lundi 17 octobre 2011

RDC: Ils vont nous faire la guerre



Notre attachement au Congo (RD) comme à une terre-mère est menacée d’être punie sévèrement. Les informations dont nous disposons font allusion à une guerre imminente. La mise sur pied d’un grand mouvement de solidarité congolaise est une urgence. Maintenant.
La résistance des populations Congolaises face aux desseins néocolonialistes et impérialistes constitue une écharde dans la chair des « cosmocrates » et de leurs « nègres de services ». Ces derniers éprouvent beaucoup de difficultés à tromper nos populations pour répondre aux attentes de « leurs maîtres ».
Voici comment ils procèdent : « Ils touchent l’argent des multinationales. Ils leur garantissent des marchés juteux. Après, ils organisent des conférences de presse chez nous pour convaincre nos populations qu’ils ont des projets de société et des programmes de gouvernement pouvant les aider à bénéficier de la justice sociale sans parler des mécanismes de contrôle pouvant, demain, garantir à nos populations que les promesses faites ont été réalisées. »

Face à l’incrédulité de nos populations et à leurs exigences de la gestion du Congo par des Congolais(es) nationalistes et responsables, « les nègres de service » sont aux abois. Ils multiplient la création des plateformes et les conférences de presse. Ils multiplient les voyages à travers le monde et tiennent des discours séparatistes. Ils instrumentalisent la tribu et l’ethnie pour donner une certaine consistance à leur propagande esclavagiste.

Malheureusement, cette propagande faite au nom de la démocratie a du mal à convertir les cœurs et les esprits d’une bonne majorité de nos compatriotes. « Les maîtres » de ces « nègres de service » ont compris cela. Ils se préparent à nous faire la guerre. Ils veulent, à travers cette guerre, affirmer leur instinct de domination. Ils vont faire cette guerre avec la complicité de certains d’entre nous.
Dans leur façon de procéder, il y a un terrible paradoxe. « Les maîtres » de ces « nègres de service » disposés à nous livrer la guerre sont ceux que leurs populations, au Nord, ont vomis.

A travers les manifestations « des indignés » de ce week-end du 15 octobre 2011, 99% des populations occidentaux et asiatiques disent que le 1% de leurs gouvernants, « petites mains » du capital financier, ne les représente pas. Ils exigent la justice sociale, plus de démocratie c’est-à-dire une gestion politique de la cité à laquelle les citoyen(ne)s prennent une part active et demandent des comptes à leurs gouvernants en permanence. Prenant conscience de la disparition du clivage entre la gauche et la droite dans l’asservissement des idéologies politiques par les oligarchies d’argent, « les indignés » du Nord exigent un changement en profondeur du système « capitalo-parlementariste ».

Curieusement – et c’est là le paradoxe-, « ces maîtres de nos nègres de service honnis au Nord » sont ceux qui les commandent et leur disent de nous inviter à comprendre qu’avec « la social-démocratie » et/ou « le libéralisme social » avec un Etat non-interventionniste, les choses vont mieux aller chez nous. Ils estiment que ces idéologies de pacotille qui ont échoué chez eux (à cause du triomphe de leur cupidité) vont réaliser le bonheur de nos populations si elles sont portées par « leurs nègres de service ». Nous en sommes là. « Leurs nègres de service » exposent leurs idéologies de pacotille. Certains de nos journalistes les recopient et en font « les unes » de leurs journaux sous les titres du genre : « Elections 2011 : les libéraux contre les nationalistes ». Et pourtant, il n’en est pas question. Les enjeux des probables élections de 2011 ne se résument pas à la confrontation entre « les libéraux » et « les nationalistes ». Ces élections, si elles ont lieu, livreront un peuple épris de paix, de justice et de bonheur collectif partagé entre les mains « des nègres » majoritairement au service des intérêts des prédateurs occidentaux dont les économies ont fait faillite.

Ces prédateurs ont compris que nos populations ne sont pas disposées à jouer leur jeu. D’où leur décision de nous faire la guerre ou plutôt d’accentuer les effets de la guerre de prédation qu’ils nous livrent depuis 1996 (et même avant) avec la complicité de certains d’entre nous. (Au moment opportun, nous citerons les noms. A n’importe quel prix. « Les nègres de service » qui nous connaissent savent que nous savons tout ce qu’ils font.)

Que faut-il faire ? Avant qu’il ne soit trop tard, il est urgent de dépasser les clivages entre les partis politiques soucieux d’un autre avenir pour le Congo. Nous avons besoin, maintenant, d’un grand mouvement de solidarité congolaise. Demain, il risque d’être tard. Les différentes associations de la société civile et les différents partis politiques soucieux d’un bonheur collectif partagé dans un Congo respectueux de ses frontières héritées de la colonisation ont le devoir de constituer un grand réseau de solidarité capable de résister à l’accentuation des effets de la guerre de prédation faite à notre pays et d’aider nos populations à se protéger de la mort. Il y a urgence. Agissons. « Muntu udi ufwa mwambila ! » Un Congolais, une Congolaise averti(e) en vaut quatre.
J.-P. Mbelu
© Congoindépendant 2003-201

Traque de la LRA et l’occupation du Kivu-Ituri : simple coïncidence ou alibi de conquête ?

