dimanche 8 avril 2012

Célébration de la Pâques : les autorités religieuses « parlent politique » à leurs fidèles


Des évêques congolais membres de la Cenco le 23/6/2011 au centre Nganda à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

A l’occasion de la célébration de la fête chrétienne de Pâques à Kinshasa, dimanche 8 avril, l’Archevêque catholique de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, et le président de l’Eglise du Christ au Congo, Mgr Marini Bodo, ont adressé des messages à la fois religieux et politiques à leurs fidèles.

Si le cardinal a insisté sur l’amélioration des conditions de vie des Congolais, le chef de l’Eglise du christ a parlé de l’élection de Dieu.

L’Archevêque catholique de Kinshasa a célébré la messe pascale à la cathédrale Notre Dame du Congo, dans la commune de Lingwala, à Kinshasa.

Sur plusieurs passages de son message de circonstance, Mgr Monsengwo a expliqué que « la société est appelée à créer pour tous des conditions empreinte de dignité humaine, sans répression, ni violation des droits de l’Homme ».

Le prélat catholique a invité les fidèles en particulier, et les Congolais en général, à se confier« aux valeurs » et « à ne pas se livrer à la haine, au mensonge, aux assassinats et à la répression ».

Le même jour, dans la même commune à Kinshasa, le président de l’Eglise du Christ au Congo célébrait le culte pascal à la Cathédrale du centenaire protestant.

Dans sa prédication de 20 minutes, Mgr Marini Bodo s’est appuyé sur le vingtième chapitre de l’évangile de Jean, affirmant que « lorsque dans une société il y a problème, Dieu peut aussi utiliser les faibles et laisser de côté les sages ».

Il a en outre appelé à redonner à la femme la considération qui lui revient réellement et à reconnaitre son « rôle constructeur » ainsi que sa participation dans la résolution des problèmes dans la société, comparant ce rôle à celui que Marie de Magdala a joué dans l’histoire chrétienne du salut.

A Rome, le pape Benoît XVI a consacré ses prêches des vendredi et samedi saints à la crise de la famille dans le monde contemporain et à la perte du sens de Dieu et des valeurs, qui est une menace, selon lui, pour l’humanité.

Le souverain pontife avait présidé cette nuit pendant trois heures la veillée pascale. Ce dimanche, il a célébré une grande messe à l’esplanade de la Basilique Saint-Pierre, devant une foule immense.

A l’issue de cette messe solennelle, le pape devrait prononcer une bénédiction dans 65 langues.


Radio Okapi

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