lundi 17 septembre 2012

John Tshibangu - Face à la Nation


Le 3 Octobre 2012, le Patriote Lieutenant-General John Tshibangu s'adressera en video, a partir du maquis, a tous les officiers et soldats des FARDC. Ceux-ci, ainsi que les policiers, sont tous appeles des aujourd'hui a s'organiser partout au Congo en vue du necessaire renversement du regime d'imposture que dirige le rwandais Joseph Kabila avec l'appui des inconcoscients et inciviques congolais ( connus courament comme des collabos).

Le Patriote Lieutenant-General John Tshibangu s'adressera egalement au peuple congolais qui est convie a se mobiliser massivement sur l'ensemble du territoire national. Les jeunes et la diaspora patriotique congolaise seront particulierement concernés par ce message de mobilisation et d'action.

La Communaute Internationale sera fortement interpellee a se ranger aux cotes du peuple congolais qui n'a que trop souffert.

Un seul objectif: retablissement de la verite des urnes et amelioration du bien-etre socio-economique des militaires, policiers et civiles dans la paix, dans le respect des lois republicaines et dans la concorde nationale. Il n' y aura pas de chasse aux sorcieres.

En effet, tous les collabos actuels qui, au plus tard le 3 Octobre, auront publiquement change de camp et qui se seront ranges aux côtés du peuple ou pris le chemin de l'exil seront amnitiés.

Tous les medias patriotiques congolais sont priés de largement diffuser et distribuer cette video a tous les congolais en RDC et a travers le monde. La video passera bien sûr en continu sur Congonet Radio.

Ceux qui veulent obtenir une copie electronique peuvent nous ecrire a l'avance a congonetradio2011@gmail.com . Veuillez ne pas oublier de mentionner dans l'objet du courriel << Video message du Patriote LtG John Tshibangu >> pour etre certain que votre requete soit correctement geree.

La communication en format video a ete privilegiee pour eviter toute equivoque.

Cependant, tous les patriotes congolais sont invites a relayer ce message par tous les autres moyens disponibles afin de maximiser son audience et son impact au Congo.

La propagation maximale doit se faire aussi par sms, e-mail, audio (en CD et cassettes), telephone, etc

Pour le Reseau Congonet Radio,

Lambert Ngoi
Citoyen de la RD Congo
Japon Tel +819084538549
ngoilambert2011@gmail.com

Le Rwanda, pays du miracle en trompe-l’œil

Le mardi 3 juillet 2012

Cinquante ans après son indépendance, le Rwanda se projette en « Singapour africain ».

Mais le développement du pays profite surtout à une élite.

Sécurité partout, mutuelle pour tous, lutte contre la corruption, fibre optique, électrification, boom des services, le Rwanda réussit à vendre à l’étranger une image et des réalisations qui séduisent les bailleurs de fonds.



Kigali masterplan

Depuis le génocide de 1994, l’aide est déversée à flots sur ce petit pays qui tente de remonter la pente en intégrant les recettes néolibérales et les « critères de performance ». La croissance est aujourd’hui de 8%.

En Afrique, il est classé troisième dans le classement Doing Business 2012 de la Banque mondiale, après l’île Maurice et l’Afrique du Sud. D’après le Rwanda Development Board (RDB), il suffit de deux procédures et de six heures pour lancer une entreprise.

Mais cela suffit-il pour faire du Rwanda un futur Singapour africain ? L’ambition est en tout cas présente. Avec priorité sur la « vitrine » de Kigali : avenues élargies et propres, feux de signalisation avec décompte, immeubles flambant neufs, publicités géantes.

Un coup d’œil sur le « masterplan » donne une idée percutante des vastes projets du régime : lacs, zones vertes avec plaines de jeux, grandes tours, réseaux de bus, centres commerciaux… Aura-t-il les moyens de ses ambitions ? Le principe de réalité (financière) pourrait s’imposer ici ou là.

Les pays donateurs étant en pleine crise, le Rwanda devra peut-être réduire la voilure. La construction de l’imposant Convention Center n’a ainsi guère avancé depuis 2010.

D’autres projets sont sortis de terre : la Kigali City Tower et le Grand Pension Plaza sont à présent opérationnels, mais ils peinent à trouver des locataires.

Le contraste est saisissant entre les quartiers commerçants de Kigali, très animés, et ces galeries commerçantes aseptisées, désertes et sécurisées jusqu’à l’excès. Le boom immobilier reste une réalité : on achète le matériel de construction à Dubaï et on fait travailler une armée de maçons à 1000 francs rwandais (1,60 franc suisse) par jour.

Revers de la médaille, Kigali est devenue inabordable pour le commun des Rwandais. Des milliers d’habitants ont été expropriés de leurs maisons rudimentaires, et relogés loin du centre-ville.

Les campagnes, elles, restent à la traîne. « Le sentiment de frustration grandit sur les collines », constate An Ansoms, chargée de cours à l’Université catholique de Louvain (Belgique), qui a mené en 2011 une enquête dans six villages rwandais.

Selon elle, « les paysans ont l’impression d’être des « loosers » car ils ne se retrouvent pas dans le modèle de développement présenté dans le monde entier comme une réussite ». On leur impose par exemple des monocultures de café, de thé ou de maïs.

« Mais le paysan a précisément besoin de diversifier ses cultures pour limiter ses risques et pouvoir se nourrir », souligne An Ansoms. Obligés de passer par des coopératives, ces travailleurs de la terre doivent parfois payer plus que ce qu’ils perçoivent. « Les bailleurs de fonds sont aveugles. Ils ne voient que les chiffres, mais parlent rarement avec les gens. »

La pauvreté n’aurait-elle donc pas décru de 12% entre 2006 et 2012, comme l’indique le RDB ? « Dans les six villages, je n’ai rien constaté », objecte An Ansoms. « Au contraire, les gens se retrouvent dans des difficultés financières insurmontables, liées notamment au prix de la mutuelle de santé, passée de 1000 à 3000 francs rwandais (de 1,60 à 4,80 francs suisses), et aux normes imposées pour l’habitat. »

Sur les collines, le prix des terrains constructibles grimpe en flèche, et les maisons doivent respecter une taille minimale. Quant aux tuiles, elles coûtent beaucoup plus cher depuis que les fours artisanaux ont été bannis, car trop polluants. Résultat, « les jeunes n’ont plus de lieu pour fonder une famille, et l’exaspération grandit ». Mais comment l’exprimer face à un régime qui ne supporte guère la critique ?