Le Vendredi 14 octobre 2011, le Président Américain Barack Obama a informé le congrès américain de l’envoi d’une centaine des forces spéciales américaines en Ouganda pour la traque de Joseph KONY, le leader de la rébellion ougandaise dénommée LRA (Lord Resistance Army = Armée de Résistance du Seigneur). Le LRA est un mouvement politico-religieux créé en 1987 par Alice Lakwena (aujourd’hui décédée) et qui figure sur la liste américaine des organisations terroristes. Plusieurs ONG ougandaises et internationales battent campagne depuis des années pour la capture ou la mise hors d’état de nuire de Joseph KONY. Cette campagne s’est intensifiée aux USA après la tuerie de Ben Laden et d’Anwar al-Awlaki, le printemps arabe (Tunisie, Egypte, Libye) où le leadership de Barack Obama a été déterminant.  
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Joseph KONY, leader du LRA/Ouganda
D’après la lettre d’Obama, la zone d’action terroriste de la LRA où se fera la traque de Joseph KONY sous commandement américain comprend : Le Nord de l’Ouganda, le Sud-Soudan, la R.D.Congo et la République Centre Africaine. Par erreur ou lapsus comme les américains en commettent concernant la géographie africaine, le professeur Obama a mis ces quatre pays en Afrique Centrale en dépit du fait que l’Ouganda et le Sud-Soudan appartiennent plutôt à l’Afrique de l’Est. Ce lapsus est interprété par les observateurs congolais comme une indice que c’est le géant de l’Afrique Centrale, la RDC, qui est bel et bien au centre de la mission des forces spéciales américaines envoyées par Obama. Pour d’autres, le timing de la période électorale en RDC rend difficile l’analyse de la vraie motivation d’Obama. Ne pouvait-il pas attendre l’élection du nouveau président de la RDC pour nettoyer les écuries d’Augias ? Pourquoi les USA peuvent-ils ancer une opération militaire dans une R.D.Congo en campagne électorale? 
Pour les uns, c’est une bonne nouvelle, car la capture de Joseph KONY mettrait fin aux souffrances des congolais de la Province Orientale en même temps qu’elle enlèverait tout alibi à Yoweri Museveni d’intervenir militairement de manière intempestive en R.D.Congo.
Mais tenant compte du fait que les USA comme tous les Etats du monde ne font jamais rien sans intérêt, d’autres observateurs s’interrogent sur l’intérêt des USA dans la traque de Joseph KONY. Si l’on prend en considération le fait qu’actuellement le Rwanda et l’Ouganda sont les deux protecteurs privilégiés des intérêts américains en Afrique Centrale et Orientale, on peut conclure que les forces spéciales américaines ont comme mission d’élargir la zone d’influence américaine en Afrique Centrale et notamment en R.D.Congo. Le pétrole du graben albertin est aujourd’hui au cœur de plusieurs intérêts dans la région et dans le monde. A cela, il faut ajouter le coltan, le gaz méthane, la cassitérite, l’or, le diamant, le bois, etc. du Kivu-Ituri. 
Pour plusieurs observateurs congolais, la coïncidence de la traque de Joseph KONY avec l’occupation rwandaise du Kivu-Ituri, une violation de la charte de l’ONU mais qui curieusement n’est ni condamnée par le régime congolais, l’ONU, les USA, etc. ne semble pas être un fait du hasard. Les congolais savent que l’agression rwando-ougandaise est soutenue depuis le début par les USA et alliés. Certains hommes politiques des USA se sont déjà plusieurs fois exprimés en faveur de la balkanisation de la RDC, du mouvement des populations congolaises pour créer des équilibres nouveaux dans la région, de l’appartenance du Kivu au Rwanda, du partage des richesses du Kivu avec les pays voisins plutôt pauvres, du marché commun avec les pays de l’Afrique de l’Est, etc. 
Depuis le début de ce mois d’octobre 2011, les congolais assistent à une intensification de l’afflux des rwandais et des ougandais au Kivu-Ituri. Le silence du gouvernement congolais, de l’ONU et des grandes puissances poussent certains congolais à conclure que l’occupation rwando-ougandaise de l’Est de la R.D.Congo est entrée dans une phase irréversible, du moins si l’on en croit les occupants. Même Obama, au lieu de la condamner, envoi des forces spéciales pour lancer une autre guerre dans la même région. D’où la conclusion que l’occupation rwando-ougandaise du Kivu-Ituri profitera de la traque de Joseph KONY pour s’implanter durablement. La traque de Joseph KONY par les forces spéciales américaines, les troupes rwandaises qui sont déjà opérationnelles au Kivu-Ituri, et l’armée ougandaise peut camoufler ainsi la dernière bataille pour l’occupation du Kivu-Ituri où des patriotes locaux bien que mal armés déraillent depuis 15 ans cette occupation. Ces patriotes locaux risquent d’être la cible des opérations militaires d’Obama contre Joseph KONY, connu dans la région, surtout chez les Acholi de l’Ouganda, comme allié de Yoweri Museveni.  
Dans un article du 30 mars 2010 Beni-Lubero Online avait fait part d’un constat des experts militaires américains après l’échec de l’opération « coup de tonnerre » que le gouvernement de George W. Bush avait monté pour capturer Joseph KONY. Une fuite d’info par des militaires ougandais qui collaboraient avec les forces spéciales américaines avait fait échouer l’opération. (http://www.benilubero.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1880:le-jeu-de-museveni-avec-le-lra-de-joseph-kony-dsqu&catid=15:editorial&Itemid=48
La stratégie du Président Yoweri Museveni est la même que celle de Paul Kagame. Les deux règnent sur l’Est de la RDC par milices interposées qu’ils ne veulent jamais démantelées. Dans ce jeu malsain, ils jouissent de l’appui de ceux qui les utilisent pour piller les ressources des régions sous la coupe de leurs milices ou rébellions. 
Yoweri Museveni utilise la LRA pour justifier l’envoi régulier de ses troupes en Province Orientale mais aussi pour justifier le budget colossal de la défense ougandaise auprès de ses bailleurs. 
Paul Kagame utilise les FDLR, après le RDC-GOMA et le CNDP, pour garder ses troupes au Kivu. Cette stratégie réussit aux deux Présidents HIMA-TUTSI de l’Afrique grâce à la complicité du gouvernement congolais mais aussi des politiciens, toutes tendances confondues. 
Après l’échec de l’opération «  coup de tonnerre » de George W. Bush, Barack Obama revient à la charge mais ne change pas le capitaine de l’équipe qui a échoué en 2008. Officiellement, Yoweri Museveni n’a jamais été réprimandé pour l’échec de l’opération « coup de tonnerre ». Qu’est-ce qui explique qu’il ne mettra pas de nouveau une équipe complice de KONY à la disposition des forces spéciales américaines ?  
Depuis 2010, les formateurs militaires américains étaient signalés en Ouganda pour la formation d’une armée d’intervention dans les catastrophes humanitaires. Si à l’époque on avait à l’esprit la Somalie et le Sud-Soudan, depuis six mois ces experts américains sont signalés dans un camp de formation militaire prés de la frontière congolaise à BUNDI BUJO/ Côté ougandais. C’est de ce camp de formation que partent les nouveaux rebelles qui investissent aujourd’hui le territoire de Beni et de Mambasa sous le faux label d’ADF/NALU. 
Quand on met tous ces faits ensemble, la traque de KONY ressemble à un arbre qui cache la forêt ou un simple cache-sexe de l’occupation rwando-ougandaise de l’Est de la RDC telle que planifiée par les USA et alliés depuis le début de l’agression rwando-ougandaise de la RDC en 1996. 
Devant ce grand risque pour la RDC, tenant compte de la complicité du gouvernement congolais et des politiciens toutes tendances confondues dans la partition de la RDC, considérant le silence de l’ONU, tenant compte des ONG internationales et locales qui distraient la population congolaise de sa vraie lutte de libération avec des projets sans impact sur la nécessité du changement immédiat du régime dictatorial en place en RDC, chaque congolais digne de ce nom, est interpellé. Il faut faire quelque chose dans l’immédiat pour sauver la RDC de la partition. Les élections en cours de préparation apparaissent ainsi comme une vaste distraction des congolais pendant que l’Est du pays est en train de passer sous d’autres mains.
©Beni-Lubero Online

