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Avion de la compagnie Royal Maroc, le 17 janvier 2013. REUTERS/Anthony Bolante
Le Maroc est devenu le nouvel edorado des Espagnols qui fuient la crise.
Le 14 juin dernier, le ministère marocain de l’Intérieur a publié un communiqué, qui ressemblait fortement à un avertissement.
Selon ce communiqué, tous les ressortissants étrangers, notamment
français et espagnols, qui résident ou occupent un emploi, même
temporaire, au Maroc, étaient invités à se rapprocher des services
compétents pour mettre à jour leur situation administrative.
Pour le journaliste d’El Pais Ignacio Cembrero, cette sortie des autorités de Rabat ne traduisait rien d’autre qu’une réalité dont on parle peu: l’immigration
des Européens du Sud dans les pays de l’autre rive de la Méditerranée.
Et parmi eux, de nombreux Espagnols qui vivraient même en situation
irrégulière dans le royaume chérifien.
En effet, explique Ignacio Cembrero dans son blog, à cause de la
crise économique, plusieurs milliers de sujets du roi Juan Carlos vont
chercher du travail au Maroc.
Les services marocains en ont enregistré 3.140, explique Ignacio
Cembrero, qui cite des données fournies par l’agence de presse EFE.
Seulement, ajoute-t-il, ce chiffre serait en-deça de la réalité, puisque
des sources diplomatiques estiment que le nombre d’Espagnols
travaillant au Maroc se situe entre 4.000 et 6.000.
Leurs profils sont variés: petits entrepreneurs, architectes,
commerçants, enseignants ou ouvriers du bâtiment. Et pour Ignacio
Cembrero, ils ont deux points communs: ils fuient la crise dans leur
pays et la plupart travaillent au noir au Maroc.
Ce phénomène rappelle l’histoire du film Africa Paradis du
Béninois Sylvestre Amoussou, qui mettait déjà en lumière la question de
l’immigration à l’envers des Européens en Afrique.
Le journaliste d’El
Pais souligne qu’il n’ y a pas eu d’émigration des Espagnols vers
l’Afrique du Nord depuis la Guerre civile espagnole.
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