Mardi, 31 Juillet 2012

Qui arrêtera la machine rwandaise à fabriquer les rebellions à l'Est de notre pays?
Kigali ne semble toujours pas prêt à renoncer à la déstabilisation de la partie Est de notre pays, en dépit de toutes les garanties sécuritaires lui offertes par la RdCongo. Depuis 1998 avec le Rcd/Goma jusqu'aujourd'hui avec le M23, les autorités rwandaises trouvent toujours non seulement de nouveaux prétextes pour mener une aventure militaire dans notre pays mais aussi et surtout des leaders politiques et autres cadres Congolais pour couvrir l'agression contre leur pays.
Il en a été ainsi, en août 1998, avec les fondateurs du Rcd/ Goma propulsés sur la scène après que les troupes rwandaises et ougandaises aient traversé les frontières. Ce fut de même avec Laurent Nkunda, fait et défait, par son mentor, Paul Kagame, qui lui a gracieusement offert au Rwanda un exil doré.
Il fallait, pour les autorités congolaises, enlever définitivement aux dirigeants rwandais le prétexte de la menace Fdlr et autres Interhamwe brandi par le président rwandais pour opérer impunément à l'Est de notre pays.
Les opérations militaires conjointes menées en 2009 par les armées congolaises et rwandaises et qui ont abouti à la neutralisation presque complète des Fdlr n'ont pourtant pas suffi à calmer Kigali qui a trouvé de nouveaux prétextes et de nouvelles marionnettes militaires et politiques pour couvrir l'agression en cours dans les territoires de Rutshuru et de Masisi.
Lancé avec le concours actif- logistique, financier et humain- de la hiérarchie militaire rwandaise, le M23 n'est rien d'autre que le prolongement du Cndp, lui-même étant celui du Rcd/ Goma.
Et comme avec ses prédécesseurs crées dans les mêmes conditions, Paul Kagame se fait aujourd'hui l'avocat de la cause des mutins du M23 qu'il tente d'imposer comme un interlocuteur politico-militaire du gouvernement de Kinshasa. Kigali bat même une campagne diplomatique en faveur des hommes du colonel Sulutani Makenga et lève des fonds pour soutenir leurs actions militaires.
Fossoyeurs du pays
Dans un rapport destiné au Conseil de sécurité de l'Onu en réaction aux accusations des experts des Nations Unies sur l'appui apporté par l'armée rwandaises aux mutins du M23, les autorités rwandaises prennent à leurs comptes les revendications de ce groupe de militaires dissidents et indisciplinés qui refusent d'être affectés dans d'autres provinces du pays que leur fief du Nord-Kivu.
Kigali évoque un autre prétexte pour soutenir ouvertement la mutinerie du M23 : la haine que distilleraient les médias congolais contre nos compatriotes d'expression rwandophone. Dans le rapport, Kigali semble insinuer, dans une formule à peine voilée, qu'il est prêt à faire la guerre au Congo au cas où un moindre mal arriverait à l'un de ces compatriotes rwandophones.
Téméraire, il propose même que les autorités congolaises acceptent des solutions politiques avec les mutins du M23 pour résoudre la crise. Comme au dialogue inter congolais de 2002-2003, Kigali espère sans doute, par ce marchandage politique obliger les autorités congolaises issues des urnes à partager, de manière équitable et équilibrée, le pouvoir avec ses créatures politiques et militaires du M23.
Le comble, dans cette entreprise de la mort, est qu'on trouve des acteurs politiques et autre cadres Congolais prêts à pactiser avec les agresseurs et fossoyeurs de leur pays. Des officiers militaires qui n'hésitent pas à rejoindre le camp des agresseurs pour piller ensemble le pays et malmener les populations du Kivu qui ne demandent qu'à vivre en paix et à travailler.
Plus grave, on évoque dans certains salons politiques de la capitale des noms de certains acteurs politiques, des députés provinciaux et même nationaux qui auraient des accointances avec Kigali et Kampala dans ce dossier sécuritaire. Information vérifiée ou fausse rumeur?
Toujours est-il que dans un discours prononcé à la Fikin, au cours de la matinée politique consacrée à la guerre de l'Est, le Pprd avait menacé d'obtenir l'invalidation du mandat de tout élu dont la collaboration avec la nouvelle rébellion serait avérée.
Il faut espérer qu'on évitera la manipulation et les règlements des comptes politiques.

