samedi 13 août 2011

Elections 2011 en RDC : La Majorité Présidentielle vient de créer une trentaine des partis politiques!

13/08/2011

Joseph KABILA - Président de la RDC, le 30 Juin 2011 à Lubumbashi

Ces partis politiques appartiennent à la Majorité Présidentielle (MP) et sont initiés ou pilotés par les gros calibres du kabilisme : responsables ou membres du gouvernement parallèle, ministres du gouvernement officiel ou gouverneurs de provinces. Ces partis politiques ont-ils pour mission de favoriser la fraude électorale ?

A trois mois des prochaines élections, la machine à créer les partis politiques a repris du service. Elle tourne, désormais, à plein régime ces dernières semaines. Jamais le ministère de l’Intérieur n’a autant délivré l’agrément aux partis politiques que ces derniers jours. La liste régulièrement communiqué à la Ceni surprend bien de personnes. Une source parle d’une trentaine de formations politiques qui aurait obtenu l’agrément ces derniers jours.

Un dénominateur commun à ces nouveaux partis : ils appartiennent presque tous à la majorité présidentielle et sont initiés ou pilotés par les gros calibres du kabilisme : responsables ou membres du gouvernement parallèle, ministres du gouvernement officiel ou gouverneurs de provinces. Ces partis satellites du Pprd ne se préoccupent nullement à assurer leur implantation ou à se trouver des sièges. Ils s’activent plutôt dans le recrutement des candidats à la députation nationale. Leurs émissaires sillonnent actuellement l’ensemble du pays à la recherche des candidats à aligner sur leur liste.

Après l’échec à l’assemblée nationale d’introduire dans la loi électorale certaines innovations tendant à limiter l’accès des petits partis au partage des sièges, les bonzes du Pprd et de la majorité kabiliste ont compris le risque qu’ils courent de ne pas obtenir la majorité parlementaire. La stratégie dès lors a changé en faveur de la multiplication des partis satellites dans l’espoir d’aligner le plus de candidats possibles dans toutes les circonscriptions électorales et tirer profit de la proportionnelle intégral avec plusieurs listes pouvant arracher le plus fort reste.

Comme toujours en pareille circonstance, beaucoup de fonds sont décaissés du Trésor ou des comptes des entreprises publiques pour soutenir cette opération. Ceux qui sont dans le circuit se frottent bien les mains. Mais le petit peuple, lui, croupit dans la misère. Nous y reviendrons.

FKB
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Les kermesses à Kinshasa : Lieux de dépravation de la morale

13/08/2011

Bar a Kin.

Les dites kermesses sont dénuées de toute valeur culturelle, récréative et caractérisées par un manque d’hygiène profond. Elles n’ont qu’une visée : l’exaltation à l’alcoolisme, le tabagisme et la débauche.

On observe à travers la ville de Kinshasa vers les mois de juillet et août des manifestations à caractère forain. Une ébullition de kermesses tous azimuts dans des quartiers résidentiels, occupant anarchiquement les aires de jeux. Les dites kermesses sont dénuées de toute valeur culturelle, récréative et caractérisées par un manque d’hygiène profond.

Elles n’ont qu’une visée : l’exaltation à l’alcoolisme, le tabagisme et la débauche. La jeunesse est privée de toutes activités juvéniles et sportives ; les paisibles habitants violés dans leur quiétude et intimités ne savent pas à quel sein se vouer face à cet assaut.

Des stratégies de survie !

Kinshasa est un melting-pot qui, au-delà des ses difficultés liées au social, incarne une culture festive. A tel enseigne que -Deuil et Fête- deux termes sémantiquement et diamétralement opposés se rapprochent, et on a de fois du mal à les découdre.

Le kinois s’illustre par sa capacité à transcender ses problèmes (souffrances) quotidiens en y trouvant des solutions provisoires et adaptées. Malgré l’amenuisement de son pouvoir d’achat (incidence de la pauvreté alimentaire se situe entre 50% et 58 % de la population qui consomme moins d’ 1§/personne/jour) ; le kinois se crée au jour le jour les conditions de survie.

Les stratégies de survies sont montées à tous les coins de rue. La débrouillardise est le maître mot Kinshasa.

Nonobstant cette pauvreté ou précarité extrême, le kinois a un penchant vers la bière, la mode ou le luxe. Il refuse de basculer dans ce qu’il considère comme étant une pauvreté ridicule, c’est-à-dire vivre dans un dénuement qui priverait même une bouteille de bière.

Tandis que les huppés profitent d’offrir à leur famille (enfants) des voyages touristiques pendant les vacances ; d’autres se contentent et assistent à des spectacles d’ambiance sauvage et déchainée à travers des kermesses et autres. Toute une euphorie ébranle Kinshasa.

Des clôtures en tôles, triplex, nattes, bâches ou calques d’aluminium s’érigent autour des terrains de foot qui, de ce fait, se transforment en des vastes marchés ou espaces d’ambiance, de » kuluna » et des péripatéticiennes. Une situation déplorable mais non sans l’aval des notaires de la ville qui l’ont légitimé.

Plus des distractions saines pendant les vacances, sinon l’image de l’alcoolisme et voyoucratie qu’on imprègne à cette jeunesse par ses propres parents et » faiseurs » des lois à cause de leur cupidité et avarice.

Les kermesses : lieux de dépravation de la morale

» J’ai été contraint de déplacer mes enfants à cause de cette distraction malsaine des kermesses qu’on inculque aux enfants. Le tapage diurne et nocturne, des scènes obscènes de fois à grand jour sont invivables avec ses enfants.

On est parfois victimes des » kuluna » au sortir de kermesses. N’eut été ces kermesses, j’encadrerais seul mes enfants pendant les vacances « , témoigne amèrement Papa Albert à Bandalungwa.

Et à cette institutrice qui requiert l’anonymat de renchérir : » c’est abominable ! Nous n’avons pas les droits seulement les devoirs. Les autorités n’ont pas de compte à rendre à la population.

Nos enfants ne savent plus où jouer parce qu’ils ont loué le terrain unilatéralement pour des intérêts égoïstes. Comme c’est eux qui votent des lois, ils décident de tout sans la moindre inquiétude. »

Jadis Kinshasa s’occupaient sainement des vacanciers. Colonies des vacances, concours littéraires, compétitions sportives, danses, etc., étaient organisés en faveur des enfants.

Pour mémoire, avant l’interdiction des mouvements de la jeunesse vers 1972 (le Scoutisme et le Guidisme), la jeunesse congolaise en générale reflétait l’éthique et la morale vis-à-vis de la société. Ces mouvements s’occupaient de l’encadrement physique, éducationnel et mental des jeunes. Ce fut un véritable bastion de redressement (éducation) national en dehors de l’école.

La Foire Internationale de Kinshasa (FIKIN) a valablement pendant un temps accompli cette tâche de divertissement et d’attraction en proposant à un public vaste une gamme variée des loisirs (manèges, expositions, tombola, marché d’arts, activités culturelles…). Certains parents sur-motivaient leurs enfants à obtenir des meilleures cotes à l’école au risque de rater l’édition foraine.

» Trop c’est trop !que le gouvernement prenne ses responsabilités. On ne ferme plus l’œil la nuit. Nos enfants deviennent de plus en plus distraits. » Kinshasa ezalaka boye te « . » Comment voulez-vous que ces jeunes gens vous respectent dans la mesure où ils se tapent le luxe de vivre à grand jour dans des kermesses les interdits auxquels nous n’avions aucun droit ? « , s’insurge un septuagénaire voisin du terrain dit » Comète » à Lingwala. »

On ne dort plus à cause des concerts toute la nuit. On pisse et défèque partout « , affirme une vendeuse des pains dans la même commune.

La grande indignation est que, à l’heure où la situation épidémiologique de choléra demeure préoccupante à Kinshasa (187 cas et 17 décès) et que le ministère de la santé publique cherche voix et moyens pour éradiquer ce fléau ; des kermesses sans installations hygiéniques où des nourritures sont à la portée de la poussière œuvrent à Kinshasa. Les murs de celles-ci remplacent des latrines.

Certes, l’informel devient un dernier rempart contre la pauvreté, une réponse aux besoins réels des kinois qui débordent d’imaginations pour survivre dans la crise. Ils vivent à l’ » Article 15 « . La décennie 70 devient alors très trouble sur le plan économique. La zaïrianisation précipite cette économie dans le gouffre.

Les scènes de pillages de 1991 et 1992 parachèvent le délabrement du tissu économique national déjà précaire. Kinshasa perd du coup 100.000 emplois selon les statistiques de l’Association nationale des entreprises du Zaïre (ANEZA) aujourd’hui FEC (Fédération des Entreprises du Congo).

Remettre la Fikin sur les rails

L’occasion faisant le larron, les opérateurs forains ont envahi ce secteur avec des kermesses dénuées de tout sens. Une kermesse en-soi est une fête en plain air comportant des jeux et des stands de vente, et organisée le plus souvent au bénéfice d’une œuvre. Elle a une approche plus culturelle avec comme fondamentale, des distractions plus ou moins saines. Il ne s’en suit pas que l’approche marchande soit omise, mais revenait quand même au second plan.

Contraste avec nos kermesses qui ne mettent en exergue que la boisson et une cacophonie de musique. La jeunesse kinoise doit s’assumer et réfuter des pratiques qui laissent à désirer. Il revient de féliciter la jeunesse de Lemba qui s’est opposée farouchement à cette tentative des autorités et operateurs forains à occuper leur terrain.

Le gouvernement congolais doit redorer le blason de la FIKIN longtemps terni par ces prédateurs forains.
FÉLIX KONGOLO
Stagiaire
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Démonstration de force au Stade des Martyrs des partisans d'Etienne Tshisekedi

Jeudi, 11 Août 2011

Démonstration de force, mardi 9 août 2011. Le stade des Martyrs a vibré donc avec le meeting du lider maximo de l’opposition, Etienne Tshisekedi wa Mulumba.

En En effet, après un fructueux périple d’abord en occident puis au Katanga, le président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) a prouvé au pouvoir en place la hauteur de son aura politique à travers la ville province de Kinshasa où il a foulé le sol ce mardi 09 août.

Depuis l’aéroport international de N’djili, Tshisekedi a été accompagné par un long carnaval des membres et sympathisants de son parti politique.

Dans l’entre-temps, le stade des Martyrs a refusé du monde avant que l’oiseau rare de l’opposition y fasse une entrée féerique. Hommes, femmes et enfants, jeunes et vieux, fonctionnaires, étudiants et chômeur se sont entassés dans ce stade dont la capacité n’est que de 80.000 places assises. Ils étaient plus de 100.000 venus écouter le discours de celui sur qui repose l’espoir de tout le peuple congolais.

Son speech a nation a été des plus évocateurs. Le leader charismatique a réitérer sa rhétorique tenue à Lubumbashi, Kipushi, Kasumbalesa, Likasi et Kolwezi. Point n’est besoin de souligner que les dirigeants issus de la coalition Majorité présidentielle et Parti Lumumbiste Unifié (Palu) ont déçu le peuple naguère meurtri par la dictature mobutienne.

Ils se sont servis eux-mêmes depuis 2006, année où ils ont accédé au pouvoir. Sans amour, rien ne peut être fait pour le bien-être social des congolais.

Etienne Tshisekedi n’a pas avalé sa langue sur l’échec des gouvernants. Il a insisté sur la restauration de la justice, socle du développement de toute nation.

L’impunité a élu domicile dans la société où tout est devenu permessif. Les finances du pays sont saignées par un groupe des gens enclins à s’enrichir de façon éhontée. En ce qui concerne l’éducation, Etienne Tshisekedi a dénoncé le rabais de notre système éducatif.

Ainsi, fera-t-il de son mieux pour relancer le système des assistants techniques, dans le domaine de l’enseignement. Ce qui aboutira à relever le niveau de l’enseignement.

Le lider maxima de l’opposition a projeté sur un Congo fort et prospère dès janvier 2012.

Contrairement à la témérité de ses discours, Etienne Tshisekedi a prouvé à la nation qu’il a mûri après trente ans dans l’opposition.

L’affluence des membres et sympathisants de l’Udps au stade des Martyrs et dans toutes les grandes villes visitées du Katanga, donne à croire que Tshisekedi sera élu sans coup férir à la magistrature suprême du pays en novembre prochain, commente un tshikediste.

L’opposition a marqué une présence déterminant dans ce stade. Tous les partis politiques de l’opposition n’ont pas marqué de prouver leur confiance à celui qui doit fédérer toutes leurs volontés pour une candidature commune, face à Joseph Kabila. Tous ont été là pour soutenir le leader charismatique.

Pour sa part, Tshisekedi croit mordicus à l’éventuel d’un front commun de l’opposition. Chaque, parti politique devra fourbir ses stratégies pour se retrouver avec les autres dans le cadre de la présentation de ce candidat unique de l’opposition. C’est dans cette optique que la victoire de l’opposition s’inscrit en novembre prochain.

Ainsi a-t-on remarqué la présence de Diomi Ndongala, Joseph Olenghankoy, Ne Muanda Nsemi, Lisanga Bonganga, Jean-Claude Mvuemba, Bomanza, Ezulua Monzemba, Christian Badibangi, Steve Mbikayi, Docteur Bwasa, Prof Kabamba, Mwinyi Hamza.

On incline à croire que l’opposition ne va plus hésiter d’emboucher la trompette de cette candidature unique.

Explicitement, leur choix, sera dévolu à Etienne Tshisekedi qui a toujours prêché la bonne gouvernance dans la gestion de la res publica.

Quid de son périple euro-américain ?

D’aucuns se souviendront que le lider maximo de l’opposition a été dans tous les grands pays européens et américains, dans le cadre de ses contacts politiques. A l’en du monde unanimes en ce qui concerne l’alternance au pouvoir en RDC. C’est pourquoi, l’on envisage d’envoyer dans les prochains jours des observateurs pour surveiller les élections.

La fraude n’aura pas lieu. Le résultats ne seront pas biaisés comme en 2006où l’on a assisté à des tours de manche inacceptables, à indiqué Tshisekedi.

L’occident l’a reconnu et il ne tergiverse pas quant au soutien à apporter à l’opposition pour atteindre cet objectif.


Roger Makangila

Le Sénégal est-il prêt à faire sa révolution?

Le vent du printemps arabe va-t-il franchir le Sahara? Dakar est souvent présenté comme l’épicentre de ces nouveaux mouvements. Mais le grand soir est-il pour demain? Reportage.


Sunset over Dakar, by The Wandering Angel

Le Sénégal allait-il basculer dans le chaos? Ce samedi-là, le 23 juillet, à Dakar, dès l’aube, tout le monde se posait la question. Les médias internationaux soufflaient sur les braises. Dakar n’allait-elle pas s’enflammer tout comme Abidjan quelques mois plus tôt?

Le mois précédent, tout le monde avait craint le pire après plusieurs manifestations particulièrement violentes qui avaient agité la capitale sénégalaise. D’aucuns parlaient même de «Peanuts Revolution», révolution des cacahuètes, le pays étant un important producteur d’arachides. D’une révolte de la société civile contre un président accusé de dérive autoritaire.

Peanuts Revolution? Un néologisme qui n’avait pas eu l’air de plaire à tous les Sénégalais, certains pensant qu’il s’agissait de l’expression d’une certaine condescendance occidentale. Une manière de laisser entendre que leur mouvement comptait pour des… cacahuètes.

Depuis le 23 juin, les rumeurs les plus folles avaient couru Dakar. Le président Wade aurait demandé à l’armée française de l’évacuer. Son fils Karim, ministre d’Etat, suspecté de vouloir succéder à son père à la présidence aurait paniqué. Selon l’influent avocat Albert Bourgi, Karim Wade l’aurait appelé en pleine nuit pour demander de l’aide à… la France. Des propos aussitôt démentis par l’intéressé.

Pendant ces folles semaines, d’aucuns avaient cru que le pouvoir était… dans la rue. Qu’il suffisait de quelques manifestations supplémentaires pour qu’il tombe comme un fruit mûr. Comme une mangue juteuse et sucrée à souhait. Bien des manifestants exigeant d’ailleurs le départ immédiat du président Wade —même s’il a été réélu dès le premier tour de la présidentielle de 2007. Les esprits étaient échauffés.

