces de police et de gendarmerie, tout en souhaitant que « ce crime ne reste pas impuni ». Les opposants ont également exigé le retrait immédiat et sans condition de tous les décrets pris dans le cadre du redécoupage administratif.
Du côté du pouvoir, le porte-parole adjoint de l’Alliance Sopi pour Toujours, Makhtar Gueye, parle d’une réaction déplorable des gendarmes à Sangalkam, mais tient à rappeler que les populations avaient été chauffées à blanc et qu’elles se sont attaquées à la gendarmerie à l’aide « de gourdins, de couteaux et de machettes. »
Ce partisan d’Abdoulaye Wade appelle à l’apaisement et à la retenue : « il serait dangereux et irresponsable, a-t-il indiqué, de vouloir politiser cette affaire ».
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