mardi 8 février 2011

RDC: Insécurité et business font bon ménage à l'Est


Le Phare (Kinshasa)
Fidèle Musangu
7 Février 2011


Il a fallu de peu que la ville de Goma et ses environs ne s'embrasent à la suite de la rétention par le général Jean-Bosco NTAGANDA du tonnage des minerais dont la teneur n'a toujours pas été dévoilée mais qu'un Jet privé battant pavillon américain mais en provenance de Lagos venait chercher moyennant paiement en devises fortes.

Tous ceux qui étaient à l'aéroport de Goma jeudi 3 février n'en revenaient pas et croyaient avoir affaire à un film de science fiction lorsque cet avion a atterri sur cet aéroport.

Une fois au sol, l'on a vu un officier militaire proche du général J-Bosco NTAGANDA se précipiter vers le tarmac pour prendre en charge les membres de l'équipage avant de les conduire sous escorte jusqu'à la résidence privée de leur chef.

Il s'est ainsi opposé à toute fouille d'une valise retirée de ce Jet. Alors qu'il avait reçu l'ordre d'amener la dite valise au gouvernorat, arrivé au niveau de l'Eglise St Esprit, il a pris la direction de la résidence privée du général J-Bosco NTAGANDA.


Les officiers des FARDC qui accompagnaient ce cortège n'ont pas été autorisés à s'approcher de la résidence de cet ancien chef militaire du CNDP. On ne connaîtra jamais les termes de l'entretien avec leur hôte.

Mais dès que les bruits à sens divers ont circulé à travers cette ville martyre faisant état d'un trafic illicite des matières précieuses dont on ne connaît pas le contenu, la fièvre est montée de plusieurs crans.

Le vendredi dernier, coup de théâtre : on a vu cet officier proche du général NTAGANDA revenir à l'aéroport international de Goma avec neuf colis métalliques qu'il a fait monter dans l'avion et qui contenaient des minerais.

Selon le gouverneur Paluku, ils contenaient 436 kg d'or. Huit étrangers venus des USA, de la France et du Nigeria ont été mis aux arrêts, sous l'infraction de trafic illicite d'or.


Jusqu'hier, ce Jet est resté cloué sur l'aéroport de Goma sur ordre des autorités provinciales qui poursuivent des enquêtes pour déterminer la destination de ce Jet privé. On rapporte aussi que ces neuf colis métalliques ont été placés dans les coffres de la succursale de la Banque Centrale du Congo.

Selon Julien PALUKU, gouverneur de la province du Nord Kivu, ce montant destiné à l'achat des minerais est estimé à plusieurs millions des dollars Us.

La main dans le sac !

Avec ce comportement pour le moins cavalier et spectaculaire, il n'y a plus de doute sur les raisons de la persistance des guerres dans les territoires de l'Est. Qui peut encore nier que ce sont des officiers supérieurs des FARDC qui entretiennent le trafic illicite des matières précieuses au Kivu ?


Ce, alors que Kinshasa par la bouche du président de la République a pris récemment des mesures d'interdiction du commerce des matières précieuses jusqu'à nouvel ordre.

Ce genre de trafic illicite a toujours fait la pluie et le beau temps à l'époque du MPR-Parti Etat et plus particulièrement avant la guerre de l'AFDL. A cette période comme maintenant, ce sont toujours les officiers supérieurs de l'armée qui s'adonnaient à coeur joie à ce genre de trafic en s'associant aux groupes rebelles locaux et étrangers, notamment les Interahamwe.

Voilà pourquoi, l'insécurité a la dent dure car elle est entretenue par ce trafic illicite qui en définitive profite surtout aux pays voisins. Un mariage inimaginable et contre nature car conclu sur l'insécurité et le business où se côtoient des forces fondamentalement antagonistes que rien ne pourrait rapprocher.

Aussi curieux que cela puisse paraître, ces derniers évitent de s'approcher des frontières de leur pays d'origine dont ils ont pourtant promis de descendre le régime en place. Qui a encore dit que l'interdiction du commerce des matières précieuses va mettre fin à l'insécurité ambiante au Kivu ?On trouve ainsi côte à côte les éléments des FARDC, les Maï Maï et les Interahamwe rwandais plongés dans les carrières des mines de Coltan, or et autres minerais précieux.

Et dire que c'est un général recherché par la justice pénale internationale que l'on vient de prendre la main dans le sac. Preuve s'il en faut qu'il n'est ni le premier ni le dernier.

Crise au golf Hôtel : Le vide se fait autour de Ouattara



Le Temps-Mardi 08 fevrier 2011,
Crise au golf Hôtel : Le vide se fait autour de Ouattara

Les locataires du Golf Hôtel commencent à faire le vide autour de Ouattara qui les a entrainés dans un cul-de-sac.

Dans le confrère vert désormais très rebelle, Le Nouveau Réveil du vendredi 4 février, l’inutilement
bouillant Secrétaire général de la jeunesse du Pdci, Kkb fait un aveu de taille sur le drame qui se vit
au Golf Hôtel. L’homme a été très clair, comme s’il sortait d’un enfer qu’on lui a imposé. «Je ne
retourne plus au Golf.» A-t-il coupé net. Ça veut bien tout dire. Car après plus de 2 mois de captivité dans un hôtel même cinq étoiles, il retrouve la liberté, l’envie de vivre sous la protection du régime Gbagbo qu’il hait tant. C’est parce que ça ne sent pas la rose au Golf Hôtel, que Kkb répond
catégoriquement qu’il n’y retournera plus. Parmi la jeunesse du Pdci, d’aucuns révèlent qu’il a subi
de graves sévices de la part de ses alliés-rebelles qui se sont par la suite transformés en bourreau.

Mais pour certains, «Kkb n’aura jamais le courage de dire publiquement ce qui s’est passé. Ils savent désormais qui est Ouattara. Ils ont vécu ses méthodes monstrueuses et cyniques.» Kkb n’est d’ailleurs pas le seul à avoir eu la paix et la quiétude chez l’ennemi à abattre. Le cas de Akossi Bendjo, maire du Plateau est le plus édifiant. Il a prétexté un décès de sa mère pour quitter le Golf. Le maire a certes reçu l’autorisation de Ouattara de sortir du Golf. Mais à condition qu’il soit accompagné à son domicile par 3 rebelles comme gardes rapprochées. L’objectif était bien simple. Le ramener après les funérailles en question. Mais une fois chez lui, le maire a réussi à semer les tueurs de Ouattara par une porte dérobée. Les 3 gardes pris de panique, n’ont pas, à leur tour, eu le courage de retourner chez Ouattara. Lui dire que Bendjo s’est enfui, les inscrits automatiquement à l’article de la mort. Car il est su là-bas que le président du Rdr qui a installé une mafia dans cet hôtel, ne badine pas avec ce genre de choses. Les cadres du Pdci emportés par Bédié dans ses bras découvrent ahuris que l’homme est un criminel dont la vie pourrait inspirer un grand film mafieux. Car au Golf, il ne règne que par la terreur. On ne discute pas ses ordres. Brou Aka Pascal en sait quelque chose. Surtout qu’il a été proprement passé à tabac par les rebelles. Outre Kkb et Bendjo bien d’autres ont commencé à fuir «la République de Ouattara». Il y a le maire Amichia François, Séa Honoré, Ahmed Bakayoko, Amon Tanoh, Bigtogo, Allah Kouadio Remi, Djédjé Mady… ce dernier s’est donné quelques jours de repos en Europe. Il y a en plus Anaki Kobena qui dit-on, aurait pris la route du Ghana abandonnant seul Ouattara à ses problèmes. On peut aussi citer le confrère Yapi Assa, alias Waston K. qui a préféré rejoindre son patron Soro au Golf. En pensant que le coup de force de Ouattara réussirait pour qu’il vienne reprendre sa place à la Primature. Pour une question de poste, il a préféré suivre ceux qui détruisent son pays. Aujourd’hui, pour se donner bonne image, le confrère raconte à qui veut l’entendre qu’il n’était pas au Golf. Bref, ça chauffe au Golf, malgré les apparences outrageusement mensongères que ne cesse de lui coller la presse qui lui est proche. Dans ce lot «d’évadés», se trouvent bien d’autres cadres du Rhdp. Le député de Logoualé qui a réussi à s’enfuir est allé se fier à un ex-ministre de la République qui lui a proprement passé un bon savon. Car ce maire atteint d’une grave maladie qui a failli l’emporter par manque de moyens adéquats, a été sauvé de justesse après
intervention du chef de l’Etat. Il lui a exprimé sa reconnaissance en monnaie de singe. Un autre cadre proche de Mabri et qui a réussi à s’échapper est allé se confier à Siki Blon Blaise, Haute autorité de la Région des Montagnes. En tout cas au Golf, Ouattara règne certes par la terreur, mais l’autre réalité qu’il tend à occulter est qu’il commence à être essoufflé financièrement. Est-ce à dire que ses parrains qui le forcent dans le jeu électoral ivoirien commencent à serrer la bourse ? En tout cas, le temps le dira. Mais il est clair que la grogne s’amplifie parmi les mercenaires qu’il a fait venir à Abidjan. La prime quotidienne qu’il leur a promis 5000f à 15000F chacun. Depuis quasiment plusieurs jours, ce pécule tarde à être décaissé. En outre, dans la rébellion qui lui est restée fidèle à Bouaké, la grogne se fait de plus en plus entendre. Kouakou Fofié, le chef de guerre de Korhogo affiche désormais un désintérêt pour la cause de Ouattara. Il en est de même pour Touré Hervé alias Vetcho, chef rebelle de Katiola. Le fils de Touré Virginie présidente des femmes du Rdr n’est plus lui aussi chaud pour la guerre de Ouattara. Parmi eux, certains ont déjà demandé à leurs combattants de retourner à leurs occupations extra- militaires. C’est pourquoi, Ouattara porte son dévolu sur la Cedeao et les mercenaires sud-américains pour mener sa guerre contre la Côte d’Ivoire. Il ne s’en cache d’ailleurs pas. Et ne pense pas aux conséquences que cela pourrait entrainer. Le plus important pour lui, c’est le chaos. Il estime sûrement que ça pourrait lui profiter. Un Ivoirien ne proposera pas un tel scénario à son pays. Le dire n’est pas de la xénophobie.