Gabon : La mort mystérieuse de l'opposant Mamboundou



Pierre Mamboundou, 65 ans, président de l’Union du peuple gabonais (UPG), est décédé ce 15 octobre à Libreville. Les circonstances de ce décès ne sont pas encore déterminées. « Il avait travaillé samedi toute la journée et semblait en pleine forme ».
Le président de l'UPG, l'un des principaux partis de l'opposition gabonaise, Pierre Mamboundou est décédé samedi dans la soirée.
Selon des sources proches de l’opposition gabonaise, Pierre Mamboundou, 65 ans, président de l’Union du peuple gabonais (UPG), est décédé ce 15 octobre à Libreville. Les circonstances de ce décès ne sont pas encore déterminées.
L’opposant Pierre Mamboundou est décédé vers 23H00 (22H00 GMT). « Il avait travaillé samedi toute la journée et semblait en pleine forme » , dit un de ses proches.
Ingénieur des postes formé en France, il se lance dans l’opposition dans les années 1990. Travaillant en France, (1979-1989) au sein de l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), ancêtre de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), il est expulsé en 1990 à Dakar au Sénégal, pour un exil politique qui va durer 3 ans. Mais l’opposant finit par rentrer au Gabon où il se présentera à la présidentielle à plusieurs reprises (1996, 1998, 2005) contre Omar Bongo Ondimba et, en 2009, contre le fils de ce dernier, Ali Bongo Ondimba.

Coups d'éclat

Ce Punu de Ndendé (Ngounié) a bâti sa réputation d’opposant intransigeant sur plusieurs coups d’éclat, dont le plus récent concernait l’affaire Mbanié. Il a accusé plusieurs personnalités, dont André Mba Obame, d’avoir voulu « vendre » cet îlot à la Guinée équatoriale. En dépit d’un rapprochement récent avec le pouvoir, Mamboundou a toujours refusé d’entrer au gouvernement. 
De septembre 2010 à ce jour, il a rencontré plusieurs fois Ali Bongo pour négocier un accord de gouvernement. Mais les deux parties ne se sont pas accordées sur le calendrier de l’intégration des données biométrique dans l’élaboration du fichier électoral, le dernier grand combat de Mamboundou.

Adversaire historique de l'ancien chef d'Etat Omar Bongo

Charismatique et parfois imprévisible, Pierre Mamboundou, figure politique gabonaise, était l'adversaire historique de l'ancien chef d'Etat Omar Bongo et incarnait encore aujourd'hui une opposition pure et dure même s'il s'était rapproché du président gabonais Ali Bongo.
Dans un pays où de nombreux opposants ont, à un moment ou un autre, rallié le pouvoir pour accéder à des postes ministériels ou honorifiques, Pierre Mamboundou, décédé samedi à 65 ans et trois fois arrivé deuxième de la présidentielle, laissera derrière lui une image d'opposant n'ayant jamais succombé à la tentation.
De haute taille, il portait toujours au moins un élément rouge sur lui (la couleur de son parti pour "carton rouge" au pouvoir) et le rouge était la couleur de l'UPG, parti qu'il a fondé à la date symbolique du 14 juillet 1989.
Très éloquent pendant sa jeunesse, Mamboundou, dont les réactions souvent imprévisibles ont surpris plus d'un collaborateur ou collègue, savait aussi jouer de l'humour, comme en témoigne une plaisanterie en novembre 2010 à son retour de France où il était parti se soigner alors que circulaient des rumeurs sur sa mort: "Jésus est mort, il est ressuscité le troisième jour, mais attendez, moi j'ai battu Jésus, parce que je suis mort plusieurs fois et je suis ressuscité plusieurs fois".
Né le 6 novembre 1946 à Mouila (sud du pays), Pierre Mamboundou est d'ethnie Punu -- la deuxième du pays derrière la majorité relative des Fangs -- au sein de laquelle le slogan TSF (Tout sauf les Fangs) est relativement populaire.
Ingénieur en télécommunication après des études en France, il rentre au Gabon en 1978, il fréquente les milieux d'opposition et est accusé par le régime d'un complot contre le président Omar Bongo, au pouvoir depuis 1967.
Exilé au Sénégal, il est condamné à dix ans de prison par contumace mais revient au pays en 1993, sans avoir à faire sa peine mais sans pouvoir participer à la première présidentielle multipartiste du pays. Il n'en ratera plus aucune par la suite.
Elu député et maire de Ndendé (sud), il devient le leader de l'opposition radicale et est le candidat d'union de plusieurs partis regroupés au sein d'un Haut-Conseil de la résistance (HCR) en 1998.
Il est crédité officiellement de 16,5% des suffrages contre 66,8% au président Bongo, réélu dès le premier tour malgré la contestation du scrutin.
En 2005, il est à nouveau le candidat de l'opposition. Il remporte officiellement moins de 15% des voix mais il revendique la victoire, assurant que le scrutin est truqué et qu'il a remporté la majorité absolue.
En 2006, le siège de son parti est attaqué par l'armée et il se réfugie à l'ambassade d'Afrique du sud. S'il en ressort par la suite, il gardera toujours une certaine paranoïa, criant souvent à des complots plus ou moins crédibles.
En 2009, après le décès d'Omar Bongo, il se présente contre son fils Ali Bongo Ondimba. Initialement classé troisième derrière Ali Bongo et André Mba Obame, il est ensuite classé deuxième après l'officialisation des résultats, là aussi contestés par toute l'opposition.
En 2010, il avait connu quelques problèmes de santé quittant le Gabon pour se soigner en France pendant plusieurs mois.
Il s'était alors rapproché d'Ali Bongo évoquant la possibilité de faire entrer des membres de l'UPG au gouvernement tout en posant des conditions importantes: "On ne viendra pas pour faire de la figuration" disait-il.
Tout en menant ces négociations, il était très impliqué dans le "combat" de l'opposition pour le report des législatives de 2011 à 2012 afin d'introduire la biométrie dans le processus électoral et éviter la fraude.
Lors de ses dernières interventions, il avait comme lors de toute sa carrière insisté sur la pauvreté des Gabonais et sur la nécessité d'améliorer leur sort.
[Avec Afp]

dimanche 16 octobre 2011

FUNERAILLES DE DIEUDONNE KABONGO - PROGRAMME

 
De la part des proches et amis de Dieudonné Kabongo, nous avons reçu les informations suivantes sur le programme des funérailles.
 
