mercredi 17 juillet 2013

Toute la vérité sur l'assassinat du Général Major André KISASE NGANDU commandant en chef de l'AFDL

17 juillet 2013

Bref historique

Au cours de l'année 1993, M. André KISASE NGANDU, accompagné de M.Henri MANGALA, passe à Londres pour y rencontrer le Dr. AlbertLumumba ONAWELHO, Président National du M.N.C./L: (Mouvemen tNational Congolais - Lumumba).



Il est question pour ces deux frères de prendre une recommandation du Dr.Albert L. ONAWELHO destinée à ses combattants qui déjà s'entraînaient et faisaient des incursions à l'est du Congo (zaïre) depuis 1991.

Une fois sur place, en Afrique, est créé le Conseil National de Résistance pourla Démocratie (C.N.R.D), bras armé du M.N.C./Lumumba et du F.L.N.C.En 1994, après la chute du gouvernement Havyarimana, six cent militaires sontenvoyés au Rwanda pour y recevoir une formation plus complète.

En août1996, André KISASE NGANDU décide de se rendre au Rwanda aux côtés de ses six cent combattants congolais (zaïrois), fer de lance de son dispositif.

Quelques jours plus tard, il est décidé de mettre sur pied un mécanisme pourcommencer une offensive généralisée contre le régime vermoulu du dictateur Mobutu Sese Seko. 

Hors , voila que dix jours avant le déclenchement desopérations, des politiciens étrangers au Congo (zaïre), imposent au Général André KISASE NGANDU d'introduire dans le jeu Laurent Désiré KABILAen raison des relations personnelles qu'ils entretenaient avec lui.

C'est ainsi que du Conseil National de résistance de la démocratie (C.N.R.D.)on passa à la signature du protocole de Lemera qu'il créait, le 18/10/96, l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (Zaïre).

Cette Alliance (A.F.D.L.) était composée des groupes suivants :

1. L'Alliance Démocratique des Peuples (A.D.P.) de Déogratias BUGERA.

2. Le Conseil National de Résistance pour la Démocratie (C.N.R.D.)fondé en 1993 par André KISASE NGANDU du M.N.C./Lumumba àl'origine de ce mouvement de libération du Congo (ZaÏre).

3. Le Mouvement Révolutionnaire pour la libération du Zaïre (M.R.L.Z.) de MASASU NINGADA.

4. Le Parti de la Révolution Populaire (P.R.P) de Laurent DésiréKABILA.

L'Alliance confie à KABILA le poste de porte-parole de l'Alliance pour cette bonne et simple raison qu'il n'avait aucune force armée ni à l'intérieur, ni à l'extérieur du pays, parce qu'il avait déjà été vomi par ses anciens compagnons de lutte qui lui reprochaient ses assassinats et son côté trafiquant de matières premières. 

Les Faits

Le début du conflit qui surgit entre KABILA et KISASE se situe lors del'arrivée de Laurent Désiré KABILA à Goma en provenance de Bukavu quelques jours après la prise des villes d'Uvira, de Bukavu et de Goma.

KABILA fait une première déclaration en tant que porte-parole. Deux joursplus tard déjà, il commence à se présenter comme le Président de l'Alliance sans l'accord des autres membres de l'A.F.D.L.  

Déjà, il s'improvisait et s'imposait comme leader. Chaque fois le Général André KISASE NGANDU disait à KABILA qu'il n'était pas le Président de l'Alliance et qu'il n'en était que le porte-parole. 

KISASE demandait à KABILA d'arrêter de se présenter devant la presse internationale comme le Président de l'Alliance.

Le premier acte de la tragédie commence lorsque le soi-disant Président KABILA convoque KISASE pour lui reprocher de vouloir le renverser, lui KABILA, alors qu'il n'était que le porte-parole.

Comment un Général Commandant en chef des Forces de l'Alliance pourrait-il se préoccuper de renverser un porte-parole ?

Ces rencontres devenaient de plus en plus fréquentes et de plus en plus orageuses.

Entre temps, André KISASE, dans un meeting à Goma en Kiswahili, avait signalé à la population qu'il était un congolais membre du M.N.C./Lumumba.

Le sanguinaire Laurent Désiré KABILA, décida de préparer une stratégie pour éliminer l'initiateur de la libération du Congo, le lumumbiste KISASE.

Pour avoir un appui militaire, KABILA organise son coup avec la complicité des BANYAMULENGE, anciens réfugiés venus du Rwanda et installés sur la montagne de Mulenge, KISASE avait interdit aux BANYAMULENGE de s'en prendre à la population par vengeances personnelles, de voler des voitures ainsi que des biens appartenant au pays et de vouloir occuper tous les postes de commandement.

Le Général André KISASE NGANDU du M.N.C./L et C.N.R.D. et les combattants MAI-MAI condamnent cet état de choses. Tandis que les protestations de KISASE étaient verbales, celles des MAI-MAI se sont soldés par des affrontements armés avec les BENYAMULENGE.