Guéhi Brence
gb08301660@yahoo.fr

Kirumba : Assassinat de Kambale Michel et Mbusa Muyali

L’arrivée des premiers contingents rwandais au Sud de Lubero n’a pas mis fin aux assassinats des paisibles congolais dans cette partie du pays. Dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 Février 2011, un jeune homme du nom de Kambale SHAYIGHANZA Michel (36 ans), Taximan moto de son état, marié et père de deux enfants a été fusillé à bout portant en son domicile, vers 21h00, par des militaires Fardc dans la cité de Kaina, Quartier SHABANTU, au Sud du Territoire de Lubero, Province du Nord-Kivu.

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Le crime a été commis pendant que Feu Michel dormait. Vers 21h00, des militaires Fardc débarquent au domicile de Feu Michel et l’obligent à ouvrir la porte. De l’intérieur, Michel refuse d’ouvrir la porte mais prend l’option de réveiller ses voisins en tapant sur un bidon vide. Devant cette résistance, les militaires Fardc décident d’user de leurs armes pour défoncer les portes et les serrures de la maison. Une fois à l’intérieur de la maison, ces malfrats ont tiré à bout portant trois balles sur Michel qui est mort sur le champ.

Le lendemain, la population de Kaina folle de colère a saccagé et brulé le poste de la police de Kaina, le bureau de la Cité de Kaina en brûlant toute la documentation. Le camp militaire de Kaina a été aussi saccagé par une population qui scandait des chansons hostiles au gouvernement en place dont l’incapacité à assurer la securite des congolais et de leurs biens est notoire.

Au cours de la même nuit, le corps sans vie de Mr Mbusa Muyali, un père de famille, a été retrouvé dans la localité de Vutsorovya toujours au Sud de Lubero. Son corps portait les traces d’un étranglement et ses poches étaient vides de ses pièces d’identité, son téléphone et son argent. Sa famille a récupéré son corps pour le porter en terre au cours de la journée du dimanche 6 février.

Correspondance particulière Kirumba

©Beni-Lubero Online

Les révélations de WikiLeaks, cette fois sur la RDC

Vital Kamerhe, ancien président de l'Assemblée nationale ancien président de l'Assemblée nationale congolaise.
Vital Kamerhe, ancien président de l'Assemblée nationale ancien président de l'Assemblée nationale congolaise.
AFP
Par RFI
WikiLeaks, cité par le journal belge De Standaard, fait des révélations sur la vie politique en République démocratique du Congo. Selon un câble diplomatique de l’ambassadeur des Etats-Unis à Kinshasa, le président de la RDC, Joseph Kabila aurait versé des pots de vins aux membres du bureau de l'Assemblée nationale pour faire évincer son président de l'époque, Vital Kamerhe. Chaque membre du bureau aurait touché 200 000 dollars. En tout cas Vital Kamerhe avait démissionné le 25 mars 2009.
Vital Kamehre, aujourd’hui candidat à la présidentielle sous la bannière de son propre parti, l'UNC, l'Union pour la nation congolaise découvre comme tout le monde les révélations de WikiLeaks. Tout en affirmant n’accuser personne, il fait remarquer tout de même qu’il avait été poussé à la démission et que l’opération avait pris 58 jours. La réaction des personnes incriminées seront pour lui une indication.

Vital KAMERHE, ancien président de l'Assemblée nationale congolaise
J’ai subi une série d’accusations et dans les documents, je suis la victime…

08/02/2011 par Carine Frenk

"Paul Kagame is a killer" (Dr Theogene Rudasingwa)

Rudasingwa Theogene
Interview-vérité (en anglais) du Docteur Theogene Rudasingwa, ancien Secrétaire général du Front Patriotique Rwandais, ancien Directeur de cabinet du président Paul Kagame, ancien Ambassadeur du Rwanda à Washington. L'ancien cadre tutsi du FPR confirme le rôle de l'armée de Paul Kagame dans les atrocités commises par ce dernier contre les populations hutu au Rwanda et en RDC. Ces crimes de masse ont fait l'objet du récent rapport  rendu public le 1/10/2010 par la Commission des Droits de l'homme des Nations Unies .
Cliquer ici pour écouter l'interview.
Par JMVN - Publié dans : Politique - Communauté : Afrique des Grands Lacs

ABDOULAYE TRAORE ALIAS AB : «Blaise Compaoré a eu sa part dans l’argent du casse de la Bceao»

de Germain Séhoué |  mardi 8 février 2011
Ancien chef de guerre de la rébellion des Forces nouvelles, Traoré Abdoulaye alias Ab ne veut absolument pas voir le président Blaise Compaoré dans le panel sur la crise post-électorale en Côte d’Ivoire ; c’est pour- quoi dans cette interview, il souligne l’implication du président burkinabé et celle d’Alassane Dramane Ouattara dans la rébellion et le casse de Bceao. Il y a une polémique qui enfle relativement à la participation du président burkinabé Blaise Compaoré au panel de l’Union africaine sur la Côte d’Ivoire : votre avis ? Je ne veux pas que Blaise Compaoré vienne diviser davantage les Ivoiriens. C’est lui qui a formé notre rébellion, c’est lui qui nous a formés jusqu’à ce qu’on vienne attaquer la République le 19 septembre 2002. Aujourd’hui, je suis dans la République, je ne veux pas qu’il vienne encore mélanger les gens et imposer un président dans ce pays. Dans quel compartiment de la République êtes-vous ? Je suis dans la République avec le président Gbagbo. J’ai rallié son camp ; je suis avec lui depuis 2008. Et je ne veux pas que quelqu’un qui a formé cette rébellion vienne aujourd’hui, dans un panel de chefs d’Etat pour chercher à imposer un président, là je dis non ! Parce que c’est lui qui nous a formés et nous sommes venus faire le coup ; donc je refuse de le voir ici ! Je refuse ! Et je tiens à lancer cet appel afin que le monde entier comprenne comment tout a commencé jusqu’à ce que ça se complique, aujourd’hui. Quelle a été réellement l’implication de M. Blaise Compaoré dans la rébellion? En 2000, Blaise Compaoré nous a envoyés à Pô, après à Frakrô où nous nous sommes entraînés avant de venir attaquer le 19 septembre 2002. C’est pour tout cela qu’il ne peut pas se mêler aux autres présidents du panel de l’Union africaine et venir gâter le résultat de leur travail. Lorsque j’ai parlé dans la presse en 2008, j’ai dit qu’on ne pouvait pas aller aux élections sans le désarmement. Blaise Compaoré était Facilitateur, mais on est allé aux élections sans le désarmement et voilà les conséquences. J’ai bien dit en 2008 que Blaise Compaoré allait venir mélanger ce pays et faire tuer beaucoup de gens. J’avais prévenu que les gens allaient distribuer les fausses cartes d’identité au Nord ; j’avais également signalé la participation de la France. C’est la France, avec le Général Johanna et Alain, qui nous faisaient contourner les positions des Fds pour pouvoir prendre des villes. Et comment cela se passait-il ? Les Français donnaient le système, ils nous disaient comment les Fds sont placées. On contournait, on faisait l’infiltration et lorsqu’ils arrivaient, ils nous distribuaient les armes. En fait, ils nous indiquaient des endroits où ils déposaient les armes pour nous. Par la suite, nous, on va les récupérer là-bas et puis on frappe ! Les Français mêmes, la Licorne ? Oui, les militaires français, avec l’adjudant Raymond, signalaient les dispositifs de l’adversaire et distribuaient les armes à des points précis. A Man, par exemple, lorsqu’on voulait rentrer là-bas, on a discuté avec eux, ils sont allés cacher les armes quelque part, au cimetière. Ils nous ont indiqué que la poudrière des Fds était à la Préfecture de Man. J’ai fait l’infiltration, et lorsque nous sommes arrivés, nous avons frappé de prime abord sur la poudrière afin de disqualifier les Fds, puis nous avons avancé. C’est le même système que l’Onuci est en train de faire actuellement à Abobo. Ils sont là-bas, ils font entrer les armes et ils les partagent. Ce sont les mêmes qu’ils ont cachées quelque part, qu’ils ont utilisées pour frapper. C’est comme présentement, ils cherchent les poudrières d’Abidjan pour les attaquer. Mais comment les soldats français trouvaient-ils les poudrières des Fds, par hélico ? Non, ce n’est pas toujours par hélico, mais avec des complicités internes. Pour revenir à M. Blaise Compaoré, selon vous, il vient plaider pour Alassane Ouattara ? Oui, c’est clair que Blaise Compaoré vient imposer Alassane comme président. Et moi, je ne suis pas d’accord. Nous avons notre Constitution, et c’est dans le cadre de cette Constitution qu’un candidat doit être déclaré président la République et non au hasard ou par une combine de Blaise. Depuis qu’ils ont accepté de prendre la Primature avec l’Accord de Ouaga, tout a été planifié. J’avais tout dit au journaliste, mais il y a eu des parties de mes propos qui ont été enlevés. Ils ne voulaient pas déposer les armes, ils voulaient garder les armes jusqu’à imposer Alassane Ouattara. Parce que, si on désarmait et que les choses étaient claires, ils allaient perdre. Donc, pour éviter les poursuites à cause de toutes ces tueries que nous avons commises, des casses de la Bceao que nous avons faits, il fallait trouver des stratégies pour avancer et gagner du temps. Il fallait imposer Alassane qui va décréter une amnistie générale pour nous. Moi, je suis prêt à répondre de mes actes devant le Tribunal pénal international et que chacun assume ses responsabilités. Blaise Compaoré, c’est le père de la rébellion ; il a été le tuteur, il a financé les armes. Il a dit d’annuler les numéros des armes pour qu’on aille au combat. Pourquoi annuler les numéros des armes ? Pour ne pas qu’on sache l’origine des armes, de quel pays ça provient, c’est la dotation de quelle armée… on limait les numéros de chaque arme. On faisait cela à Ouaga à la poudrière. Quels sont actuellement vos rapports avec la rébellion ? Je n’ai plus de rapport avec elle depuis qu’on m’a arrêté à mon retour de Libye. Nous sommes allés faire une réunion, lorsque j’ai fait une déclaration en 2008, ils m’ont appelé pour me corrompre afin que je puisse rentrer. Arrivé en Libye, j’ai refusé. Mais lorsque je suis arrivé au Mali, on a fait des montages pour m’arrêter. Vous vous rappelez, Rfi avait annoncé qu’on m’avait arrêté au Mali, ce sont des montages pour me soutirer de l’argent, m’escroquer et se moquer de moi en disant que si je rentre dans la République, ils vont me dépouiller pour me replonger dans la pauvreté. Je leur ai répondu que je préfère vivre dans la pauvreté, mourir dedans, mais dire toutes les vérités. Sur quoi était portée votre mission en Libye ? Il y avait une rencontre avec certaines autorités, des partisans d’Alassane. Je suis prêt aujourd’hui à dévoiler leurs noms ainsi que ceux de tous ceux qui ont participé à cette rencontre. Il s’agissait de mettre au point un certain nombre de choses pour que je puisse venir bombarder. Mais j’ai refusé en disant que je ne bombarderai jamais. Quelles autorités ? Des partenaires de M. Alassane qui sont en Libye ? Voilà ! Alassane s’est toujours caché, il fait venir des gens, il se met toujours derrière et on a des intermédiaires qui nous lient toujours à lui. Ce sont des Libyens ou des gens qui vivent simplement en Libye ? Non, ce ne sont pas des libyens, ce sont des Ivoiriens. C’est une rencontre qu’on fait en Libye comme on peut en faire ailleurs, en Algérie, au Mali, etc. C’est une étude, c’est stratégique, c’est bien fondé. Ce ne sont pas des Libyens. Vous savez, si on veut faire une rencontre quelque part et qu’il y a des doutes sur la sécurité, on va ailleurs. Moi, je ne peux pas aller au Burkina ; si j’y vais, ils vont m’assassiner là-bas. Donc, ils m’ont demandé quel pays m’arrange, ils ont proposé la Libye et nous sommes allés là-bas pour discuter. Quel rôle a joué M. Alassane Outtara à dans cette affaire ? Alassane, lui c’est le Boss, c’est lui qui donne l’argent à Bak, et Bak va voir le président, le président donne à Michel Bassolé, Basolé à Zida, Zida à Komoé, Komoé à Sidi. Il y a beaucoup de choses qui passaient de branche en branche. Entre le président Compaoré et M. Alassane, qui commande ? Nooon ! Il n’y a pas de comparaison ! Peut-être que c’est lui-même le père fondateur de la rébellion. J’ai dit dans l’une de mes interviews que Alassane n’a pas de décision à prendre; c’est Blaise Compaoré qui prend toutes les décisions, c’est lui qui dit on fait ceci, on fait cela. Vous savez que Blaise compose directement avec la France. Et dans ce contexte, il a détruit beaucoup de pays. Je connais Blaise, je me rappelle que j’ai fait un combat au Tchad pour faire asseoir Idriss Déby, on sait comment ça s’est passé. C’est moi qui ai fait le combat de Mauritanie et je sais comment ça s’est passé là-bas ; il y a beaucoup de pays où je suis passé avec lui et que nous avons fait beaucoup de choses ensemble. Mais maintenant, il y a eu divorce entre Blaise et moi ; je lui ai dit que je ne travaille plus dans ces contextes. Il n’est donc pas le bienvenu en Côte d’Ivoire ? Non, il n’est pas le bienvenu. S’il vient, c’est pour imposer Alassane. Et si on veut recompter les voix, il faudra refuser, parce que c’est un système qui a été déjà monté. Ils vont vouloir toujours tricher pour que Alassane soit président de la République et qu’il puisse payer toutes ses dettes. La promesse qu’il a faite aux Français, c’est un contrat, ils l’attendent. Comment s’est passé concrètement le casse de la Bceao ? Ce qui s’est passé à la Bceao, ce sont des instructions venues d’en haut jusqu’à nous. On a eu des instructions. J’ai une documentation et des Cd sur la répartition des fonds, où l’argent a été gardé, etc. Chacun a parlé sur le Cd, ce qu’il a eu dans le casse, tout. Vous savez, avant comme on était ignorant, chacun a parlé, a fait le travail, sans s’en rendre compte que ça peut le condamner demain. C’est comme le Cd de Koné Zakaria où il explique que Alassane est le père de la rébellion, sans savoir que ça pouvait se retourner contre lui, c’est la même chose. Nous étions ignorants. C’est maintenant que nous comprenons que nous avons pris des risques. Sinon j’ai le Cd du partage, le montant qui est parti à Ouaga, combien on a reçu, par où c’est passé, tout… Et le Président Compaoré, il a eu sa part ? Tout le monde a eu sa part ! Tout le monde a eu ! Ce n’est pas ceux qui ont donné les instructions qui ne vont pas avoir leur part. A un moment, il n’y avait pas d’argent pour acheter les armes. Donc il fallait trouver un système pour casser la banque pour trouver de l’argent et payer les Pa et les Rpg, etc. Ils ont demandé un montant. C’est comme la campagne d’Alassane Ouattara. Sa campagne, c’est l’argent de la Bceao qui l’a financée. Voyez bien, est-ce qu’un homme, même s’il a travaillé pendant cent (100) ans, peut-il avoir l’argent de la sorte ? Comment ? Soyons clairs, soyons dans la logique, disons-nous la vérité. Il n’a jamais été Président, comment a-t-il pu avoir cet argent pour faire cette campagne qu’il a faite ? On sait d’où ça provient, on sait qu’il y a eu trois agences attaquées : Korhogo, Man, Bouaké. Et on sait les contenus qui sont partis, on sait! Son émissaire venu chercher l’argent, on connait ; les soldats burkinabé venus chercher aussi, on connait ! l’immatriculation de la voiture burkinabé venue convoyer l’argent, on connait ! Donc, qu’ils arrêtent de fatiguer le président Gbagbo. Ce sont eux mêmes qui ont pris l’argent de la Bceao pour faire leur campagne. Nous, on a pris des morceaux- morceaux, moi, je reconnais ce que j’ai pris, mais que chacun reconnaisse ses faits ! A part la présence du président Blaise Compaoré que vous récusez, que pensez-vous du panel qui arrive ? Nous avons fait des élections où au Nord, ils ont violé la Constitution ; ils ont violé le code électoral, ils ont bourré les urnes pour pouvoir imposer quelqu’un. Et je le sais bien, j’ai travaillé avec eux, et je sais ce qu’on faisait là-bas. Et je le dirai avec toutes les précisions. Notre travail, c’était de violer certaines lois. Quand il y a eu le cessez-le feu, on violait le cessez-le feu pour attaquer les gens pour faire les crimes, donc c’est le même système qu’ils ont employé là-bas. Il faut le dire ouvertement, et je le dis avec fracas et je suis prêt à assumer toutes mes responsabilités jusqu’au bout. Où étiez-vous pendant les élections ? J’étais à Abidjan, ici. Avez-vous voté ? Oui, j’ai voté. J’étais à Abidjan ici quand ça se passait. Et j’ai appelé ceux qui sont l’autre côté, ils m’ont expliqué que, franchement, ils ont fait des frappes, deux bonds, deux mouvements, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’ils ont empêché les gens de voter. Pensez-vous que la Côte d’Ivoire s’en sortira bientôt ? Si Blaise Compaoré n’est pas dans la mission qui arrive et qu’on fait le recomptage des voix, aujourd’hui, on connait qui est le vrai président. Vous faites toutes ces révélations, mais quelles raisons auraient les gens pour vous croire aujourd’hui ? Est-ce qu’on ne peut pas dire que vous parlez pour faire plaisir à quelqu’un ? Jamais ! Je ne parle pas pour faire plaisir à qui que ce soit. Je n’ai pas reçu 5 F de Gbagbo ni de quelqu’un. Gbagbo ne connaît même pas où j’habite. Personne ! Même lorsque je suis arrivé et que je suis allé me faire connaitre, personne ne m’a donné 5 F ou ne m’a dit quoique ce soit de la part de Gbagbo. Personne ! On l’admet, mais vos déclarations actuelles peuvent avoir l’objet d’attirer sa sympathie, non ? Jamais ! Jamais ! J’ai fait des dépositions depuis 2008 et j’ai dit que je ne suis pas prêt à prendre quoique ce soit à qui que ce soit pour quelque chose. Aujourd’hui, je suis là pour mon pays, je ne veux plus qu’on attaque mon pays, que les biens de mon pays aillent au Burkina ou au Mali ou de l’autre côté pour que les autres puissent s’enrichir sur mon pays ; là, je dis non ! Et jusqu’où peut aller votre détermination dans la défense de votre patrie ? Je ne veux pas aujourd’hui que mon pays soit massacré par un pays voisin qui va pousser des Burkinabè, des Libériens, comme ceux qui ont attaqué avec moi, pour venir attaquer mon pays et le détruire. Je dis non ! Je ne veux plus que le sang d’un Ivoirien soit versé. Je ne veux plus ça ! C’est pour cela que je parle. Et je demande pardon à toute la Nation ivoirienne. Je regrette ce que j’ai fait et je demande pardon pour tout ce que j’ai fait comme exactions, comme tueries. Aujourd’hui, je m’incline devant toute la Nation ivoirienne et lui demande pardon. Je dis encore non à tous ceux qui veulent venir attaquer mon pays. Que faites-vous dans la vie ? Je fais le commerce. Ça marche bien ? Oui, ça va. Pour le moment les choses sont bloquées, mais comme j’ai au moins deux véhicules de transport, ça va.

Goma - Neuf « colis métalliques » suspects sous forte surveillance à la banque


L'aboutissement des enquêtes sur une transaction frauduleuse estimée à des millions de dollars américains contraint les autorités du Nord-Kivu à clouer au sol un avion en provenance du Nigéria.
L'argent devait servir à l'achat des minerais, notamment l'or, a confirmé l'exécutif provincial dans un communiqué publié le 7 février, et repris par la Radio Okapi. L'avion cloué au sol, à l'aéroport international de Goma, depuis le 4 février, est un jet privé. Les services de sécurité de la place ont procédé à l'audition des quatre membres d'équipage et des quatre passagers sur la présence à bord de millions de dollars américains. Une transaction aurait bien eu lieu en échange des minerais transportés dans neuf colis métalliques au lendemain de l'arrivée de l'avion. Ceux-ci contiendraient effectivement des métaux précieux, selon les informations aéroportuaires.



La tension est montée d'un cran, la veille, lors de l'arrivée du jet. Un proche du général Bosco Ntaganda, un ancien cadre du Congrès national pour la défense du peuple, membre des Fardc depuis mars 2009, s'est rendu, accompagné de l'équipage, à l'aéroport pour s'opposer à la fouille d'une valise extraite de l'avion. Selon la radio onusienne, le gouvernorat a donné l'ordre à l'officier militaire de l'amener. Le cortège a changé de direction en cours de route pour se rendre directement au domicile du général Bosco. Ensuite, a poursuivi la Radio okapi, l'on a empêché aux éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo, présents dans le cortège, de s'approcher de la résidence du haut gradé. Le lendemain, le même officier est revenu avec les neuf malles métalliques avant leur saisie.

Laurent Essolomwa

Audience décisive hier à Makala - Mort de Chebeya : la Cour découvre l’homme qui détient la vérité !




La Cour Militaire a longtemps cherché le sésame capable de lui ouvrir le mystère de la mort de Chebeya. Eh bien ! elle y est presque. Une révélation inattendue est tombée hier en pleine audience. Elle met en cause l’inspecteur principal Kanold des Services spéciaux de la Police nationale congolaise.
Vue la pertinence de la révélation, la Cour a décidé stante pede de faire venir l’officier supérieur à l’audience prochaine. Si jamais, après confrontation de Bila et de Kanold, il s’avérait que la première a raison, la Cour aura mis la main sur l’homme qui détient la vérité dans le meurtre de Chebeya.

Quand le ciel a tremblé à Makala !

Après la comparution du général Oleko, la Cours entendu, à titre de enseignante, la commissaire C. Bila qui a préféré comparaître en lingala pour une meilleure expression. En effet, elle a su faire régner un silence des morts quand l’assistance a appris que le colonel Kanold, l’une des autorités de l’inspection générale (IG); lui avait demandé d’arracher l’une des pages du cahier d’enregistrement des visites au niveau de la réception principale de l’lG.
En effet, C. Bila a travaillé la journée du 31 mai 2010. Le lendemain, soit le 1er juin, elle s’est signalée à l’IG de la Pnc pour une très courte durée: de 8 à 10 h. Le 2 juin, le colonel Kanold l’a fait rechercher très activement. Il a questionné partout à la ronde pour obtenir toutes les coordonnées de la commissaire (adresse, numéro téléphonique...). Ces données obtenues, l’inspecteur principal a joint Bila au téléphone exigeant une entrevue urgente avec qu’elle. C’est ainsi qu’il ira la chercher à l’église où elle priait Après l’avoir convaincu d’arracher la page sur laquelle les noms des visiteurs du 1er juin 2010 figuraient, le colonel lui remettra vingt dollars américains pour soi-disant recharger son téléphone et tenir son supérieur informé sur la suite de la mission lui confiée. Sans doute, restent convaincus les avocats de la partie civile, sur la page proposée à la disparition se trouvait certainement le nom de F. Chebeya! Mais n’ayant pas exécuté cet ordre embarrassant, C. Bila, qui avait appris que le colonel Kanold cherchait ses coordonnées auprès d’une tierce personne, a vite compris qu’il y avait bel et bien quelque chose de louche dans la démarche du colonel ! Interrogée par le Ministère public qui lui a demandé de bien voir ce cahier de registre que détient heureusement la Cour C. Bila a reconnu son écriture dans l’enregistrement des visiteurs du 31 mai 2010. Mais l’enregistrement du 1er juin avait été fait par la commissaire Kalunga!
L’une des questions de la Cour se rapportait à l’éventualité d’un réel arrachement de cette page effectué par une autre personne que C. Bila. C’est ainsi que la prochaine audience du jeudi 10 février 2010 est très attendue pour d’autres révélations, mais surtout pour la comparution du colonel Kanold.

Le piège de la routine

Rien, alors rien, n’a perturbé le programme d’audience publique d’hier fixé par la Cour militaire de Km! Gombe siégeant en chambre foraine à la Prison centrale de Makala (Pcm) dans l’affaire d’assassinat, le 1er juin 2010, du défenseur des droits de l’homme, Floribert Chebeya, directeur exécutif de l’Ong La Voix des Sans Voix pour la défense des droits de l’homme (VSV). Des temps forts de cette audience, il y a eu, comme nous l’avions annoncé récemment, la comparution à titre de renseignant de l’inspecteur divisionnaire de la Police nationale congolaise (Pnc)/ville de Kinshasa, le général Jean de Dieu Oleko, qui s répondu aux différentes questions et de la Cour et des avocats des parties civiles.

Mais comme déjà dit précédemment, la comparution de la commissaire Conne Bila Sungu, l’une des policières chargées de la réception à l’entrée principale de l’inspection générale de la Pnc, a constitué le point de mire du procès.
On s’y attendait d’ailleurs le moins parce que toute l’attention était focalisée sur la déposition du générai Oleko arrivé à l’audience à 12h28’. Sorti de la salle, 5 heures après, le général a drainé un monde qui a manqué d’écouter la commissaire C. Bila.

La comparution du général Oleko !
Deuxième à comparaître après le général Alunga en charge des opérations à la Direction des renseignements généraux des services spéciaux (Drgss) qui est de ceux qui avaient vu, le 1er juin 2010 à l’IG, l’Inspecteur Christian Ngoy, commandant du bataillon Simba, le général Oleko a effectivement répondu à l’appel de la Cour. Il était essentiellement question, pour lui, de répondre aux questions relatives au communiqué du 2juin 2010 annonçant la mort de Chebeya.
En effet, ce communiqué a fait l’objet de plusieurs analyses; le paragraphe qui traite de l’état du corps de Chebeya a constitué le noeud des divergences des vues. “ ... pas de signes visibles de violence. “, tel est le groupe de mots à problème, parce que le communiqué, à comprendre le général Oleko, s’est axé sur le constat fait par des agents de la Pnc commis aux postes proches du lieu du crime à Mitendi. A comparer aux cas similaires, ce groupe de mots signifie que le corps de Chebeya h’avait pas une lésion corporelle (une plaie par exemple).
Aux dires du général Oleko, qui n’était allait le 2 juin 2010 à l’lG que pour le communiqué, cette nouvelle du meurtre lui est parvenue par ses services dont le S2 du district de la Lukunga. La Cour et la partie civile Chebeya n’ont pas compris pourquoi ce communiqué est resté inchangé (...pas de traces visibles de violence ...) alors que le général Oleko a vu lès photos montrant bien les traces visibles de violence lui présentées par le colonel Van de la Police technique et scientifique!
Mais le générai Oleko, qui a tenu à ce que le communiqué soit analysé dans son contexte global de forme et de fond, a fait savoir que l’un des paragraphes du communiqué explique bien que des enquêtes devaient être poursuivies, pour plus d’exactitude. Son expérience professionnelle, mais sa maturité aussi, ont été perçues par plus d’une personne. Voilà qui l’a épargné, pour l’instant des soupçons comme quoi l’appréhension d’absence de traces visibles de violence n’était qu’une façon de ne pas permettre la manifestation de la vérité.
Audience décisive hier à Makala, la Cour a découvert l’homme qui détient la vérité dans la mort de Chebeya. L’audience du jeudi prochain s’annonce troublante en révélations. Comme à John Numbi, il a été demandé au général Oleko d’être à la disposition de la Cour.
Les experts des sociétés de téléphonie cellulaire Tigo, Vodacom et Airtel y sont attendus, même le colonel Alène. Que ce procès soit l’occasion d’honneur à la RDC !

RDC : Wikileaks expose la corruption de «Joseph KABILA» dans l'affaire Vital KAMERHE

image Joseph KABILA - President de la RDC

selon un câble diplomatique obtenu par Wikileaks, Joseph KABILA a versé «200 000 dollars à chaque membre du bureau de l'Assemblée Nationale» pour évincer Vital KAMERHE.
Le président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila a exercé en mars 2009 une forte pression et versé des pots-de-vin pour évincer le président de l'Assemblée nationale, selon un câble diplomatique obtenu par Wikileaks et publié lundi dans un journal belge.
Le président de l'Assemblée, Vital Kamerhe, longtemps proche de Joseph Kabila, avait démissionné le 25 mars 2009 après avoir été mis sous pression par la majorité présidentielle pour avoir critiqué l'entrée de troupes rwandaises dans l'est de la RDC lors d'une opération conjointe avec l'armée congolaise.
L'ambassadeur américain à l'époque, William Garvelink, explique, dans un câble envoyé à Washington trois semaines avant cette démission, que la «présidence» de la république congolaise a versé «200 000 dollars à chaque membre du bureau de l'Assemblée» pour qu'ils quittent leur fonction et entraînent ainsi le départ de M. Kamerhe.
Cela n'ayant pas immédiatement réussi, «notre plus grande crainte concerne des rapports, corroborés par plusieurs sources, indiquant que les hommes du président utilisent à présent l'intimidation et des menaces physiques pour pousser M. Kamerhe à quitter la scène», ajoutait l'ambassadeur américain dans un câble publié par le quotidien De Standaard (http://standaard.be/extra/wikileaks/cablekabila).
«Nous considérons que M. Kamerhe a été intimidé et que ses inquiétudes quant à sa sécurité peuvent être sincères», ajoutait-il.
M. Garvelink dressait par ailleurs un portrait peu flatteur de l'ancien président de l'Assemblée. «Sa réputation de leader modernisateur, démocrate et honnête ne correspond peut-être pas tout à fait à la réalité», écrivait-il, en le décrivant notamment comme «menteur» et «manipulateur» et en évoquant des accusations de corruption à son encontre.
M. Kamerhe, 52 ans, est à présent candidat déclaré à la présidentielle de novembre 2011 sous la bannière de son propre parti, l'Union pour la nation congolaise (UNC).
Il a critiqué la réforme de la Constitution adoptée en début d'année, qui a fait de cette élection un scrutin à tour unique, un changement dénoncé par les opposants à Joseph Kabila comme une manoeuvre pour assurer sa réélection.

Câble diplomatique obtenu par Wikileaks (Anglais)

"194716";"09KINSHASA191";"Embassy Kinshasa";"SECRET";"VZCZCXRO6828
OO RUEHBZ RUEHDU RUEHMR RUEHRN
DE RUEHKI #0191/01 0611415
ZNY SSSSS ZZH
O 021415Z MAR 09
FM AMEMBASSY KINSHASA
TO RUEHC/SECSTATE WASHDC IMMEDIATE 9255
INFO RUEHXR/RWANDA COLLECTIVE
RUCNSAD/SOUTHERN AF DEVELOPMENT COMMUNITY COLLECTIVE
RUZEJAA/JAC MOLESWORTH RAF MOLESWORTH UK
RHMFISS/HQ USEUCOM VAIHINGEN GE
RHEFDIA/DIA WASHDC
RUEAIIA/CIA WASHDC";"S E C R E T SECTION 01 OF 04 KINSHASA 000191
SIPDIS
E.O. 12958: DECL: 03/02/2019
TAGS: PREL, PGOV, CG
SUBJECT: CONSTITUTIONAL CRISIS LOOMS AS POWER STRUGGLE
BETWEEN PRESIDENT AND HEAD OF PARLIAMENT UNFOLDS
REF: (A) STATE 11267
Classified By: Ambassador William J. Garvelink for reasons 1.4 (b) and
(d)
1. (S) Summary: President Kabila´s determination to remove National Assembly President Vital Kamerhe is quickly becoming a political and, possibly, constitutional crisis that will be resolved one way or another by March 15 when Parliament opens its upcoming spring session. As the President has no legal authority to oust Kamerhe, his advisors have bribed parliamentarians to vote him out of office; the success of this tactic is uncertain, however, given Kamerhe´s widespread popularity among fellow legislators. Of greater concern are reports, corroborated by a number of sources, that the president´s team is now using intimidation and threats of physical harm to get Kamerhe to leave the scene. Kamerhe told ambassador February 25 that he intended to remain on the job, and was confident he would survive a vote to have him removed. He told EU and UN reps on February 27, however, that he feared for his safety and would step down, although he intended to open parliament on March 15. He has since vacillated several times. We believe Kamerhe´s fears for his safety are well founded (although we cannot be sure threats will be acted on) and that he is likely to leave office shortly, hopefully without violating provisions in the constitution on the separation of the three branches of government. Major Western representatives in Kinshasa (U.S., UK, France, Belgium, UN and EU) are monitoring developments closely and wish to coordinate efforts to mediate, if necessary, between Kabila and Kamerhe. End Summary.

Current crisis: a long time in the making 

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2. (SBU) Rumors have swirled for months that President Joseph Kabila intends to sack National Assembly President Vital Kamerhe. Although Kamerhe is leader of Kabila´s ruling parliamentary coalition AMP ("Alliance pour la Majorite Presidentielle;" Alliance for the Presidential Majority in English), he has frequently adopted positions at variance with the President´s policies. Kamerhe is recognized as an energetic champion of the National Assembly´s prerogatives as set forth in the Constitution and as a fair-minded parliamentary leader who ensures that the Opposition´s right to express its views is respected. The most recent disagreement between Kabila and Kamerhe occurred when Kamerhe, who earlier had called on Kabila to negotiate with Rwanda on, inter alia, renewing diplomatic relations, criticized the President on Radio Okapi January 21 and later in Washington (ref A) over Kabila´s decision to conduct joint military operations in North Kivu with the Rwandan Defense Force without consulting the National Assembly. Reaction to Kamerhe´s statements by Kabila´s most radical supporters was unambiguously negative; some Kamerhe opponents even accused him of high treason.
3. (S) Although Kamerhe has carefully cultivated a positive image in Congolese political circles and with many prominent foreign observers, his reputation as a modernizing, democratic and honest leader is perhaps not fully consistent with reality. Contacts we spoke with report that his blind ambition to one day become president has compromised his judgment. He is believed to have blocked inquiries into allegations he has embezzled considerable sums of money as President of the National Assembly. He has been accused by his enemies (accusations we are unable to corroborate) of fanning the flames of conflict in the war-torn provinces of North and South Kivu (as a native of South Kivu, he has great influence in the eastern Congo) in an effort to weaken Kabila for political gain. According to one source, he has even funneled money to renegade General Laurent Kabila in an effort to keep Kabila off-balance. Whether or not such allegations are true, all Western representatives we spoke with agree that Kamerhe lies frequently in efforts to gain political advantage. In fact, last week he told an EU rep he would have to resign because the United States wanted him removed from office. When we met with him last week, he began the conversation by denying he had made such a statement and claiming that Kabila and his supporters were spreading malicious rumors that the United States was against him (see para. 5 below).

Bringing out the big guns 

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KINSHASA 00000191 002 OF 004
4. (S) Hoping the controversy over his remarks in Washington would eventually die down, Kamerhe chose to remain away from the DRC for several weeks, leaving the U.S. for two weeks in Belgium and then on to South Africa before returning to Kinshasa on February 22. His stay abroad, however, only appears to have strengthened the resolve of his enemies to make him resign. Shortly after his arrival three members of the National Assembly´s seven-member executive directorate ("Bureau") resigned in a clumsy effort by Kabila´s subordinates to get rid of Kamerhe´s team. According to several sources, the presidency paid each directorate member $200,000 to step down. Although other members have yet not resigned, it is widely believed that pressure on them to do so will be ratcheted up and that they will follow suit this week. A group of Kabila "envoys" also entered into action, speaking with Kamerhe to demand his resignation. The "Gang of Four" believed to be spearheading the effort to remove Kamerhe consists of Augustin Katumba Mwanke, a close Kabila advisor; former Defense Minister Ghislain Chikez; Planning Minister Olivier Kamitatu; and Evariste Boshab, secretary general of the PPRD (Kabila´s own party -- the "Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Democratie;" English: People´s Party for Reconstruction and Democracy). In a February 27 press conference Kamitatu and Boshab referred to the "tremendous danger" to the DRC´s national security caused by Kamerhe´s criticism of GDRC-GoR joint military operations.
In a parallel effort to pressure Kamerhe, Kabila´s subordinates sent to Kamerhe a delegation of four tribal leaders (when modern politics fail, traditional African customs are still effective) to urge him to obey the country´s supreme chief (see para. 10 below).

International Community engages 

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5. (S) On February 23 EU Great Lakes Representative Roeland van der Geer told us that in a meeting with Kamerhe, the National Assembly president reported that he had no choice to resign because the United States was against him. We immediately asked to see Kamerhe, hoping to meet with him the next day. Kamerhe received the ambassador and DCM February 25. He immediately denied he had said the U.S. was against him; that was the story being spread by his enemies, he insisted. In a long monologue he expressed anger with Kabila and his associates over their usurpation of his plan to bring peace to the eastern Congo, creating the distinct impression that his grievance was more important that the quest for peace. Kamerhe also said that Kabila would not harm him and that he was not worried about his safety. The following day (February 26), Van der Geer called to say he had met again with Kamerhe. Kamerhe told him that he had received a message the same day from the presidency that physical harm would come to him if he did not resign. Kamerhe then said he had no option but to resign and leave the country. Van der Geer called a number of contacts in Kinshasa as well as EU officials Louis Michel and Fernando Solana to report on his meeting.
6. (S) On the morning of February 27 ambassador asked to meet with ambassadors from the UK, EU, Belgium, France and MONUC to discuss the situation. France was represented by political counselor and MONUC by SRSG´s political advisor.
There was general agreement that Van der Geer probably overreacted. The message from the presidency was actually a meeting with four tribal chiefs (see para. 4 above) and it was much less threatening than Van der Geer had suggested.
There was also general agreement that skepticism of Kamerhe was warranted, as he was clearly trying to manipulate foreign ambassadors to his advantage. Several participants noted instances in which Kamerhe has been less than truthful. It was agreed that Richard Zink, the EU ambassador and MONUC representative would seek an appointment with Kamerhe the same day and ask him directly if he has been threatened and by whom. The group agreed to meet again after Zink´s meeting with Kamerhe.
7. (S) The group of ambassadors reconvened at 3:30 pm at the U.S. COM´s residence. Zink and Doss´ political advisor Christian Manahl reported on their 1:30 pm meeting with Kamerhe. UN rep said Kamerhe was "shaking" because of his concern over his security but it was not clear he had been threatened with physical harm. It appeared that Kamerhe had decided to resign, while maintaining a faint hope that Kabila would reconsider. Kamerhe wanted to talk to Kabila one more time before he takes any action. The question Kamerhe was grappling with is how to resign in a graceful way. Kabila, KINSHASA 00000191 003 OF 004 or at least the people around him, wanted Kamerhe to resign now. Kamerhe wanted to convene the National Assembly on March 15 and then resign. Ambassadors were still concerned, however, about Kamerhe´s security and decided to send UN and French reps to meet with one of the tribal chiefs to ask what Kabila´s reps had said specifically about threatening Kamerhe.

Ban Ki Moon should broach issue with Kabila 

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8. (S) It was the consensus of the group that Kamerhe was in no immediate danger but that pressure would build as March 15 approached. Kabila, or his advisors, did not want Kamerhe to open the National Assembly, which could vote to keep him in office. Ambassadors agreed they should not get involved in a power struggle between Kabila and Kamerhe as long as the constitution and integrity of the National Assembly are respected, which appears to be the case up to present time.
All believed it would be useful to ask the UN Secretary General, when he was to speak to Kabila the next day, to mention the importance of respecting the constitution and its provisions on the separation of powers. Finally, ambassadors agreed to follow developments closely over the next few days and to convene again towards the middle of week next week, or whenever necessary, to make sure that all ambassadors have the same information and act in unison if it becomes necessary.
9. (S) The ambassadors reconvened at the U.S. residence for a third time on February 27 at 7:30 pm to hear from the UN and French reps on their meeting with the tribal chief. The chief reported that he had not met in person with Kabila´s reps because they wished to kill "one of his children" (the chief cannot meet with those who wish to harm his tribesmen and Kamerhe belongs to his tribe). The chief stated, however, that Kabila himself had said he wanted to "settle scores" with Kamerhe, that he "wanted to eliminate him (Kamerhe);" and that he was willing to "violate the constitution to get rid of Kamerhe." The chief also reported that Kabila is worried about his own security because there are many Bashi (Shi) tribesmen in the presidential guard force who could turn against him should something happen to Kamerhe. This did not ring true as it is believed that Kabila has few Bashi guards; this could have been more a boastful affirmation of the importance of the Shi ethnic group by its tribal chief. Ambassadors discussed report from the UN and French reps, but were not convinced the tribal leader´s remarks were sufficient to be sure Kabila wanted to harm Kamerhe, in part because of the chief´s lack of credibility (he is believed to be a severely-addicted alcoholic and he asked the French rep for a visa).
Ambassadors did, however, agree that the UN and French reps should seek a meeting immediately with Kamerhe to convey the information gleaned in the meeting with the tribal chief as part of an effort to keep the National Assembly president fully informed. UN and French reps returned an hour later (at 9:30 pm) to state that Kamerhe, in yet another change of direction, was aware of the information provided by the chief and was "defiant," still intending to preside at the opening of the National Assembly on March 15.

Parliamentary vote is not likely 

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10. (C) The Kamerhe affair has the potential to become a constitutional crisis. Observers believe that at the present time he has the votes to stay in office if he does not resign beforehand. Many point out, however, that efforts to buy votes are usually effective in this highly-corrupt political culture and that the tide in the National Assembly could quickly turn against Kamerhe. It is believed that Kamerhe´s support among the ruling coalition is particularly fragile as coalition members will not want to risk alienating Kabila.
But continued support by Opposition members is also not certain. Sources tell us that Kabila may actually peel off a number of prominent opposition parliamentarians, not through a lump sum payment, but by offering them a lucrative government or para-statal executive position, an offer that would be too good to refuse. But the uncertainties of how the vote would come out probably mean that Kabila´s aides will succeed in getting Kamerhe to resign before a vote can be called. In meetings last week with the ambassador, representatives of two opposition groupings, Jean-Pierre Bemba´s MLC ("Mouvement pour la Liberation du Congo;" in English, Movement for the Liberation of the Congo) and the KINSHASA 00000191 004 OF 004 CDC ("Convention des Democrates Chretiens;" Alliance of Christian Democrats) complained about the "take-over" of the Prime Minister´s office by the presidency and asserted that the only obstacle to the Executive Branch obtaining all power in the country was the National Assembly.

Possible consequences on situation in the east 

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11. (C) A major subsidiary concern is the impact Kamerhe´s departure from the national stage could have on events in the east. Kamerhe is regarded as a major power broker in North and South Kivu and his departure will likely result in the departure of many of his proteges, including North Kivu governor Julien Paluku. More importantly, the tribal groupings who support Kamerhe, particularly the Shi, Nande, and Hunde, will view Kamerhe´s removal as a threat to their interests vis-a-vis their main competitor in the region, the Rwandophones (Hutus and Tutsis), who appear poised to gain influence as a result of Rwandan-Congolese agreements on power-sharing in the Kivus in the wake of the joint military operations that ended February 25. The reconfiguration of the power map in the Kivus will warrant close monitoring in the weeks ahead.
12. (C) Comment: The Kamerhe affair is the first major political crisis since the installation of a democratically-elected government in 2006. Kabila´s desire to remove Kamerhe, regardless of Kamerhe´s perceived dynamism and commitment to democracy, is legitimate if Kamerhe, as the leader of the ruling coalition, is not carrying out the president´s legislative agenda. The Constitution´s guarantees of separation of the branches of government, however, do not allow the president to do so unilaterally, conferring that authority to the National Assembly alone.
The main issue at hand is how to ensure that the constitution is respected, not to aid particular individuals to stay in office. The other important issue is to ensure that no one is intimidated or threatened to leave office. We recognize that Kamerhe has been intimidated and we believe his security concerns may be genuine. Finally, we have asked to meet with presidential advisor Augustin Katumba Mwanke (Kabila is out of town for several days), to discuss this issue and to make clear we expect the Government to respect the Constitution and the rule of law. We will continue to monitor the situation carefully, coordinate closely with other international actors, and consult with the Department. End comment.
GARVELINK
";"2009-03-02 14:15";"PREL (External Political Relations)
PGOV (Internal Governmental Affairs)
CG (Congo (Kinshasa))
"";"

Wael Ghonim révèle être l'administrateur d'un influent groupe Facebook anti-Moubarak

Wael Ghonim révèle être l'administrateur d'un influent groupe Facebook anti-Moubarak
Libéré lundi, le représentant de Google au Moyen-Orient et en Afrique du Nord a reconnu être l’administrateur du groupe Facebook baptisé "We Are All Khaled Said". Les manifestants lui demandent désormais de prendre la tête de la contestation.
Par Sébastian SEIBT (texte)
 
À l’écran, Wael Ghonim s'effondre en larmes. Lundi soir sur la chaîne de télévision privée égyptienne Dream TV, le représentant de Google pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord raconte les 12 jours qu'il a passés dans les geôles égyptiennes depuis son arrestation, le 28 janvier. Interrogé par la journaliste, il répète encore et toujours : "Je ne suis pas un traître", "Je peux tout supporter mais pas qu’on m’accuse de trahir l’Égypte".
Pour la première fois pendant l'émission, Wael Ghonim a aussi et surtout reconnu être "El Shaheed", l’administrateur anonyme du très influent groupe Facebook "We Are All Khaled Said" ("Nous sommes tous des Khaled Said"). Créé après qu'un blogueur a été battu à mort par la police en juin 2010, le mouvement est devenu l’un des acteurs les plus actifs de la contestation égyptienne.
Dans la rue, les anti-Moubarak ont accueilli la libération de celui qui s’est également occupé de créer le site internet de Mohamed El-Baradei, l’ex-patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) - et aujourd’hui l’une des principales figures de l’opposition à Hosni Moubarak - avec joie. Sa disparition avait engendré un vaste mouvement de soutien en ligne. Certains avaient même fait de sa libération un préalable à tout dialogue avec le pouvoir.
Sur Facebook, un groupe, qui revendique mardi matin plus de 100 000 membres, demande maintenant à Wael Ghonim d'accepter de devenir le porte-parole du mouvement de contestation du régime d’Hosni Moubarak... Un costume que cet employé de Google ne semble pas prêt à endosser. "Je n’ai fait que la partie facile du travail : écrire sur Internet. Les vrais héros de ce mouvement sont ceux qui ont eu le courage de descendre dans la rue", a-t-il expliqué à Dream TV.
Sur les conditions de sa détention, Wael Ghonim assure "qu’il a été traité avec beaucoup de respect" et qu’il "n’a subi aucune maltraitance".
Peu après sa libération, celui-ci a également fait son grand retour sur Twitter. "La liberté est une bénédiction pour laquelle il faut se battre", a-t-il d’abord écrit avant de remercier Google d’avoir " tant entrepris pour le rechercher".

Procès Chebeya en RDC : le chef de la police de Kinshasa mis en difficulté

Le chef de la police de Kinshasa, le général Jean Dieudonné Oleko.
Le chef de la police de Kinshasa, le général Jean Dieudonné Oleko.
Radio Okapi
Par RFI
Le défilé des hauts gradés de la police congolaise se poursuit au procès des policiers accusés d’avoir assassiné le défenseur des droits de l’homme, Floribert Chebeya. Les parties civiles ont demandé le 7 février une nouvelle audition du général Numbi, N°1 de la police au moment des faits. La cour réserve sa réponse. En attendant, c’est le général Jean Dieudonné Oleko, chef de la police de Kinshasa, qui a dû s’expliquer sur le premier communiqué officiel qu’il avait signé au lendemain du meurtre.

« Une voiture abandonnée, un corps sans vie allongé sur le siège arrière, celui de Floribert Chebeya, pantalon baissé, autour de lui deux préservatifs usagers, des ongles artificiels, des mèches de cheveux et des capsules de Viagra » : un communiqué officiel, le 2 juin 2010, avait décrit tout cela au grand public, ajoutant que « le corps ne montrait aucune trace visible de violence ».
Confrontée aux premières constatations de la police scientifique, la mention « aucune trace visible de violence» ne tenait pas la route puisque Chebeya avait des marques de menottes aux poignets, son cou avait visiblement subi une violente torsion et du sang sortait de sa bouche. Le général Jean Dieudonné Oleko, inspecteur provincial de la police de Kinshasa, avait signé ce communiqué et fait les premières déclarations à la presse en ce sens.
A la barre, harcelé de questions, le général Oleko avait fini par dire que ce n’était pas lui qui avait écrit le communiqué mais son état-major et qu’il l’avait certes signé mais de bonne foi.
Le camouflage des preuves et l’organisation du mensonge seront encore au menu jeudi 10 février de la prochaine audience.

Gabon - Pourquoi revendiquer la victoire ? (1) - Par Raphaël Bandéga-Lendoye, Premier Ministre nommé par André Mba Obame

André Mba Obame 2009
André Mba Obame, vrai vainqueur des présidentielles et Président du Gabon

 Dès l’annonce du décès du Président Omar BONGO ONDIMBA le 8 juin 2009, le Ministre de la Défense nationale Ali BONGO ONDIMBA prend la décision unilatérale et sans en référer au Premier Ministre Chef du Gouvernement, de fermer les frontières du pays. Quand on sait que cette prérogative incombe au Ministre de l’Intérieur, nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper qu’Ali BONGO ONDIMBA venait de poser là un acte qui matérialisait sa volonté de mettre en veilleuse les institutions du pays. Le passage en force tant redouté par les Gabonais se précisait. Certains parleront même d’un ballon d’essai.
Dans l’optique de l’élection présidentielle anticipée, le Parti Démocratique Gabonais (PDG) a organisé des primaires en vue de la désignation en son sein du meilleur candidat possible. Parmi les neuf candidats en lice, trois sortent du lot. Il s’agit de Casimir OYE MBA, ancien premier Ministre, Jean EYEGHE NDONG, Premier Ministre en exercice et Ali BONGO ONDIMBA, Ministre de la Défense nationale.
À l’issue du scrutin qui s’est déroulé conformément aux règles établies par le parti au pouvoir, Ali BONGO ONDIMBA est battu, n’arrivant qu’en troisième position derrière, respectivement, Casimir OYE MBA et Jean EYEGHE NDONG. Pris de panique devant la cruelle réalité qui s’imposait à eux, les dirigeants du PDG, faiseurs de rois devenus, imposèrent Ali BONGO ONDIMBA, fils d’Omar BONGO ONDIMBA, fils du « Patron » comme candidat du PDG à l’élection présidentielle anticipée. La monarchisation de la République était en marche.
Au terme d’une campagne électorale dense et d’un scrutin jugé somme toute normal, les résultats proclamés par le Ministre de l’Intérieur donnent Ali BONGO ONDIMBA vainqueur avec un peu plus de 40% des voix. Sans attendre, l’Opposition conteste ces résultats et décide de saisir la Cour Constitutionnelle. Il faut souligner que, avant la proclamation définitive des résultats et alors que le contentieux électoral n’était pas vidé, Ali BONGO ONDIMBA crée la surprise en se présentant tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays comme le Président de la République gabonaise. On en veut pour preuve, son voyage à Port-Gentil où l’armée quelques jours plutôt avait massacré des civils qui manifestaient contre les résultats publiés par le Ministre de l’Intérieur. A cette occasion, le fils du « Patron » a pris la parole après le Président de la République par intérim, Madame Rose Francine ROGOMBE.
Quelques jours plus tard, c’est à bord de l’avion présidentiel qu’il se rend au Cameroun pour une visite privée. Certains observateurs n’ont pas hésité à affirmer alors que les recours introduits par l’Opposition n’avaient aucune chance d’aboutir car l’idée qu’Ali BONGO ONDIMBA s’imposerait par la violence se confirmait.
Que dire alors des résultats rendus publics par Jean François NDONGOU, Ministre de l’Intérieur ? On se demande toujours de qui il les tenait étant donné que les textes qui régissent le fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Autonome et Permanente (CENAP) prévoient que ce n’est qu’à l’issue de son assemblée plénière qu’elle transmet au Ministre de l’Intérieur les résultats du scrutin afin que celui-ci les rende publics. Or, tout le monde sait aujourd’hui ce qui a été incontestablement établi par un huissier : la CENAP n’a pas achevé ses travaux de vérification et de décompte des procès verbaux au moment où le Ministre annonçait ces résultats.
D’où viennent-ils donc ? Sachant qu’ils ne sont pas issus de la synthèse des travaux de la CENAP, seule habilitée à prendre les décisions en période électorale, donc à transmettre au Ministre de l’Intérieur les résultats annoncé, ils ne peuvent provenir que d’une source non autorisée ou inconnue ; en tout cas illégale.
De plus, une lecture rapide des chiffres annoncés par le Ministre de l’Intérieur fait ressortir certaines curiosités. Dans la province du Haut-Ogooué, le candidat du PDG a obtenu 100% des voix sur quatre-vingts bureaux de vote et plus de quatre-vingts pour cent dans vingt autres bureaux de vote. Si cette province a vu naître feu le président BONGO ONDIMBA, nous devons y signaler la présence significative de l’Opposition à travers l’Union Gabonaise pour la Démocratie et le Développement (UGDD). Les élections locales traduisant la réalité du terrain, il n’est pas inutile de souligner que l’UGDD contrôle la ville de Mounana avec 20 conseillers municipaux sur 29. De même, elle compte des élus locaux dans les villes de Moanda, Bakoumba, Franceville, Lékoni.
Bien malin qui pourrait tenter d’expliquer les 100% obtenus par le candidat PDG dans la province du Haut Ogooué !
L’analyse des procès verbaux de la province du Haut Ogooué révèle des choses assez étranges. En effet, comme l’a constaté l’huissier de justice commis par le candidat André MBA OBAME, dans certains centres de vote, on pouvait observer un nombre de votants supérieur au nombre d’inscrits. Dans d’autres, on remarquait sur la liste d’émargement la même signature pour tous les électeurs. On a relevé par ailleurs la même calligraphie sur des procès verbaux provenant de localités différentes.

Ali Bongo le Mollah'Son nov 2010 maçonnerie www.legrigriinternational.com
Ali Bongo, président grâce à un coup de force
 
Alors que les Gabonaises et les Gabonais dénonçaient déjà cette dictature émergente, certains Etats au nom de leurs intérêts s’empressaient de reconnaître celui qui n’avait pas encore définitivement été déclaré élu. Alain JOYANDET, Secrétaire d’Etat français à la Coopération affirmait que la France ne se prononcerait qu’à, l’issue du contentieux électoral, quand deux jours plus tard, le contentieux électoral n’étant pas encore vidé, le Président Nicolas SARKOZY reconnaissait la victoire d’Ali BONGO ONDIMBA.
Dès la proclamation des résultats définitifs, André MBA OBAME n’a cessé de les contester. Il a toujours réclamé un recomptage des voix à travers la confrontation des procès-verbaux, en présence de chaque candidat, de son représentant ou de son conseil. Cette proposition fut acceptée au départ par la cour constitutionnelle qui s’est par la suite rétractée en décidant de procéder à huis clos au dit recomptage. Le résultat de ce recomptage a donné un classement différent de celui annoncé par le ministre de l’intérieur.
Depuis les accords issus de la concertation de la classe politique, encore appelés « Accords d’Arambo », il est fait obligation à la CENAP de remettre à chaque représentant de candidat une copie du procès-verbal sanctionnant le déroulement du scrutin. Ainsi, en demandant à la Cour constitutionnelle de confronter les procès-verbaux, le candidat André MBA OBAME voulait de la façon la plus claire et la plus logique avoir une photographie du vote bureau par bureau. La Cour constitutionnelle, en refusant de confronter les procès-verbaux et en acceptant de publier les résultats du ministre de l’intérieur venus d’on ne sait où, conforte non seulement le candidat André MBA OBAME dans l’idée qu’il y avait une volonté  d’occulter le véritable résultat sorti des urnes mais aussi affirmait le HOLD UP électoral finement orchestré.
Un autre fait avéré compromettant la sincérité des résultats annoncés de ce scrutin est le fait que la Cour constitutionnelle, d’une part est présidée par la même personne depuis 1991, Marie Madeleine MBORANTSUO, qui est la mère de deux demi-frères d’ALI BONGO ONDIMBA d’autre part. Par ailleurs, il n’est pas vain de rappeler que la Cour constitutionnelle est logée dans un immeuble privé propriété de Madame MBORANTSUO pour plus de trois cents millions de francs CFA par an au moins (environ plus de 450.000 euros.), faisant ainsi tomber celle-ci sous le coup d’un conflit d’intérêt. Et que dire du règlement intérieur de cette Cour constitutionnelle qui interdit à tout plaignant de récuser l’un de ses conseillers contrairement aux garanties universellement reconnues en matière de procédure.

Pourquoi MBA OBAME s’autoproclame t-il plus d’un an après ?

Il convient de rappeler que depuis le coup d’Etat électoral du 3 septembre 2009, Mr. André MBA OBAME, comme d’ailleurs l’ensemble des personnalités et des partis de l’opposition, n’ont jamais reconnu le pouvoir illégitime d’ALI BONGO ONDIMBA.  Ils l’ont affirmé publiquement, en argumentant méthodiquement sur la justification de ce rejet. Ils ont saisi pour cela les institutions internationales, les ambassades, les Etats étrangers. Il s’agit donc là d’une démarche constante.
Pourquoi aujourd’hui ? Nous répondons : mieux vaut tard que jamais. Lorsqu’un voleur s’empare d’un objet, même si on ne le prend pas en flagrant délit, cela n’interdit pas de l’appréhender lorsque l’occasion se présente.  Ne récupère-t-on pas l’objet volé lorsqu’on le retrouve ?
Par ailleurs, en matière de droit électoral, il n’y pas prescription. Par conséquent, il n’est pas interdit, lorsqu’un élément nouveau intervient, de rouvrir  les débats à ce sujet, surtout lorsqu’il apparaît que les résultats annoncés souffrent d’un discrédit avéré.
Quant à la valeur des décisions de la Cour constitutionnelle, il faut indiquer qu’elle ne doit pas être à géométrie variable.
En effet, lors de l’exclusion par le PDG de ses députés ayant contesté les modalités de sélection de leur candidat à l’élection présidentielle ou s’étant présenté comme candidat indépendant à cette élection contre le candidat choisi par leur formation politique, la Cour constitutionnelle avait rendu une décision qui fixait la date de l’élection partielle.
Plus tard, le Gouvernement illégitime a saisi la Cour pour obtenir qu’il soit déclaré une force majeure qui permettait de différer de près de six mois la date d’organisation de ladite élection. A-t-on inféré le fait que la Cour se prononce en premier et en dernier ressort ?
Ensuite, L’invocation de la valeur juridique des décisions de la Cour ne doit pas être un prétexte pour couvrir des manœuvres de captation du pouvoir de la part d’individus ou de groupes déterminés qui instrumentalisent les institutions pour s’assurer le pouvoir politique. Tel est le cas d’Ali BONGO ONDIMBA qui a toujours affirmé être prêt à tout pour y parvenir quitte à assumer un bain de sang.
C’est aussi aujourd’hui parce que l’on a pris la mesure que cette volonté de s’emparer du pouvoir se double d’un ardent désir de le conserver à tout prix. Cela a commencé à se manifester dès la prise du pouvoir. L’administration a été nettoyée des cadres supposés être proches de l’Opposition, cette volonté de nettoyage s’est accentuée et se poursuit. Elle vise maintenant ceux qui, par tactique ou par intérêt, ont facilité sa prise de pouvoir. Ils sont remplacés par des hommes dont la principale qualité est la servilité et l’allégeance au chef de l’Etat. Opportunément un texte a été pris qui donne des soldes fonctionnelles aux membres des cabinets ministériels.
Ensuite, il y a l’instrumentalisation des élections en les vidant de leur contenu. Les listes électorales sont le premier élément de cette stratégie. Celles-ci sont modifiées dès que besoin se fait sentir hors les périodes légales de révision. Voyez : avec une population nationale de près de 1.200.000 habitants, il y a plus de 800.000 inscrits sur les listes électorales. Un comble dans un pays où plus de la moitié de la population a moins de dix-huit ans !
L’acceptation récente et opportune de la biométrie par les partis de la majorité présidentielle ne doit pas faire illusion : la dissolution de l’Union nationale explique sans doute ce revirement, car, à l’instar du ministre de l’Intérieur, ils  y ont toujours été hostiles, usant d’arguments spécieux.
La modification récente de la Constitution gabonaise est aussi une grande étape de la captation du pouvoir. Renforçant considérablement les pouvoirs du président qui sont déjà immenses, elle lui donne désormais le droit de convoquer à sa guise le corps électoral, de différer indéfiniment l’organisation des élections, de recourir librement à des pouvoirs exceptionnels sans le moindre contrôle …
Cette inclination à s’assurer le pouvoir institutionnel se double d’une propension à recourir à la force chaque fois qu’une source de mécontentement naît dans le pays. Qu’on en juge : depuis la prestation de serment et la nomination par André MBA OBAME d’un Premier ministre et d’un gouvernement : dissolution immédiate de l’Union Nationale, radiation des agents publics, arrestations et détentions arbitraires, utilisation des troupes d’élite contre de paisibles citoyens…

Enfin, en toute responsabilité, il a fallu tout ce temps pour consulter et faire le tour de cette affaire. Pour rassurer, écouter et comprendre les différentes articulations qui la constituent. Le fruit est mûr. Il y a des fruits qui sont mûrs même quand, en apparence, ils sont encore verts.
C’est le moment de le cueillir !
Pour tout cela, c’est maintenant que ce pouvoir illégitime doit cesser d’exister.

LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT

RAPHAËL BANDÉGA-LENDOYE

Démantèlement de caches d’armes à Abobo : Deux rebelles abattus, un commissariat attaqué

Le quartier Derrière-rail à Abobo a été le théâtre, hier après-midi, de violents affrontements entre les éléments de la Garde républicaine (Gr) et des rebelles retranchés dans une tanière. Bilan de ces échanges de coups de feu, deux rebelles abattus et le commissariat de police du 14ème arrondissement attaqué à l'arme lourde par les hommes armés à la solde d'Alassane Ouattara. Comment est-on arrivé là ? Selon des informations recueillis auprès des forces de sécurité, tout est parti d'une opération de démantèlement de caches d’armes et de rebelles à Abobo-Derrière-rails effectuée sur renseignements par des éléments de la Garde républicaine. Arrivés sur les lieux aux environs de 14 h, les militaires, qui cherchaient à avoir accès à l'endroit indiqué, sont refoulés violemment à l'arme lourde par des rebelles. La réaction des éléments de la Gr ne s'est pas fait attendre. Deux rebelles sont abattus à l'issue des violents échanges de tirs. Leurs acolytes prennent le large et disparaissent dans la nature. Les éléments de la Gr se retirent des lieux. Alors que ces événements avaient pris fin, des militants du Rdr, habitant le quartier Derrière-rails se déportent vers le commissariat du 21ème arrondissement. Où, face au déploiement important des éléments de la force spéciale du Cecos autour de ce service de police, les assaillants battent en retraite et jettent leur dévolu sur les autobus de la Sotra et des véhicules de particuliers, au grand carrefour d'Abobo, en face de la mairie. Au moins un autobus et le véhicule d'un délégué médical sont saccagés à cet endroit par une horde déchaînée de partisans d'Alassane Ouattara. Dans leur soif de venger leurs complices rebelles abattus, les terroristes du mentor du Rdr attaquent à l'arme lourde le commissariat du 14ème arrondissement d’Abobo aux environs de 16h. Pendant plus de 30 mn, de violents échanges de coups de feu ont eu lieu et les rebelles ont replié en fin de compte. Les Forces de défense et de sécurité qui se sont déployées dans les quartiers ont pu rétablir l'ordre et faire respecter le couvre-feu dans cette commune.
Didier Kéï