Alors forcément, un mois plus tard, les Sénégalais s’interrogeaient: le grand soir était-il venu? Le régime Wade allait-il s’écrouler comme un château de cartes?
«Wade dégage!»

En tout cas, des troubles étaient à prévoir: le régime avait décidé de contre-attaquer. En effet, le 23 juillet plusieurs manifestations étaient organisées. L’une d’elles regroupait les partisans du président Abdoulaye Wade: des milliers d’entre eux s’étaient donné rendez-vous pour soutenir leur leader dans la tourmente.

Le chef de l’Etat avait préparé un discours offensif pour galvaniser ses troupes. Il avait même fait affréter des cars pour amener ses fidèles jusqu’à Dakar. Même la lointaine Casamance avait envoyé des «troupes» pour soutenir le «général Wade».

L’autre manifestation réunissait les opposants au régime. Initialement, ils avaient prévu de manifester place de l’Indépendance —au cœur de la capitale—, mais les autorités ont interdit pareil rassemblement. Dès lors, il leur a fallu délocaliser leur mouvement.

Nombre d’entre eux étaient très en colère. Ils réclamaient un départ immédiat du président, avec des slogans tels que «Wade dégage!» ou «Wade dégage, gigolo». Un mois plutôt, ils avaient défilé avec un cercueil symbolisant l’enterrement du régime de Wade.

«Une pratique qui a étonnée au Sénégal, où le respect des personnes âgées fait partie des valeurs essentielles», souligne Fatou, une étudiante qui a rejoint les rangs de l’opposition.

«Il faut vraiment que la jeunesse en ait ras-le bol pour en arriver à cette extrémité. Mais c’est impossible pour nous d’être dirigé par un homme de 85 ans. Un vieillard qui se ferait réélire en février prochain pour un nouveau mandat de cinq ans. Il doit partir tout de suite.»

D’autres opposants, plus modérés, voulaient seulement l’empêcher de se présenter à la présidentielle de 2012, au motif que sa candidature serait inconstitutionnelle: le texte fondamental ne lui permettant pas, selon eux, d’effectuer plus de deux mandats.

Au petit matin, les Sénégalais se montraient extrêmement prudents.

«Je vais rester chez moi toute la journée. On ne sait jamais. J’ai eu très peur le 27 juin. J’ai cru que les manifestants allaient m’agresser. Les voitures avec des plaques d’immatriculations de l’Etat étaient des cibles privilégiées pour les jeunes en colère», explique Alassane, un haut fonctionnaire.

Toute la journée du 23 juillet, un étrange climat a régné sur la ville, chacun restant sur le qui-vive. Les rendez-vous d’affaires étant reportés à des jours meilleurs. Il était jugé plus prudent de rester chez soi.

Mais en fait, aucun affrontement n’a eu lieu. Dès la nuit tombée, le climat a changé du tout au tout. Dakar a poussé un grand ouf de soulagement, et s’est remise à profiter de plus belle de l’été, des vacances.
«Ils vont juste à la mangeoire»

Sur les plages de la capitale sénégalaise, la foule des grands jours est présente. A Ngor Plage, l’effervescence règne. Les jeunes Dakarois et les vacanciers venus d’Europe ou d’Amérique du Nord déambulent sur le sable. Ils font la queue devant des barbecues installés sur la plage pour déguster des poissons frais, grillés à point.

De jeunes Dakarois, allongés sur le sable, se rassemblent autour de réchauds à gaz grâce auxquels ils préparent l’ataya, le thé sénégalais.

Les conversations ne tournent plus guère autour du sujet qui fâche: l’affrontement entre l’opposition et le pouvoir. Enfin, plus de la même façon… Autour de l’ataya, des jeunes font d’étranges confessions:

«Je suis plutôt du côté de l’opposition. Mais on m’a donné 5.000 francs CFA [8 euros] pour assister au meeting de Wade, alors j’ai participé à son rassemblement. Que faire d’autre? J’ai besoin d’argent», explique avec désinvolture Abdoul, un étudiant qui habite une banlieue déshéritée de Dakar.

Almami explique qu’il était chargé de la distribution des billets. Il a fait venir au centre-ville des jeunes originaires de banlieue, comme lui. A leur arrivée au meeting de Wade, il leur a distribué des billets de 5.000 francs CFA pour qu’ils applaudissent le discours du président. Même des mères de famille ont fait le trajet pour le billet vert.

Almami pense lui aussi que le président est trop vieux pour se représenter en 2012. Mais il milite pour Wade. Il explique n’avoir pas vraiment le choix:

«Je n’ai pas de travail fixe. Je suis un goorgoorlu [un débrouillard, en wolof]. Je survis grâce au système D. Alors je prends l’argent où il se trouve. Pour l’instant, il est du côté de Wade. Je m’adapte.»

Autour d’un thé, les partisans de l’opposition et ceux d'Abdoulaye Wade discutent à bâtons rompus. La conversation est parfois animée, mais nulle animosité. «Il est trop vieux», «Il ne pense qu’à construire des routes et des statues, alors qu’il n’y a pas d’électricité», affirment les détracteurs du président.

Ce à quoi les partisans de son régime —qui sont encore nombreux— répondent: «Et vous les socialistes! Qu’avez-vous fait en quarante ans de règne? Vous n’avez rien foutu!», «Quel est votre candidat? Vous n’êtes même pas capable de vous mettre d’accord sur un nom. Vous êtes pires que les socialistes français».

Nombre de Sénégalais sont lassés par le «Sopi», le changement en wolof, surnom donné au régime de Wade, au pouvoir depuis 2000. Mais aucun homme politique ne fait vraiment l’unanimité lorsqu’il s’agit d’évoquer un remplaçant potentiel au chef de l’Etat actuel.

«On aime bien critiquer Wade. Mais on ne voit pas encore qui pourrait le remplacer», explique Mamadou, un enseignant dakarois.

D’aucuns évoquent parfois Idrissa Seck, ex-Premier ministre de Wade. Mais il s’est fait huer par une partie de la foule lors de la manifestation d’opposition du 23 juillet.

«Les Sénégalais sont perplexes. Un jour, Idrissa Seck est avec le parti de Wade; le lendemain, il est du côté de l’opposition. C’est à n’y plus rien comprendre», explique Marie, une militante du parti socialiste.

Un leitmotiv revient souvent dans la bouche des jeunes dakarois:

«On ne va pas faire comme les Ivoiriens, se faire tuer dans la rue, mourir pour des hommes politiques. Ça ne vaut vraiment pas la peine de risquer sa vie pour ces gens-là. La plupart sont des adeptes de la "transhumance". Un jour dans l’opposition, le lendemain avec le pouvoir. Ils vont juste à la mangeoire», affirme Marie, une étudiante de la capitale.

Dakar ne dort jamais

Elle ne veut plus manifester; elle préfère se faire belle pour aller danser. Toute la journée, elle est restée chez elle, s’est reposée pour être en pleine forme la nuit venue. Sa soirée commence à deux heures du matin au Thiossane, la boîte de nuit du chanteur sénégalais Youssou N’dour. Elle se prolonge jusqu’à quatre heures du matin dans les boîtes des Almadies, un quartier résidentiel.

Plus on s’enfonce dans la nuit, et plus l’angoisse disparaît. Ce soir-là, le climat tourne à la fête. Dakar ne dort pas, tel est le titre d’une émission de TFM, la chaîne de télévision du chanteur sénégalais. Au vu de l’ambiance qui règne ce samedi-là, à Dakar, il semble que ce soit une réalité. La capitale ne ferme jamais pas l’œil de la nuit.

Sur la corniche, aux Almadies, à cinq heures du matin, il y a encore des… embouteillages, des coups de klaxon. Des sorties de boîtes qui se prolongent. Le temps de l’été, les Sénégalais de la diaspora de New York, Barcelone ou Paris retrouve ses cousins de Dakar, dans une belle débauche d’élégance dispendieuse.

Les Dakarois font la fête toute la nuit. Comme s’ils avaient déjà oublié que le matin même, ils s’imaginaient au bord du «précipice». Déjà le rythme du mbalax a chassé les discours politiques. Les manifs? Lointain souvenir perdu dans la nuit dakaroise.