C'est alors que KABILA et le Munyamulenge Léonard KANYAMUHANGAGAFUNDI ont mis à prix pour 2000 $ US la tête d'un chef MAI-MAI,surnommé Docteur KIGANDA.

Le groupe des MAI-MAI a été écrasé(momentanément) dans un bain de sang grâce à la supériorité militaire en armement des BANYAMULENGE.

C'est ici que se situe la première tentative d'assassinat du Général KISASE NGANDU par le groupe L.D. KABILA/BANYAMULENGE. 

Au mois de décembre 1996, lors d'un meeting populaire à Butembo, des coup de feu éclatent et deux gardes du corps de KISASE meurent sur le coup.KISASE échappe à la mort. 

KABILA fait endosser la responsabilités auxMAI-MAI et se rend compte que KISASE reste toujours protégé par ses propres gardes du corps, il ne pourra pas avoir sa peau. 

C'est à ce moment là que KABILA dit qu'il ne faut plus que chaque groupe qui compose l'Alliance opère avec ses propres agents de sécurité, avec ses propres gardes du corps. 

Voila pourquoi KISASE - qui était loin de penser que KABILA cherchait à l'éliminer - fut dépouillé de son escorte personnelle composée de ses fidèles.

Un certain Jacques NZIZA, Major de l'Armée Patriotique Rwandaise futchargé par KABILA d'être l'organisateur de toutes les escortes de l'Alliance pour l'ensemble des personnalités, y compris KISASE NGANDU.Les escortes de KISASE et corps de garde de sa résidence furent dorénavant composés d'une majorité de BANYAMULENGE !

Un peu plus tard, KABILA demande à KISASE de bien vouloir partie enmission d'inspection vers Beni et Bunia. Le voyage fut prévu pour le 05janvier 1997.

Dans la soirée du 04/01/97, se tint une première réunion pour établir les modalités du voyage.

Etaient présents :- Le Général Major KISASE NGANDU,- Le Major Jacques NZIZA, organisateur des escortes de l'Alliance- Le directeur adjoint de la sécurité de l'Alliance,- Un proche de KISASE.

Au cours de la même soirée du 04/01/97 eut lieu, à huit clos et dans le plus grand secret, une deuxième réunion.Trois personnes y assistaient :- Laurent Désiré KABILA, le porte-parole de l'Alliance qui voulait s'imposer comme Président,- Jean-Paul NKITA KABONGO, directeur de la sécurité de l'Alliance,- Jacques NZIZA, organisateur des escortes de l'Alliance.

N.B. : l'adjoint de NKITA KABONGO, qui avait participé à la première réunion fut refoulé lorsqu'il voulut entrer à la deuxième réunion.

Dans la matinée du 05 janvier 1997, NZIZA forme donc une escorte.KISASE fait une courte distance, lorsque Jean-Pierre ILUNGA, un partisan de KISASE, lui dit que la route n'est pas sûre et lui conseille vivement de renoncer au voyage. KISASE renonce donc à partir.

KABILA se fâche et de ne pas comprendre pourquoi une mission aussi importante a été reportée.C'est ainsi qu'échoua la deuxième tentative d'assassinat après celle de Butembo.

Sur l'insistance de KABILA, KISASE prend la route le 06 janvier 1997 pourse rendre vers Beni et Bunia en passant par Rutshuru, Kanyabayongo et Butembo. 

L'escorte particulière du Commandant en chef de l'Alliance est organisée et mise sur pied par le Major Jacques NZIZA. Elle est composée de 5 véhicules comprenant 36 personnes parmi lesquelles 4 fidèles de KISASE.

André KISASE NGANDU a pris place dans un pick-up double cabineToyota. Deux véhicules le précédent, deux ferment le convoi.

Entre Rutshuru et l'entrée du parc des Virunga (ex. Parc Albert), dans uneplantation de café, un certain lieutenant CELESTIN, un Munyamulenge, chef de l'escorte qui occupe la première voiture fait arrêter le cortège. Il demande auGénéral KISASE de sortir de sa Toyota pour un motif quelconque.

A peine KISASE est-il sorti que le lieutenant CELESTIN lui tire une balle dans la poitrine du côté droit. KISASE tombe à terre. Le lieutenant CELESTIN lui tire une deuxième balle sur la jambe et lui brise le fémur.

Voyant cela, un des 4 gardes du corps fidèles à KISASE, répondant au nom deKASEREKA dit KADOGO à cause de son jeune âge, bondit avec son arme pour abattre CELESTIN qui, plus rapide que lui, loge une balle dans la tête du petit.

A ce moment précis, ne sachant pas ce qui s'était tramé avec KABILA, un certain ALEX, fidèle de KISASE, prend son arme AK-47 et abat CELESTIN qui meurt sur le champ.

La confusion est totale. 

Les autres BANYAMULENGE, majoritaires dansl 'escorte, achèvent le Général KISASE d'une balle dans la tête et liquident ses partisans peu nombreux.Ils ramassent les cadavres, les mettent dans l'un des véhicules, se rendent dans un coin retiré du Parc National du Virunga (ex Parc Albert), jettent de l'essence sur les corps et les brûlent.

Des braconniers voyant s'élever de la fumée dans le parc s'imaginent qu'il s'agit d'autres braconniers qui font griller un gros gibier. Ils se rendent sur les lieux et aperçoivent des militaires qui, immédiatement, sans sommation tirent sur eux.

Quelques uns sont tombés sur le champ.

Le même jour, alors que KISASE était en route avec la fameuse escorte, KABILA, certain que son guet-apens a cent pour cent de chances de réussir,convoque une réunion au cours de laquelle il se fait nommer officiellement Président de l'Alliance en donnant hypocritement la vice-présidence à KISASE ainsi que le commandant suprême des Forces Armées.

Les affaires étrangères sont confiées au Munyamulenge BIZIMA KARAHA.Il est utile de faire les remarques suivantes :- 

D'après certains rumeurs, deux semaines après ces faits macabres, les autorités du Rwanda auraient rappelé à Kigali le fameux Jacques NZIZA pour l'incarcérer en lieu sûr et éviter qu'il ne soit tenter de parler.   

D'autant plus que KABILA, avec une arrogance sans pareille, avait eu l'audace d'inventer que le commandant André KISASE était tombé au cours d'escarmouches avec les combattants MAI-MAI dans la région de Masisi et qu'il se faisait soigner dans un hôpital à l'étranger. Les MAI-MAI ne sont nullement responsables de l'assassinat du Commandant KISASE.

La responsabilité première incombe entièrement à KABILA et à ses complices BANYAMULENGE.-

Au cours du mois de février 1997, reconnaissant , sans le dire et indirectement , la mort du Général KISASE, Laurent KABILA offre la vice-présidence et le commandement suprême des troupes aux BANYAMULENGE en la personne de MASASU NINDAGA.

KABILA ayant appris, que l'origine de la fuite du complot ourdi contre KISASE provenait de son propre directeur de sécurité Jean-Paul NKITA KABONGO, entra dans une colère terrible et avec la complicité des BANYAMULENGE dont il n'est qu'un instrument, il fit disparaître son frère et ami le directeur de la sécurité de l'Alliance, Jean-Paul KABONGO.

Aux naïfs, il a fait croire que KABOMGO aurait fui de Goma vers Kisingani.

Personne n'a été dupe. Conclusion, Comme le dictateur Mobutu qu'il a rencontré à Gladolite en 1988, amené dans l'hélicoptère du Président Sese Seko à partir du Sud-Soudan, KABILA est coutumier des assassinats politiques et des guet-apens.

Voici les noms de quelques cadres lumumbistes que KABILA a fait disparaître dans des missionssans retour ou pour assassinats.En 1964, le C.N.L.(Conseil National de Libération) envoie en mission chez KABILA, au front de Kalemie (Albertville), le commandant MITUDIDI etson garde du corps.

Après les avoir bien accueillis, KABILA décide de les fairedisparaître et fit jeter leurs corps dans le lac Tanganyika. En 1964, Toujours dans le même front, KABILA fit tuer son capitaine Adolphe MIKA pour lui enlever son épouse.

En 1968, au front de Lulimbi, deux personnalités prestigieuses duM.N.C./Lumumba, BIBWE TSHAMALENGE et BOCHELEY EGIDEDAVIDSON arrivent au Caire pour faire un reportage sur le front.

Quelques jours après leur arrivée, KABILA leur confia une mission spéciale au cours de laquelle , ils tombèrent dans un guet-apens tendu par les hommes de KABILA.

On les revit plus jamais. Après cela, KABILA décida de s'installer dans la région de Fizi où il se mit à exploiter de l'or qu'il vendait en Europe pour se livrer à des activités commerciales juteuses. C'est pourquoi, pendant des années, son maquis ne progressait pas.

Les révolutionnaires congolais, en général, et Babembe, en particulier haïssaient KABILA qui les exploitait sans contrepartie et qui faisait assassiner toute personne qui osait lui demander des comptes.

Le nom de KABILA était tombé dans l'oubli jusqu'à ce que dix joursavant l'offensive de 1996, il fut imposé par l'extérieur au C.N.R.D. du GénéralAndré KISASE, militant de longue date du M.N.C./Lumumba.

La suite est connu et le peuple jugera !

Fait à Goma, le 07/03/1997  
Masumbuko Musemakweli*
N.B. : pour ma sécurité personnelle et celle de ma famille au Kivu, j'ai dû faireusage d'un nom d'emprunt.
________
*Un Patriote Congolais

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