Vendredi, 13 Janvier 2012 
Tout en invitant la Commission électorale nationale indépendante à tirer les leçons de la débâcle électorale ou à démissionner, les Evêques demandent aussi au Parlement de revoir de toute urgence la recomposition de cet organe.
La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a demandé hier jeudi 12 janvier au Gouvernement de la République de tirer les leçons de sa débâcle aux élections présidentielle et législatives du 28 novembre 2011.
L'exécutif national a aussi été appelé à prévoir les moyens nécessaires à la tenue de prochaines échéances électorales, à ne pas puiser dans le Trésor public pour financer les affaires individuelles de ses membres et à retenir que le peuple veut le changement.
L'appel a été lancé dans le message de l'assemblée plénière extraordinaire de cette organisation de l'Eglise catholique, lu au cours d'une messe célébrée dans la cathédrale Notrd-Dame de Lingwala par le secrétaire général de la CENCO, l'abbé Santedi, en présence du cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, de plusieurs autres responsables de l'archidiocèse de Kinshasa, des fidèles et des membres de partis politiques.
La CENCO a également demandé au peuple congolais de ne pas céder au pessimisme, aux intimidations … mais de s'unir pour sauvegarder l'unité du pays. Aux acteurs politiques, elle a demandé de faire preuve de maturité, de s'organiser, de tenir un débat politique et d'éviter des mensonges.
Pour sa part, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a été invitée à se remettre en question afin de corriger des erreurs, sinon de démissionner, alors que le Parlement a été convié à revoir de toute urgence la composition de cette institution d'appui à la démocratie, et surtout d'y intégrer les délégués de la société civile et de toutes les familles politiques.
Par ailleurs, la CENCO a recommandé à la police nationale de faire preuve de professionnalisme et de ne pas obéir aux ordres donnés dans l'injustice, tandis que la communauté internationale a été priée de privilégier les intérêts du peuple, d'éviter la complaisance dans sa prise de position et d'appuyer les Congolais dans la recherche de la vérité.
En conclusion, la CENCO a fait savoir que la République Démocratique du Congo a besoin du changement de cœur et de mentalité pour un avenir radieux, et qu'elle ne veut pas prendre en main la bataille politique au point de se transformer en un parti.
Par contre, la CENCO refuse de regarder le peuple croupir dans la misère, sans appelé les responsables à jouer correctement leur rôle. Elle a donc promis de ne rester à l'écart de la lutte que mène le peuple pour la justice, en dénonçant tout ce qui met en péril l'édification d'un Etat de droit.
En effet, l'Etat de doit ne se construit pas dans la culture de tricherie, de mensonge et de terreur “, a-t-elle indiqué, en ajoutant que, si la démocratie est un pouvoir du peuple par le peuple,” on doit respecter le peuple “, et en fustigeant les atteintes à l'intégrité et à la dignité orchestrée par le régime en place contre les Congolais en général, et le cardinal Laurent Monsengwo, en particulier.
La messe a été centrée sur deux passages bibliques principaux tirés de 1 Samuel 4, 14- 11 et de Marc 1, 40-45.
Avant ce message, le prélat catholique a déclaré que les travaux de l'assemblée plénière extraordinaire de la CENCO tenus au Centre d'accueil Caritas se sont passés dans de meilleures conditions.

Marcel TSHISHIKU
La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a demandé hier jeudi 12 janvier au Gouvernement de la République de tirer les leçons de sa débâcle aux élections présidentielle et législatives du 28 novembre 2011.
L'exécutif national a aussi été appelé à prévoir les moyens nécessaires à la tenue de prochaines échéances électorales, à ne pas puiser dans le Trésor public pour financer les affaires individuelles de ses membres et à retenir que le peuple veut le changement.
L'appel a été lancé dans le message de l'assemblée plénière extraordinaire de cette organisation de l'Eglise catholique, lu au cours d'une messe célébrée dans la cathédrale Notrd-Dame de Lingwala par le secrétaire général de la CENCO, l'abbé Santedi, en présence du cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, de plusieurs autres responsables de l'archidiocèse de Kinshasa, des fidèles et des membres de partis politiques.
La CENCO a également demandé au peuple congolais de ne pas céder au pessimisme, aux intimidations … mais de s'unir pour sauvegarder l'unité du pays. Aux acteurs politiques, elle a demandé de faire preuve de maturité, de s'organiser, de tenir un débat politique et d'éviter des mensonges.
Pour sa part, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a été invitée à se remettre en question afin de corriger des erreurs, sinon de démissionner, alors que le Parlement a été convié à revoir de toute urgence la composition de cette institution d'appui à la démocratie, et surtout d'y intégrer les délégués de la société civile et de toutes les familles politiques.
Par ailleurs, la CENCO a recommandé à la police nationale de faire preuve de professionnalisme et de ne pas obéir aux ordres donnés dans l'injustice, tandis que la communauté internationale a été priée de privilégier les intérêts du peuple, d'éviter la complaisance dans sa prise de position et d'appuyer les Congolais dans la recherche de la vérité.
En conclusion, la CENCO a fait savoir que la République Démocratique du Congo a besoin du changement de cœur et de mentalité pour un avenir radieux, et qu'elle ne veut pas prendre en main la bataille politique au point de se transformer en un parti.
Par contre, la CENCO refuse de regarder le peuple croupir dans la misère, sans appelé les responsables à jouer correctement leur rôle. Elle a donc promis de ne rester à l'écart de la lutte que mène le peuple pour la justice, en dénonçant tout ce qui met en péril l'édification d'un Etat de droit.
En effet, l'Etat de doit ne se construit pas dans la culture de tricherie, de mensonge et de terreur “, a-t-elle indiqué, en ajoutant que, si la démocratie est un pouvoir du peuple par le peuple,” on doit respecter le peuple “, et en fustigeant les atteintes à l'intégrité et à la dignité orchestrée par le régime en place contre les Congolais en général, et le cardinal Laurent Monsengwo, en particulier.
La messe a été centrée sur deux passages bibliques principaux tirés de 1 Samuel 4, 14- 11 et de Marc 1, 40-45.
Avant ce message, le prélat catholique a déclaré que les travaux de l'assemblée plénière extraordinaire de la CENCO tenus au Centre d'accueil Caritas se sont passés dans de meilleures conditions.

Marcel TSHISHIKU
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire