Après la rencontre avec Laurent Gbagbo, ils devaient se rendre à l'hôtel du Golf, pour rencontrer Alassane Ouattara. On ignore la teneur des messages que doivent adresser les deux responsables africains, mais on sait qu'ils vont lancer un appel au calme.
La Cédéao et l'Union africaine sont particulièrement inquiets d'une reprise des violences en Côte d'Ivoire qui pourraient affecter la stabilité de toute la région. La Cedeao et l'Union africaine ont toutes deux reconnu Alassane Ouattara comme vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre et on fait preuve jusqu'à présent d'une certaine fermeté à l'égard de Laurent Gbagbo.
Les pressions internationales s’intensifient
Hors du continent africain, les 27 membres de l’Union européenne se font également plus pressants. Dans une déclaration adoptée à l'issue du sommet de Bruxelles ce vendredi, ils appellent « tous les dirigeants ivoiriens, tant civils que militaires, qui ne l'ont pas encore fait, à se placer sous l'autorité du président démocratiquement élu, Alassane Ouattara ». L’UE réaffirme aussi sa « détermination à prendre des mesures ciblées contre ceux qui voudraient continuer à empêcher le respect de la volonté exprimée par le peuple ivoirien ».
Depuis Bruxelles également, le président français Nicolas Sarkozy a appelé Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir avant la fin de la semaine.
Calme précaire à Abidjan La situation est calme, ce vendredi en milieu de journée, à Abidjan. La capitale économique ivoirienne est une ville morte. Aucun commerce n’a ouvert ses portes. Les forces de sécurité fidèles à Laurent Gbagbo sont présentes partout. Elles ont placé des barrages sur les deux ponts enjambant la lagune qui sépare la ville en deux. Dans certains quartiers, les riverains contrôlent l’accès. Treichville, dans le centre, où il y a eu plusieurs morts hier, était vide à la mi-journée, même ambiance à Koumassi, un quartier voisin. Le seul signe d’activité des supporters d’Alassane Ouattara, ce vendredi matin, était signalé de l’autre côté de Lagune, dans le quartier populaire d'Adjamé, où des jeunes ont dressé des barricades et brûlé des pneus. Mais ils ont rapidement été dispersés par la gendarmerie qui n’a pas hésité à tirer en l’air. Quoi qu'il en soit, la grosse manifestation prévue pour prendre la télévision nationale et la primature n’a pas eu lieu ce vendredi matin. |
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