Dès jeudi 13 octobre 2011 à partir de 16 h :
Recueillement. 
Lieu : Horloge du Sud  141 rue du Trône  Ixelles
Samedi 15 octobre 2011à partir de 19h:
Hommages artistiques
Lieu : Palais des Beaux-Arts scène et podiums  (salle M) par le biais de Tony Vandereycken
Dimanche 16 octobre 2011: à partir de 12h00
Hommages
Lieu : Théâtre Varia  78 rue du Sceptre 1050 à Ixelles: de 12h à tard... par le biais de Denis Mpunga
Exposition du corps
Lieu: au funérarium VAN EES de Jette de 10h à 16h30
Rue Léon Théodore, n°183
Lundi 17 octobre 2011 l'après-midi
ENTERREMENT
Lieu :  cimetière de Boitsfort
RETROUVAILLES APRES ENTERREMENT
Lieu:  salle de la Maison Haute (place communale de Boitsfort,  capable d’accueillir 200 personnes lundi après l’inhumation et ce jusque 18h30
Accès :  Bus 95 et 17 (arrêt Wiener)    ou Tram 94 (arrêt Wiener)
SOUTIEN
Avec l’accord de ses proches et sous la supervision des noms mentionnés dans la liste Les amis de Dieudonné (ci-dessous), un compte bancaire spécifique a été ouvert
Chez DEXIA Watermael au nom de Popovitch Dragolioub (titulaire)

Rubrique DON KABONGO
Le numéro 083-5638582-72
Iban : BE38 0835 6385 8272
Bic : GKCCBEBB
Une soirée hommage sera organisée plus tard au Delvaux (début décembre ou janvier)
CONTACT
Pambu +32-470 59 46 54
Francois Okito +32-477613171
Mirko Popovitch 0495 88 10 44
Contacts: Ken Kélountang NDIAYE
ken@horlogedusud.be
+32-473 572 905

Cheik FITA
Bruxelles, le 13 octobre 2011

C'est confirmé : «Joseph KABILA» est un ex-membre du FPR/APR (suite)

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Joseph KABILA et son homologue rwandais Paul KAGAME

« Joseph Kabila »,  ex-membres du FPR/APR, applique des méthodes de gestion de pouvoir semblables à celles de Paul Kagame : le mensonge, la terreur et la mort.
«Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres». Réécrire notre histoire dans la justice, le droit, la paix et dans un esprit de réconciliation nous exige de connaître « la version trompeuse » qui nous en a été servie dans les Grands Lacs et ceux d’entre nous qui l’ont vendue et revendue.
La première partie de cet article a voulu mettre en exergue quelques extraits de «la confession de Théogène Rudasingwa» (la vérité, enfin !) parue sur Internet le 1er octobre 2011 (une année après la publication du Rapport Mapping par le HCDH de l’ONU) et lancé un appel aux proches du FPR/APR de Paul Kagame vivant dans les Grands Lacs de s’abstenir de la gestion de la chose publique en attendant que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Nous voulions aussi indiqué que « la vérité du Dr Théogène » était « un secret de polichinelle » dans les milieux congolais et occidentaux avertis.
En résumé, voici «la vérité du Dr Théogène» : « En juillet 1994, Paul Kagame, l’actuel Président du Rwanda, confie au secrétaire général du Front Patriotique Rwandais, Théogène Rudasingwa, « avec son insensibilité caractéristique et beaucoup de jubilation» qu’il est responsable de l’attentat contre l’avion de Juvénal Habyarimana.»
Mais cette vérité-secret-de-polichinelle est restée cachée par Paul Kagame et ses proches. Ils ont vendu au monde entier «une version trompeuse de l’histoire » en mettant ce crime sur le dos des «Hutu».
«Comme bon nombre au sein de la direction du FPR, et malgré le fait que je savais que Kagamé était coupable de ce crime, confesse Théogène Rudasingwa, j’ai vendu avec enthousiasme cette version trompeuse de l’histoire, surtout pour les étrangers qui en gros sont arrivés à y croire.» Et les étrangers les plus proches qui ont cru et revendu «cette version trompeuse de l’histoire » furent certains compatriotes Congolais, membres de l’AFDL, ayant accepté d’aller à la chasse des « Hutu dits génocidaires en bloc » en servant de « chevaux de Troie » aux « menteurs » du FPR/APR. Cette histoire étant « devenue prédominante dans certains milieux internationaux, parmi les spécialistes universitaires et parmi certaines organisations de défense des droits de l’homme», le monde a laissé faire. Les quelques « intellectuels hérétiques » ayant essayé d’aller à contre-courant de « la version trompeuse de l’histoire » vendue par le FPR/APR et ses «nègres de service» ont été taxés de « négationnistes ».
Le lobby FPR/APR a infiltré certains milieux internationaux, certaines universités et a convaincu certains activistes des droits de l’homme : tout ce beau monde a vendu, pendant longtemps, « une version trompeuse de l’histoire » du Rwanda de Paul Kagame.
L’un des pays étrangers le plus proche, le Zaïre de Mobutu, a subi les conséquences de la vente et de la revente de ce mensonge. La chasse aux « Hutu dits génocidaires en bloc» cachait mal une guerre de prédation préparée par les grandes puissances et gérée par procuration par Kagame et Museveni avec la complicité du « conglomérat d’aventuriers » de l’AFDL. (Quelques livres peuvent aider à comprendre tant soit peu les enjeux de cette guerre : P. Péan, Noires fureurs, blancs menteurs. Rwanda 1990-1994, Paris, Mille et une nuits, 2005 ; F. Hartmann, Paix et châtiment. Les guerres secrètes de la politique et de la justice internationales, Paris, Flammarion, 2007 ; C. Del Ponte, La traque, les criminels de guerre et moi. Madame la Procureure accuse, Editions Héloïse d’Omersson, 2010 ; C. Onana, Ces tueurs Tutsi. Au cœur de la tragédie congolaise, Paris, Duboiris, 2009 ; A. Deneault, Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique, Québec, Ecosociété, 2009 ; H. Ngbanda Nzambo, Crimes organisés en Afrique centrale. Révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux, Paris, Duboiris, 2004 ; J.-P. Badidike, Guerre et droits de l’homme en République Démocratique du Congo. Regard du Groupe Justice et Libération, Paris, L’Harmattan, 2009 ; P.Péan, Carnages. Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique, Paris, Fayard, 2010 ; S. Zizek, Vivre la fin des temps. L’apocalypse à venir, Paris, Flammarion, 2011. Il est, en effet, difficile de tenir un débat plus ou moins rationnel et raisonnable sur la tragédie des Grands Lacs sans une connaissance plus ou moins sérieuse de cette bonne littérature.)
« La vérité du Dr Théogène» et le savoir acquis à partir de toute cette littérature nous semblent être indispensables à la réécriture de notre histoire et à la recherche de notre guérison collective.
Quand le Dr Théogène Rudasingwa confesse : «La vérité ne peut pas attendre demain, parce que la nation rwandaise est très malade et divisée et ne peut ni se reconstruire, ni guérir, sur des mensonges. Tous les Rwandais ont besoin de toute urgence de la vérité aujourd’hui. Notre recherche individuelle et collective de la vérité nous rendra libres. Lorsque nous serons libres, nous pourrons librement nous pardonner les uns les autres et commencer à vivre pleinement et enfin guérir », il s’arrête à mi-parcours. Les conséquences de « la version trompeuse de l’histoire » ayant touché toute la région des Grands Lacs, une Grande Commission Justice, Vérité et Réconciliation doit être mise en place dans cette région de l’Afrique avec des sous-commissions dans les pays concernés. Tous les Grands Lacs sont malades. Ils doivent guérir ensemble. Cette malade peut être dénommée simplement « inversion des valeurs ».
Le mensonge a pris la place de la vérité, la mort celle de la vie, la cupidité celle de l’intérêt général. Au nom de l’or et de l’argent, de la puissance et de la gloire.
Quand disant «enfin sa part de vérité», le Dr Théogène confesse : « Ni la puissance, ni la gloire, ni l’or, ni l’argent ne sont une motivation pour moi dans ces questions de mort qui ont défini notre nation depuis trop longtemps», il lance à un appelle à un engagement sur les chemins de la vie. Non seulement pour le Rwanda. Mais aussi pour tous les Grands Lacs. Il ouvre « une voie spirituelle » dans laquelle tous les pays des Grands Lacs devraient s’engouffrer pour rompre avec « la guerre perpétuelle » qui y sévit.
Cet appel sera-t-il entendu ? Qui va l’entendre ? Les réseaux transnationaux de prédation qui entretiennent cette « guerre perpétuelle » ou les citoyen(ne)s n’ayant aucune emprise sur les centres de pouvoir ? Les acteurs majeurs ou les marionnettes instrumentalisées dans cette guerre de prédation ? Au Congo (RD), un pas aurait pu être effectué dans le sens de l’engagement sur cette « voie spirituelle », si ce pays n’avait pas été pris en otage par certains ex-membres du FPR/APR (dont« Joseph Kabila » ) appliquant des méthodes de gestion de pouvoir semblables à celles de Paul Kagame : le mensonge, la terreur et la mort.
Pour rappel, il ya quelque temps, sur le site Internet de « Jeune Afrique », un câble, datant du 08 mai 2009 et publié par WikiLeaks a donné quelques informations importantes sur la façon dont le pouvoir en place à Kinshasa conçoit la réussite en politique. La discussion ayant eu lieu entre l’ambassadeur américain en RDC William J. Garvelink et Kikaya Bin Karubi, ancien secrétaire particulier du président congolais «Joseph Kabila». « De manière déconcertante, note « Jeune Afrique », il (Kikaya) a affirmé que les personnalités et les partis politiques en Afrique ont besoin de la force militaire pour réussir, soulignant que lors des élections présidentielles précédentes (de 2006), le pouvoir est revenu aux deux camps qui avaient des milices.» Hier, le 06 octobre 2011, à Kinshasa, « la milice » de « Joseph Kabila » a tiré a balles réelles sur les manifestants d’une coalition des partis politiques de l’opposition. Elle prépare le maintien de son chef au pouvoir en semant la violence et la peur.
Il y a un rapprochement à faire entre le Dr Théogène Rudasingwa et Kikaya Bin Karubi. Le premier fut secrétaire général du FPR, ambassadeur du Rwanda aux États-Unis, et ancien chef de Cabinet du président Paul Kagame. Kikaya Bin Karubi fut secrétaire particulier de « Joseph Kabila » et ambassadeur du Congo (RD) en Grande-Bretagne. Ce furent deux individus proches des centres du pouvoir et des grandes puissances… Le Dr Théogène Rudasingwa a fini par dévoiler « sa vérité » au grand jour. Kikaya Bin Karubi a confié « sa vérité » à un ambassadeur. Elle a finalement été dévoilée au grand jour. Malheureusement, plusieurs compatriotes n’ont pas cette information. Ignorants et/ou cupides, avides d’or, d’argent et de sang, ils ne jurent que par cet ex-membre du FPR/APR (« Joseph Kabila ») qui a décidé de régner en recourant à la violence entretenue par « sa milice » et ses services de sécurité avec la complicité de certains milieux internationaux, des spécialistes universitaires (Congolais et étrangers), de certains activistes des droits de l’homme et des élites Congolaises compradores. (à suivre)