FKB

Qui arrêtera la machine rwandaise à fabriquer les rebellions à l'Est de notre pays?
Kigali ne semble toujours pas prêt à renoncer à la déstabilisation de la partie Est de notre pays, en dépit de toutes les garanties sécuritaires lui offertes par la RdCongo. Depuis 1998 avec le Rcd/Goma jusqu'aujourd'hui avec le M23, les autorités rwandaises trouvent toujours non seulement de nouveaux prétextes pour mener une aventure militaire dans notre pays mais aussi et surtout des leaders politiques et autres cadres Congolais pour couvrir l'agression contre leur pays.
Il en a été ainsi, en août 1998, avec les fondateurs du Rcd/ Goma propulsés sur la scène après que les troupes rwandaises et ougandaises aient traversé les frontières. Ce fut de même avec Laurent Nkunda, fait et défait, par son mentor, Paul Kagame, qui lui a gracieusement offert au Rwanda un exil doré.
Il fallait, pour les autorités congolaises, enlever définitivement aux dirigeants rwandais le prétexte de la menace Fdlr et autres Interhamwe brandi par le président rwandais pour opérer impunément à l'Est de notre pays.
Les opérations militaires conjointes menées en 2009 par les armées congolaises et rwandaises et qui ont abouti à la neutralisation presque complète des Fdlr n'ont pourtant pas suffi à calmer Kigali qui a trouvé de nouveaux prétextes et de nouvelles marionnettes militaires et politiques pour couvrir l'agression en cours dans les territoires de Rutshuru et de Masisi.
Lancé avec le concours actif- logistique, financier et humain- de la hiérarchie militaire rwandaise, le M23 n'est rien d'autre que le prolongement du Cndp, lui-même étant celui du Rcd/ Goma.
Et comme avec ses prédécesseurs crées dans les mêmes conditions, Paul Kagame se fait aujourd'hui l'avocat de la cause des mutins du M23 qu'il tente d'imposer comme un interlocuteur politico-militaire du gouvernement de Kinshasa. Kigali bat même une campagne diplomatique en faveur des hommes du colonel Sulutani Makenga et lève des fonds pour soutenir leurs actions militaires.
Fossoyeurs du pays
Dans un rapport destiné au Conseil de sécurité de l'Onu en réaction aux accusations des experts des Nations Unies sur l'appui apporté par l'armée rwandaises aux mutins du M23, les autorités rwandaises prennent à leurs comptes les revendications de ce groupe de militaires dissidents et indisciplinés qui refusent d'être affectés dans d'autres provinces du pays que leur fief du Nord-Kivu.
Kigali évoque un autre prétexte pour soutenir ouvertement la mutinerie du M23 : la haine que distilleraient les médias congolais contre nos compatriotes d'expression rwandophone. Dans le rapport, Kigali semble insinuer, dans une formule à peine voilée, qu'il est prêt à faire la guerre au Congo au cas où un moindre mal arriverait à l'un de ces compatriotes rwandophones.
Téméraire, il propose même que les autorités congolaises acceptent des solutions politiques avec les mutins du M23 pour résoudre la crise. Comme au dialogue inter congolais de 2002-2003, Kigali espère sans doute, par ce marchandage politique obliger les autorités congolaises issues des urnes à partager, de manière équitable et équilibrée, le pouvoir avec ses créatures politiques et militaires du M23.
Le comble, dans cette entreprise de la mort, est qu'on trouve des acteurs politiques et autre cadres Congolais prêts à pactiser avec les agresseurs et fossoyeurs de leur pays. Des officiers militaires qui n'hésitent pas à rejoindre le camp des agresseurs pour piller ensemble le pays et malmener les populations du Kivu qui ne demandent qu'à vivre en paix et à travailler.
Plus grave, on évoque dans certains salons politiques de la capitale des noms de certains acteurs politiques, des députés provinciaux et même nationaux qui auraient des accointances avec Kigali et Kampala dans ce dossier sécuritaire. Information vérifiée ou fausse rumeur?
Toujours est-il que dans un discours prononcé à la Fikin, au cours de la matinée politique consacrée à la guerre de l'Est, le Pprd avait menacé d'obtenir l'invalidation du mandat de tout élu dont la collaboration avec la nouvelle rébellion serait avérée.
Il faut espérer qu'on évitera la manipulation et les règlements des comptes politiques.

FKB
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