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Femen manifestant seins nus en soutien à Amina devant le consulat tunisien de Milan en avril 2013 / REUTERS
La première action des Femen dans le monde arabe a été stoppée net par les autorités tunisiennes.
«L'affaire Amina», cette jeune activiste tunisienne de
Femen, connaît un nouveau rebondissement. Trois militantes du groupe
féministe ont été interpellées à Tunis le 29 mai, d’après l’AFP.
En réaction à cette arrestation, trois membres des Femen, deux
Françaises et une Allemande, ont organisé une action «coup de poing»
devant le Palais de justice de Tunis. Seins nus, elles ont défilé en
hurlant «Free Amina», rapporte l’article.
L’intervention des forces de
l’ordre est rapide: elles sont interpellées «sans ménagements»,
selon l’AFP, et traînées à l’intérieur du tribunal. Des échauffourées
éclatent entre la foule des passants furieux de cette action et les
journalistes, qui se soldent par une nouvelle vague d’interpellations: six journalistes français et tunisiens sont arrêtés, d’après l’AFP.
Interrogée par l’AFP, Inna Shevchenko, leader des Femen, se déclare
fière de cette première action menée dans le monde arabe et annonce que
le groupe ne compte pas «s’arrêter là»:
«Nous voulons être le détonateur d’un ‘printemps des femmes’ dans le monde arabe.»
Le délit d’attentat à la pudeur est passible de six mois de prison
ferme en Tunisie. Mais le sort des militantes, ressortissantes
étrangères, pourrait être différent, explique l’article.
Le porte-parole
du ministère de la Justice, Adel Riahi, a déclaré à l’AFP qu’une
enquête était en cours, sans préciser les accusations retenues contre
les trois activistes.
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