Pierre Cherruau
SlateAfrique

Affaire Colonel Konan Boniface inculpé par le Tribunal militaire: Le Procureur Ange Kessi Kouamé pris en flagrant délit de mensonge. La thèse du piège se confirme

sam, 13 août 2011

Le Colonel Konan Boniface et les autres officiers à leur retour d'exil.

Le 13 août 2011 par IvoireBusiness - Le commissaire du gouvernement Ange Kessi Kouamé a annoncé avant-hier 11 août, à son bureau du Plateau sis au

17ème étage de la Tour A, cité administrative, l’inculpation de 58 militaires ex-FDS dans le cadre des procédures judiciaires ouvertes au sujet des violences qui ont marqué la période postélectorale.

Le colonel-major Konan Boniface, commandant des fusiliers marins Fumaco des ex-Fds, fraîchement rentré d’exil le 29 juillet dernier, à la surprise générale figure sur la liste des inculpés, de même que les autres militaires rentrés avec lui d’exil du Ghana.

Le général Dogbo Blé, ex-commandant de la garde républicaine et le contre-amiral Vagba Faussignaux tous deux en prison, figurent parmi les inculpés dont le nombre pourrait augmenter dans les jours avenirs avec les inculpations du général Allah Kassi et le colonel major Assoumou Sama pour constitution de bandes armées.

Le Commandant Jean Noël Abehi, chef de l’escadron blindé de la gendarmerie, aujourd’hui en fuite à l’étranger, figure aussi parmi les inculpés. Ce dernier avait été approché pour rentrer d’exil comme Boniface Konan, mais a décliné l’offre. Il a eu le nez creux à la lumière des inculpations actuelles.

Cette annonce d’Ange Kessi Kouamé de l’inculpation des militaires ex-Fds le 11 août dernier, a été faite en présence de la presse nationale et internationale. Elle a été reprise en boucle par RFI.

Une quarantaine d’ex-Fds a déjà été placé sous mandat de dépôt, au nombre desquels le général Dogbo Blé, ex-commandant de la garde républicaine et le contre-amiral Vagba Faussignaux. La liste pourrait être portée dans les prochains jours à 60, avec les poursuites en vue contre le général Allah Kassi et le colonel major Assoumou Sama pour constitution de bandes armées.

Le procureur militaire Ange Kessy Kouamé, a au cours de sa conférence de presse le 11 août 2011 au Tribunal militaire du Plateau déclaré que``le Colonel-major Konan Boniface et les autres officiers ont été inculpés avant leur retour en Côte d`Ivoire``.

Il a précisé, pointilleux vis-à-vis de sa hiérarchie, que « le procureur reçoit directement ses ordres du ministre de la défense. Si on me demande de ne pas arrêter quelqu`un, je répercute cette consigne au juge d`instruction qui lui est libre de la respecter ou pas. Ces militaires qui sont rentrés ont consenti à se faire entendre devant le Tribunal militaire qui est leur Institution ». Et de préciser que « la semaine prochaine, Konan Boniface répondra à la convocation du juge d`instruction ».

Comme on le voit, les militaires rentrés d’exil ont bel et bien été inculpés en conscience par Ange Kessi Kouamé, exécutant selon lui un ordre venu de son supérieur hiérarchique, à savoir le ministre délégué à la défense Koffi Koffi Paul, l’artisan principal du retour du Colonel Konan d’exil qu’il est lui-même allé chercher à Accra, flanqué du ministre Adama Bictogo, du général Michel Gueu, du Commandant Wattao et de l’Ambassadeur Ehui Bernard, ambassadeur de Côte d’Ivoire au Ghana.

Mais le même 11 août, Paul Koffi Koffi, ministre délégué à la Défense, prend le contre-pied du procureur militaire Ange Kessi Kouamé : « Aucun militaire venu du Ghana n’a été inculpé. Aucun. Cela est une démarche régulière. Quand un militaire s`absente du pays pour un certain temps, à son retour, il fait une déposition pour information. C`est une démarche normale.

Encore que pour nos frères venus du Ghana, obligation ne leur a pas été faite d`observer cette démarche. Ils étaient libres de faire ou de ne pas faire de déposition. Mais ils l`ont fait tout de même. En dehors de cela, plus rien ne leur a été demandé et personne n`est inculpé. J`insiste la dessus. (…) Ça ne peut-être une erreur (Cf. Fraternité Matin du 13 août 2011) ».

Hier 12 août, coup de théâtre de Ange Kessi Kouamé qui s’est dédit en direct du plateau de la nouvelle RTI première chaîne au journal de 20H (locales et GMT): « Les six militaires qui étaient exilés au Ghana alors qu`ils étaient en exil dans ce pays sont arrivés en Côte d`Ivoire et actuellement où je vous parle, ils vivent tranquillement, sans avoir été inculpés, sans être inculpés, et ils n`ont jamais été inculpés ».

Il a poursuivi en disant que « la semaine dernière, ces "arrivés du Ghana" ont rendu visite au procureur militaire conformément au règlement militaire qui prévoit qu`après une absence prolongée hors du pays, ils se présentent à lui. Je leur ai demandé, comme je le leur demande encore aujourd`hui, d`encourager leurs frères d`armes encore restés au Ghana ou ailleurs dans le monde à rentrer dans leur pays ».

Et pour se donner le beau rôle et passer une nouvelle couche sur son grossier mensonge, Ange Kessi a invité les médias à s`imposer une obligation de vérification dans le traitement des informations concernant la question sensible de l`armée.

Mais hier, Koné Bruno, ministre de la Poste et des Ntic et porte-parole du gouvernement, l’a encore contredit, confirmant que Konan Boniface et les retournés d’exil ont bel et bien été inculpés, dans ce qui ressemble à un traquenard qui leur a été tendu.

Koné Bruno, invité de la radio BBC Afrique, a dit qu’« Il faut bien comprendre que réconcilier ne signifie pas impunité. Nous savons très bien que tout ce qui est arrivé vient un peu de ce qui s’est passé dans le passé, donc dans notre histoire récente, de faits graves qui malheureusement n’ont jamais été punis. Nous n’avons pas envie de continuer à voir cela en Côte d’Ivoire. ».
Et d’être plus précis concernant le cas Boniface Konan et ceux revenus d’exil. Question du journaliste : « Parmi ces personnes, il y a entre autres, le Colonel-major Boniface Konan qui est venu en Côte d’Ivoire par les soins du gouvernement.

Comment vous expliquez cela ? ».

Réponse du ministre Koné Bruno, porte-parole du gouvernement d’Alassane Ouattara :
« Cette personne, si elle a commis des actes graves qui sont punis par nos lois, est-ce parce que nous voulons aller à la réconciliation, il ne faut pas que la justice fasse son travail ? ».

C’est clair, c’est net. Boniface Konan et les retournés d’exil, l`ancien ministre Sama Henri César, l`officier marin Zoin Honoré, et le lieutenant Oulaï Delafosse, sont bien inculpés par le Tribunal militaire d’Abidjan dirigé par le procureur militaire Ange Kessi Kouamé, exécutant un ordre venant de sa hiérarchie, à savoir le ministre Paul Koffi Koffi, inculpation confirmée au micro de la radio BBC Afrique par Bruno Koné, porte-parole du Gouvernement.
La thèse du traquenard et de piège tendu à Boniface Konan et aux autres militaires revenus d’exil se confirme donc.

Et l’axe Abidjan-Accra s’en trouve brouillé pour longtemps, car le Président Atta Mills du Ghana, pour montrer patte-blanche à son homologue ivoirien Alassane Ouattara, que son pays n’abritait pas des putschistes ivoiriens contre le régime d’Abidjan, a œuvré de tout son poids pour convaincre Konan Boniface et ses amis de retourner au bercail.

Il était leur garantie devant les promesses qu’ils ne seraient pas inquiétés par le régime de Ouattara.

Le Président Atta Mills a lui aussi a été roulé dans la farine.

Alassane Ouattara est-il devenu un grand boulanger qui roule tout se qui lui passe entre les mains dans la farine? A chacun de se faire sa propre opinion.