Cette politique « top down », imposée à la base depuis les hautes sphères, commence à faire grincer des dents. « Ce sont des apprentis sorciers, lâche un diplomate européen désabusé. Ils veulent aller beaucoup trop vite, ils brûlent les étapes. Cela confine à l’atteinte aux droits de l’homme.

Le Rwanda est gouverné par une oligarchie qui phagocyte toute l’économie. Si elle sonde parfois la population, elle ne prend jamais en compte ses souhaits ni ses griefs.

C’est la meilleure façon de foncer droit dans le mur. Et puis, tous ces diplômés, que vont-ils devenir ? Des universités s’ouvrent à tout bout de champ, mais il n’y a pas de débouché. Qu’on se rappelle le Printemps arabe… »

Les supporters du « miracle rwandais » ne se laissent pas démonter.

« Ici au moins, ça marche, pas comme au Congo voisin ! » rétorquent-ils.

Or, certains accusent le Rwanda de tirer profit de l’insécurité au Congo pour importer discrètement des minerais qui sont ensuite « blanchis » pour l’exportation, ou pour drainer chez lui le tourisme très lucratif autour des gorilles de montagne.

Le droit d’entrée dans le parc de la Virunga vient ainsi de passer de 500 à 750 dollars.

« La conviction des Rwandais qu’ils sont les meilleurs les rend peu attentifs aux autres points de vue, conclut l’attaché de coopération d’un pays européen. Cela peut constituer un danger important à moyen terme.

Personne n’a raison tout seul. Et personne n’aime un voisin trop fier au point d’en devenir méprisant. »

2 juillet 2012 © Le Temps - François Janne d’Othée

Kolwezi

Bus Mack à Kolwezi

Avenue des Commerçants, Kolwezi

Quartier des commerçants, Kolwezi

Le pied de nez de joseph kabila à François Hollande

jeudi 13 septembre 2012

En affirmant qu’il se rendrait au sommet de l’OIF du 12 au 14 octobre, le président français a offert à son homologue Joseph Kabila le chèque en blanc dont il rêvait.

Les autorités congolaises n’ont désormais plus aucune raison de faire des gestes en matière de droits de l’homme…

Dernière preuve en date : le report du procès en appel des assassins du militant Floribert Chebeya.


Joseph Kabila est coupable de haute trahison contre la Nation congolaise.

« Comme nous le craignions, s’alarme Clément Boursin, de l’ACAT-France, M. Kabila a compris à sa manière le message de M. Hollande… L’enterrement des « gestes » demandées au préalable par la France ne fait que commencer. Les principes démocratiques de l’Organisation francophone continuent à être allégrement bafoués ! »

La France souhaitait un « procès Chebeya » crédible. L’audience du procès en appel des policiers accusés de l’assassinat en 2010 du défenseur des droits de l’homme Floribert Chebeya, prévue initialement le 11 septembre, vient d’être reportée après la tenue du sommet.

La Haute Cour militaire devait en effet annoncer si elle autorisait la comparution du général John Numbi, chef de la police suspendu de ses fonctions et considéré par les parties civiles comme le suspect numéro un dans cette affaire. John Numbi, proche de Joseph Kabila, serait-il intouchable ?

D’autres dossiers importants sont actuellement bloqués par les autorités congolaises :

- Quid des procès des assassins de Pascal Kabungulu Kibembi, Serge Maheshe et Didace Namujimbo, défenseurs des droits de l’homme et journalistes assassinés à Bukavu entre juillet 2005 et novembre 2008 ?

Les autorités congolaises continuent à rester sourdes aux demandes de vérité et de justice.

- Quid des prisonniers politiques détenus au secret par les autorités congolaises, notamment Diomi Ndongala, dirigeant du parti Démocratie chrétienne, qui aurait été vu début août dans les locaux de l’Agence nationale de renseignements (ANR) qui dépend de la présidence de la République ?

Les autorités congolaises nient détenir des prisonniers politiques.[Alors qu'il y a au moins 4 prisonniers politiques tenus au secret à l'Anr en ce moment:

LISTE DES PRISONNIERS POLITIQUES CONNUS ENLEVES ET ACTUELLEMENT DETENUS AU SECRET A L' ANR http://wp.me/p18AQh-18h ; ndlr]

- Quid de la justice pour les victimes de violations graves des droits de l’homme commises par des éléments des services de défense et de sécurité à Kinshasa (mars 2007 et novembre-décembre 2011) et au Bas-Congo (février 2007 et février-mars 2008) ?

La responsabilité de ces crimes pourrait remonter jusqu’au sommet de l’État.

- Quid des projets de loi sur la protection des défenseurs des droits de l’homme, la création d’une Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), la mise en œuvre des statuts de Rome et la création d’une cour mixte et spécialisée ?

Ces projets de loi existent, mais, faute de volonté politique, l’Assemblée nationale traîne des pieds.

- Quid de l’indispensable réforme de la commission électorale ? Le vote du projet de loi risque fort d’être repoussé après le sommet de la Francophonie… Quelle en sera alors sa teneur ?

« Dans ces conditions, s’interroge Clément Boursin, le président français pourra-t-il sérieusement, en regardant droit devant lui, réaffirmer lors de l’ouverture du sommet l’attachement de la France aux idéaux de démocratie et de bonne gouvernance ?

Nous lui souhaitons en tout cas du courage pour trouver les mots justes ! »

Freddy Mulongo
Reveil.FM

XIVè Sommet de la Francophonie à Kinshasa : Hymne et limousines : la crise ? Quelle crise ?


Ce n’est pas la crise pour tout le monde.

Financé par l’Union européenne, le Groupe ACP (qui réunit les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique liés par le passé colonial à diverses nations de l’UE) est une organisation internationale qui siège à Bruxelles, où elle est connue pour son apathie, aussi grande que sa passion des cérémonies protocolaires.



Elle a cependant de l’argent de reste puisque son secrétariat a lancé un « concours de composition d’un hymne » en l’honneur de l’organisation.

« Le lauréat du concours recevra la somme de 5 000 euros et un prix commémoratif ; l’hymne sélectionné sera exécuté lors des principaux événements ACP de haut niveau », indique la note du secrétariat, qui donne aux candidats jusqu’à ce 31 août pour déposer leur projet.

5 000 toujours - cette fois, ce ne sont pas des euros mais des limousines !

Kinshasa a en effet « apprêté 5 000 limousines pour le transport des invités » du sommet de la Francophonie, du 12 au 14 octobre prochain.