J.-P. Mbelu

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Dirigé par des voyous : La RDC glisse vers une zone de grande turbulence

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Joseph KABILA et son 1er ministre Adolphe MUZITO


La République Démocratique du Congo (RDC) glisse lentement mais sûrement vers une zone de grande turbulence. La raison est simple : le pays est dirigé par des voyous. Des hommes sans foi ni loi qui confondent leurs intérêts mafieux avec ceux de tout un peuple.
«Des élections apaisées !». Tout le monde n’a plus que ces mots dans la bouche. Diplomates, opposants, membres de la mouvance kabiliste et autres gouvernants. Tous ne parlent que de «ça». Cette préoccupation n’est pas sans rappeler l’ambiance qui prévalait à la veille de l’organisation de l’élection présidentielle en 2006. Sous l’égide de la «communauté internationale», les deux candidats restés en lice ont été invités à signer une multitude de «convention» pour garantir des élections…apaisées. Le ministre belge des Affaires étrangères de l’époque avait même «innové» en lançant l’idée d’un «gouvernement d’union nationale» réunissant le vainqueur et le perdant. Comme en 2006, les «élections apaisées» risquent d’être un attrape-nigaud.
A deux semaines de la date officielle du lancement de la campagne électorale pour l’élection présidentielle et la députation nationale, le climat politique devient de plus en plus délétère. Certains analystes suspectent, à tort ou à raison, le président sortant «Joseph Kabila» d’être à l’affût d’un prétexte pour décréter "l’Etat d’urgence". Ainsi, restreindre l’exercice des droits et libertés et partant, reporter la date de la tenue des élections en général et de l’élection présidentielle en particulier. Une élection présidentielle que le chef d’Etat sortant pourrait difficilement gagner face au «candidat commun» de l’opposition rassemblée.
D’autres analystes reprochent au leader de l’UDPS - et candidat à l’élection présidentielle – d’apporter de l’eau au moulin des "super faucons" de la "Kabilie". Ils citent à l’appui notamment le caractère «incendiaire» du passage ci-après contenu dans l’interview qu’il a accordée au quotidien «Le Soir» daté du 1er octobre dernier : «Ma victoire est une certitude. C’est au pouvoir que vous devez demander s’il va accepter sa défaite…S’il se maintient par la force, le pays sera ingouvernable».
Il faut dire que la dernière partie de cette déclaration "passe bien" dans le microcosme politique congolo-congolais où l’on a la faiblesse d’applaudir tout et n’importe quoi. Ce type de discours est en revanche imbuvable dans les milieux occidentaux où toute intransigeance est synonyme d’extrémisme. Il est donc urgent que le «Sphinx de Limete» s’efforce d’adapter sa communication au type de public auquel il s’adresse. Peut-on attraper des mouches avec du vinaigre?
S’il est vrai que le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), de retour d’une en Occident, a confirmé, dimanche 9 octobre, « la tenue de l’élection présidentielle et les législatives à la date du 28 novembre 2011», il n’en demeure pas moins vrai que la Ceni est confrontée à des réels problèmes de logistique pour déployer ce matériel aux quatre coins du pays. Aux problèmes logistiques s’ajoutent des problèmes sécuritaires.
N’en déplaise au porte-parole militaire de la Monusco, le lieutenant-colonel Félix Prosper Basse - qui a affiché, mercredi 13 octobre, un optimisme béat en prétendant «qu’il n’existe plus de portion de terre de la RDC entièrement aux mains d’un groupe armé local ou étranger» -, il y a de plus en plus des signaux qui inquiètent. La Monusco ne dit pas la vérité.
A titre d’illustration. Au Katanga, l’ex-chef milicien Kyungu Mutanga, alias «Gédéon» est toujours en cavale. Début septembre, cet énergumène a pu s’évader de la prison de haute sécurité de Kasapa, à Lubumbashi, en compagnie plusieurs centaines de prisonniers. Ceux-ci ont sans aucun doute bénéficié des complicités dans une ville où se trouve basé un important contingent de la garde présidentielle. Au Katanga toujours, des miliciens des FDLR ont été aperçus dans la partie boréale de la province. Dans les deux Kivu, les FDLR, les Maï Maï Yakutumba et des éléments «indisciplinés » du CNDP y font la pluie et le beau temps. La situation est loin d’être plus engageante dans la province Orientale où les rebelles ougandais de LRA et ceux de l’ADF-NALU continuent à répandre la terreur et la mort.
Au-delà de l’insécurité entretenue par des bandes armées, on assiste à un phénomène plus grave. Il s’agit de l’organisation d’une sorte de milice par le pouvoir d’Etat. Sous le fallacieux prétexte de mobiliser des jeunes dans la ligue du parti présidentiel, la mouvance kabiliste procède actuellement au recrutement des chômeurs pratiquant du judo, la boxeur, le catch et le karaté. Lors des récentes manifestations, ces «sportifs» désoeuvrés dits «pomba» ont été vus à l’œuvre aux côtés des policiers anti-émeutes.
La semaine dernière, le gouverneur de la province du Kasaï Oriental, Ngoy Kasanji, s’est livré à une démonstration de force sous forme de « déploiement de biceps » en faisant un tour de la ville de Mbuji-Mayi en compagnie des «sportifs» locaux. Toutes les conditions semblent réunies pour une déflagration. Où est passé l’Etat en tant que garant de l’intérêt général ? Que devient l’impartialité des pouvoirs publics ?
Mercredi 13 octobre, des mamans congolaises proches de l’UDPS ont «marché» à Kinshasa. Dans un mémorandum remis au ministre de l’Intérieur, elles ont appelé à des élections « transparentes, apaisées et démocratiques ». Elles ont par ailleurs tiré la sonnette d’alerte notamment sur le recours aux fameux «pomba» pour commettre des actes de vandalisme. Le président de l’Ong «Les Amis de Nelson Mandela», a enfoncé le clou en fustigeant le même jour le recrutement des «sportifs» par certains partis politiques.
Signalons enfin une "rwandisation" du pouvoir kabiliste consistant à réprimer violemment toute manifestaion des forces de l’opposition à l’image des pratiques fascistes chères à l’homme fort de Kigali, le général Paul Kagame. Le but est de répandre la terreur au sein de la population.
On le voit, la RD Congo glisse lentement mais sûrement vers une zone de grande turbulence. La raison est simple : le pays est dirigé par des voyous. Des hommes sans foi ni loi qui confondent leurs intérêts mafieux avec ceux de tout un peuple. Ces truqueurs patentés - lesquels n’hésitent pas à mentir sur leur lieu de naissance, leur filiation et à usurper des identités - ont engagé le pari risqué de prendre les 60 millions des Congolais en otage.
Fort heureusement, aucune situation n’est définitive. Le progrès comme la décadence...


