dimanche 23 janvier 2011

Elections en Centrafrique: l'opposition craint des fraudes

Un bureau de vote à Bangui, le 23 janvier 2011.
Un bureau de vote à Bangui, le 23 janvier 2011.
AFP
Par RFI
Un million 800 000 électeurs centrafricains étaient appelés aux urnes dimanche 23 janvier pour le premier tour de la présidentielle et des législatives. Cinq candidats sont en lice pour la magistrature suprême dont le chef de l'Etat sortant François Bozizé. L’engouement a été particulièrement important ce qui a occasionné de nombreux dysfonctionnements et la contestation de la part des candidats de l'opposition.
Les électeurs de Bangui ont beaucoup râlé aujourd’hui. Ça s’était mieux passé lors du dernier scrutin en 2005, disaient-ils. Beaucoup n’ont pas trouvé leur nom sur les listes électorales alors qu’ils avaient en main leur carte.
Et cela n’a pas échappé aux observateurs indépendants qui assistent au dépouillement qui se fait à la bougie dans un climat en général serein. Les forces de l’ordre qui ont été plus discrètes qu’en 2005, sont postées devant les grilles des bureaux de vote qui sont pour la plupart fermés.
Les candidats de l’opposition ont dénoncé la pagaille qui, selon eux, a caractérisé la journée. La liste de leurs griefs est longue : bureaux fictifs, bureaux déplacés, bureaux supprimés, listes truquées, cartes parallèles, procès-verbaux absents.
En revanche, le président sortant a affiché une arrogante sérénité à la sortie se son bureau de vote de Gobongo. François Bozizé a raillé tous ses contestataires. Il a déclaré : « Se plaindre, c’est leur spécialité ».

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