La nouvelle a été lancée par une édition spéciale du « Journal du Citoyen », édité à Kinshasa, dès que le président français Hollande a annoncé, lundi, qu’il se rendrait bien à Kinshasa, malgré la campagne pour obtenir la délocalisation du sommet pour cause d’élections « non crédibles » au Congo, selon les observateurs, et pour cause de violations répétées des droits de l’homme, en particulier dans la répression des protestations depuis la fraude électorale.

La ministre française déléguée à la Francophonie Yasmina Benguigui a expliqué la décision de l’Elysée sur Radio France internationale, le 28 août, en assurant que le Congo « est sur la voie de la démocratisation ».

Il faut l’excuser : elle vient de prendre ses fonctions et ses petites notes ne sont pas encore à jour.

Selon « Le Journal du Citoyen », c’est la Présidence de la République qui dispose de ce charroi, constitué de « Jaguar et Lexus ».

Ceux qui seront contents de le savoir, ce sont tous les Congolais qui ont fait passer leur pays, en 2011, de « situation alarmante » à « extrêmement alarmante », en raison d’un indice de la faim le plus préoccupant des 80 pays étudiés.

Tous les Congolais qui ont fait baisser la moyenne des calories consommées par le pays au-dessous du minimum fixé par la FAO (1 600/jour au lieu d’un minimum de 1 800). Et les 51 millions de Congolais qui n’ont pas accès à l’eau potable.

Avec 5 000 Jaguar et Lexus, le Congo devrait quand même quitter la dernière place du classement Onu du développement humain, non ?

Par Marie-France Cros ©lalibre.be 31.08.2012

Six athlètes de la RDC demandent l’asile politique à la Grande-Bretagne

Dedeline Mibamba Kimbata, une des athlètes congolaise qui fait partie des six personnes ayant demandé l’asile politique à la Grande-Bretagne.
Dedeline Mibamba Kimbata, une des athlètes congolaise qui fait partie des six personnes ayant demandé l’asile politique à la Grande-Bretagne.
AFP/ GLYN KIRK

Par RFI
 
Six membres de la délégation de la RDC aux Jeux olympiques et paralympiques de Londres, et qui ont fait défection, ont demandé l'asile politique à la Grande-Bretagne ce lundi 17 septembre.

Il s'agit de trois membres de l’encadrement technique, d'un entraîneur et de deux athlètes handicapés. Pour appuyer leur demande, ils invoquent des raisons politiques, des conditions d'entraînement inadaptées et la faiblesse de leurs primes.

Peu avant le début des jeux paralympiques, trois des six personnes aujourd'hui en rupture de banc avaient dénoncé les mauvaises conditions d'entraînement et la faiblesse de leurs primes.

Aujourd'hui, les six demandeurs d'asile évoquent aussi des raisons politiques et des violations des droits de l'homme en RDC. Parmi eux, Guy Nkita, le directeur technique national de la Fédération d'athlétisme.

« Ces interviews faites par nos amis des Paralympiques dénonçant de mauvaises conditions de leur entraînement, toutes ces interviews ont fait que les dirigeants étaient fâchés contre nous. Et ils nous ont menacés. Connaissant les réalités de chez nous, parce que chez nous, il n’y a pas la liberté d’expression, on était vraiment soucieux, inquiets et stressés par ces menaces ».

Les autorités congolaises rejettent ces explications. Pour elles, aucune des raisons mises en avant par ces athlètes ne peuvent justifier leur refus de rentrer au pays. D’autres raisons le motive, comme l’exprime Alain Badiashile Kayatshi, secrétaire général du Comité olympique congolais.

« Je pense que cette attitude relève tout simplement de l’imaginaire de tous les athlètes africains. Enfin, d’une bonne partie qui pense que l’Eldorado, c’est l’Europe. C’est là où la manne tombe du ciel. Il n’y a aucune raison politique ».

Depuis la fin des JO et des Jeux paralympiques, les athlètes africains sont nombreux à s'être évaporés dans la nature.

Des Congolais mais également des Camerounais, des Ivoiriens, des Guinéens ont choisi de ne pas rentrer au pays. Des fugues courantes lors des rencontres internationales, mais c'est la premières fois que certains demande l'asile politique.

Identification d'une nouvelle espèce de singe en RDC

Une nouvelle espèce de singe, le Cercopithecus lomamiensis, a été découverte et identifiée en République Démocratique du Congo.

Chassé pour sa viande, l'animal suscite déjà des inquiétudes quant à sa conservation en milieu naturel.


Les Congolais le connaissaient de longue date sous le nom de lesula mais les scientifiques ne l'avaient jamais encore rencontré.

Après de plus amples observations, à partir de 2007, les chercheurs ont ainsi réalisé qu'ils étaient face à une espèce inconnue et ont poursuivi les recherches pour en savoir plus sur elle.

Au total, ils ont ainsi mené trois années de recherche et d'observation dont les résultats ont été publiés mercredi dans la revue PLoS ONE.

Longs cheveux

Selon cette étude, la nouvelle espèce, appelée Cercopithecus lomamiensis, présente notamment des particularités au niveau de la face : "une crinière de longs cheveux blonds grisonnants encadre une face protubérante, pâle et nue, et un museau, avec un nez variablement distinct montrant une rayure verticale de couleur crème".

Grâce à leurs travaux, les scientifiques ont également établi que l'animal se retrouvait sur une surface de forêts denses de 16.800 kilomètres carrés, soit l'équivalent de la Franche-Comté.

Une espèce déjà menacée

Mais bien que fraichement découvert, l'animal est déjà menacé car il est chassé par les locaux pour sa viande. "Le défi pour leur conservation au Congo est d'intervenir avant que les pertes ne deviennent définitives", expliquent ainsi les auteurs John et Terese Hart.

"Les espèces avec de faibles populations comme le lesula peuvent passer d'un état vulnérable à gravement menacé en seulement quelques années",soulignent-ils encore.

Par ailleurs, cela faisait 28 ans que l'on n'avait pas découvert de nouveau singe en Afrique.

Ainsi, "la découverte du lesula a approfondi notre connaissance de l'évolution et de l'écologie des singes africains, et en particulier cela a confirmé l'importance d'une région auparavant peu connue dans la diversité des singes", ajoute pour sa part à BBC Nature l'anthropologiste Andrew Burrell de la New York University impliqué dans l'étude.

source : BBC/Maxisciences

RDC : rentrée parlementaire sous le signe de la guerre à l'Est

16/09/2012  Par AFP

Le discours de rentrée parlementaire, le 15 septembre à Kinshasa, a été principalement consacré à la guerre dans l'est de la République démocratique du Congo qui oppose depuis mai l'armée à la rébellion du Mouvement 23 mars (M23), accusée d'être soutenue par le Rwanda, qui dément, a constaté l'AFP.

Les députés ont fait leur rentrée au Grand Hôtel de Kinshasa, les locaux de l'Assemblée nationale étant en travaux. Le Premier ministre Augustin Matata Ponyo, le président du sénat Léon Kengo et plusieurs ministres et diplomates étaient présents à l'ouverture de la session, qui sera principalement consacrée au budget 2013.

La session s'est ouverte "au moment où notre pays traverse encore un moment tragique de son histoire du fait de la guerre d'agression qui embrase sa partie nord-est, avec l'implication de troupes rwandaises et des groupes rebelles", a déclaré le président de l'Assemblée nationale, Aubin Minaku.

Un rapport récent de l'ONU accuse le Rwanda de soutenir en hommes, en armes et en munitions le M23, un groupe de mutins issus de l'ex-rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), intégrée dans l'armée en 2009.

Les Etats-Unis, les Pays-Bas, l'Allemagne, la Suède et le Royaume-Uni ont pris des sanctions contre Kigali, malgré ses démentis de toute implication.

"Le peuple congolais est en droit d'attendre du Conseil de sécurité des Nations Unies (...) l'adoption de sanctions contre" le Rwanda, a ajouté M. Minaku.

Il a par ailleurs renouvelé le souhait de la RDC d'obtenir une "requalification" du mandat de la Mission de l'ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco), qui soutient les Forces armées congolaises (FARDC) contre le M23, en vue d'un engagement opérationnel "plus efficient".

"Mécanisme de sécurité collective"

Quant à la force neutre qui doit être déployée entre les deux voisins d'ici trois mois, la RDC propose de mettre à profit le "mécanisme de sécurité collective contenu dans le cadre de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) (...) et de la Communauté de développement d'Afrique australe" (SADC).

Les rebelles du M23 sont "responsables de crimes de guerre commis à grande échelle, y compris des exécutions sommaires, des viols et des recrutements de force", avait accusé mardi dans un rapport l'ONG américaine de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch.

M. Minaku a appelé à des "actions conjuguées du Conseil de sécurité et de la Cour pénale internationale (CPI) ainsi que de la justice congolaise" pour émettre des "mandats d'arrêts internationaux contre les ennemis de la paix, quel que soit leur statut".

Au même moment, à l'extérieur du bâtiment, une cinquantaine de militants d'une ONG, la Nouvelle société civile congolaise (NSCC), brandissaient des messages et des dessins à l'attention des députés. L'un des slogans: "La SNCC dit non à la force d'interposition à l'est de la RDC, mais oui à la requalification du mandat de la Monusco".

"Nous ne voulons plus une force de plus sur notre sol. Nous avons la Monusco qui est suffisamment outillée pour faire ce travail. Pourquoi aller chercher d'autres forces? Les moyens, on les aura où? Les hommes, on les aura où?", a déclaré à l'AFP Robert Kabakela, un responsable de la NSCC.

RDC: Médard Tombo, le vendeur ambulant de Kinshasa, se raconte à RFI

Médard Tombo.
Médard Tombo.
RFI/Habibou Bangré

Par Habibou Bangré
 
Agé de 42 ans, criblé de dettes, il comptait sur la vente de ses jus pour scolariser ses enfants. Mais la marchandise de Médard Tombo a été saisie dans le cadre de l'opération de salubrité publique « Kinshasa propre ».

Désespéré, il s'est tailladé le torse à l'aide d'un tesson de bouteille en pleine capitale de la RDC. Il raconte que ce sont les policiers qui l'ont d'abord blessé grièvement au ventre et qu'il n'a fait que « continuer leur œuvre ».

Service de réanimation de l’hôpital général de Kinshasa. A deux pas d’un homme et d’un bébé sous assistance respiratoire, Médard Tombo sommeille sous un drap blanc grisâtre. Il ouvre lentement les yeux et découvre faiblement son torse.

Des pansements protègent en partie sa poitrine et son flanc gauche, qu’il avait lacérés avec un tesson de bouteille. Un autre pansement couvre, à droite de son nombril, une profonde coupure.

Retour jeudi, près de l’hôtel Memling, dans le centre de la capitale congolaise. Comme à l’accoutumée, Médard Tombo, 42 ans, vend à la sauvette des jus. Dans la zone, des policiers l’ont «tracassé» à plusieurs reprises. «Toujours les mêmes », affirme-t-il.

« C’est devenu une habitude pour ces policiers de nous rançonner de façon régulière et constante », résume dans un filet de voix le père de quatre enfants. Mais ce jour-là, vers 12h00 locales, les choses ont mal tourné.

« Je sentais qu’on me vidait les poches »

Une patrouille de police est arrivée dans le cadre de l’opération d’assainissement «Kin propre», lancée en mai dernier par l’hôtel de ville. Cette opération se traduit entre autres par une chasse aux vendeurs ambulants, des destructions de marchés et de restaurants clandestins et des saisies de marchandises – souvent incendiées malgré les supplications des propriétaires, qui avaient pour certains été mis garde au préalable.

Médard Tombo n’a pas pu fuir la patrouille, et sa marchandise a été saisie. Auparavant, comme beaucoup, il s’était toujours résigné. Là, il a résisté. «Ils m’ont mis dans le camion et je sentais qu’on me vidait les poches… Je me suis dégagé, j’ai sauté du camion et je me suis mis en-dessous pour qu’il ne puisse pas avancer. Le commandant est venu, m’a dit de me lever, qu’on allait me rendre mes biens. Mais deux policiers n’étaient pas d’accord.»

« Que justice soit faite »

S’ensuit une bagarre entre le commerçant et les deux agents. « Je ne sais pas comment, mais les policiers m’ont blessé au ventre », raconte Médard Tombo. L’hôpital général indique que seul un objet «très tranchant» a pu causer une telle blessure.

« Me sentant déjà mort, poursuit le vendeur, je me suis dit que j’allais continuer leur œuvre. J’ai cassé une bouteille pour me taillader, et me suicider. Je suis criblé de dettes parce que c’est la énième fois qu’on prend mes articles. J’étais désespéré. Les bénéfices devaient m’aider à scolariser deux enfants ».


Après s’être mutilé, Médard Tombo a perdu connaissance. Une photo de lui évanoui – à terre, le torse nu et tailladé, et sur lequel le sang serpente – a circulé sur internet, et certains l’ont cru mort. Son décès démenti, restent la compassion, l’indignation, la colère.

« C’est vraiment triste et pitoyable », « le pauvre, que justice soit faite », « hommes de justice, la balle est dans votre camp », ont écrit des internautes sur Facebook.

« Violation des droits de l'homme »

Sur ce même réseau social, un autre internaute a posté ce mesasge : «Peut-être le début du printemps bantou». Il fait allusion à la révolution qui a gagné le monde arabe quand le jeune commerçant tunisien Mohamed Bouazizi s’est immolé par le feu en décembre 2010, après qu’on lui a saisi les outils de travail. Comparaison identique en Une du quotidien Le Phare, qui titrait vendredi : « "Tunisie" manquée à Kinshasa »…

Les autorités ont condamné les dérapages de l’opération « Kin propre », mais des ONG déplorent l’impunité de leurs auteurs.

Pour l’affaire Tombo, « j’avais demandé aux autorités d’arrêter ces policiers, parce qu’il faut les traduire en justice : c’est un cas de violation des droits de l’homme, c’est un cas de mal-gouvernance, de brutalité et de violence contre la population », a expliqué le député d’opposition Franck Diongo, qui a rendu visite au patient.


Un rapport de l’ONU indique que le commissaire principal Nsiku, en charge de la patrouille de jeudi, a été mis en garde à vue pour « usurpation de pouvoir, tracasserie et extorsion ».

« Que l’Etat fasse ce qu’il peut faire, commente Médard Tombo, dont les soins sont pris en charge par la ville, et qui regrette sa tentative de suicide. La police est là pour garder les hommes et les biens. Mais maintenant, si c’est la police qui vous agresse... ».

Les Nouveaux Partenaires de joseph kabila ?



La RDC pays se Simon KIMBANGU de LUMUMBA est un morceau qu'on avale pas si facilement d'un trait au risque d'avoir une indigestion gastrique ou au pire un étouffement, ce que KABILA « nom de scène » risque d'avoir !

Le plan macabre ourdi par un agglomérat et conglomérat de l'hégémonie tutsi à vouloir morceler la RDC pour mieux l'avaler part en vrille avec des nouveaux rebondissements en cascade que personne ne contrôle plus, même le maître du jeu, Paul KAGAME.

Résolument et incontestablement, les esprits vifs de la patrie Congolaise ont su saisir la balle au bond pour dire tout haut ce que tout congolais et observateurs avertis pensaient tout bas.

La traîtrise de Joseph KABILA est mis au jour via des déclarations de l'autre côte de l'Est de la RDC avec une intonation retentissante sur la collision de celui qu'on appelle Joseph KABILA avec la force déstabilisatrice de la RDC à l'occurrence, le M23, fils d'une union non consentie avec le CNDP.

James KABAREBE celui qui autrefois sous le « commandement » de Mze KABILA l'homme qui a ouvert grandement la porte aux envahisseur se disait congolais, occupait jadis le poste clé de la hiérarchie militaire Rdçoise, déverse son venin sur leur poulain de circonstance comme d'ailleurs ce fut le cas pour celui qui été exécuté au palais de marbre.

N'est ce pas là, le signe, d'une rupture ou simplement une brillante stratégie à faire de Joseph KABILA un ennemi du Rwanda pour mieux flouer les Congolais dans leur quête de nettoyage l'environnement politique congolais infiltré et gangrené par les gens venus de l'Est, dans le pays de milles collines ?

Quand deux hauts responsables du Rwanda, le Président et son puissant ministre de la défense s'en prennent à Joseph KABILA, on pourra dire que les dés sont jetés sur le sort reversé au garçon inconnu venu de Dar-Es-Salam.

Le malaise est tellement profond et nul n'en sortira vainqueur de cet interminable feuilleton politico-médiatique que les uns et les autres se sont fourrés. Me dit-on que la vérité est têtue, et elle finie toujours par éclairer nos lampes à tempête qui manquaient de l'huile !

Rappelez-vous que Paul KAGAME a dans son carnet de chasse trois trophées de présidents malheureux froidement tués, un quatrième ne sera pour lui qu'un jeu d'enfants, à partir du moment où, les institutions Congolais sont truffés de ces agents tutsi.

Une chose est cependant certaine, le pot aux roses a été découvert d'une manière non fortuite et surtout par l'acharnement non du gouvernement corrompu Kinois, mais par la vaillance de la résistance et de la diaspora Congolaise qui dans un travail d'éveil et de sape a vaincue l'ennemi de par son patriotisme.

Les choses ne seront plus comme avant avec la demande expresse de l'opposition et de quelques hautes personnalités de la « majorité » sur l'éventualité d'une mise en cause de Joseph KABILA pour haute trahison. Le glas vient de sonner !

Craignant pour sa vie et assailli de tout part à la fois par ses frères du sang, les Rwandais et par les patriotes Congolais énergiquement décidés en découdre avec cette imposture, Joseph KABILA veut s'attirer la sympathie des nouveaux partenaires de circonstance et également de Congolais pour se protéger de la foudre de KIGALI, mais le mal est fait !

Alors, il multiplie des rencontres, une dans l'Afrique australe, chez Edouardo do Santos qui demande avant une quelconque avancée dans la discussion, l'abandon des poursuites de la RDC sur les contentieux pétroliers à hauteur de 100 millions de dollars qui résident entre ces deux pays, de céder KAHEMBA une portion de la RDC.

Et dernièrement, précisément le jeudi 13 septembre dernier au Ranch de Denis SASSOU, où ce petit président pleurnicheur en quête désespérément du soutien de son « homologue » pour lui permettre de traquer ses anciens amis et frères du M23 et accessoirement lui livrer le Général MUNENE.

Or, les vrais criminels qui sévissent dans l'Est de la RDC ne sont ni inquiétés encore moins traqués. Allez y comprendre quelque chose !

L'homme esseulé est pris dans son propre piège et qui l'eut cru, de la tournure de ces événements tragi-comédies orchestrés par ses parrains, pourraient lui porter préjudice au péril de sa vie ? Sa tête, d'après les confidences des chancelleries occidentales, serait mis à prix et ses jours seraient comptés.

Lâché par la mafia Belge, celui-ci est devenu l'homme à abattre ! Les signes du temps ne trompent pas, il recevra le ministre des Affaires Étrangères et vice premier ministre Belge, Didier Reynders avec un gilet par balles à Lubumbashi. Quelle hérésie !

Celui qui tue par l'épée, périra non par cette même épée mais par une flèche empoisonnée venant de nulle part et qui touchera sa cible indéniablement. Les archer rwandais sont prêts en découdre avec leur poulain et ce proverbe prophétique biblique prend tout son sens dans cette tragique fin de l'histoire kabilienne.

La course sur la destitution de KABILA est rentrée dans sa phase la plus critique, d'où les positionnements de plusieurs pays sur les enjeux qui prévalent dans la sous région, et chacun veut sa part, même le président normal français qui a vendu son âme pour un bidon de pétrole que ELF exploitera de Kisangani.

Le Rwanda de Paul KAGAME et James KABAREBE s'activent dans la diplomatie souterraine pour maintenir sa main mise sur la RDC qui l'échappe incontestablement et chercheraient des nous partenaires Congolais pour un nouveau échiquier politique au Congo.

Les amis de nos ennemis deviennent nos amis, c'est alors qu'on voit un défilement antipatriotique à Kigali pour poser sa candidature. Comme disait Paul KAGAME dans son apogée politique, je cite : Rien ne peut se faire en RDC sans mon aval !

Edourado Do Santos un opportuniste né attend le moment propice pour planter son pieux dans le cœur de KABILA comme on le planterait chez un vampire. Le rapprochement terminologique est judicieusement choisi à la lumière de victimes que ce président a ôté la vie.

Quant à la Belgique, la trouble faite, elle voudrait sa part du gâteau dans cette réorganisation de la RDC via les Etats- Unis qui a trouvé la pièce de rechange à la personne de Vital KAMERHE qui se réjouit d'être un invité de taille au congrès (convention) des Démocrates à Charlotte aux USA pour la réélection de Barack OBAMA.

Vital KAMERHE, avec son atout de taille, parlant 4 langues du Congo et aux yeux des Américains, serait le véritable unificateur et pacificateur du Congo meurtri et déchiré par des conflits larvés. En criant à qui veut l'entendre qu'il détiendrait la solution miracle pour la sortie de crise dans l'Est de la RDC.

D'après les amis de Barack, avec les garantis de la maison blanche, il est pressenti comme le prochain président de la RDC en 2016.

Les grandes bases et la clé de la balkanisation de la RDC seraient entre les mains de ce fameux Vital qui nous a vendu un tigre dans un sac de MIDEMA ( société de manufacture de la farine au Congo) qu'on croyait avoir acheté un chat.

Rappelons-nous de son indigeste livre « pourquoi j'ai choisi Joseph KABILA ».

En à croire, les proches de KABILA, celui-ci passerait de moment de solitude sans pareille, vivant comme un pestiféré, même son pasteur préféré et ami, dit à tout le monde comment il avait falsifié les résultats des dernières élections pour son ami le tricheur mal élu.

La maison de paille Kabiliste, prend feu et personne ne veut apporter son seau pour éteindre ce feu ravageur qui consumera tout sur son passage.

Les Katangais trahis et noirs de colère par l'élimination de leur fils du pays KATUMBA Mwanda exécuté à KIGALI, ne pardonne pas cet affront fait à leur endroit et fomentent de leur côté un coup foireux contre ce paria de président.

Il se réfugierait maintenant comme tout bon traître, en trouvant le réconfort chez les proches de Mzé KABILA, les Balubakat qui eux aussi n'oublient pas l'assassinat de leur fils...

C'est difficile de nos jours de trouver un saint à qui on peut se vouer !!!!

Les jour de ce président venu de nulle part sont à présent comptés, ce n'est qu'une question de quelques mois...

Roger BONGOS

FRANCE 24 RDC-Rwanda : un Dialogue des sourds

Guerre à L'Est : Briser le Tabou

16 septembre 2012

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Le Parlement a ouvert sa session ordinaire de septembre dans un contexte tout à fait particulier. Une fois de plus, la situation sécuritaire qui prévaut dans la partie Est de la RDC s’est invitée dans le débat.

Si bien qu’au-delà du thème ordinaire de la session, consacrée essentiellement au projet de loi des finances pour l’exercice 2013, le Parlement devait mettre cette session à profit pour comprendre les contours de ce nouveau drame de l’Est du pays.

D’ores et déjà, une motion de défiance court contre le vice-Premier ministre, ministre de la Défense. Le Parlement a donc une responsabilité envers le peuple, dont il est l’émanation, et la nation tout entière.

C’est l’occasion d’aborder sans tabou la question de la guerre de l’Est du pays pour en briser le mystère, longtemps entretenu par les deux Chambres du Parlement.

Le Parlement a promis de rompre le silence sur la situation précaire qui prévaut dans la partie Est du territoire national. A la Chambre basse du Parlement, le vice-Premier ministre, ministre de la Défense, est attendu dans les tout prochains jours pour s’expliquer. Ça sera alors son deuxième rendez-vous devant les députés nationaux.

L’Assemblée nationale attend recevoir d’Alexandre Luba Ntambo des explications nécessaires en rapport avec  « la gestion de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, ce conformément aux articles 146 de la Constitution et 209 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale ». C’est ce qu’a annoncé samedi à l’ouverture au Grand Hôtel Kinshasa de la session ordinaire de septembre Aubin Minaku, président de la Chambre basse du Parlement.

La motion de défiance lancée contre le ministre de la Défense relance le débat sur l’implication réelle du Parlement dans la guerre de l’Est du pays, menée - avec le soutien plus que jamais confirmé du Rwanda - par les troupes rebelles du Mouvement du 23 mars.

Il y a quelques mois, l’Assemblée nationale s’était intéressée à la même question. Mais, se couvrant derrière le « secret défense », l’Assemblée nationale avait jugé mieux de traiter la question à huis clos, loin des regards de la population, qu’elle était censée défendre.

Que l’Assemblée nationale ait décidé aujourd’hui de rouvrir le débat, empruntera-t-elle la même voie ? La question est sur toutes les lèvres.

Depuis la première interpellation du vice-Premier ministre, ministre de la Défense et du ministre de l’Intérieur à l’Assemblée nationale, la question de l’Est du pays a nettement évolué. Aujourd’hui, il était plus qu’avéré que derrière les rebelles du M23, il y a la main rwandaise qui commande toutes les opérations ; Kigali fournissant armes et munitions aux troupes rebelles.

Dans le temps, lorsqu’elle s’est penchée sur le dossier, le Parlement s’était refusé à citer nommément le Rwanda, se couvrant derrière des considérations diplomatiques, relevant de la seule compétence du gouvernement.

Or à ce jour, le soutien du Rwanda aux rebelles du M23 passe pour un « secret de polichinelle », comme l’avait si bien dit le président de la République dans un face-à-face avec la presse congolaise. En relançant le dossier de la guerre l’Est du pays, le Parlement n’a aucune raison d’entretenir le suspense.

C’est le moment de crever l’abcès. Devant les députés nationaux et invités  conviés à l’ouverture de la session ordinaire de septembre, Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale, l’a clairement signifié. Il y va, semble-t-il dire, de la survie de la République démocratique du Congo, en pays indépendant et souverain.

Démanteler les complicités internes

Aussi, a-t-il relevé que « la problématique sécuritaire dans l’Est du pays ou dans n’importe quel autre coin de la République s’érige désormais en nous et devant nous comme un véritable défi à relever. Elle soulève clairement la question de l’existence et de la survie de notre pays en tant que nation et en tant qu’Etat souverain ».

« Nous sommes condamnés, note-t-il, à gagner tout d’abord le combat pour une paix durable avant de prétendre à un développement durable, ensuite au statut de pays émergent ».

« Sans la paix, pense-t-il, il n’y a pas de véritable développement ». Autant de raison qui oblige le Parlement à ouvrir véritablement la boîte de Pandore en vue de mettre à nu l’énigme de l’Est. Des traîtres, il n’en existe certainement par rapport à ce qui se passe. Sinon, rien ne saurait justifier qu’une situation de crise se pérennise dans cette partie de la RDC.

Le président de l’Assemblée nationale l’a subtilement évoqué dans son discours de samedi dernier. Ainsi, lorsqu’il évoque des problèmes touchant à l’efficacité des hommes en uniforme engagés au front, il a fait remarquer qu’ « il n’y a pas de place pour les traîtres à la patrie, à la solde de l’étranger ».

Que Minaku soulève la question, cela n’est nullement fortuit. La situation instable de l’Est du pays tient, entre autres, à la traîtrise et à la trahison qui a gagné certaines institutions de la RDC, principalement l’armée et les services de sécurité. Aubin Minaku le sait.

Sinon, il n’aurait pas évoqué le sujet le week-end dernier.

Le peuple, médusé et impatient de connaître la vérité, attend que ses élus s’impliquent à fond pour éventrer le boa et faire éclore enfin la vérité au grand jour.

C’est la seule façon d’obtenir son implication dans le combat pour le retour d’une paix durable dans la partie Est de la RDC.

La session de septembre est une belle occasion pour les deux Chambres du Parlement de faire amende honorable devant le peuple dont elles sont l’émanation. Entretenir inutilement le suspense, comme ce fut le cas lors de la première une interpellation du ministre de la Défense, ne fera qu’élargir le fossé déjà béant entre le peuple et ceux qui le représentent au Parlement.

A présent que la responsabilité internationale du Rwanda est « établie » dans la nouvelle guerre menée par les troupes rebelles du M23, le peuple congolais attend de son Parlement des actions et des gestes forts pour pousser le gouvernement à briser le silence.

Il s’agit, dans un premier temps, de démanteler tous les réseaux nationaux qui tirent allègrement profit de la situation instable de l’Est du territoire national. Le Parlement doit en effet contraindre le gouvernement à réorganiser le système de défense et de sécurité national pour accroître sa capacité d’action.

« Trop, c’est trop ! Le peuple congolais en a assez de la guerre de qui fait couler beaucoup de sang et sème la désolation parmi nos populations, faisant planer le spectre d’une balkanisation planifiée sans compter le pillage illicite de nos ressources naturelles », a martelé le président de l’Assemblée nationale.

Le peuple congolais le lui réplique aussi, en revendiquant son droit le plus légitime de comprendre exactement ce qui se passe dans l’Est du pays. Le tabou longtemps entretenu autour de cette guerre n’a plus sa raison d’être.

Le Potentiel

L’Observateur : "Incroyable mais vrai, le ministère des Affaires étrangères en panne de passeports !"

septembre 14, 2012


Bâtiment abritant le ministère des affaires étrangères

Revue de presse de vendredi 14 septembre 2012
L’Observateur rapporte que les demandeurs de passeport ont été désagréablement surpris le mercredi 12 septembre d’apprendre dans le couloir du ministère des Affaires étrangères qu’il y a rupture de stocks de cette pièce d’identité à la direction de la chancellerie.

L’information a été confirmée le jeudi par un agent de cette direction. Il a déclaré que le ministère attendait incessamment une livraison de la part de l’Hôtel de monnaies de la Banque centrale du Congo.

Entamant une réflexion sur le sujet, le journal estime qu’en arriver à une telle situation prouve à quel degré l’Etat congolais est vraiment désorganisé. Le quotidien fait remarquer que la direction de la chancellerie se trouve à un jet de pierre de l’Hôtel des monnaies et que chaque jour qui passe, plusieurs demandeurs des passeports paient au moins 120 dollars américains pour l’acquisition de cette pièce.

Pour L’Observateur, la faute incombe aux responsables de la direction de la chancellerie qui ont fait l’étalage d’un manque d’anticipation et qu’on pourrait à la limite, assimiler leur comportement à de l’incompétence.

L’Observateur en profite pour rappeler que le passeport n’est qu’une pièce d’identité dont on se sert lorsqu’on doit voyager en dehors du pays. Il n’y a donc aucune raison de mystifier la procédure de son obtention.

Ailleurs et même dans les pays voisins de la RDC, cette pièce s’acquiert en 48 heures maximum et à un coût abordable à toutes les bourses. Mais en RDC, non seulement son prix est prohibitif mais c’est un véritable parcours de combattant qui est imposé au demandeur, juge le Journal.

De son côté, La Prospérité titre : « Bilan Matata : Kin-Kiey dénonce le chantage ! »

Membre de la Majorité Présidentielle et ministre des Postes, téléphones et nouvelles technologies de l’information et de la communication, Kin-Kiey Mulumba fustige le bicéphalisme de certains patrons des médias, pourtant, membres de sa famille politique, rapporte le journal. Il estime que ceux-ci usent systématiquement du chantage et vont jusqu’à fixer le prix de la rançon, écrit le journal.

Selon Kin-Kiey Mulumba, les patrons des entreprises de presse forcent la main du Gouvernement. Ils se servent des colonnes des tabloïds et plateaux de télévisions, pour saper les efforts du Gouvernement et, même, jeter un discrédit sur la personne du chef du Gouvernement, en remettant en cause sa perspicacité et ses méthodes de travail, reprend La Prospérité.

Forum des As abonde quasiment dans le même sens en titrant à la une : « Contact avec le Rwanda, accusations sans fondement, diabolisation du raïs : Tryphon Kin-Kiey confond l’Opposition politique »

Le ministre des Postes, télécommunications, nouvelles technologies de l’information et de la communication (PT-NTIC), Tryphon Kin-Kiey Mulumba, a remis sa casquette politique le jeudi 13 septembre pour s’occuper de l’opposition politique congolaise, note le journal.

« De l’échec récolté avec la décision du président François Hollande de prendre personnellement part au 14ème sommet de la Francophonie à Kinshasa à la thèse avancée par le ministre rwandais de la défense à laquelle auraient adhéré sans analyse des représentants de l’opposition congolaise, le membre du bureau politique de la Majorité présidentielle ne fait aucun quartier », commente Forum des As.

« Le cas d’un député de l’opposition qui s’est réfugié dans une ambassade à Bujumbura après des va-et-vient entre Bujumbura et Kigali et d’un autre député, Eugène Diomi Ndongala, qui a été aperçu en Italie alors qu’on accusait le pouvoir de l’avoir mis au secret dans un cachot à Kinshasa n’ont pas échappé à la vigilance de l’autorité morale du PA (Parti pour l’Action) », rapporte le journal.

Après l’opposition, Tryphon Kin-Kiey s’en est pris aux médias. L’ancien professeur à l’Ecole de journalisme (ISTI actuellement IFASIC), en sa qualité de formateur des chevaliers de la plume, scrute les dernières parutions de certains tabloïds.

Son verdict est sans appel: «Les journalistes ont le droit de tout critiquer, tout brocarder, il est indigne qu’ils tentent de harceler des dirigeants du pays», écrit Forum des As.

Pour sa part, Le Potentiel traite de l’économie congolaise et fait savoir que : « La « dédollarisation » de l’économie suscite des interrogations »

Le quotidien relève que la décision du gouvernement de la RDC de « dédollariser » l’économie congolaise « dollarisée » depuis plusieurs années suscite déjà des interrogations parce que la stabilité du Franc congolais (FC) est jugée relative par divers économistes et monétaristes.

« A partir du 1er janvier 2013, le gouvernement va payer en Francs congolais les rémunérations des agents et fonctionnaires de l’Etat ainsi que toutes les fournitures », a-t-il annoncé, signalant l’expérimentation de la « dédollarisation » pour début novembre prochain, indique le journal.

« Les 80% de l’économie congolaise évoluant dans l’informel qu’il ne maîtrise pas, nous ne voyons pas comment le gouvernement peut présager le succès de sa politique de dédollarisation », s’étonnent certains analystes politiques, selon Le Potentiel.

En tout état de cause, « contrairement aux autres pays en développement, la dollarisation de l’économie congolaise est restée dans des aspects purement monétaires, la substitution d’actifs étant marginale.

En outre, la dollarisation a pris une ampleur telle que même l’Etat est arrivé à accepter le paiement des taxes en devises. Toutes les transactions intérieures, qu’elles impliquent de gros montants ou de très faibles, n’ont pas échappé à l’influence du dollar américain », fait observer Le Potentiel.

Radiookapi.net

Depuis Paris, Roger Lumbala: «Je n’étais pas à Kigali et je ne suis pas en contact avec le M23»

le 17 septembre, 2012

                Roger Lumbala, député de l'opposition

Le député de l’opposition, Roger Lumbala est arrivé, ce dimanche 16 septembre matin, à Paris en France. «Je n’étais pas à Kigali et je ne suis pas en contact avec le M23», a-t-il déclaré, démentant ainsi l’accusation de haute trahison portée contre lui par le gouvernement congolais. Celui-ci se dit toujours déterminé à solliciter son extradition.

Intervenant à Radio Okapi ce dimanche soir, Roger Lumbala a déclaré :

«Je ne suis pas du M23. Je ne suis pas en contact avec les amis du M23. Roger Lumbala est libre d’aller partout, où qu’il veuille en tant que citoyen du monde. Mais, cela ne veut pas dire que je suis allé à Kigali, [au Rwanda, que Kinshasa accuse de soutenir la rébellion du M23 qui sévit dans l’Est de la RDC depuis début mai].»

Le mardi 4 septembre, le ministre congolais chargé des relations avec le Parlement, Lambert Mende Omalanga avait annoncé que le député Lumbala, qu’il soupçonnait de “haute trahison”, avait été mis en résidence surveillée dans la capitale du Burundi. Il s’était par la suite échappé avant de trouver refuge à l’ambassade d’Afrique du Sud à Bujumbura.

Selon lui, ce député avait été interpellé par les services de sécurité du Burundi à Bujumbura, le 1er septembre, après s’être rendu auparavant au Rwanda voisin.

«Si j’étais passé aux aveux, comme ils (dirigeants de Kinshasa) le disent ; quelqu’un qui est interpellé et qui passe aux aveux est-ce qu’on le relâche après ? C’est ça la contradiction», a rétorqué l’incriminé depuis Paris.

Roger Lumbala a plutôt accusé Kinshasa de chercher des bouc-émissaires.

«Quand on veut construire, on n’accuse pas les autres, on ne cherche pas des bouc-émissaires. Je souhaite que le Gouvernement s’occupe de la réforme de l’armée que de chercher des bouc-émissaires.»

Demande d’extradition à Paris

Pour sa part, Lambert Mende a invité Roger Lumbala à venir «dire tout ça devant la justice. Ce n’est pas un média qui juge des affaires pénales. Je pense que c’est une perte de temps de sa part».

Le départ de ce député en France ne change rien à la démarche du gouvernement congolais consistant à solliciter son extradition, a affirmé le ministre Mende, soutenant que les indices de culpabilité pesaient sur Roger Lumbala:

«Ça ne change absolument rien à la volonté du gouvernement de le RDC de voir Roger Lumbala s’expliquer devant la justice congolaise des faits graves qui nous sont parvenus dont il s’est rendu coupable en complotant avec l’agresseur rwandais contre la République démocratique du Congo dans cette guerre qui continue d’endeuiller le Nord-Kivu.»

Au lieu d’adresser sa demande de collaboration judiciaire au Burundi ou à l’Afrique du Sud, a-t-il poursuivi, la RDC va la réorienter vers la France.

Radiookapi.net