Baudouin Amba Wetshi

Présidentielle au Liberia : dénonçant des fraudes, l'opposition quitte le processus électoral

15/10/2011 à 16h:37 Par AFP
    
Le parti de Winston Tubman s'est retiré du processus électoraLe parti de Winston Tubman s'est retiré du processus électora© AFP
 Alors que les résultats de plus de la moitié des bureaux de vote ont été communiqués par la commission électorale, l'opposition libérienne, dont le parti de Winston Tubman, s'est retiré samedi du processus électoral, dénonçant  de "nombreuses fraudes".
L'opposition libérienne a dénoncé samedi "de nombreuses fraudes" et a décidé de se retirer du processus électoral en cours, a appris l'AFP de source proche de l'opposition.
"Nous nous retirons du processus car il n'est pas démocratique et qu'il y a de nombreuses fraudes", a déclaré cette source, alors que le dépouillement des bulletins de vote des élections du 11 octobre est en cours et donne la sortante Ellen Johnson Sirleaf en tête à la présidentielle face à Winston Tubman.
Parmi les partis d'opposition qui ont décidé de ne plus participer au processus figurent le Congrès pour le changement démocratique (CDC) de M. Tubman, principal opposant, et l'Union nationale pour le progrès démocratique (NUDP) de l'ex-chef de guerre Prince Johnson, arrivé en 3ème position à la présidentielle, selon cette source.
Les derniers résultats de vendredi, portant sur un peu plus de la moitié des quelque 4.500 bureaux de vote, donnaient Ellen Johnson Sirleaf, Nobel de la paix 2011, en tête de la présidentielle avec 45,4% des voix, suivie de Winston Tubman (29,5%) et de Prince Johnson (11,4%).
Un incident signalé dans la nuit de vendredi à Samedi
La présidentielle a été organisée le 11 octobre, en même temps que des législatives et des sénatoriales. Le taux de participation dans les bureaux dont les bulletins ont été comptés est légèrement au-dessus de 70%, et confirme la forte mobilisation constatée le jour du vote. Les observateurs internationaux qui ont surveillé les élections avaient tous salué leur caractère pacifique et la forte mobilisation des Libériens.
L'annonce du retrait de l'opposition survient peu après un incendie dans la nuit de vendredi à samedi d'un local du Parti de l'unité (UP) de Mme Sirleaf dans la banlieue de Monrovia. Al Karlay, un des responsables de la police de Monrovia, a affirmé qu'il était pour l'instant difficile de dire s'il s'agissait "d'un acte de vandalisme ou politiquement motivé".
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a mis en garde vendredi la classe politique libérienne, affirmant que "le recours à la violence ne sera pas toléré". Il a ajouté que ses services surveillaient "de près les développements liés aux élections" et qu'il portait "une grande attention aux actions et déclarations de la classe politique, et en particulier des candidats à la présidentielle, même après les élections".
Le Liberia a été ensanglanté et ravagé par deux guerres civiles, de 1989 à 2003, qui ont fait quelque 250.000 morts et des centaines de milliers de blessés, en détruisant ses infrastructures et son économie. Le chômage y atteint encore aujourd'hui 80% de la population active et la majorité des Libériens vivent dans l'extrême pauvreté.