Par Olivier Le Cour grandmaison Enseignant chercheur.
Ils ont des revenus inférieurs aux nationaux mais chaque mois ils envoient de l’argent à leurs familles restées au pays. Telle est la situation de beaucoup d’immigrés qui vivent en France.
En 2010, les sommes ainsi transférées se sont élevées, au niveau international, à 325 milliards de dollars selon la Banque mondiale, soit trois fois l’aide publique consentie par les États. En France, ces transferts sont de 8 milliards d’euros. Leurs destinations principales : le Maghreb et l’Afrique subsaharienne. Les tarifs pratiqués dans l’Hexagone sont parmi les plus élevés. Deux opérateurs dominent ce marché : Western Union et Money Gram. Des chercheurs américains estiment que des commissions de 12,5 % représentent entre 10 et 15 milliards de dollars par an ; au lieu de parvenir à leurs destinataires, ces derniers finissent en partie dans les caisses des sociétés spécialisées en transfert d’argent.
Que celles et ceux qui aspirent à remplacer Sarkozy en 2012 disent ce qu’ils comptent faire pour que cesse ce scandale. Il y a urgence, la vie de centaines de milliers de personnes dépend en partie de leur réponse.
Par Olivier Le Cour grandmaison
Humanite.fr
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