21/07/2011 Ray LEMA.
Ray LEMA est revenu récemment en RDC avec un projet de réaliser une école supérieure de musique. Cet ancien directeur de musique du ballet national, fort sollicité à l’étranger mais négligé dans son propre pays.
Ray LEMA est revenu récemment en RDC avec un projet de réaliser une école supérieure de musique. Cet ancien directeur de musique du ballet national, fort sollicité à l’étranger mais négligé dans son propre pays.
Musicien congolais hors norme. Il est à la fois pianiste, guitariste, chanteur et compositeur. Ray Lema, puisque, c’est de lui qu’il s’agit, s’est établi en France depuis plus de trois décennies. Il est revenu récemment au pays avec un projet de réaliser une école supérieure de musique. Cet ancien directeur de musique du ballet national, fort sollicité à l’étranger mais négligé dans son propre pays, avait rencontré la presse culturelle congolaise. L’échange s’est déroulé à l’Institut National des Arts (INA). Il parle de son projet d’école de musique, de sa musique, de l’évolution de la musique congolaise…
Après tant d’années passées à l’étranger, qu’est-ce qui a motivé l’idée de monter une école de musique à Kinshasa ?
Par rapport à l’école supérieure de musique que je compte monter, mon souhait, c’est de m’appuyer sur l’INA. Je réalise déjà le travail. Pour avoir une meilleure ouverture de la musique, le musicien doit connaître beaucoup de musique pour accompagner un chanteur. A travers cette initiative, on veut faire venir des professionnels. Je pense qu’il faut que nous développions l’Institut National des Arts.
Comment expliquer votre longue absence au pays alors que ce dernier avait besoin de vos services ?
Je suis musicien. Ici, on fait référence à la vedette qui renvoie à l’image. Le musicien, en RDC est un esclave. Moi, je réalise la musique des films et de théâtre. Je produis également d’autres artistes. Si je suis venu au pays, c’est pour réaliser le travail de Benoît (son producteur) et de l’Institut Français-Halle de la Gombe. Le Congo ne m’appelle pas. Je vais là où mon métier m’appelle. Vous m’avez oublié, puisque vous ne m’appelez plus. La musique que je fais est une musique internationale. Je me sens un musicien international d’origine congolaise.
Je suis musicien. Ici, on fait référence à la vedette qui renvoie à l’image. Le musicien, en RDC est un esclave. Moi, je réalise la musique des films et de théâtre. Je produis également d’autres artistes. Si je suis venu au pays, c’est pour réaliser le travail de Benoît (son producteur) et de l’Institut Français-Halle de la Gombe. Le Congo ne m’appelle pas. Je vais là où mon métier m’appelle. Vous m’avez oublié, puisque vous ne m’appelez plus. La musique que je fais est une musique internationale. Je me sens un musicien international d’origine congolaise.
Vous êtes revenu au pays, comment avez-vous trouvé l’industrie musicale congolaise?
L’industrie musicale congolaise ne se porte pas au mieux. J’ai découvert au pays le phénomène « libanga » qui consiste à citer un citer un chapelet des noms sur le disque. Les artistes qui pratiquent ce système ne peuvent pas se produire. D’où, recourent-ils à ce phénomène. Les gens dédicacés payent la production musicale de ces artistes. Ce n’est pas normal! Il faut donner les moyens aux musiciens. De mon temps, cela ne s’est passé pas comme ça.
L’industrie musicale congolaise ne se porte pas au mieux. J’ai découvert au pays le phénomène « libanga » qui consiste à citer un citer un chapelet des noms sur le disque. Les artistes qui pratiquent ce système ne peuvent pas se produire. D’où, recourent-ils à ce phénomène. Les gens dédicacés payent la production musicale de ces artistes. Ce n’est pas normal! Il faut donner les moyens aux musiciens. De mon temps, cela ne s’est passé pas comme ça.
La musique congolaise a-t-elle évolué ce dernier temps, selon vous ?
La musique congolaise évolue mal, à cause des difficultés que rencontrent les musiciens pour produire leurs œuvres. En plus, par rapport au traitement des musiciens par les chanteurs, les derniers traitent mal les musiciens. Je ne suis pas du tout contre les chanteurs, mais il faut savoir que ce sont les musiciens qui font la musique et non les chanteurs.
La musique congolaise évolue mal, à cause des difficultés que rencontrent les musiciens pour produire leurs œuvres. En plus, par rapport au traitement des musiciens par les chanteurs, les derniers traitent mal les musiciens. Je ne suis pas du tout contre les chanteurs, mais il faut savoir que ce sont les musiciens qui font la musique et non les chanteurs.
Vous vous produisez beaucoup à l’étranger. Mais ici au pays, on n’entend pas votre musique. Comment se passe la distribution de vos albums?
Concernant la distribution de ma musique, nous avons mis un site pour distribuer ma musique et certains jeunes artistes musiciens.
Concernant la distribution de ma musique, nous avons mis un site pour distribuer ma musique et certains jeunes artistes musiciens.
Quel message aimerez-vous que l’opinion retienne de votre séjour ici?
Il faut dire que je reviendrai souvent. A 65 ans, je voulais dire au gouvernement que la culture est vitale pour un pays. Nous ne sommes pas pauvres. Nous devons nous occuper de notre culture.
Il faut dire que je reviendrai souvent. A 65 ans, je voulais dire au gouvernement que la culture est vitale pour un pays. Nous ne sommes pas pauvres. Nous devons nous occuper de notre culture.
Propos recueillis par Dieumerci Mayambi
Biographie
Raymond Lema A'nsi Nzinga dit «Ray Lema» est un musicien congolais (RDC) né le 30 mars 1946. Pianiste, guitariste, et compositeur, ce fils de chef de gare est né dans le train à Lufu-Toto dans le Bas-Congo.
Pianiste congolais, il a multiplié les rencontres musicales en jouant notamment avec Tony Allen, l'ex-batteur et alter ego de Fela Kuti ou Francis Lassus l'ex-batteur de Claude Nougaro.
Published By www.KongoTimes.info - © KongoTimes! - All Rights Reserved.
Biographie
Raymond Lema A'nsi Nzinga dit «Ray Lema» est un musicien congolais (RDC) né le 30 mars 1946. Pianiste, guitariste, et compositeur, ce fils de chef de gare est né dans le train à Lufu-Toto dans le Bas-Congo.
Pianiste congolais, il a multiplié les rencontres musicales en jouant notamment avec Tony Allen, l'ex-batteur et alter ego de Fela Kuti ou Francis Lassus l'ex-batteur de Claude Nougaro.
Published By www.KongoTimes.info - © KongoTimes! - All Rights Reserved.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire