10/01/2012

Bosco NTAGANDA - Chef de rebelle tutsi rwandais à l'Est de la RDC.
L’Est du Congo est toujours en flammes. A feu et à sang qu’aucun programme de développement n’est possible. L’insécurité bat son plein allant jusqu’à menacer l’intégrité territoriale du pays. Les Forces armées congolaises sont donc vivement interpellées.
Déploiement des éléments de la MONUSCO et des FARDC au Kivu avec le retour en force des FDLR. Mise en place d’une force militaire ONU-UA-RDC-RCA-Ouganda et Sud–Soudan pour traquer la LRA. L’Est de la République démocratique du Congo est toujours en flammes. A feu et à sang qu’aucun programme de développement n’est possible. L’insécurité bat son plein allant jusqu’à menacer l’intégrité territoriale du pays. Les Forces armées congolaises sont donc vivement interpellées.
La sécurité, l’intégrité territoriale de la RDC sont plus que jamais à l’ordre du jour, au moment où les signes avant-coureurs d’une «crise politique» aux conséquences imprévisibles sont nettement perceptibles. Et même si les élections 2011 s’étaient déroulées dans de bonnes conditions, sans être sous une avalanche de contestations, la feuille de route tracée depuis Sun City (Afrique du Sud) devrait être respectée. Elle accordait priorité à la mise en place d’une «armée nationale et républicaine».
Mais depuis 2002, cet aspect de problème qui fait partie de grandes réformes et des mesures courageuses politiques à prendre est soumis à un saupoudrage dangereux. Aujourd’hui, la RDC vient d’être rattrapée par l’histoire, 10 ans après Sun City, avec cette insécurité récurrente doublée de guerres à l’Est du pays. Particulièrement dans les deux Kivu et dans la Province Orientale.
Pas plus tard qu’il y a de cela 48 heures, la MONUSCO, de concert avec les FARDC, a décidé du déploiement des éléments armés au Sud-Kivu soumis à des attaques répétées des rebelles rwandais, FDLR. Depuis le début de cette année, l’on totalise plus de 73 personnes tuées, des villages incendiés et des biens emportés, sous oublier des viols des femmes par ces forces négatives. Une façon certainement de saluer la libération de leur leader par la CPI.
Presque au même moment, une mission conjointe ONU-UA a séjourné à Kinshasa en vue de s’appesantir sur la mise en place d’une force militaire pour traquer le mouvement rebelle ougandais, la LRA. Un accord de principe a été donné par les autorités congolaises à telle enseigne que le Conseil de sécurité se réjouit «de la disponibilité de la RDC» de mettre en place cette force.
Les Etats généraux des FARDC
Il est bien beau de bénéficier de l’assistance militaire étrangère pour rétablir la paix en RDC, un pays soumis à une guerre d’invasion exécutée par trois pays, à savoir le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi. Sans oublier des mercenaires qui ont prêté main forte à ces armées. Ce qui explique la présence de la MONUSCO, mission de paix de l’ONU en RDC.
Cependant, le train de la paix ne doit pas s’arrêter là. Car, il ne s’agit qu’ici d’une étape, tout aussi importante, mais d’une «paix relative». Il faut absolument tourner les regards vers une «paix durable». D’où l’urgence d’une réforme de l’armée, telle que souhaitée par Le Potentiel dans l’une de ses précédentes livraisons. Et aujourd’hui, de la nécessité des Etats généraux de l’armée comme une priorité des priorités à cette réforme.
Une idée que partagent bon nombre des compatriotes. Dans son ouvrage «La République démocratique du Congo et sa sécurité», le Colonel B.E. Laurent Mamina y réfléchit en ces termes : «Avec la mise en place des institutions issues des élections, l’espoir positif est encore possible ; mais regardant la prestation des forces et services de sécurité sur le terrain, dans le cadre de la pacification du territoire national, il apparaît clairement que la configuration actuelle des structures de sécurité, et leur visible philosophie dans l’action qu’elle mène, ne pourront peut-être pas garantir une paix durable, avant des profondes restructurations pouvant même conduire à des mesures radicales de remplacement des personnes ou des groupes de personnes.
L’Est du Congo est toujours en flammes. A feu et à sang qu’aucun programme de développement n’est possible. L’insécurité bat son plein allant jusqu’à menacer l’intégrité territoriale du pays. Les Forces armées congolaises sont donc vivement interpellées.
Déploiement des éléments de la MONUSCO et des FARDC au Kivu avec le retour en force des FDLR. Mise en place d’une force militaire ONU-UA-RDC-RCA-Ouganda et Sud–Soudan pour traquer la LRA. L’Est de la République démocratique du Congo est toujours en flammes. A feu et à sang qu’aucun programme de développement n’est possible. L’insécurité bat son plein allant jusqu’à menacer l’intégrité territoriale du pays. Les Forces armées congolaises sont donc vivement interpellées.
La sécurité, l’intégrité territoriale de la RDC sont plus que jamais à l’ordre du jour, au moment où les signes avant-coureurs d’une «crise politique» aux conséquences imprévisibles sont nettement perceptibles. Et même si les élections 2011 s’étaient déroulées dans de bonnes conditions, sans être sous une avalanche de contestations, la feuille de route tracée depuis Sun City (Afrique du Sud) devrait être respectée. Elle accordait priorité à la mise en place d’une «armée nationale et républicaine».
Mais depuis 2002, cet aspect de problème qui fait partie de grandes réformes et des mesures courageuses politiques à prendre est soumis à un saupoudrage dangereux. Aujourd’hui, la RDC vient d’être rattrapée par l’histoire, 10 ans après Sun City, avec cette insécurité récurrente doublée de guerres à l’Est du pays. Particulièrement dans les deux Kivu et dans la Province Orientale.
Pas plus tard qu’il y a de cela 48 heures, la MONUSCO, de concert avec les FARDC, a décidé du déploiement des éléments armés au Sud-Kivu soumis à des attaques répétées des rebelles rwandais, FDLR. Depuis le début de cette année, l’on totalise plus de 73 personnes tuées, des villages incendiés et des biens emportés, sous oublier des viols des femmes par ces forces négatives. Une façon certainement de saluer la libération de leur leader par la CPI.
Presque au même moment, une mission conjointe ONU-UA a séjourné à Kinshasa en vue de s’appesantir sur la mise en place d’une force militaire pour traquer le mouvement rebelle ougandais, la LRA. Un accord de principe a été donné par les autorités congolaises à telle enseigne que le Conseil de sécurité se réjouit «de la disponibilité de la RDC» de mettre en place cette force.
Les Etats généraux des FARDC
Il est bien beau de bénéficier de l’assistance militaire étrangère pour rétablir la paix en RDC, un pays soumis à une guerre d’invasion exécutée par trois pays, à savoir le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi. Sans oublier des mercenaires qui ont prêté main forte à ces armées. Ce qui explique la présence de la MONUSCO, mission de paix de l’ONU en RDC.
Cependant, le train de la paix ne doit pas s’arrêter là. Car, il ne s’agit qu’ici d’une étape, tout aussi importante, mais d’une «paix relative». Il faut absolument tourner les regards vers une «paix durable». D’où l’urgence d’une réforme de l’armée, telle que souhaitée par Le Potentiel dans l’une de ses précédentes livraisons. Et aujourd’hui, de la nécessité des Etats généraux de l’armée comme une priorité des priorités à cette réforme.
Une idée que partagent bon nombre des compatriotes. Dans son ouvrage «La République démocratique du Congo et sa sécurité», le Colonel B.E. Laurent Mamina y réfléchit en ces termes : «Avec la mise en place des institutions issues des élections, l’espoir positif est encore possible ; mais regardant la prestation des forces et services de sécurité sur le terrain, dans le cadre de la pacification du territoire national, il apparaît clairement que la configuration actuelle des structures de sécurité, et leur visible philosophie dans l’action qu’elle mène, ne pourront peut-être pas garantir une paix durable, avant des profondes restructurations pouvant même conduire à des mesures radicales de remplacement des personnes ou des groupes de personnes.
Bien sûr, à tout Seigneur tout honneur. Ce ne serait pas honnête d’ignorer que la paix relative dont tout le monde est actuellement bénéficiaire des effets est due à la bravoure et aux sacrifices des structures qui existent.
Cependant, tout en félicitant les courageux et vaillants combattants, on est obligé de reconnaître que dans la paix durable, il y a des paramètres dont il faut tenir compte dans le monde d’aujourd’hui et qui exigeraient un peu plus d’attention et de considérations».
Faisant allusion à la petite histoire de la Russie qui a fini par disposer d’une armée puissante, «l’Armée rouge», cet officier supérieur de l’armée enchaîne en ce qui concerne la RDC : «Il serait souhaitable que le gouvernement décide de la formation de l’armée nationale afin de s’en assurer la fidélité et l’obéissance sans condition au service de toute la nation.
Faisant allusion à la petite histoire de la Russie qui a fini par disposer d’une armée puissante, «l’Armée rouge», cet officier supérieur de l’armée enchaîne en ce qui concerne la RDC : «Il serait souhaitable que le gouvernement décide de la formation de l’armée nationale afin de s’en assurer la fidélité et l’obéissance sans condition au service de toute la nation.
Nous sommes toujours convaincus qu’aucun étranger ne viendra pas faire la sécurité de la RDC à la place des Congolais eux-mêmes. Il appartient à l’autorité compétente de prendre les décisions qui s’imposent, à la faveur d’une formation correcte des hommes, à la réquisition des équipements nécessaires et à celle d’une gestion responsable de toutes les structures en temps de paix comme en temps de guerre».
Une RDC forte, une Afrique forte
Voilà une motivation valable qui justifie amplement la tenue des Etats-majors des FARDC pour répondre à cet adage : «Une philosophie de sécurité conçue par l’étranger est une nouvelle colonisation et aussi, une menace contre les intérêts de la nation».
Cette motivation amène à s’attarder sur les causes véritables des guerres qui ont endeuillé la RDC, déstabilisé les institutions de la République.
En fait l’existence d’un complot visant la balkanisation de la RDC est la cause principale de ces guerres pour contrôler les richesses congolaises. Les auteurs de ce plan machiavélique avancent comme prétexte l’étendue immense du pays pour justifier «l’ingouvernabilité» de la RDC.
Une RDC forte, une Afrique forte
Voilà une motivation valable qui justifie amplement la tenue des Etats-majors des FARDC pour répondre à cet adage : «Une philosophie de sécurité conçue par l’étranger est une nouvelle colonisation et aussi, une menace contre les intérêts de la nation».
Cette motivation amène à s’attarder sur les causes véritables des guerres qui ont endeuillé la RDC, déstabilisé les institutions de la République.
En fait l’existence d’un complot visant la balkanisation de la RDC est la cause principale de ces guerres pour contrôler les richesses congolaises. Les auteurs de ce plan machiavélique avancent comme prétexte l’étendue immense du pays pour justifier «l’ingouvernabilité» de la RDC.
Pour la rendre instable, ils lui ont imposé ces guerres connues de tous. Et dans le but de l’affaiblir davantage, on la prive de disposer d’une armée dissuasive.
Une démarche d’une certaine oligarchie occidentale qui a peur de voir une nation forte, la RDC, au cœur de l’Afrique. Car une RDC forte est une Afrique forte. Pas question alors que ce grand rêve devienne une réalité.