Christian Vabé

RDC : Joseph KABILA vient d'ordonner l’épuration ethnique des Enyele

13/08/2011

Faustin SHUNGU OKITAWUNGU - Secrétaire Général de l’APARECO

Sur instructions personnelles de «Joseph KABILA» une opération d’épuration de l’ethnie «Enyele» décrétée sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa et sur le long du fleuve Congo.
L’APARECO dénonce l’épuration ethnique des «Enyele» entreprise par «Joseph KABILA»

Le comité national de l’APARECO dénonce l’ignoble opération d’épuration de l’ethnie «Enyele» décrétée sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa et sur le long du fleuve Congo.

En effet, sur instructions personnelles de «Joseph KABILA» qui redouterait, selon son entourage proche, la vengeance des «enyele» après la parodie de justice qui vient de condamner à mort le père d’Udjani, chef militaire des patriotes «enyele», l’Administrateur Général de l’Agence Nationale de Renseignement (A.N.R.), Monsieur DARUWEZI, a instruit, le samedi 06 août 2011 par une note spéciale de service, le Gouverneur de la villeprovince de Kinshasa, Monsieur André KIMBUTA, de procéder, sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa, à des opérations de rafle de tous les jeunes gens soupçonnés d’être arrivés récemment dans la capitale en provenance de la province de l’Équateur, et plus particulièrement les membres de la tribu enyele.

Le même samedi dans la nuit, sur instructions du Gouverneur KIMBUTA, une mission mixte A.N.R.-DEMIAP et P.I.R. a procédé au bouclage systématique de plusieurs commune de Kinshasa, dont particulièrement les Communes de Kinshasa, Barumbu, Limete et N’Sele, avec une attention particulière pour les localités riveraines de Kingabwa et Kinkole où, selon les renseignements préalablement récoltés par les services spéciaux urbains, une forte concentration des originaires de la province de l’Équateur était signalée. Sur base donc d’une liste des maisons sélectionnées d’avance depuis plusieurs semaines, des nombreuses familles des localités précitées se sont vues encerclées et sauvagement agressées dans leur sommeil la nuit de samedi 06 à dimanche 07 août entre 01h et 04h du matin. Comme à l’époque de la folie nazie contre les juifs, plusieurs jeunes gens supposés «enyele», âgés d’environs 12 à 40 ans, ont été emmenés, menottes aux points, après avoir été sérieusement passés à tabac par leurs bourreaux, sans qu’ils ne comprennent ce qui leur arrivaient.

Des sources concordantes signalent aussi le déclenchement, depuis quelques jours, d’une opération similaire de rafle des jeunes le long du fleuve Congo en provenance de l’Équateur.

Cette opération se déroule spécialement au niveau des localités de LUKOLELA et BOLOBO où des jeunes étudiants et commerçants ambulants, supposés être des «enyele» selon le seul gré des agents de «KABILA», sont systématiquement débarqués des navires ou autres embarcations, et emmenés de force vers des destinations inconnues, abandonnant ainsi sur place leurs marchandises et bagages à la merci de leurs bourreaux.

Certains témoins oculaires et membres des familles ont fait parvenir à l’APARECO quelques noms parmi des dizaines de victimes enlevées dans leur quartier cette nuit de samedi 06 août 2011 à dimanche 07 août 2011 et amenés vers une destination jusqu’ici inconnue. Il est fort à craindre que ces jeunes innocents, dont le seul crime est d’être né dans une tribu de la province de l’Equateur en République Démocratique du Congo, soient froidement et sauvagement exécutés comme des nombreuses autres victimes avant eux.

L’APARECO dénonce autant qu’elle condamne avec force ces pratiques récurrentes en RDC, dignes de l’holocauste de triste mémoire, et exhorte la MONUSCO, les ONG de défense des Droits de l’Homme ainsi que les représentations diplomatiques accréditées à Kinshasa d’entreprendre toutes les actions urgentes pour stopper cette folie et éviter au peuple congolais une nouvelle hécatombe par la folie meurtrière d’un dictateur sanguinaire.

Au moment où la communauté internationale s’insurge avec véhémence, contre les dirigeants politiques qui tuent sans état d’âme leur peuple avec des fusils, des chars ou des bombes, le peuple congolais ne peut comprendre que la même communauté internationale ne réagisse pas avec autant d’énergie et de promptitude contre des crimes odieux que «Joseph KABILA», avec les forces d’occupation et les services d’oppression sous ses ordres, continue de commettre impunément en République Démocratique du Congo depuis plus d’une décennie:

- plusieurs millions de vies humaines ont déjà été sauvagement éliminées dans la partie Est de la République Démocratique du Congo sous la responsabilité avérée des autorités politiques et militaires de la RDC;

- des milliers de morts par mois sont enregistrés et dénoncés par plusieurs organismes humanitaires internationaux opérant à l’Est de la RDC sans que le gouvernement de ce pays ne bronche;

- plusieurs milliers de cas de viols des femmes et d’enfants sont enregistrés par mois, sans que leurs auteurs connus (des agents officiels en fonction ou en mission pour la plus part) ne soient inquiétés;

- des nombreux cas d’assassinat des journalistes, des défenseurs des Droits de l’Homme, d’officiers et militaires congolais, d’opposants politiques congolais qui osent lever la voix pour dénoncer la dictature sanguinaire qui décime tout un peuple…

L’APARECO interpelle ici la responsabilité de la communauté internationale et l’invite à réagir avec véhémence et promptitude, comme elle le fait en ce moment sous d’autres cieux, contre l’élimination programmée d’une partie de la population de la République Démocratique du Congo, tant à l’Est qu’à l’Ouest, par «Joseph KABILA», soutenu par des forces occultes opérant dans l’ombre, dans le but de perpétuer le pillage du sol et sous-sol congolais.

A titre seulement indicatif, et dans le but de faciliter la démarche des uns et des autres en vue de retrouver la trace de plusieurs dizaines de victimes enlevées, l’APARECO publie cidessous la liste de quelques 26 personnes enlevées, rien que dans les 2 rues des quartiers

FUNA/Commune de Barumbu et KINGABWA/Commune de Limete:
a) Sur rue Militant, Quartier FUNA/Commune de BARUMBU :

BELAMA DEDE
MUNGONDO
EDIKE
MUMBEMBO
BOMPEKE
NGABUBU
EVOLOKO
LONGANGA

N.B. La parcelle numéro 48/bis a été particulièrement visitée
b) Sur Avenue Marin, Quartier KINGABWA/Commune de LIMETE :

MONYAMA BONGOMBA
NZOKO MOKO
MONYAMA John
BOBELE BOPILELA
MUNZAMBA
EPANZOLA
IBOBELA
MOLEMBE
BONGAMBA
MAKUKULA
ELONDO
ZOLA Christian
MBUNU Elvis
MABOKE Riphin
APANI IBAMBA
ENGONDO Julva
LIKOPA LEMUVA
BOTULI Jean

N.B. Les parcelles numéros 26 et 27 ont été particulièrement visitées

L’APARECO invite les parents et amis des victimes à lui communiquer les noms et adresses des personnes enlevées durant cette nuit.

Fait à Paris, le 12 août 2011

Faustin SHUNGU OKITAWUNGU

Secrétaire Général de l’APARECO

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Pour avoir réfusé de combattre pour la libération de la Côte d’Ivoire. Voici le quotidien des ex-FDS

A Gueyo, des gendarmes et leur commandant tabassés et faits prisonniers par des Frci

AUGUST 13, 2011 Autres Media


Décidément, les éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) veulent en découdre avec leurs frères d’armes de la Gendarmerie. Après le malheureux incident survenu à Grand-Lahou où deux gendarmes de la brigade routière de N’Douci ont fait les frais des éléments des Frci, le mercredi 3 août dernier, ce sont cette fois le Commandant de la Brigade de Guéyo, ainsi que deux de ses éléments, qui ont été tabassés puis faits prisonniers dans les locaux de la Gendarmerie. Que leur voulaient ces militaires ? Il ressort que les éléments des Frci qui entendent régner en maîtres dans cette bourgade d’environ 30 000 âmes, contestent l’autorité du Commandant de la Brigade et ses éléments en poste dans cette localité.

Tout commence le 2 août quand le Mdl/C Azobé interpelle un motocycliste, un certain Bêh, élément des Frci. Mal lui en prit, car le responsable local des Frci, nommé Abdoul, de passage, tombe sur la scène. Il demande alors des comptes au gendarme avant de regagner sa base, très en colère. Quelques minutes plus tard, il revient sur les lieux avec cinq de ses éléments qui tabassent le gendarme en poste. Ce jour-là, un autre gendarme, le Mdl/C Zakra Tapé, qui tentait de s’interposer, est lui aussi pris à partie et violemment molesté par les éléments du ”commandant” Abdoul en furie. Puis les deux gendarmes sont faits prisonniers dans leurs propres locaux sous le regard médusé de leurs collègues. Depuis lors, il règne un véritable climat de tension entre les deux forces (Frci et Gendarmerie) qui se regardent en chiens de faïence. On en est donc là, lorsque le mardi 9 août le Commandant de la Brigade, l’adjudant Zougouri Timothée, réunit ses éléments pour leur donner les consignes à exécuter pour la journée. Contre toute attente, les locaux de la brigade sont assiégés par les éléments du fameux ”commandant” Abdoul. Sans autre forme de procès, l’adjudant Zougouri, chef de la brigade, est maîtrisé devant ses éléments, puis tabassé. Il n’en fallait pas plus, pour que les autres éléments, exaspérés par les multiples agressions, interviennent. Mais ils seront neutralisés par ces Frci qui veulent ainsi régner en maîtres absolus dans cette localité. Ces éléments des Forces républicaines sont donc très hostiles à la présence d’une autre force, fût-elle légalement installée. D’ailleurs, plusieurs agressions sur les populations avec extorsion de fonds et autres rackets, sont à l’actif de ces hommes de plus en plus contestés par les populations de cette contrée.

Norbert NKAKA
(Correspondant)

Source: Soir info

Affrontement entre les hommes de Wattao et Zakaria

Les éléments du Cdt Wattao et ceux du Cdt Koné Zakaria se sont affrontés mercredi dernier à Marcory, créant une peur-panique chez les populations de cette zone. 48 heures après, les Ivoiriens attendent toujours les sanctions du chef suprême des armées, Alassane Ouattara, contre ces deux «gradés» des Frci.


Les éléments du Cdt Wattao et ceux du Cdt Koné Zakaria(photo) se sont affrontés mercredi dernier à Marcory, créant une peur-panique chez les populations de cette zone. 48 heures après, les Ivoiriens attendent toujours les sanctions du chef suprême des armées, Alassane Ouattara, contre ces deux«gradés» des Frci.

Des éléments du commandant Wattao, emmenés par le commandant Sansan et ceux du commandant Koné Zakaria, dirigés par un certain Robot se sont affrontés mercredi dernier à Marcory Zone 4.

Créant la psychose et la peur chez les riverains. Après ce grave incident, jusqu’à hier encore, aucune sanction n’avait été prise, aucune interpellation n’avait été effectuée, par le chef d’état-major général des Frci Soumaïla Bakayoko, à l’encontre des premiers responsables des unités qui se sont adonnées à un véritable film western dans les rues de Marcory zone 4.

Il y a une semaine, avec la nomination des commandants à la tête des différentes unités de l’armée, le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, avait déclaré que cela permettrait de situer les responsabilités si d’aventure des fautes étaient commises par des éléments d’une quelconque unité des Frci. Mercredi dernier, des éléments du Cdt Wattao, Commandant adjoint de la Garde républicaine, et ceux du Cdt Koné Zakaria, de l’unité des Forces spéciales, se sont tirés dessus en pleine ville. Et jusque là, ni le Cema général ni Alassane Ouattara, chef suprême des armées n’ont levé le petit doigt, pour infliger une sanction exemplaire, qui pourrait faire redescendre sur terre les Frci qui par leurs agissements au quotidien, se croient au dessus des lois et tout permis.

Des actes qui ne sont pas de nature à encourager le retour des investisseurs et à garantir un environnement favorable des affaires, au moment où le pays en a le plus besoin. Ouattara, pour une fois, se doit de frapper fort et rassurer les potentiels investisseurs. Hier encore, Mamadou Koulibaly dénonçait cet état d’insécurité et de laisser-aller, où des hommes en armes se permettent de se tirer dessus en plein jour. «La situation est en ce moment peu rassurante. Parce que lorsque deux chefs de guerre se tirent les uns sur les autres à Marcory, j’aurais bien voulu voir ces deux chefs de guerre arrêtés et jetés en prison», a déploré le président de Lider.

Parce que selon lui, ils (les éléments Frci, ndlr) mettent en péril la vie des citoyens, troublent l’ordre public, portent atteinte à la sécurité du pays. «Or, depuis que cela s’est passé, je n’ai pas entendu qu’ils ont été mis aux arrêts. Nul n’est au dessus de la loi, c’est cela l’état de droit », a fait savoir Koulibaly. Au mois de mai dernier, selon les rapports des Ong internationales, c’est sous les ordres du Cdt Chérif Ousmane que des exactions ont été commises dans la commune de Yopougon. Et ces mêmes organisations ont dénoncé la promotion des commandants impliqués dans des exactions contre les populations civiles. Si pour un dysfonctionnement à la Rti, Ouattara a viré Brou Aka Pascal, le Dg d’alors, comment comprendre son mutisme devant ces affrontements entre éléments Frci ? A moins de se faire une raison, et d’admettre que la fameuse « rigueur » que chantent les griots officiels du régime, s’arrête à la porte des FRCI. Qui se révèlent intouchables.

Wattao – Zakaria : aux origines de la haine

Ce qui est le plus inquiétant dans le « western » auquel se sont livrés à Abidjan les éléments de Wattao et de Koné Zakaria est le fait qu’ils ne font que transposer à Abidjan leurs mauvaises habitudes et leurs rivalités meurtrières. En effet, les troupes de ces deux chefs de guerre se sont déjà affrontées, dans un carnaval de sang en mai 2008 à Séguéla et à Kani. Beaucoup de sang a coulé. Et Koné Zakaria, indésirable pour des raisons à la fois économiques – le contrôle de la zone de Vavoua et de la contrebande de cacao – et politiques – il était en rébellion contre le choix de Soro de négocier avec le président Gbagbo –, avait pris la fuite vers le Burkina Faso. Pays où il a vécu en semi-liberté pour être, finalement, « relâché » au nom de l’alliance contre «le grand méchant Gbagbo», à l’occasion de la crise post-électorale.

Aujourd’hui, Ouattara est au pouvoir, la rébellion a «payé». Mais les haines intestines ne sont pas mortes. Et menacent la paix sociale et les paisibles populations qui risquent de payer pour des considérations qui les dépassent totalement.

Focal. Exécution sommaire, viol, racket...: L’Onuci cloue les Frci au pilori


Il ne se passe pas de jour sans qu’on ne signale des manquements – le mot est faible – des Forces républicaines de Côte d’Ivoire sur les populations, qu’elles sont pourtant censées protéger. Après les organisations internationales de défense des droits de l’homme qui dénoncent, à longueur de rapports, les exactions de la nouvelle armée de Côte d’Ivoire, c’est au tour de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire de tirer la sonnette d’alarme. La Division des droits de l’homme de l’Onuci a en effet, au cours de sa conférence de presse hebdomadaire, dressé un tableau sombre des comportements et actes graves commis par les Frci, selon des enquêtes de terrain menées par ses 13 bureaux régionaux. Il en ressort que les éléments sous les ordres du général Soumaila Bakayoko, chef d’état- major des Frci, se sont rendu coupables d’exécutions extrajudiciaires, de viols, d’arrestations et de détentions illégales...

«Les violations commises incluent des cas avérés d’exécutions sommaires, extrajudiciaires, des arrestations et détentions illégales, des cas de libération des personnes moyennant des sommes d’argent, des cas d’extorsion et des cas de rackets dont sont victimes de nombreux transporteurs», a précisé M. Ngefa. Ces crimes odieux commis entre le 11 juillet et le 10 août ne se limitent pas seulement à Abidjan, mais dans l’ensemble du pays, à en croire le responsable onusien.

«Pendant la période en revue, 26 personnes, dont un enfant de 17 mois, ont été sommairement exécutées à Biéby (40 km d’Azopé), Daobly/Ponan (120 km au sud est de Duekoué), Doba (90 km au nord de San-Pedro), Guetuezon (42 km de Daloa), Guitrozon (5 km de Duekoué) et à Yopougon. Par ailleurs, huit fosses communes ont été découvertes aux alentours de trois établissements scolaires dans la commune de Yopougon à Abidjan. Le nombre exact de corps enterrés dans ces fosses communes n’a pu être déterminé», dénonce le fonctionnaire international préposé aux droits de l’Homme. La liste n’est pas exhaustive et le chapelet long à égrener. Cette énième interpellation des autorités ivoiriennes sur les crimes de leur bras armé tombera-t-elle dans des oreilles de sourds comme ce fut le cas pour les rapports des Ong de défense des droits de l’Homme ? Gageons que non.

Source: Cameroonvoice

Denis Sassou Nguesso s’inquiète de la situation économique du Congo


Denis Sassou Nguesso lors de son discours sur l'état de la Nation, le 12 août 2011 à Brazzaville.
GUY-GERVAIS KITINA / AFP
Par RFI

Dans son discours sur l’état de la Nation, vendredi 12 août 2011 à Brazzaville, prononcé devant le Congrès, le président congolais a fait le tour de la situation politique économique et sociale de son pays. Il a dit craindre de voir la production pétrolière décliner en 2012. Ce discours se tenait à trois jours du 51e anniversaire de l’indépendance de la République du Congo.

Denis Sassou-Nguesso, président de la République du Congo

Il est possible, par un élargissement de l'assiette fiscale, de porter les recettes non pétrolières de moins de 400 milliards de francs CFA à plus de 500 milliards de francs CFA.
Écouter (01:04)


13/08/2011 par Loïcia Martial

Comme à l’accoutumée, c’est devant les deux chambres, Assemblée et Sénat, réunis en Congrès, que le président congolais a délivré son message sur l’état de la Nation. Debout devant un lutrin, pendant plus d’une heure, Denis Sassou Nguesso a fait le tour d’horizon de la situation sociale, économique et politique du Congo, à 72 heures de le célébration du 51e anniversaire de l’indépendance, prévu à Ewo, à plus de 600 kilomètres au nord-ouest de la capitale Brazzaville.

Il a relevé, au plan économique, une tendance à l’élévation des recettes hors pétrole au cours de six premiers mois de l’année 2011. En outre, il a déploré la faiblesse de l’économie, portée essentiellement par les hydrocarbures, qui représentent plus de 90% des exportations du pays et 85% des recettes publiques. «Notre production pétrolière pourrait décliner en 2012 », a prévenu le chef de l’Etat congolais, qui a insisté sur la nécessité de diversifier l’économie.

Parlant de la situation sociale, Denis Sassou Nguesso a dit qu’elle «sera toujours une grave préoccupation pour le gouvernement, tant que nous ne saurons pas combler toutes les attentes ». Allusion faite aux services sociaux de base, la santé, l’éducation, voire à la création des opportunités d’emploi.

Pascal Tsaty-Mabiala, député congolais de l'oppposition

Si la production de pétrole chute, le pays entre en récession.
Écouter (00:48)


13/08/2011 par Loïcia Martial

Scrutin 2011 : Joseph KABILA et collabos ont concocté plusieurs scénarii de fraude électorale

13/08/2011

Joseph Kabila, lançant l’ouverture de la réunion des gouverneurs Africains auprès de la banque Mondiale et du fond monétaire International ce 3 Aout 2011 à Kinshasa.

Selon les échos en provenance de certaines officines politiques, les tenants du « pouvoir parallèle » ont bel et bien concocté plusieurs scénarii de fraude électorale.

Pendant que la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) tente de convaincre toutes les parties prenantes au processus électoral de son engagement à organiser des élections apaisées, libres, démocratiques et transparentes, les échos en provenance de certaines officines politiques ont de quoi donner des sueurs froides à plus d’un compatriote.

On laisse entendre que les tenants du « pouvoir parallèle » ont bel et bien concocté plusieurs scénarii de fraude électorale.

Cette stratégie de trucage des résultats devrait passer par quatre axes : 1) le pré-bourrage des urnes ; 2) attaques armées des bureaux de vote ; 3) manipulation du serveur central ; 4) détournement des voix des analphabètes.

1. Pré-bourrage des urnes

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) est la seule à connaître le nombre exact des personnes enrôlées et de celles qui, tout en étant détentrices des cartes d’électeurs, ont disparu du fichier électoral et partant, disqualifiées d’office pour le vote. Elle est seule à détenir les statistiques des doublons ainsi que celles mineurs, des policiers, des militaires et des étrangers ayant infiltré le corps électoral.

La quantité des cartes d’électeurs à imprimer et du « stock stratégique » à tenir en réserve relève également du secret. Le manque de transparence dans les opérations d’enrôlement met particulièrement à l’aise le « pouvoir parallèle ».

Cette officine des ennemis de la bonne gouvernance et de la démocratie, qui a causé beaucoup de tort aux Congolaises et Congolais pendant cette législature finissante, a retenu comme premier scénario de fraude électorale le pré-bourrage des urnes.

Il s’agira, au moment des élections, de consigner dans des sites choisis longtemps à l’avance des stocks d’urnes bourrées des bulletins de vote déjà remplies par des mains noires. Leur injection dans le circuit normal, en remplacement de celles ayant accueilli les « voix légales », pourrait se faire soit en simulant des pannes d’électricité, soit des pannes de kits, soit encore en graissant la patte aux témoins et observateurs qui accepteraient de jouer le jeu des tripatouilleurs des résultats.

Dans ce scénario, l’on compte particulièrement sur la naïveté des témoins des partis politiques et de la société civile pour leur faire avaler la couleuvre des pannes d’électricité ou de kits.

2. Attaques armées des bureaux de vote

Tout le monde aura remarqué que les « forces négatives » étrangères comme internes ont repris un activisme débordant et suspect dans la Province Orientale, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu à l’approche des échéances électorales.

On laisse entendre que le « pouvoir parallèle » encouragerait cette montée de l’insécurité, de manière à instrumentaliser les rebelles de la LRA et des FDLR, les Mbororo, les miliciens Hema et Lendu, les différentes nébuleuses « Mai-Mai » à des fins électorales.

Ainsi, tous les bureaux de vote de nature à donner des résultats contraires à ses attentes feraient l’objet d’attaques armées destinées à faire fuir tout le monde : personnel de la CENI, électeurs, témoins des partis politiques, observateurs internationaux et de la Société Civile.

La solution militaire devrait avoir pour conséquence soit de faire annuler purement et simplement le vote dans les sites troublés, soit de faire remplacer les urnes « officielles » par celles contenant des bulletins reflétant une volonté autre que celle des électeurs.

En tous les cas, l’objectif visé est de créer, de toutes pièces, des incidents lors du vote, afin d’obtenir des résultats autres que ceux liés au libre choix du souverain primaire.

3. Manipulation du Serveur Central

La cachotterie entretenue par le « pouvoir organisateur des élections » autour du Serveur Central ne serait pas un fait du hasard. A en croire le troisième segment du scénario du « pouvoir parallèle », des statistiques des résultats compilés seraient pré-disposées dans le fichier informatique.
Ainsi, la moindre distraction des témoins des partis politiques et des observateurs de la Société Civile ou de la Communauté Internationale serait mise à profit pour manipuler le Serveur Central et récupérer des résultats autres que ceux contenus dans les urnes laissées à la surveillance publique.

4. Détournement des voix des analphabètes

Lors des opérations électorales, il est laissé aux analphabètes le soin d’exprimer leur choix au vu des photos des candidats étalées aux affiches collées sur les murs, à l’intérieur des bureaux de vote. En principe, chaque électeur ou électrice ne sachant ni lire ni écrire se fait accompagner d’un scribe de son choix ou se faire aider par un membre d’un bureau de vote.

Des individus dressés pour les besoins de la cause auraient reçu la consigne, surtout dans l’arrière-pays, de racoler un maximum d’électeurs analphabètes en vue de détourner leurs voix au profit des candidats autres que ceux qu’ils auraient sélectionnés au vu des affiches.

L’antidote à la tricherie

La volonté de tricher est patente dans le chef du « pouvoir parallèle ». L’antidote contre la tricherie n’est pas extraordinaire. Il devrait se décliner en termes de vigilance tous azimuts, notamment par le déploiement des témoins des partis politiques et des observateurs neutres de la Société Civile dans tous les bureaux de vote, durant toute la durée des opérations de vote.

Surtout, les témoins des partis politiques devraient exiger de signer les procès-verbaux attestant de la clôture du vote, de se faire délivrer des copies conformes et d’assister à l’affichage des résultats y consignés avant de se retirer.

La moindre distraction devrait être évitée afin de contrer, ou, à tout le moins, de limiter les tentatives de fraude électorale.

Serveur central de la CENI, les sénateurs déterminés à voir clair

Où se localise le serveur central ?

Qui le gère ?

Est-ce une firme étrangère ou nationale, et quel est son nom.

Les sénateurs réclament que la Ceni permette l’accès du serveur à tous les acteurs qui le désirent.

[Jacques Kimponzo et Dominique]
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Ouattara recule face au colonel-major Konan



Commandant Konan Boniface : chef des fusillers marins commando (Fumaco)
Revirement dans la communication du gouvernement qui a précisé hier sur les antennes de la nouvelle RTI que le Colonel-Major Boniface Konan n’a jamais été inquiété.
Il se passe des choses pas très claires actuellement. Alors que le gouvernement via le commissaire militaire Ange Kessy avait expressément convoqué une conférence de presse pour annoncer urbi et orbi l’inculpation de 62 militaires pro-Gbagbo dont le colonel-major Boniface Konan, le même Ange-Kessy est venu hier à la télévision pour infirmer ce qu’il avait dit. Aux termes de ce revirement, ni le Colonel-Major Konan, ni le Lieutenant Damalan, ni Honré Zoin l’ancien ministre du Général Guéi du temps du CNSP n’ont été inculpés. Ils auraient obtenu le rétablissement de leurs soldes et ce serait principalement cela qui aurait été discuté au cabinet du commissaire du gouvernement. Selon RFI, le colonel-major Konan Boniface a juste reçu une notification qui « lui reproche des choses, mais il est en liberté car on suppose qu'il est revenu en Côte d'Ivoire pour travailler à la réconciliation. On lui a aussi notifié qu'on sait où il habite, qu'il n'est plus dangereux et qu'à chaque fois qu'on aura besoin de lui, il sera présent. On a donc pas eu besoin de l'arrêter ». Ange Kessy dit exactement la même chose.

Pourtant, le Colonel Konan a bien failli être arrêté. Sa demande de permission avait même été refusée et le gouvernement a hésité en raison de la personnalité du concerné. Alors de deux choses l’une. Soit le gouvernement n’a jamais voulu arrêter le Colonel Konan et dans ce cas il faudra bien expliquer ce qui s’est passé pour que le commissaire du gouvernement communique abondamment sur son inculpation ou au contraire, son revirement est lié à la pression des autorités ghanéennes qui avaient supervisé l’arrivée de la délégation à Abidjan dans le cadre des négociations pour le retour des militaires exilés, soit enfin les mouvements dans l’armée ajoutés à la mauvaise conjoncture avec les affrontements FRCI-FRCI ont ramolli le Chef de l’Etat.

Dans tous les cas, c’est la première fois que Ouattara revient sur une décision d’inculpation. La crainte de Boniface Konan a donc rendu la lucidité à un gouvernement qui emprisonnait jusque-là à tour de bras.
Joseph Titi

source : 

Koumassi et Marcory : Des commissariats de nouveau attaqués hier


Des bureaux saccagés, du matériel emporté
 

un soldat FRCI
Décidément, les éléments des Forces républicaines de Côte d`Ivoire (Frci) dégagés des commissariats du 9ème arrondissement de Marcory et du 6ème arrondissement de Koumassi digèrent mal leur mise à l`écart depuis le jeudi 11 août de la « gestion de ces lieux de sécurité ».

En effet, mécontents d`en avoir été chassés comme des malpropres, ils sont revenus à la charge dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 août, avec des intentions claires. Mettre à sac les locaux pour empêcher les policiers que les autorités veulent installer, de travailler convenablement. Au 9ème arrondissement, le travail n`avait pas encore repris et à notre passage le vendredi peu après 11h, un fonctionnaire de police en tenue civile qui était au service de renseignement (poste de police) a été clair. « Le travail n`a pas encore repris. Nous enregistrons les plaintes uniquement. Pour les papiers dirigez-vous vers le 4ème ou le 31ème arrondissement », nous a-t-il conseillé. Par ailleurs, il a indiqué que des jeunes non contents d`avoir été chassés des lieux, sont venus tout emporter. A savoir, les ordinateurs de bureaux et autres matériels de travail. Seul un vieux cahier permet d`enregistrer d`éventuelles plaintes. C`est un commissariat quasiment vide que nous avons découvert ce vendredi.

A Koumassi, le décor est saisissant. Le passage des éléments Frci dans la nuit du jeudi au vendredi est encore visible. Des tessons d`ampoules cassées trainent encore au poste de police. Un tour du propriétaire permet de faire l`inventaire du passage musclé d`éléments de Frci en colère. Trois nouveaux climatiseurs emportés, quatre portes dont celle du bureau du commissaire et de son secrétariat défoncées, cinq serrures détruites, des ampoules cassées et cinquante cinq (55) vitres nacos emportées. Le commissariat du 6ème n`existe que par la nouvelle couche de peinture sur les murs de la clôture et du bâtiment principal. L`entrepreneur que nous avons joint a révélé avoir suspendules travaux des sanitaires et d`étanchéité, en attendant la normalisation de la situation.

M`BRA Konan

source : 

Exactions, racket, intrusion dans les affaires judiciaires : Ces Frci vont couler Ouattara



Des soldats FRCI emmenant des jeunes
Elles sont de nouveau pointées du doigt dans le dernier rapport de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire(Onuci). Selon l’Onuci, des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) se sont rendus coupables d’exécutions sommaires ces quatre dernières semaines. 26 personnes ont été exécutées et 85 ont fait l’objet d’arrestation arbitraire. Alors que l’apparente normalité porte à croire que la guerre est derrière nous. Et avec elle, les exactions qu’elle entraîne. Ces assassinats perpétrés par des éléments identifiés par l’Onuci comme étant des Frci, viennent assurément brouiller les signaux donnés par le président Alassane Ouattara pour rassurer ses compatriotes sur la normalisation progressive de la situation. Comment mettre en confiance les milliers d’exilés et autres déplacés quand des Frci continuent, trois mois après la fin de la guerre, de faire régner la terreur dans certaines contrées du pays, comme rapporté par l’Onuci ? De toute évidence, des éléments des Frci travaillent contre le chef de l’Etat dont la volonté est de sortir le pays du cambouis consécutif aux violences post-électorales. Par leur indiscipline, ils risquent de compliquer la tâche au successeur de Laurent Gbagbo, visiblement soucieux de se consacrer à l’amélioration du bien-être des populations. En effet, quatre mois après la chute de Gbagbo, nombre d’éléments des Frci, des plus gradés aux soudards, se livrent à des actes répréhensibles, allant du racket à outrance sur les transporteurs, propriétaires de maquis et autres opérateurs économiques, à l’immixtion dans des affaires judiciaires en passant par des arrestations arbitraires. Il est devenu courant de voir des soldats débarquer en un lieu, kalachnikov aux poings, et mettre aux arrêts un individu en conflit avec un autre. Souvent pour une affaire banale. Sollicités par leurs connaissances pour un oui ou non, ils n’hésitent pas à user de la force brutale pour régler le litige. Ces derniers jours, ils se sont invités dans le règlement des affaires judiciaires. Ils ont fait parler d’eux récemment dans l’affaire Comium où ils se sont bruyamment opposés à une décision de justice. Ils ont fait obstruction à l’application de l’arrêt du président de la Cour suprême autorisant l’installation d’un administrateur provisoire. Et comme si cela ne suffisait pas, les revoilà dans une autre affaire judiciaire. Des éléments des Frci ont ici encore fait obstruction à l’application d’une décision de justice dans l’entreprise Adam Afrique en zone 4 à Marcory. Une affaire qui a entraîné des affrontements entre des éléments des chefs de guerre Wattao et Zackaria. Un scénario qui n’est pas sans rappeler les yoyos qui ont secoué les zones Centre Nord Ouest durant des années. Vivement que le chef de l’Etat mette de l’ordre au sein des forces républicaines !

Assane NIADA

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