Ce qui expliquerait, entre autres, ce fait que depuis 2002, la RDC ne dispose pas encore d’armée nationale et républicaine. Plus grave, la RDC a servi d’expérience et de tremplin à des formules alambiquées qui rendent plus complexes la mise en place de cette armée. Au plan politique, il y a eu bien sûr le «1 + 4». Mais jamais, l’on n’est sorti du tunnel. Preuves : des élections passables en 2006, celles controversées en 2011.
Au plan sécuritaire, les groupes armés sont toujours là, avec leur puissance de feu. Leur capacité de nuisance demeure encore intacte. Et ce malgré la présence d’une armée internationale, la MONUSCO, forte de 17 000 hommes; les FARDC en début de mutation, et les opérations conjointes militaires avec des armées régulières du Rwanda, de l’Ouganda.
Une démarche d’une certaine oligarchie occidentale qui a peur de voir une nation forte, la RDC, au cœur de l’Afrique. Car une RDC forte est une Afrique forte. Pas question alors que ce grand rêve devienne une réalité.
Ce qui expliquerait, entre autres, ce fait que depuis 2002, la RDC ne dispose pas encore d’armée nationale et républicaine. Plus grave, la RDC a servi d’expérience et de tremplin à des formules alambiquées qui rendent plus complexes la mise en place de cette armée. Au plan politique, il y a eu bien sûr le «1 + 4». Mais jamais, l’on n’est sorti du tunnel. Preuves : des élections passables en 2006, celles controversées en 2011.
Au plan sécuritaire, les groupes armés sont toujours là, avec leur puissance de feu. Leur capacité de nuisance demeure encore intacte. Et ce malgré la présence d’une armée internationale, la MONUSCO, forte de 17 000 hommes; les FARDC en début de mutation, et les opérations conjointes militaires avec des armées régulières du Rwanda, de l’Ouganda.
Depuis quelque temps, les GI’S des Etats-Unis sont entrés dans la danse, et bientôt une autre force militaire internationale.
Le brassage, le mixage n’ont apporté que des problèmes en lieu et place d’une armée totalement intégrée. Ajouter à cela, les formations parallèles dispensées par des partenaires traditionnels, notamment la Belgique.
Devant toutes ces initiatives timides, découlant d’un saupoudrage inquiétant, les Etats généraux de l’armée auront certainement le mérite de tracer une nouvelle feuille de route de la grande réforme tant attendue des FARDC. Des opportunités ne manquent pas. L’AFRICOM, pour ne citer que ce commandement militaire américain en Afrique, ouvrirait de nouveau horizons à cette grande réforme de l’armée.
Il est temps que l’on y réfléchisse sérieusement, car ce même temps ne joue plus en faveur d’une République démocratique unie, forte et prospère.
C’est le prix à payer pour relever le défi de la modernité, de faire de la République démocratique du Congo un pays émergent.
[Le Potentiel]
Published By www.KongoTimes.info - © KongoTimes! - All Rights Reserved.
Le brassage, le mixage n’ont apporté que des problèmes en lieu et place d’une armée totalement intégrée. Ajouter à cela, les formations parallèles dispensées par des partenaires traditionnels, notamment la Belgique.
Devant toutes ces initiatives timides, découlant d’un saupoudrage inquiétant, les Etats généraux de l’armée auront certainement le mérite de tracer une nouvelle feuille de route de la grande réforme tant attendue des FARDC. Des opportunités ne manquent pas. L’AFRICOM, pour ne citer que ce commandement militaire américain en Afrique, ouvrirait de nouveau horizons à cette grande réforme de l’armée.
Il est temps que l’on y réfléchisse sérieusement, car ce même temps ne joue plus en faveur d’une République démocratique unie, forte et prospère.
C’est le prix à payer pour relever le défi de la modernité, de faire de la République démocratique du Congo un pays émergent.
[Le Potentiel]
Published By www.KongoTimes.info - © KongoTimes! - All Rights Reserved.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire